Maroc / OMS : "L'exemption" du paludisme

  • 01 déc 2014

  • Par : pharmapresse

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Le Maroc figure parmi les pays exempts de paludisme en Afrique où surviennent près de 90% des décès liés à la maladie, a indiqué mardi l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Dans son «rapport mondial sur le paludisme», l'OMS cite le Royaume parmi 11 pays du monde qui sont parvenus à maintenir l'absence de toute contamination, alors que des cas ont été signalés dans des pays voisins comme l'Algérie.

Les onze pays sont l'Egypte, l'Argentine, l'Arménie, la Géorgie, l'Irak, le Kirghizistan, Oman, Ouzbékistan, le Paraguay, le Turkménistan et le Maroc.

«Les prochaines années seront déterminantes pour montrer que nous pouvons maintenir la dynamique et exploiter les acquis», a fait observer le directeur du programme mondial de lutte antipaludique de l'OMS, Pedro Alonso.

A l'échelle mondiale, le nombre de personnes décédées du paludisme a baissé de près de moitié depuis 2000, s'est félicitée l'OMS qui redoute toutefois que l'épidémie d'Ebola, pourtant cent fois moins meurtrière, ne freine cette tendance en Afrique de l'Ouest.

Entre 2000 et 2013, le taux de mortalité lié au paludisme a diminué de 47% dans le monde et de 54% dans la région Afrique, permettant de sauver l'équivalent de 4,3 millions de vies.

«Ce sont les meilleurs résultats que nous ayons jamais eu et une merveilleuse nouvelle en termes de santé publique», a déclaré Pedro Alonso lors d'un point de presse à Genève. Ce sont au total 198 millions de cas de paludisme qui ont été enregistrés l'an dernier, parmi eux 584.000 mortels, avec 90% des morts dénombrés en Afrique. Les enfants de moins de cinq ans représentent 78% des victimes.

Le recul de la maladie en Afrique s'explique par des mesures de prévention mieux appliquées par la moitié de la population à risque, grâce notamment à un meilleur accès aux moustiquaires imprégnées d'insecticides, contre seulement 3% en 2004.

Mais avec seulement 2,7 milliards de dollars dédiés à la lutte contre le paludisme, soit un peu plus que la moitié de l'objectif fixé par l'OMS, de nombreuses personnes ne peuvent toujours pas bénéficier d'une assistance médicale.