Ministère de la santé : des scandales à la pelle

Il semble que rien ne va plus au ministère de la santé. À en croire différents médias marocains, associations professionnelles et sociétés civiles, des scandales  à la pelle secouent le département du ministère, en particulier au niveau de la Direction des Médicaments et de la Pharmacie (DMP), auxquels le successeur de monsieur El Houssaine Louardi, doit faire face.

Quand un scandale peut en cacher un autre:

L’année 2018 est de mauvais augure pour le ministère de la santé. Après des scandales en série: les 2èmes Assises du médicament et des produits de la Santé, les laboratoires fictifs, l'autorisation de mise sur le marché (AMM), La DMP  est au cœur d’un nouveau scandale. En effet, Le Desk, site d'information et d’enquête, révèle une nouvelle affaire de trafic d'influence au sein de la Direction des Médicaments et de la Pharmacie, Selon les informations révélées par ce site, un ancien responsable du département aurait créé en 2014, après avoir démissionné de son poste, une société (Moroccan Event Succes) à responsabilité limitée dont l'objectif principal est d’être intermédiaire pour les laboratoires souhaitant obtenir une autorisation de mise sur le marché pour leurs médicaments. Explicitement cette société privatise un service public  en violation à la  loi 17-04 portant code du médicament et de la pharmacie. La création de cette société fait l'ambiguïté dans l'octroi des AMM ce qui le rend un  système fondé sur la corruption et remplit d'abus de pouvoir.

Dans les détails de cette affaire, selon l’enquête du Desk, le responsable de cette société de servisse n’est d’autre que Hicham Lachhab, pharmacien inspecteur à la DMP, responsable des inspections et des services du suivi du secteur.

Des faits documentés témoignent pour le délit de trafic d'influence :

 L’activité de cette société, selon le registre du commerce,  est purement événementielle, or dans les faits, la société a un objectif principal est d’être intermédiaire pour les laboratoires(AMM). Pour prouver le délit de trafic d'influence, le site révèle que la femme de monsieur Hicham Lachhab, qui est son unique associée, n’est d’autre qu’Iman Gabon, bras droit d’Omar Bouazza, chef de la DMP. Plus grave, le site s'est procuré des modèles de facturation de prestations de cette société qui donnent plus d'explications sur son rôle d'intermédiaire. Sur les factures on trouve les services suivants: constitution du dossier, saisi du dossier et preparation des courriers de reponses ou de complément ainsi que l'accompagnement jusqu'à l'obtention des certificats d'enregistrelent< . Ce service est supposé être fourni gratuitement par la DMP à l'ensemble des laboratoires gratuitement conformément aux règlements en vigueurs.

On  prie le bon Dieu pour que le gouvernement  songe à réagir pour sauver ce qui peut encore être sauvé.  Le ministre de la Justice doit intervenir pour ne pas perpétuer un  système qui endommage toute l’industrie pharmaceutique au Maroc....Affaire à suivre