Acrophobie

Acrophobie

Depuis longtemps, certains  médecins et psychologues utilisent une méthode appelée la réalité virtuelle pour soigner de nombreuses phobies. C’est une pratique qui consiste à confronter les patients à leurs plus grandes peurs sur écran.

Afin d’étudier l’efficacité de cette méthode en cas de peur des hauteurs, appelée communément « vertige » ou scientifiquement « acrophobie »,  le service de psychiatrie de l’Assistance publique Hôpitaux de Marseille a procédé à une étude clinique dirigé par Dr Eric Malbos et consiste à équiper le patient de lunettes 3D et de capteurs, ensuite il est plongé en totale immersion dans l’univers qu’il redoute. Le patient interagit en temps réel avec des environnements virtuels créés par ordinateur. A l’aide du thérapeute, il va pouvoir affronter ces situations anxiogènes de façon progressive et contrôlée.

La plupart des individus font l'expérience d'une peur selon les hauteurs, les acrophobes souffrent de peur panique lorsqu'ils sont en hauteur et veulent, d'une manière ou d'une autre, redescendre. Entre 2 et 5 % de la population générale souffrirait d'acrophobie, et les femmes sont deux fois plus exposées que les hommes.

Le fait de s'exposer à la situation phobogène déclenche un tableau d'anxiété intense, paroxystique, qui peut confiner à la panique. Pour atténuer cet effet, le patient utilise généralement des moyens dits contrephobiques. Mais quoi qu'il en soit, il en résulte toujours des conduites d'évitement, qui visent à éviter toute confrontation à la situation phobogène.

Cette étude est en cours de réalisation pour permettre  l’évaluation de l’activité cérébrale, en complément des thérapies comportementales et cognitives déjà utilisées pour traiter les phobies.

Source : AP-HM