Maroc

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  • 18 mai 2018

  • Par : Dr Zouhair Lahna

  • Tags : Maroc, sante

Berceau de la résistance, cette ville du Moyen Atlas a été longtemps délaissée. Elle l’est encore dans une certaine mesure parce qu’elle reste avec Azilal des villes très pauvres dans la région. Routes d’accès encore délicates, absence de ligne de chemin de fer et d’autoroutes, et par conséquent absence d’investissements et d’occasions créatrices d’emplois.

Ceci n’empêche pas le visiteur de tomber sous le charme de cette petite ville et de constater les chantiers d’embellissement entrepris. Et parmi les réalisations, l’hôpital public flambant neuf qui a été construit à l’entrée de la ville en venant de Meknès. Grand, spacieux, éclairé et répondant aux nouvelles normes. Bien évidement, on y trouvera des choses à dire ou critiquer, mais pour avancer, il faut essayer de regarder le verre à moitié plein et pas à moitié vide. Justement, la moitié restante devrait être remplie par les soignants qui y sont affectés et y travaillent.

Comme partout, le problème des soignants est devenu récurrent, les départs à la retraite ne sont pas remplacés et la charge du travail est soutenue. À la buvette, j’ai été interpelé par une jeune médecin qui m’a reconnu, me disant qu’elle est affectée aux urgences depuis un an. Quand je me suis enquis de ses conditions de travail, elle est devenue blême : "je croyais que j’allais travailler en équipe, mais je me suis retrouvée seule à voir plus de 120 malades en journée et des nuits souvent blanches, je travaille en mode de 12/36 !!"

C’est bien le cas dans la plupart des urgences, où le travail de deux voir trois praticiens est effectué par un, tandis qu’on trouve dans certains centres de santé des affectations aberrantes de quatre voir cinq médecins pour un travail de consultations non urgentes effectuées par deux voir même un médecin. Ce déséquilibre crée, de la démotivation pour les uns et la fainéantise pour les autres. Une gestion des ressources humaines par des professionnels du rendement et la qualité de l’environnement du travail est plus qu’urgente dans le domaine de la santé publique.

D’autres médecins ont choisi un système de roulement, parce que leurs familles sont déjà établies dans les grandes villes. Ce roulement permet au spécialiste de concentrer ses heures de travail et d’astreinte pour se libérer ensuite et s’occuper de sa famille. Je trouve ceci faisable et nécessaire pour que ce médecin puisse travailler avec entrain et donner le meilleur de lui-même pendant son temps de présence sur place. Parfois, arrangements dépassent l’entendement, quand sur une équipe de cinq personnes, il y a une présence physique une semaine et une disparition des écrans radar pendant quatre, cela devient ahurissant, d’autant plus que le service en question requiert des efforts importants, aussi bien physiques qu’intellectuels, de jour comme de nuit. Ceci est dangereux pour la santé des patientes et également des praticiennes. Sans parler que la présence d’un seul médecin dans un service très actif ne lui laissera le temps que de s’occuper des urgences, bâclant ainsi les consultations et ne s’occupant qu’occasionnellement des opérations non urgentes.

A l’hôpital de Khénifra, j’ai rencontré également deux jeunes infirmiers qui y travaillent bénévolement depuis un an. Et comble de la surprise que c’est grâce à ces deux infirmiers Yacine et Maryam que j’ai pu opérer le vendredi, un jour de grève des infirmiers en poste et un samedi, un jour de no man’s land. Je leur témoigne ici toute ma gratitude et certainement celle sous-jacente des femmes qui ont été opérées.

Les patientes, la raison d’être de mon engagement et mon déplacement dans le Moyen Atlas, souffraient toutes de descente d’organes secondaires à l’enfantement. Parce qu’elles ont eu beaucoup d’enfants ou elles ont accouché dans de mauvaises conditions, pour que cette société vive et cette nation continue, elles souffraient en silence depuis plusieurs années. Des douleurs, des incontinences et problèmes sexuelles. Ces interventions nécessitent du temps, un apprentissage et une volonté de rendre service. Certes, leur mal n’est pas urgent et n’est pas vital non plus, mais il est handicapant. Quand une grand-mère ne peut plus faire la prière à cause des fuites d’urine, une autre ne sort plus ou met des couches même jeune, et une troisième ne peut plus avoir de rapports sexuelles à cause de la douleur occasionnée, pouvant provoquer des troubles sociales voir la séparation. Ainsi, Fatima la cinquantaine me répond avec désinvolture, en montant sur la table d’examen, quand je lui demande des questions dans ce sens; « Ah! Docteur, le mari est parti depuis longtemps, maintenant je pense seulement à guérir !!! »

L’expérience de khénifra m’a rempli de plaisir, puisqu’au troisième jour mes collègues, Fouad le gynécologue et Samir l’urologue ont pu eux-mêmes opérer avec mon assistance. Et je suis certain qu’ils vont continuer à reproduire les techniques que je leur ai enseignées. Ainsi, tout le monde sera gagnant. Les chirurgiens progressent et les femmes trouveront réponse à leurs problèmes sans se déplacer dans les grandes villes, ni mendier pour que ce droit leur soit octroyé.


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  • 15 mai 2018

  • Par : Mostafa EL HALI

  • Tags : Maroc, sante

La Société d’Aménagement Zenata (SAZ), filiale du Groupe CDG  et le groupe Saudi German Hospital (SGH) viennent de signer une convention de développement et de gestion du pôle Santé de l’Eco-Cité Zenata. Ce pôle comprendra un hôpital de 300 lits, 6 blocs de spécialités avec une offre complémentaire intégrant une université médicale, la formation paramédicale, des résidences pour le personnel médical et pour les étudiants de l’université, une tour médicale pour les cabinets de médecins libéraux ainsi qu’une offre hôtelière (hôtel et appartements-hôtel).

Saudi German Hospital est un groupe hospitalier saoudien intégré, leader du secteur en Arabie saoudite et au Moyen Orient. Créé en 1988 par la famille Batterjee, le groupe emploie aujourd’hui + 8 000 salariés et gère + 9 hôpitaux avec + 1 900 lits et connait une forte croissance (16% de CA annuel). Il couvre l’ensemble de la chaîne de valeur santé, incluant la construction, la gestion des hôpitaux, la formation dans les domaines de la santé (facultés de médecine, écoles de formation du personnel paramédical,…), équipements médicaux et chirurgicaux etc.

La Société d'Aménagement Zenata (SAZ) est une entreprise filiale du groupe CDG Développement (Caisse de dépôt et de gestion). Le pôle Santé de la Société d'Aménagement Zenata fonctionnera en synergie avec les 3 autres activités de services à forte valeur ajoutée de la ville, à savoir le pôle Education, le pôle commercial et le pôle logistique. Le pôle santé comprendra une unité de soins privée avec un bouquet de spécialités à fort potentiel et une offre complémentaire constituée d’un centre de formation paramédicale, d'une tour de cabinets médicaux ainsi qu’un hôtel/appart-hôtels. Ce pôle d’excellence privé répondra aux standards internationaux et offrira des soins de qualité accessibles au plus grand nombre. À terme, il sera complété par un centre de R&D et un incubateur favorisant la création d’entreprises médicales innovantes.


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Les Marocains sont encore parmi les peuples les plus malheureux au monde, si l’on en croit le dernier rapport du World Happiness (indice du bonheur et de satisfaction) du réseau des solutions pour le développement durable (SDSN) des Nations unies.

Le Maroc figure à la 85e position des pays les plus heureux sur un total de 156 pays. Les Algériens dont le pays détient la 84e position du classement onusien, sont le peuple le plus heureux du Maghreb Arabe. La Tunisie arrive quant à elle à la 111e position. C’est la Finlande qui a été désignée comme étant le pays le plus heureux du monde en 2018.

De plus en plus, le bonheur est considéré comme la meilleure mesure de progrès social et l’objectif numéro 1 des politiques publiques. L’initiative a été lancée par l’Organisation des Nations unies en 2012. Les chercheurs se sont basés dans l'étude de 2018, sur différents critères et le classement par pays est calculé à partir des mêmes principes que l’indice du bonheur mondial, à partir des 20 indicateurs suivants :

  • Paix et sécurité : guerre et paix, morts violentes, corruption, sécurité économique, sécurité humaine.
  • Liberté, démocratie, droits de l’homme : démocratie, liberté de la presse, droits des femmes, droits des enfants, peine de mort.
  • Qualité de la vie : PIB par tête, coefficient de GINI, espérance de vie, suicides, air pur
  • Formation, information, communication : Formation (coefficient 2), journaux, radios et TV, Internet.

Ce classement est effectué pour 156  pays qui représentent 95 % de la population mondiale et plus de 90 % du PIB mondial.


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Deux  lois fondamentales qui régissent les professions  de pharmacien, le code du médicament et de la pharmacie et l'organisation de l'Ordre des pharmaciens qui gèrent tous les problèmes relatifs à l'organisation de cette profession et vu l'importance du rôle de l'ordre comme institution professionnelle, Pharmapresse vous propose un lecture analytique et comparative du projet de loi relatif à l'ordre des pharmaciens proposé par le ministère de la santé et le Dahir  portant loi n° 1-75-453 du 25 hija 1396 (17 décembre 1976) instituant un ordre des pharmaciens. Nous ne traitons pas, dans cette analyse, les dispositions d'ordre général de ce projet qui demeurent les mêmes que les dispositions du le Dahir  portant loi n° 1-75-453 du 25 hija 1396 (17 décembre 1976). Nous voulons apporter des éléments de réflexion au débat sur la pertinence de ce projet. Nous vous proposons une analyse globale du projet, les points importants à retenir du projet de l’Ordre national des pharmaciens, l’organisation des élections, la composition et mode d’élection des conseillers, la composition et les attributions du Conseil et de la conférence des conseils de l’ordre, qui est une nouvelle entité organique ainsi que la composition de la commission chargée de superviser le déroulement des élections.

Analyse globale du projet :

1- Le nombre des articles est passé de 52 articles dans le dahir à 80 dans le projet.

2- Un changement de dénomination : de l’Ordre des pharmaciens à l’Ordre national des pharmaciens (Art.1).

3-Créations des conseils régionaux des pharmaciens d’officines (Art.4).

4-L'élargissement de l'ordre en groupant obligatoirement tous les pharmaciens exerçant au Maroc, soit à titre privé, soit dans les services de l’état, des collectivités locales et des établissements publics, soit en qualité de pharmaciens enseignants-chercheurs des facultés de médecine et de pharmacie, soit dans les Forces Armées Royales.

5-Dans le projet, l'organigramme de l'ordre des pharmaciens a subi de profonds changements (voir l'organigramme de l'ordre en bas  de la page) :

  • La conférence des Conseils de l’Ordre composée de l’ensemble des conseillers: des membres de ce conseil et de tous les membres des conseils composant l’Ordre (organe suprême)
  • Conseil National de l’ordre national des pharmaciens.
  • Les conseils régionaux des pharmaciens d’officines créés au niveau de chaque région et regroupant les pharmaciens d’officines et les pharmaciens assistants ou pharmaciens dans une réserve de médicaments dans une clinique ou dans un établissement assimilé (Art.39).
  • Un conseil des pharmaciens biologistes.
  • Un conseil des pharmaciens des établissements pharmaceutiques.
  • Pas beaucoup de changement concernant le volet discipline  par rapport au dahir de 1976.

Les points à retenir du projet de l’Ordre national des pharmaciens :

  • Le siège de l’Ordre national des pharmaciens à Rabat (Art.1),  l’ordre des pharmaciens biologistes et des établissements pharmaceutiques à Casablanca, le siège de chaque conseil régional des pharmaciens d’officine est fixé au chef-lieu de la région (Art.40.
  • Les régions dont le nombre des pharmaciens ne dépasse pas 800, sont rattachées au conseil régional le plus proche en vertu d’une décision de l’Administration(Art9).
  • La durée du mandat des membres du Conseil est fixée à quatre (4) ans, renouvelable une seule fois.
  • La qualité de membre du conseil national est incompatible avec celle de membre des autres conseils composant l’Ordre.
  • Les  pharmaciens du secteur public et ceux des FAR n’ont pas l’obligation de s’inscrire à l’ordre).
  • L’interdiction de toute activité syndicale (art.3).
  • Création d’une commission au niveau du siège du conseil national chargée de superviser le déroulement des élections au niveau des différentes régions, de recueillir et de proclamer les résultats du vote(Art.20).
  • Création par l’administration d’une commission provisoire chargée de gérer les affaires courantes du conseil national et de préparer les élections dans un délai maximum de trois (3) mois si le conseil national n’est pas convoqué par le président ou par la majorité de ses membres à se tenir lors de quatre (4) réunions ordinaires successives (Art.37).
  • L’introduction d’un conseiller juridique nommé auprès du Conseil National de l’ordre national des pharmaciens  par décret (Art.13).
  • L’interdiction de la contribution financière des établissements pharmaceutiques&nbsp: Toute contribution financière, de quelque nature que ce soit, provenant d’un établissement pharmaceutique au profit de l’Ordre ou de l’un de ses organes, est interdite Art.8).
  • La cotisation annuelle au profit de l’ordre : les créances dues sont recouvrées par voie de recouvrement forcé conformément au code de recouvrement des créances publiques (Art.9).Toutefois, l’intéressé ne peut faire l’objet de contrainte par corps.
  • La comptabilité : La comptabilité de l’Ordre est annuellement soumise à l’appréciation d’un expert-comptable agréé et dûment inscrit au tableau de l’Ordre des experts comptables qui doit établir  un rapport annuel qu’il communique au président du conseil national, au ministère de la santé, à la cour des comptes et au Secrétariat Général du gouvernement (Art.10).
  • Révocation des membres du conseil pour motif de défaut d’exercice de la fonction (Art.29) : Est considéré comme défaut d’exercice de la fonction, le fait pour l’intéressé de refuser de remplir les fonctions qui lui sont dévolues. Ce motif ne figure pas comme motif pour la révocation du président.
  • Discrimination positive en faveur du sexe féminin (adoption de la loi sur la parité) (Art.21).

Organisation des élections :

  • Eligibilité au conseil national: que les pharmaciens ayant exercé la profession de pharmacien depuis au moins six (6) ans (Art.15).
  • La date des élections est portée à la connaissance des membres du conseil national, par tous les moyens disponibles, au moins trois (3) mois à l’avance (Art.17).
  • Le scrutin : convocation par tout moyen disponible, y compris par voie électronique, à chacun des pharmaciens électeurs trois (3) mois au moins avant la date fixée pour le scrutin (Art.18).
  • Les candidatures doivent être déposées directement au siège du conseil national contre récépissé ou adressées par lettre recommandée avec accusé de réception au président du conseil national deux (2) mois au moins avant la date prévue pour le scrutin.
  • La liste des candidats est affichée dans le siège du conseil national ainsi que des différents conseils composant l’Ordre, pendant un mois au moins avant la date du scrutin. Elle est également publiée, pendant la même durée, sous la responsabilité du président du conseil, sur le site électronique du conseil.
  • Institution par voie réglementaire d’un ou plusieurs bureaux de vote par les différents conseils (Art.21).

Composition et mode d’élection des conseillers :

  • Chaque conseil de l’Ordre est composé de dix (10) membres titulaires, dont un président et de dix (10) membres suppléants, élus par leurs pairs relevant du conseil considéré, au scrutin uninominal et secret, pour un mandat de quatre (4) ans renouvelable une seule fois (Art.41).
  • Éligibilité : tout pharmacien ayant exercé au moins quatre (4) ans(Art.44).
  • Les membres de chaque conseil élisent parmi eux un président, un vice- président, un secrétaire général, un secrétaire général adjoint, un trésorier et un trésorier adjoint. Le reste des membres étant assesseurs(Art.47).
  • Interdiction du vote par correspondance(Art.43).
  • Réunion de chaque conseil au moins une fois par trimestre ou chaque fois qu’il est nécessaire(Art.51)
  • Assistance d’un représentant de l’administration avec voix consultative à toutes les réunions du conseil n’ayant pas d’objet disciplinaire (Art.52).
  • Création par le conseil national d’une commission provisoire chargée de gérer les affaires courantes du conseil concerné et de préparer les élections dans un délai maximum de trois (3) mois si le conseil concerné n’est pas convoqué par le président ou par la majorité de ses membres à se tenir lors de quatre (4) réunions ordinaires successives (Art.54). Cette commission doit comprendre Six (6) pharmaciens appartenant au conseil concerné et le cas échéant de membres suppléants. Le représentant de l’administration et le conseiller juridique de l’Ordre assistent aux travaux de la commission à titre consultatif (Art.54).

Composition du Conseil National de l’ordre national des pharmaciens :

Le Conseil National de l’ordre national des pharmaciens est composé de trente-deux (32) membres (Art.11 et 12) :

  • Douze (12) pharmaciens représentant les pharmaciens d’officines.
  • Six (6) pharmaciens représentant les pharmaciens des établissements pharmaceutiques.
  • Six (6) pharmaciens représentant les pharmaciens biologistes.
  • Quatre(4) pharmaciens représentant les pharmaciens des services de l’Etat, des collectivités territoriales et des établissements publics ; désignés par voie réglementaire (non élus).
  • Deux (2) pharmaciens enseignants chercheurs désignés par voie réglementaire (non élus).
  • Deux(2) pharmaciens militaires des Forces Armées Royales désignés par voie réglementaire (non élus).

Les 32 membres du conseil élisent (Art.27 et 28):

  • Un premier vice-président, qui ne doit pas appartenir à la même catégorie que celle du président;
  • Un deuxième vice-président;
  • Un troisième vice-président.
  • Un secrétaire général;
  • Un secrétaire général adjoint;
  • Un trésorier;
  • Un trésorier adjoint;

Le reste des membres étant assesseurs. Les attributions des membres du conseil national, autres que les assesseurs, sont fixées par le règlement intérieur de ce conseil.

Attributions du Conseil National de l’ordre des pharmaciens :

Les nouveautés :

  • Établir le règlement intérieur de l’ordre approuvé par la conférence des Conseils de l’Ordre (organe suprême de l’ordre national des pharmaciens) (Arti.34).
  • Proposer à la conférence des conseils de l’ordre prévue à l’article 55, le montant des cotisations annuelles des membres et leur participation financière nécessaire au fonctionnement des œuvres d’assistance médicale et sociale de l’ordre ainsi que la cote part revenant respectivement à chaque conseil;
  • Préparer le rapport moral et financier annuel approuvés par la conférence des conseils de l’ordre précitée.

Fonctionnement du Conseil National de l’ordre des pharmaciens :

  • Le conseil national se réunit en conseil au moins une fois par trimestre. Il peut se réunir également chaque fois qu’il est nécessaire (Art.35).
  • Création par l’administration d’une commission provisoire chargée de gérer les affaires courantes du conseil national et de préparer les élections dans un délai maximum de trois (3) mois si le conseil national n’est pas convoqué par le président ou par la majorité de ses membres à se tenir lors de quatre (4) réunions ordinaires successives (Art.37).
  • Création des commissions permanentes ou provisoires, dont les attributions et les modalités de fonctionnement sont fixées par le règlement intérieur de l’Ordre.

La conférence des conseils de l’ordre :

  • Composée de l’ensemble des conseillers: des membres de ce conseil et de tous les membres des conseils composant l’Ordre (organe suprême) (Art.55).
  • Réunion une fois par trimestre ou chaque fois qu’il est nécessaire(Art.51)

Attributions de La conférence des conseils de l’ordre : 

  • Approuver le montant des cotisations et des participations financières des membres, sur proposition du conseil national;
  • Approuver le montant des quotes-parts financières à verser annuellement par le conseil national aux différents conseils de l’ordre;
  • Approuver le projet de code de déontologie des pharmaciens établit par l’ordre ainsi que son règlement intérieur;
  • Approuver les rapports financiers et moraux annuels du conseil national ainsi que celui des différents conseils;
  • Arrêter le budget annuel de l’ordre, ainsi que le programme annuel des activités des différents conseils.

Composition de la commission chargée de superviser le déroulement des élections (Art.20) :

  • Un magistrat désigné par le conseil supérieur du pouvoir judiciaire, président;
  • Du président du conseil en fin de mandat ou d’un de ses vice-présidents;
  • De deux représentants de l’administration dont un pharmacien inspecteur;
  • De deux pharmaciens d’officines désignés par le président du conseil national parmi les pharmaciens d’officines;
  • D’un pharmacien biologiste désigné par le président du conseil des pharmaciens biologistes;


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Le Ministre du travail et de l’insertion professionnelle, Mohamed Yatim, a affirmé à Rabat, que le Maroc a présenté sa candidature pour l’organisation du 34e congrès international de la santé au travail, prévu en 2024.

Le Ministre, qui a reçu au siège du Ministère, Senog-Kyu Kang, vice-président de la Commission Internationale de la Santé au Travail (ICOH-CIST), lui a remis une lettre du Chef du Gouvernement pour le Président de l’ICOH-CIST, contenant une recommandation de l’Association Marocaine de la santé au Travail pour la candidature du Maroc à l’organisation du 34e congrès international de la santé au travail prévu en 2024.

La Commission Internationale de la Santé au Travail (ICOH - CIST) est une organisation professionnelle internationale dédiée au progrès scientifique, à la connaissance et au développement de la santé et sécurité au travail connaissances.

Fondée en 1906 en Italie à Milan, la CIST-ICOH est forte de plus de 2000 membres dans 93 pays. Elle est reconnue par le Nations Unies en tant qu’organisation non gouvernementale avec d’étroites relations de travail avec le Bureau International du Travail (BIT), l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), l’Association Internationale de la Sécurité Sociale (AISS), l’Association Internationale d’Ergonomie (AIE), l’Association Internationale d’Hygiène du Travail (IOHA). La CIST-ICOH organise des congrès internationaux sur la santé au travail.

Les objectifs de la CIST - ICOH : Promouvoir les connaissances de ses membres dans le domaine de la Santé au Travail. 

  • Produire et diffuser des connaissances scientifiques en santé au travail.
  • Soutenir et promouvoir l’utilisation des connaissances dans la pratique et dans la formation en santé au travail.
  • Promouvoir et maintenir le plus haut niveau d’engagement moral et professionnel pour la santé et la sécurité des travailleurs et de leurs familles

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Communiqué du Ministère de la santé :

L’Institut National d’Hygiène du Ministère de la Santé, en nom de son directeur Dr RHAJAOUI Mohamed, a rejoint la Société Internationale des Maladies Infectieuses (ISID). Sa nomination parmi les membres du Conseil de l'ISID est consécutive à une compétition sans précédente pour une place au Conseil avec plus de 100 candidatures représentant différents pays du monde. Cette compétition représente, selon la société, un signe clair de la vigueur et de l'importance de la Société. C’est aussi une reconnaissance pour le responsable du ministère de la santé.

L’ISID a été créé en 1986 par une fusion entre le congrès international sur les maladies infectieuses (CIID) et la fédération internationale des maladies infectieuses et parasitaires (IFIPD).

La Société internationale pour les maladies infectieuses s'engage à améliorer les soins aux patients atteints de maladies infectieuses, la formation de cliniciens et de chercheurs en maladies infectieuses et en microbiologie, et la lutte contre les maladies infectieuses dans le monde entier.

La Société reconnaît que les maladies infectieuses transcendent toutes les frontières nationales et régionales et que des solutions efficaces à long terme exigent des échanges scientifiques internationaux et une solide coopération. La Société et ses membres se consacrent au développement de partenariats et à la recherche de solutions au problème des maladies infectieuses à travers le monde.

Les objectifs de la société sont d’augmenter la base de connaissances sur les maladies infectieuses grâce à la recherche et le développement professionnel des individus dans cette discipline, d’étendre et transférer l'expertise technique en maladies infectieuses et en microbiologie et de créer et favoriser des partenariats pour le contrôle et la gestion rentable des maladies infectieuses dans le monde. Le rôle des membres du conseil est d’apporter l’aide au comité exécutif à gérer les activités de l'ISID en participant à des comités et à des groupes de travail.

Le Conseil est distribué selon les régions de l'organisation mondiale de la santé pour s'assurer que toutes les régions du monde sont représentées dans la structure de gouvernance de la Société.

Les membres du Conseil ont un mandat de six ans.


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  • 23 avr 2018

  • Par : Mostafa EL HALI

  • Tags : sante, Maroc

Le ministre de la Santé, Anas Doukkali, a présenté lors du dernier conseil de gouvernement. , tenu le jeudi 19 avril, les grandes lignes de son plan d'action qui s'étend jusqu'à l'horizon 2025.

La santé constitue l’un des axes les plus importants de la politique sociale du gouvernement. Monsieur Anas Doukkali doit réussir là où ses prédécesseurs n’ont pas donné totale satisfaction et devra donc faire face à de nombreux défis, à savoir le manque de personnel médical, l’accès aux soins ainsi que le  manque d’infrastructures sanitaires et  la qualité des structures sanitaires

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Les grandes lignes d'un projet :

Le programme, projeté pour cette période selon ce plan d'action, a pour objectif d’améliorer l'accès aux soins ; d’assurer des prestations de santé de qualité aux diverses catégories couvertes par l'assurance maladie de base et de combler le déficit des ressources humaines.

Pour améliorer l'accès aux soins, le plan préconise le développement du réseau public, le renforcement du réseau des institutions de soins de santé primaires, le développement de la santé mobile dans le monde rural ainsi que l’amélioration de la santé de proximité et de la médecine de famille.

Pour renforcer la santé nationale et lutter contre les maladies, monsieur Anas Doukkali vise à faire ériger les programmes maternels et infantiles en tant que priorité nationale, renforcer la lutte contre les maladies transmissibles, promouvoir la santé des personnes ayant des besoins spécifiques, relancer le plan national de santé mentale et promouvoir la vigilance sanitaire et la sécurité sanitaire.

Enfin l’axe relatif à la gouvernance du secteur de la santé et la rationalisation de l'usage des ressources, le ministre préconise le renforcement des moyens humains dans le secteur, l’amélioration des conditions de travail et la motivation des professionnels, l'élargissement de la couverture sanitaire de base ainsi que le renforcement de la surveillance législative et réglementaire dans le secteur de la santé.


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Le club associatif Rotaract de l’Ecole Hassania des Travaux Publics (E.H.T.P)  organise un grand gala  en faveur des personnes atteintes de maladies rares à Casablanca,  le jeudi 19 avril 2018.

 Et cela en partenariat avec l’Ecole Supérieure des Industries du Textile et de l’Habillement (ESITH) et  l’Alliance des Maladies Rares au Maroc (AMRM).

Sous le thème : "Rares, fiers, soyons solidaires", la soirée se tiendra  au Ryad Al Hamraa, Av. Al Qods et Haifa, Quartier Cherifa, Nº 4, Aïn Chock  à 21H. Artistes renommés, restauration, tombola et autres surprises seront là au programme pour passer une très bonne soirée.

C'est pour briser le mur de silence qui entoure  encore trop souvent la question de ces maladies rares et de ceux qui en souffrent, enfants en particulier, que les jeunes membres, étudiants de ces associations, ont décidé d'agir en faveur de cette cause. La totalité des fonds récoltés  sera  versée à l'Alliance des Maladies Rares qui regroupe 9 associations œuvrant pour apaiser notamment les souffrances des « petits innocents rares et oubliés ».

 En préambule de cette soirée, la présidente de l’Alliance des Maladies Rares, le Dr Khadija Moussayer, fera une brève intervention pour évoquer les difficultés que rencontrent au quotidien les malades et cela à partir de seulement 4 exemples : la myasthénie, la mucoviscidose, le syndrome de Rett et Xeroderma pigmentosum.  Derrière ce dernier nom compliqué,  se cache ainsi une douloureuse réalité, celle de ces « enfants de la lune » à qui la simple vie au grand jour est interdite.  Ils doivent se protéger totalement, non seulement du soleil, mais de tout rayon ultra violet qui met leur vie en danger par l’apparition très précoce (dès 2 ans) de cancers multiples.

Alors n'hésitez pas à prendre place pour ce gala de bienfaisance, et soyez les bienvenus  

RENSEIGNEMENTS UTILES

Gala de charité le jeudi 19 avril, Entrée à partir de 19 H, début du spectacle à 21 H – CASABLANCA

Riyadh Al Hamraa, Av. Al Qods et Haifa, Quartier Cherifa, Nº 4, Ain Chock

 Entrée : 300 dhs pour les adultes,  230 dhs pour les étudiants (sous  présentation de la carte d'étudiant), 170 dhs pour les élèves de l’EHTP et de l’ESITH.

Pour être assuré de votre place, vous pouvez  réserver en appelant au : 0623743111 / 0637528801

Organisateur : club Rotaract EHTP en collaboration avec le club Rotaract ESITH et l’Alliance des maladies rares au Maroc (AMRM)

https://www.facebook.com/events/2004752333125315/?active_tab=discussion

POUR EN SAVOIR PLUS : quelques exemples des difficultés que doivent affronter  malades et  familles

Des maladies rares mais de nombreux  malades

Elles sont dites  « rares » car elles touchent moins d’une personne sur 2000, soit  parfois quelques centaines ou dizaines de malades pour une maladie donnée, mais elles se comptent par milliers, près de  8 000 maladies rares déjà recensées. Au total, plus de 5 % de la population mondiale en est atteint, soit 1,5 millions de marocains, soit encore un nombre plus important que celui  des personnes atteintes par le diabète ou le cancer ! Un médecin risque de rencontrer dans sa pratique quotidienne plus ce type de maladies que de cas de cancer ou de diabète !

Un  simple dépistage des maladies  encore défaillant au Maroc

Un dépistage néonatal systématique  de certaines maladies rares permettrait d’éviter les handicaps qu’elles engendrent et l’immense souffrance des parents : l’hypothyroïdie congénitale et  la phénylcétonurie peuvent être ainsi soignées facilement, respectivement par un traitement peu onéreux (la lévothyroxine, une hormone thyroïdienne)  et par un régime alimentaire spécifique (un régime pauvre en phénylalanine, un acide aminé) mais cela s’ils sont prescrits dès les premiers jours du nouveau né.

 Une pénurie des traitements

Les patients sont confrontés à une pénurie de traitement car un grand nombre de médicaments sont indisponibles. Pour pallier à ce problème, Ils doivent les faire venir de l’étranger ou y aller ! Toutefois, ces produits ne seront pas remboursés sauf exception. Le coût moyen des traitements est très variable, chaque maladie rare étant un cas particulier. Ainsi, le traitement de la fièvre méditerranéenne familiale, par exemple, repose sur la Colchicine qui revient à moins de 600 dhs par an,  et, par contre, celui de certaines maladies auto-immunes rares par des « biothérapies » coûte entre 120 et 200 000 dhs par an et... celui de la maladie de Gaucher coûte environ 2,7 millions de dhs par an.

Des pathologies pas prises en charge par l’Assurance Maladie mais quelques victoires prometteuses !

 La plupart des maladies rares ne sont pas encore prises en compte comme  des affections de longue durée (ALD) comportant une thérapeutique coûteuse pour lesquelles l’Assurance maladie obligatoire assure une prise en charge pour tous les traitements nécessaires, comme  c’est le cas dans un certain nombre de maladies chroniques. L’Alliance des Maladie Rares se bat pour modifier ces règlements : ses rencontres et discussions avec les autorités ainsi que la mobilisation d’autres associations ont certainement pesé dans la décision de la Caisse nationale des organismes de prévoyance sociale (CNOPS), en avril 2017,  de la prise en charge à 100 % de neuf autres maladies orphelines.

 Il s’agit du syndrome de Hurler (MPS1H) (une maladie de stockage lysosomal caractérisée par des déformations squelettiques et un retard moteur et du développement intellectuel), le retard de croissance, le syndrome myéloprolifératif, le syndrome de Castelman multicentique, la dégénérescence maculaire liée à l’âge, la thrombocytémie essentielle, la myélite aigüe, le syndrome de Gougeret-Sjögren, l’arhrite juvénile idiopathique ainsi que le déficit ornithine trans-carmabylase.

NB : Facebook de l’Alliance des maladies rares au Maroc (AMRM)

https://www.facebook.com/Alliance-Maladies-Rares-Maroc-AMRM-304045633347368/


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Pour une Santé Reproductive Équilibrée et Équitable...

Après une expérience de plusieurs années dans le domaine de santé reproductive au Maroc et dans le monde, j’ai entamé depuis 2 ans un Apprentissage en Techniques d’Obstétrique d’Urgence au profit des sages-femmes marocaines. Cet apprentissage m’a paru être la première étape pour réformer la santé reproductive au Maroc. Investir dans la sage-femme comme capital humain nécessaire et incontournable. Ceci m’a amené à voyager dans mon pays et recenser les besoins pour améliorer les conditions de la maternité.

En deux ans, j’ai pu former (et je continue à le faire) de façon ludique et interactive 400 sages-femmes environ à travers le Royaume, qui œuvrent dans la santé publique. J’ai mesuré ainsi les besoins et partager avec elles quelques solutions. Ce périple m’a permis également d’échanger avec quelques directeurs d’hôpitaux ou délégués du ministère de la santé pour comprendre les approches et leurs difficultés.

Et comme vous et moi ainsi que la plupart des acteurs de santé, je suis certain que nous voulons du bien pour le pays et à cette tranche fragile de la population qui sont la maman en couches et les nouveau-nés. Par conséquent, je m’adresse à vous par ces propositions simples et faciles à appliquer sans budget supplémentaire ni de moyens impossibles. Avec de l’existant, on peut arriver à une amélioration sensible de la prise en charge de la maternité.

Je vous propose ceci en deux temps, à court et à moyen terme.

Le court terme :

1. Utiliser nos moyens humains actuels en activant la mobilité et l’efficacité au lieu de l’éparpillement et la régression des compétences.

En effet, le nombre de gynécologues obstétriciens est restreint dans les centres hospitaliers régionaux et provinciaux et peu efficaces dans les maternités de proximité.

2. On se retrouve avec un flux de femmes en couches très important et un taux de transfert ahurissant vers les hôpitaux régionaux et provinciaux parce qu’il y a un obstétricien de garde.

3. Les obstétriciens dans les hôpitaux périphériques ne sont pas en nombre suffisant souvent 1 ou 2 et n’effectuent par conséquent pas de gardes, l’hôpital de proximité fonctionne après 16h voir 14h comme un centre de santé avec son lot d’incertitudes et de transferts.

4. Cet éparpillement des obstétriciens est néfaste pour l’accueil des patientes d’une part et la compétence des ceux qui n’effectuent pas de gardes et par conséquent perdent en efficacité face aux urgences vitales qui peuvent menacer les femmes lors des accouchements.

5. Pour remédier à ce dysfonctionnement, il suffit de nommer les médecins dans la province et pas dans un hôpital donné avec possibilité de mouvements dans les structures comme ferait n’importe quelle entreprise avec ses salariés.

6.Instaurer la garde résidentielle effective, afin que l’obstétricien soit près de la salle de naissance, pour cela un soin particulier devra être fait dans son lieu de garde et une recherche de moyens de rémunérations des gardes acceptables et attractives via les conseils régionaux ou l’INDH.

7. S’agissant des sages-femmes, c’est la même problématique mais avec plus d’acuité. Un nombre faible dans les hôpitaux provinciaux en regard du nombre important des accouchements par jour, ce qui aboutit à une charge de travail surhumaine avec son lot de mauvais accueils, de difficultés de surveillance de la femme et du fœtus et d’accouchements dans un climat pas toujours satisfaisant de point de vu technique et humain. Cette atmosphère inhumaine est propice à un climat d’erreurs médicales et de corruption.

8. D’un autre côté un nombre important de sages-femmes est éparpillé dans les hôpitaux locaux ou maternités de proximité, ne font que très peu d’accouchements, alors elles régressent forcément et travaillent de plus en plus dans un climat de peur et d’insécurité pour elles et leurs patientes. Ce qui a abouti à un nombre anormalement élevé de transferts vers les hôpitaux régionaux et parfois de façon tardive pour sauver les nouveau-nés voir les mères.

9. La proposition est là, encore des affectations dans la province ou la région avec un roulement entre l’hôpital régional ou provincial et les maternités de proximité afin de créer un lien entre ces deux entités de sages-femmes et de permettre un climat de travail serein. Ceci pourrait se faire au début sur la base du volontariat et de l’incitation, pour éviter les résistances stériles et inutiles, qui sont dues souvent à la mauvaise communication ou aux jeux de quelques récalcitrants.

A moyen terme :

1. le but escompté à moyen terme c’est celui de Fermer les maternités de proximité et de regrouper les acteurs de santé maternelle dans des structures efficaces, que ce soit obstétriciens, sages-femmes, pédiatres, anesthésistes infirmiers anesthésistes ou infirmiers du bloc opératoire, biologistes et banques de sang etc. Deux, trois voir quatre structures selon les provinces ou les régions, afin de créer des pôles de fonctionnement d’excellence et d’efficacité au lieu de l’éparpillement actuel et la dilapidation des compétences.

2. Concernant les nouveau-nés, une attention particulière devra être donnée à ce secteur qui connait une hécatombe quotidienne. Le nombre restreint des places dans les niveaux 3 (avec des réanimations néo natales) nous incitent à en créer d’autres dans les hôpitaux provinciaux qui nécessitent une remise à niveau urgente; parce qu’il est inconcevable que des milliers de nouveau-nés souffrants ou prématurés décèdent par manque de respirateurs et de compétences.

3. La nécessite de remise en compétence des soignants paramédicaux qui s’occupent de ces êtres fragiles et qui n’apprennent que sur le tas en l’absence de filière de formation en puériculture dans les programmes des ISPITS.

Monsieur le ministre,

Accepter que des femmes accouchent dans des maternités sans bloc opératoire ni équipe, mais seulement avec une sage-femme et plus est toute seule les weekends, jours fériés et les nuits, c’est accepter un certain nombre de mortalité de femmes et de leurs nouveau-nés.

Accepter que les femmes accouchent par dizaines dans des centres hospitaliers surchargés c’est accepter la mauvaise surveillance, des accouchements dans de mauvaises conditions, une morbidité maternelle et une surmortalité néonatale intra hospitalière.

Les politiques de santé précédentes et leurs experts ont accepté ceci, mais il se trouve que le citoyen marocain ne l’accepte plus et demande que ça change. Vous pouvez le faire avec une volonté politique et en mettant les élus locaux qui souhaitent un centre de santé dans les villages avec un personnel qui ne travaille pas ou très peu afin d’assurer leurs réélections devant leurs responsabilités, comme vous mettrez ceux qui s’attachent au régime actuel en s’octroyant des privilèges sur les âmes de mamans et de leurs nouveau-nés devant leurs consciences.

Enfin, Soigner la santé reproductive c’est s’occuper de la société toute entière et participer grandement à la construction de la paix sociale, si nécessaire à notre pays.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le ministre, l’expression de mes sincères salutations.


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Conscients de l’importance et des enjeux des systèmes de santé qui constituent aujourd’hui un véritable levier de développement socioéconomique, l’Association Marocaine de l’Industrie Pharmaceutique (AMIP), organise sa 3ème édition des « Amip Pharma Days 2018 », le jeudi 12avril 2018 à partir de 8h30 au Hyatt Regency Casablanca autour du thème « Systèmes de santé et indices de développement »

Des responsables des autorités, les représentants de l’OMS, ainsi que des experts nationaux et internationaux partageront avec nous lors de cette édition leurs expériences de mise en place et des modèles des systèmes de santé et leur contribution à l’amélioration des indices de développement des pays.

Les « Amip Pharma Days 2018 », verront la participation de tout l’écosystème médico-pharmaceutique. Plus de 350 personnes sont attendues à cette édition.Seront présents également des responsables gouvernementaux, des représentants du Patronat, et différents partenaires.

Plus de 30 ans après sa création, l’AMIP réaffirme son engagement pour le renforcement d’une industrie pharmaceutique citoyenne, innovante, responsable et engagée dans le développement du pays. Elle se veut force de propositions pour le secteur de la santé en général et l’industrie pharmaceutique en particulier. Son ambition pour cette édition est la contribution à la réflexion avec l’ensemble des acteurs pour l’amélioration des systèmes de santé qui fonctionneraient aussi bien pour la population que pour l’écosystème pharmaceutique et médical.

Cette ambition est en parfaite ligne avec la mission de l’AMIP pour la promotion et la fabrication locale et son rôle dans l’accessibilité des médicaments.


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