Maroc

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La loi N°109.12 portant code de la mutualité qui a fait l'objet d'un bras de fer entre les professionnels de la santé et les mutuelles durant le mandat de Benkirane revient sur la table avec le gouvernement El Othmani.

En effet, lors d'une rencontre organisée récemment par la Mutuelle générale du personnel des administrations publiques (MGPAP) à Ifrane, les représentants des adhérents des régions de Fès et Meknès et des employés aux délégations de la MGPAP ont appelé le gouvernement à retirer le projet de loi du Parlement et à le soumettre à un comité indépendant.

Le retrait de ce projet de loi s'inscrit au premier rang des différentes recommandations de cette rencontre.

Les mutuelles revendiquent la révision des articles 2 et 144 de ladite loi conformément " aux principes que prônent la Constitution du Royaume et la lettre royale adressée aux participants des deuxièmes Assises de la santé ".

À cet effet, la MGPAP appelle, dans un communiqué, tous  les syndicats du Maroc à la mobilisation générale pour retirer ce projet de loi du Parlement pour "pouvoir préserve les acquis médicamenteux et démocratiques et les postes d'emploi que crée le secteur de la mutualité".

Version finale et version de "la chambre des conseillers" :

Durant le processus d'examen législatif de cette loi, le projet a connu deux versions, la version initiale qui les interdit et celle des conseillers qui les autorise.

La version finale, qui correspond à l'initiale, interdit les mutuelles à ouvrir, entre autres, des établissements assurant des prestations de diagnostic, de soins ou d'hospitalisation.

L'amendement introduit par la chambre des conseillers en 2016 été le centre d'un grand conflit opposant d'un côté, les professionnels de la santé, notamment les pharmaciens, les médecins, les dentistes et les opticiens et de l'autre, le ministère de l'Emploi, les mutuelles et les syndicats.

D'un côté  des professionnels de la santé, l’introduction par la chambre des conseillers d'amendement autorisant les mutuelles à créer et gérer leurs propres unités de soins et pharmacies est en contradiction avec la loi  n ° 65.00 relative à la couverture médicale de base qui interdit "le cumul entre la gestion des caisses et celle des structures de soins, et la délivrance des produits pharmaceutiques et dispositifs médicaux".

De l'autre côté, la coordination des mutuelles au Maroc défend sa légitimité à créer et gérer ces  unités de santé. selon eux, Il ressort clairement que l'article 60 du Dahir n° 1-15-26 relative à l'exercice de la médecine autorise les mutuelles qui sont des personnes morales de droit privé et à but non lucratif, à créer et gérer leurs propres unités de soins. En plus, cette légitimité est claire dans l'article 9 de la loi cadre n° 34-09 relative au système de santé et à l'offre de soins. La loi exige, selon cet article, que le secteur public et privé, à but non lucratif ou non, soient organisés de manière synergique afin de répondre de manière efficience aux besoins de santé par une offre de soin et de services complémentaires, intégrés et coordonnés.

Les mutuelles estiment que l’amendement introduit par les conseillers est en accord avec les recommandations du conseil économique, social et environnemental.

En effet, le CESE recommande que pour permettre aux mutuelles de participer à la politique sanitaire de l'Etat, il est recommandé de revoir les dispositions de la loi 34-09 relatif au système de santé et à l'offre de soins, pour permettre aux mutuelles, avec leur statut juridique spécifique, de pratiquer les activités à caractère sanitaire. Il préconise, à cet effet, la révision de l'article 44 de la loi 65-00  relative à la couverture médicale de base, de manière à préciser explicitement que les mutuelles ont la pleine légitimé et la vocation à créer et gérer les unités de santé.


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  • 10 mai 2017

  • Par : Mostafa EL HALI

  • Tags : Maroc, sante

Le nouveau mandat du ministre de la Santé Houcine El Ouardi  ne sera pas de tout repos. la tache sera difficile.

En effet, à peine quelques semaines seulement après son investiture, plusieurs syndicales ont lancé un appel à une grève nationale de deux jours dans les hôpitaux publics le 11 et le 12 mai 2017 avec des sit-in et des marches qui seront organisés dans les différentes régions du royaume. Cette grève concerne tous les services de santé, sauf ceux des urgences et de la réanimation.

Les syndicats du  secteur public protestent contre l'échec de leur dialogue et négociations avec le ministre de la santé ainsi contre le désistement du ministère pour répondre à leurs demandes. Leur  priorité reste la couverture du déficit inquiétant en personnel de santé, ainsi que la garantie de leur sécurité et l'amélioration de leurs conditions de travail.

Les chiffres en matière d’accès aux soins de santé sont alarmants, une grande partie des citoyens ne peuvent pas les payer.

Aujourd'hui au Maroc, la difficulté d'accéder aux soins se trouve aggravée par une inégale répartition géographique entre milieux et entre régions. Les écarts de densité sont importants non seulement entre les régions sanitaires mais aussi au sein de la même région. Bien plus, la distribution régionale des professionnels de santé favorise largement les régions métropolitaines. En effet, 22% des professionnels publics, sont concentrés dans les régions du Grand Casablanca et de Rabat-Salé ZemmourZâer ; c’est aussi dans ces deux régions que sont installés 50% des médecins exerçant dans le secteur libéral.

Le Maroc souffre d'une pénurie aiguë en personnel de santé. Il ne compte que 6 médecins pour 10.000 habitants. Le pays est loin de répondre au standard de l'OMS  fixé à 1 médecin pour 650 habitants. Selon le ministère de la santé, le manque de médecins est estimé à 7.000. Pour ce qui est des infirmiers, les besoins s'élèvent à 9.000. S'agissant du personnel infirmier et des sages-femmes, leur nombre s'élève à 24.328, ce qui représente une densité médicale de huit professionnels de santé pour 10.000 habitants, selon les statistiques sanitaires 2010 de l'OMS.

 Plusieurs rapports émanant d'organismes nationaux ou internationaux ont dressé un bilan dérisoire en termes de santé au Maroc.

Le Réseau marocain pour le droit à la santé avait publié un rapport dans lequel il dénonce l’état piteux des hôpitaux au Maroc. Selon ce rapport, 70% des structures hospitalières relevant du secteur public sont non-conformes.

Le diagnostic établi par la Cour des comptes du Maroc dans son rapport 2015 rendu public ce 24 avril 2017 épingle les dysfonctionnements des centres hospitaliers régionaux et provinciaux relevant du ministère de la santé et gérés de manière autonome. Des délais de rendez-vous monnayés avec des attentes de 4 à 10 mois. Réanimation, chirurgie, et pédiatrie absents dans plusieurs centres. De grandes insuffisances chez le personnel paramédical..etc.

L’OMS aussi dans son dernier rapport sur le Maroc dresse un bilan alarmant sur notre système de la santé : une offre de soins insuffisante et précaire, une demande de soins insatisfaite.


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  • 09 mai 2017

  • Par : Adnane Bettache

  • Tags : sante, Maroc

Plusieurs rapports émanant d'organismes nationaux ou internationaux ont dressé un bilan dérisoire en termes de santé au Maroc durant le mandat de Benkirane.

Les Marocains ne sont pas satisfaits des performances de notre système sanitaire car le Maroc mérite mieux. C’est un constat que des millions de Marocains partagent.

Le ministre de la Santé reconnaît que le secteur de la santé au Maroc souffre toujours de nombreux dysfonctionnements, que ce soit au niveau des services de santé, des conditions de travail des médecins, de l’insuffisance de la capacité d’accueil des centres hospitaliers, du manque de personnel qualifié et de matériel médical, etc.

Il a également reconnu les difficultés auxquelles notre système de santé  continuait de se heurter. Le budget du ministère de la santé n’a pas augmenté sachant qu’au niveau international l’amélioration du secteur de la santé nécessite 12% du budget de l’Etat, ce qui n’est pas le cas au Maroc puisque le budget du ministère est 5,69% de celui de l’Etat.

Selon le ministère de la santé, voici les principales réalisations chiffrées durant le mandat de Benkirane (2012-2016) :

1-Développement et élargissement de l’offre de soins :

A-Construction, équipement et mise en service de 109 nouveaux établissements de santé :

1-Projets de construction Centre Hospitalier de 03 Centres Hospitaliers Universitaire à Oujda Tanger- Agadir-Léayoune et  reconstruction de l'hopital Ibn Sina de Rabat.

2- Un CHU à Oujda et un hopital universitaire spécialisé à Marrakech

3-Douze maisons d accouchements et services de maternité.

4-Nef  hôpitaux provinciaux et locaux.

5-Vingt-quatre centres d'hémodialyse.

6-Huit centres de greffe d'organes et de tissus.

7-Deux hôpitaux universitaires d'hémato-oncologie.

8-Trois hôpitaux psychiatriques

9-Quarante cinq établissements de soins de santé de base.

B-Renforcement et développement des ressources humaines

1-Recrutement de 14.809 professionnels de santé dans les établissements publics : 3751médecin, 10.252 infirmières et infirmiers, 88 professeurs assistants et 717 personnels administratifs.

2-Création d'établissements d'enseignement supérieur ne relevant pas des universités:

a-L'Ecole Nationale de Santé Publique «ENSP» 

b-Les Instituts Supérieurs des Professions Infirmières et Techniques de Santé «ISPITS»

3-Création de nouvelles filières de formation:

a-Filière des infirmiers spécialisés en urgences et soins intensifs

b-Filière du mastére en santé de famille/santé communautaire

c-Ouverture du Mastere en Formation pédagogique et en recherche scientifique

4-11.928 infirmières et infirmiers diplômés des instituts supérieurs, dont 7677 en licence des professions infirmières et techniques de santé.

5-Augmentation du nombre des professionnels de santé exerçant en milieu rural et en régions enclavées.

6-Ouverture du Master aux diplomés du premier cycle des Instituts Supérieurs des Profession Infirmières et Techniques de Santé (ISPITS)

7-Ouverture du Doctorat aux diplomés du deuxiéme cycle des ISPITS

C- Augmentation de la production des services sanitaires de base et hospitaliers

-Consultations médicales de base : augmentation des consultations de 18.728.160 en 2011 à 22.670.000 en 2014 (+21%°

- fréquentation hospitaliére: augmentation de 8348.700 en 2011 à 10.186.844 en 2014  (+21%°).

- Accouchement en milieu surveillé : il est passé de 498.738 en 2011 à  523.443 en 2014 (+7%).

-Césarienne : elle est passée de 98.738 en 2011 à  60.684 césariennes en 2014  (+23%)

- Vaccination : Couverture de plus de 95% des enfants.

D- Renforcement du financement des activités de traitement des déchets médicaux et pharmaceutiques dans les hôpitaux : 15.000.000 dirhams en 2012 et 37.000.000 dirhams en 2016 (+147%)

2-Prise en charge des urgences médicales

1-Amélioration de la prise en charge des urgences pré-hospitalières :

-  Mise à disposition de 4 hélicoptères ((Héli SMUR) à Marrakech-Oujda-Laéyoune –Tanger (502 malades bénéficiaires).

- Mise en ligne du numéro national unique et gratuit pour les appels médicaux d’urgence ( le 141).

- Achat de 393 unités de  transport médical urgent: SAMU-SMUR  (530.185 transferts)

2-Réorganisation et restructuration de la prise en charge des urgences médicales hospitalières : création de  58 unités d’urgences médicales de proximité.

3-Prise en charge de la santé mentale et psychiatrique :

- Construction de 3 hôpitaux régionaux spécialisés en psychiatrie à Kelaa des Sraghna, Agadir et  Kenitra.

- Création de 15 services psychiatriques intégrés dans les hôpitaux publics.

-   Création de 4 unités psychiatriques pour enfants à Rabat-Casablanca-Fés-Marrakech

-  Création de 20 nouveaux services hospitaliers intégrés.

-  Création de 13 centres d'addictologie à Oujda, Rabat, Marrakech, Nador, Tétouan,El

Hoceima,Fés,Agadir,Meknés,Tanger, Larache,Ksar Kbir, Chefchaouen.

-  Création de l'Observatoire National des Drogues et Addictions

4-Elaboration et mise en œuvre d'une  politique pharmaceutique nationale :

- Budget des médicaments (dont les vaccins et l'achat de service de l'hémodialyse) : augmentation du budget de  1.854.491.968 Dirhams en 2011 à  2.097 .441.617 Dirhams en 2016 (+13%).

- Baisse des prix de 2602 médicaments entre 20 et 80%.

-  Mise en place d'un décret sur AMM.

- Baisse des prix de 1000 dispositifs médicaux.

- Adoption du mode « Tiers Payant ».

- .Mise en place de 20 textes juridiques et règlementaires encadrant la politique pharmaceutique.

 - Promotion de la production nationale des médicaments des maladies chroniques et coûteux.

5-Elargissement de la couverture médicale de base àl'horizon de la couverture sanitaire universelle

6- Renforcement de la santé mobile :

- Acquisition et mise en service du premier hôpital mobil civil.

- Opération « Ryana » pour le renforcement de la couverture sanitaire des sones sinistrées par les intempéries et les zones enclavées.

 - Réalisation de la compagne nationale de santé scolaire :

a-132 caravanes médicales

b-1.226.768 (84,84%) visites médicales scolaires

c-1, 251,939  (86,58%) bénéficiaires des séances d'éducation sanitaire

d-Prise en charge médicale de 65.220 élèves

7- Promotion et Développement de la greffe d'organes et des tissus humains :

- 1425 greffes de cornée.

- 01 greffe de cœur.

- 90 greffes d'organes a partir d'un donneur en état de mort encéphalique.

- 13 greffes de foie.

- 195 greffes rénales.

- 63 implants cochleaires pour le traitement de la surdité.

- 250 greffes de moelles osseuses et de cellules souches.

8-Lancement du nouveau programme « KHADAMATI » :

- Allo intoxication

- Allo surveillance.

- Allo SAMU(141)

- Allo Chikaya.

- Allo Mawaide

- Allo Sehati

- Service des jeunes.

9-Mise en œuvre de la régionalisation avancée dans le secteur de la santé.

10- inspection et audit des établissemnets sanitaires :

- 366 missions d’inspection des cliniques privées.

- 190 missions d’inspection des structures sanitaires publiques.

10-Augmentation du budget global du Ministère de la Santé :

Le budget est passé de 11milliards 880 millions 384 mille dirhams en 2012 à 14 milliards 281 millions de dirhams en 2016 (+21%)

En 2016 : Allocation d'un budget d’investissement supplémentaire pour la construction des Centres Hospitaliers universitaires (Tanger- Agadir- Rabat) Budget total: 21 milliards et 841 millions de dirhams.

11-Mise en place d'une politique transparente de gestion des ressources humaines

- Institutionnalisation du dialogue social aux niveaux national et régional (arrêté du Ministre de la Santé)

-Mis en œuvre du plan d'action de la Fondation Hassan II pour la Promotion des œuvres Sociales du Personnel du Secteur Public de la Santé

-Augmentation du nombre des postes budgétaires du Ministère de la Santé à 21 15.963 postes.

-Elaboration du référentiel des emplois et des compétences (REC)

-Mise en place d'un systéme informatique intégré pour la gestion du parcours professionnel des ressources humaines

-Mise en place de la régionalisation dans la gestion des ressources humaines

-Délégation de 41 compétences (régionalisation des concours de recrutement des médecins et infirmiers)

-Réduction de la durée du conventionnement pour les médecins spécialistes, selon la spécialité (de 2ans a 4ans).

-Accorder la priorité de mutations aux ressources humaines exerçant dans les régions enclavées

12-Accompagnement législatif et organisationnel du système national de santé : 93 lois, décrets et arrêtés :

Loi 131.13 relative à l'exercice de la médecine.

Loi 08.12 relative a l'Ordre National Médecins.

Loi 84.12 relative aux dispositifs médicaux.

Loi 109.13 relative au don d'organes  et de tissus humains.

Loi n° 28.13 relative à la protection des personnes participant aux recherches biomédicales.

Loi 70.13 relative aux Centres hospitaliers universitaires (CHU).

Loi 43.13 relative à l'exercice de la profession d'infirmier (re).

Loi 44.13 relatif à l'exercice de la profession de sage-femme.

Loi 45.13 relatif à l'exercice des professions de rééducation, de réadaptation et de réhabilitation fonctionnelle.

Loi 116.12 relatif à l'Assurance-maladie obligatoire (AMO) destinée aux étudiants.

Loi 71.13 relative à la lutte contre les troubles mentaux et la protection des personnes atteintes de ces troubles.

Loi 98.15 relative au régime d'Assurance Maladie Obligatoire de base des indépendants.

Loi 47.14 relative à l’assistance médicale à la procréation.

Décret 2.14.841 relatif à l'Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) des médicaments.

Décret 2.13.852 relatif aux conditions et aux modalités de fixation du prix public de vente des médicaments fabriqués localement ou importés.

Décret 2.15.878 relatif à la fixation des dispositifs médicaux.

Décret  212.198 relatif à la bioéquivalence des médicaments génériques.

Décret n°2.14.562 relatif à l'organisation de l'offre de soins, à la carte sanitaire et aux schémas régionaux  de l’offre de soins.

Décret 2.12.507 relatif à la situation des médecins, dentistes du secteur privé conventionnés  avec le ministère de la santé.

Décret 112.904 relatif à l’école nationale de santé publique (ENSP).

Décret 2.13.658 relatif aux instituts Supérieurs des Professions Infirmières et Techniques de Santé (système LMD, licence, Master et Doctorat).

Décret 2.16.46 relatif au statut des médecins internes des hôpitaux publics.


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Le ministère de la Santé a été saisi après la circulation, via les réseaux sociaux, d'une pétition  accusant une femme médecin du secteur public de pratiquer de la discrimination vis-à-vis de ses malades.

En effet, selon cette pétition, il s'agit d'une femme médecin qui exerce à l'hôpital public Sidi Othman Hospital à Casablanca. Ce médecin aurait refusé la prise en charge d'un adolescent qui se plaignait de douleurs au niveau de son pénis. Cet acte représente une forme de discrimination à caractère religieux.

Si  cet acte s'est avéré vrai, cela représente un  manquement à la déontologie des médecins, qui stipule que "le médecin doit écouter, examiner, conseiller et soigner avec la même conscience toutes les personnes quels que soient leur origine, leurs mœurs et leur situation de famille, leur appartenance ou leur non-appartenance à une ethnie, une nation ou une religion déterminée".

Un professionnel de santé ne peut refuser de soigner une personne pour l'un de ces motifs.

Suite à cette pétition et selon des sources de l'hôpital Sidi Othman, le ministre de la santé Houcine El ouardi, a dépêché une commission d'enquête pour recueillir les éléments d'information et prendre les mesures qui s'imposent à ce sujet.

Il est à rappeler que le conseil de l'ordre des médecins est aussi saisi après cette affaire.


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La société Veolia Water Technologies- France, en collaboration avec l’AMIP organise son workshop, autour du thème « Les évolutions de la Pharmacopée Européenne : Enjeux et Opportunités », le mercredi 10 mai 2017 à l’hôtel Sofitel Tour Blanche Casablanca à partir de 9h00, et nous avons le plaisir de vous y inviter.

Le programme de la matinée s’articule autour de quatre axes stratégiques :

-  Rappel réglementaire sur les pharmacopées

-  Evolution de la monographie Européenne

-   Quels changements sur vos technologies de production d’EPPI ?

-  Les prestations Veolia au service de l’Industrie Pharmaceutique

Trois ateliers seront animés l’après- midi par les experts de Veolia Water Technologies lors de ce workshop :

Atelier 1 : Etudes de cas sur la conception détaillée d’une installation complète de production d’EPPI

-   Atelier 2 : Maintenance de vos installations de production d’EPPI et conditionnement chimique des eaux

-   Atelier 3 : l’Eau purifiée pour les laboratoires de contrôle qualité

 Ce workshop verra la participation des autorités de tutelle de l’industrie pharmaceutique, des décideurs de sites de production pharmaceutiques, des pharmaciens responsables, des directeurs qualité, des responsables assurance qualité, des directeurs projets, des responsables de maintenance. Plus de 120 personnes sont attendues à cet événement.

Il est à noter que veolia Water Technologies est l'expert global du cycle de l'eau pour l'industrie, la santé et le tertiaire : traitement des eaux industrielles, laboratoire, etc, spécialisée dans la conception, installation, réalisation des systèmes et d’ensembles clé en main de traitement des eaux industrielles urbaines et de laboratoire

L'expertise technologique de Veolia Water Technologies permet de proposer des solutions complètes de traitement de l’eau répondant aux exigences les plus strictes pour l’industrie pharmaceutique.


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Le diagnostic établi par la Cour des comptes du Maroc dans son rapport 2015 rendu public ce 24 avril 2017 épingle les dysfonctionnements des centres hospitaliers régionaux et provinciaux relevant du ministère de la santé et gérés de manière autonome. Des délais de rendez-vous monnayés avec des attentes de 4 à 10 mois. Réanimation, chirurgie, et pédiatrie absents dans plusieurs centres. De grandes insuffisances chez le personnel paramédical..etc.

Les détails du rapports :

Les centres hospitaliers régionaux et provinciaux sont des services gérés de manière autonome relevant du Ministère de la santé. Ce qui leur permet de disposer de ressources propres. La Cour des comptes, en collaboration avec les Cours régionales des comptes, a effectué des missions de contrôle de la gestion des centres hospitaliers suivants :

- Le Centre hospitalier régional (CHR) de Fès- Boulemane, constitué de deux hôpitaux et d’un centre régional de transfusion sanguine, et qui dessert une population de 1.813.000 selon le recensement général de la population et de l’habitat de 2014 ;

- Le Centre hospitalier provincial (CHP) de Ben Msik qui est constitué d’un seul hôpital d’une capacité de 80 lits et dessert une population cible de 302.051 habitants ;

- Le Centre hospitalier provincial (CHP) de Khemisset, constitué de deux hôpitaux locaux et d’un hôpital provincial, et desservant une population totale de 522.025 habitants ;

- Le Centre hospitalier provincial de la préfecture Hay Hassani desservant une population de 468.542 habitants.

Les missions de contrôle de la gestion ont permis de relever des insuffisances et des observations relatives aux différents aspects de la gestion, dont les faits saillants sont repris ci-après :

1- Carences en matière de planification stratégique et de programmation

Sur cet aspect, la Cour a relevé l’absence des projets d’établissements hospitaliers (PEH) dument approuvés et des budgets programmes y afférents au niveau de tous les centres hospitaliers contrôlés.

En effet, le projet d’établissement hospitalier tel que défini à l’article huit du décret n°2.06.656 du 13 avril 2007 relatif à l’organisation hospitalière est un outil de gestion stratégique qui définit aussi bien les objectifs généraux de l’établissement en matière médicale, paramédicale et de formation, ainsi qu’en matière de gestion, de système d’information, et des moyens permettant leur réalisation. A sa lumière, il est établi un budget programme pluriannuel fixant les objectifs à atteindre, les moyens alloués et les résultats escomptés.

Cependant, en l’absence de ce document stratégique, le CHR de Fés- Boulemane a établi deux programmes d’action pour les périodes 2008 à

2012 et 2013 à 2016. Ces deux programmes, et à défaut de plans de financement des projets et d’indicateurs de mesure des effets attendus, sont reconduits d’année en année sans une concrétisation réelle.

De même, et suite à la non approbation du PEH, le CHP de Khemisset a adopté des programmes d’actions propres à chacun de ses hôpitaux sans pour autant définir les mécanismes de coordination et de complémentarité de leurs actions, ainsi que les ressources nécessaires, les délais d’exécution et les indicateurs de mesure des résultats.

2-Non mise en œuvre des structures de concertation et d’appui :

Il a été constaté, à ce niveau, qu’on n’a pas mis en oeuvre les structures de concertation et d’appui qui constituent des éléments importants dans le système de gouvernance hospitalière au niveau de tous les centres hospitaliers objet du contrôle. Et ce, du fait que certaines parmi ces structures n’ont pas été instituées, ou qu’elles étaient créées tardivement, ou bien à cause de l’irrégularité de leurs réunions et du manque de suivi de leurs décisions adoptées.

Il convient de noter que ces structures ont été créées en vertu du décret relatif à l’organisation hospitalière susmentionné, et que leurs attributions, leur organisation et leurs modes de fonctionnement ont été définis par l’arrêté du Ministre de la Santé n°456/11 du 06 juillet 2010.

Ceci dit, il est à signaler que ces structures ne se sont réunies qu’à la fin de

2014 au niveau du CHP de Ben Msik, et au début de 2015 au niveau du CHP de Hay Hassani. Aussi, au niveau de ce dernier les conseils des médecins et des infirmiers ne sont pas encore constitués.

De même, les hôpitaux locaux de Tiflet et de Roumani fonctionnent en l’absence de ces structures. Alors qu’au niveau de l’hôpital provincial, et en dépit de l’existence desdites structures, leurs modes de fonctionnement ne leur permettent pas de jouer leurs rôles d’une manière efficace.

3- Dysfonctionnements au niveau de la facturation et du recouvrement des recettes :

Les centres hospitaliers sous revue demeurent toujours tributaires de la subvention du ministère de la santé. Aussi, l’absence d’une facturation exhaustive et le non recouvrement des créances restent les constats saillants relevés dans ce cadre.

Ainsi, au niveau du CHP de Hay Hassani, il a relevé un écart entre les sommes déclarées par la régie et les recettes correspondant aux prestations de services, figurant dans les rapports d’activité pour la période 2008 à 2014. Cet écart a été estimé à près de 18,5 MDH.

D’autre part, au niveau du CHP de Ben Msik, la facturation des prestations n’a débuté qu’en mois d’avril 2011, alors que ce centre a démarré son activité le 05 aout 2009. Le manque à gagner pour cet hôpital pour cette période a atteint 2,4 MDH. De surcroit, des recettes de plus de 2,5 MDH sur la période de 2012 à 2014, relatives aux prestations du service des urgences et aux consultations externes, n’ont pas été facturées.

Quant au CHP de Khemisset, et précisément l’hôpital provincial, la part des prestations non facturées a atteint 42% des prestations du service des urgences, 28% des échographies et 25% des examens scanner. Et en ce qui concerne l’hôpital local de Roummani, la comparaison entres les données issues des rapports d’activité et celles du registre des facturations a révélé que 95% des prestations du service des urgences n’ont pas été facturées durant la période du 17 mai au 8 aout 2015. De même pour 46% des consultations en gynécologie des neufs premiers mois de 2015. En plus, et pour cette même période, 99% des prestations du service des urgences de l’hôpital local de Tiflet (soit un manque à gagner de 1.575.080,00 DHS) et 30% des examens d’imagerie n’ont pas été non plus facturés.

4-Absence de certaines spécialités médicales supposées figurer au menu des prestations des établissements de santé :

La Cour des comptes a relevé que les établissements contrôlés ne prodiguent pas l’ensemble des prestations définies par le décret relatif à l’organisation hospitalière.

A ce titre, le CHP de Hay Hassani ne dispense pas de prestations en matière de santé mentale, de chirurgie maxillo-faciale et d’oto-rhino-laryngologie.

De même, au niveau du CHP de Khemisset, les services de chirurgie et pédiatrie médicale ne sont pas fonctionnels.

Le même constat est valable pour le CHP de Ben Msik, où les services de réanimation, de médecine et de pédiatrie ; bien qu’équipés depuis la création de l’hôpital ; ne sont toujours pas opérationnels.

5-Dysfonctionnements en matière de gestion des rendez vous :

Au niveau de l’hôpital Ibn Al Khattib de Fès, l’examen du fonctionnement de l’application de gestion des rendez-vous (Mawiidi) a révélé des lacunes de sécurité liées à l’absence d’octroi d’habilitation et de définition de leurs niveaux. En effet il a relevé des opérations de modification des listes de rendez-vous par retrait des noms de certains patients et leurs remplacements par d’autres. Cette application souffre, en outre, de l’absence d’interfaçage avec l’application de facturation "dimbaf", ainsi que de l’absence de confirmation systématique des examens effectués, en plus d’insuffisances en matière d’édition des situations récapitulatives des rendez-vous donnés et des prestations réalisées.

D’autre part, concernant les délais au niveau du même hôpital, certaines spécialités telles que la chirurgie générale, l’endocrinologie ou la dermatologie enregistrent des délais de rendez-vous moyens de quatre à sept mois.

De même, au niveau de l’hôpital Ibn Al Baitar, outre les délais de rendezvous longs (six mois pour la rhumatologie et quatre moi pour la neurologie), la Cour des comptes a constaté l’absence d’une base de données des rendez-vous pour la période 2010-2014. Cette dernière n’a été constituée qu’en juin 2015.

En plus de cela, au niveau des hôpitaux locaux de Tiflet et de Roummani, la gestion des rendez-vous a été confiée aux agents de sécurité en lieu et place du service d’accueil et d’admission. Les listes des rendez-vous des consultations externes ne sont, en outre, pas respectés au niveau del’hôpital de Roummani.

Rapport annuel de la Cour des Comptes au titre de l’année 2015

Quant au CHP de Ben Msik, la gestion des rendez-vous est faite directement par les services médicaux en matière d’imagerie et de consultations externes contrairement aux dispositions de l’article 35 du régime interne des hôpitaux. Il est à signaler, aussi, que des délais de plus de cinq mois ont été enregistrés au niveau des rendez-vous pour effectuer une échographie.

Pour ce qui est du CHP de Hay Hassani, l’allongement des délais de rendez-vous a été, également, constaté pour certaines spécialités. A titre d’exemple, il a atteint dix mois pour les consultations d’ophtalmologie.

Par ailleurs, la programmation des séances de consultation contribue fortement à l’éloignement des délais de rendez-vous dans la mesure où certaines spécialités ne consacrent qu’une plage horaire par semaine à la consultation, comme c’est le cas pour les spécialités de l’endocrinologie, la dermatologie, la gastro-entérologie, la gynécologie, l’hématologie, la cardiologie et l’ophtalmologie.

6- Problèmes affectant la gestion des ressources humaines :

Il a été constaté une insuffisance au niveau du personnel paramédical. Ce qui ne permet pas aux établissements hospitaliers contrôlés de répondre aux normes définies par arrêté du Ministère de la santé dans ce domaine. le dit arrêté préconise qu’un infirmier diplômé d’état et un assistant doivent être mis à disposition pour chaque dizaine de patients hospitalisés. A titre d’exemple, ce taux se situe, au niveau du CHP de Fès, entre 10 et 20 malades par infirmier pendant la journée, et entre 20 et 60 malades pendant la nuit.

Il est à signaler que cette insuffisance est due aux départs à la retraite par limite d’âge ou par anticipation, mais également au changement de statut d’un grand nombre d’infirmiers au profit du statut d’administrateurs.

En conséquence, cette carence affecte la productivité de certains services tels que le bloc opératoire de l’hôpital de Khemisset qui, doté de trois salles opératoires, mais, malheureusement, elles sont sous exploitées. De même, les services de médecine, de pédiatrie et le bloc de l’hôpital de Ben Msik ont été, aussi, affectés.

En outre, il est à signaler que le médecin responsable du service d’accueil n’a été désigné ni au niveau de l’hôpital provincial de Khmisset, ni au niveau de l’hôpital local de Roumani. Ce qui contredit les dispositions du régime interne des hôpitaux.

7-Insuffisances en matière d’équipements et d’aménagements des bâtiments :

Les contrôles effectués par la Cour à ce niveau, ont permis de constater que certains bâtiments ne répondent pas aux normes reconnues pour un établissement hospitalier du fait de l’inadéquation du site où ils ont été construits, de leur architecture ou encore de leur superficie. Lesdits contrôles ont, également, relevé l’existence de dysfonctionnements dans l’exploitation et la maintenance des équipements.

Ainsi, au niveau du CHP de Khemisset, la Cour a relevé les observations suivantes :

- Le bâtiment abritant l’hôpital de Khemisset est vétuste et étroit ;

- Aménagement inadéquat du service d’accueil et d’admission et du service de réanimation ;

- Utilisation des salles du service de médecine comme lieux de stockage des produits pharmaceutiques, et absence d’une salle de quarantaine ;

- Certains équipements ne sont pas couverts par des contrats de maintenance ;

- Réception de certains matériels inutilisables ;

- Absence de maintenance du matériel de désinfection des équipements de la salle d’eau du centre d’hémodialyse ;

- Absence de locaux de stockage des produits et du matériel et d’un local pour ordures ;

- Absence des équipements des soins d’urgence.

Sur le même registre, au niveau du CHR de Fès- Boulemane, la Cour a constaté les observations suivantes :

- Absence de salles pour les petites interventions au niveau du centre de consultations ;

- Insuffisance des salles d’accueil et d’attente au niveau de l’hôpital Ibn al Khattib ;

- Mouvement non maitrisé des véhicules et des personnes à l’hôpital Ibn Al Khattib, du fait de l’existence d’une unique porte d’accès partagée avec la délégation du Ministère de la santé, l’annexe de l’institut supérieur des métiers paramédicaux et des techniciens de santé et 37 logements appartenant à la direction des domaines ;

- Des chambres dortoirs d’une capacité de huit lits ne permettant pas la prise en charge des patients d’une manière humaine et professionnelle ;

- Pharmacie logée dans un local délabré ne répondant pas aux normes de stockage des médicaments et des dispositifs médicaux ;

- Des équipements biomédicaux vétustes, hors d’usage ou ne disposant pas de consommables ;

- Maintenance inefficace des équipements biomédicaux suite à l’insuffisance des effectifs du personnel qualifié et du manque de professionnalisme de la société adjudicataire du marché relatif à la maintenance au sein du CHR ;

- Matériel biomédical non exploité puisque, soit il reste stocké et non mis à la disposition des différents services (cas de trois tables chauffantes et d’un appareil de respiration artificielle acquis respectivement le 31 mai 2001 et le 22 juin 2011), soit, même remis aux services cliniques destinataires, et il reste non opérationnel (cas de l’appareil radio mobile, du matériel de puvathérapie, d’un Phacoémulsificateur, d’une Echoradiodopller et d’un Analyseur gaz de sang).

Quant au CHP de Hay Hassani, les insuffisances suivantes ont été relevées :

- La pharmacie est sous équipée et logée dans un bâtiment qui ne répond pas aux normes requises en la matière ;

- L’hôpital ne dispose pas d’un plan architecturel d’ensemble et souffre d’anomalies dans l’aménagement de ses services ;

- Les travaux de réaménagement du service de la maternité sont restés en souffrance pour plus de quatre ans et demi, ce qui a affecté le bon fonctionnement de ses services.


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L’Association Marocaine de Prévention Bucco-Dentaire (AMPBD) organise, sous l’égide de la Fédération Dentaire Internationale (FDI), la première édition du congrès régional africain de la Fédération Dentaire Internationale, et ce, le 27, 28 et le 29 avril 2017 au Palais des Congrès à Marrakech sous le thème : "Conduire l'Afrique vers une santé bucco-dentaire optimale ".

Ce congrès représente un carrefour de rencontre des professionnels et scientifiques Africains et ceux du monde entier. Elle compte accueillir plus 1500 congressistes représentants les différentes instances et structures internationales et régionales de la FDI.

Cet évènement est organisé sous l’égide de la Fédération Dentaire Internationale qui est la principale organisation représentative de plus d’un million de médecins dentistes dans le monde. Elle a été fondée en 1900 et elle compte parmi ses membres environ 200 associations dentaires nationales et groupes de spécialistes dans plus de 130 pays. La FDI élabore des politiques sanitaires et des programmes de formation continue, elle est le porte-parole de la médecine dentaire au niveau international et soutient ses associations membres dans leurs activités de promotion de la santé bucco-dentaire dans le monde entier. Au fil des années, la FDI a développé des programmes, initiatives, campagnes, politiques, organisé des congrès, et elle a développé ses propres activités et celles de ses membres au niveau national et international. Elle établit également des relations officielles avec l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et elle est membre de l'Alliance Mondiale des Professions de la Santé (AMPS). « Conduire le monde à une santé orale optimale » est la vision de la FDI qui reconnaît ainsi que la santé bucco-dentaire fait partie intégrante de la santé et du bien-être.

L’organisateur de l’événement est l’Association Marocaine de Prévention Bucco-Dentaire (AMPBD) est une association à but non lucratif, créée en mars 1990. L'AMPBD est à but social œuvrant pour l'amélioration de la santé bucco-dentaire au Maroc. Elle organise des campagnes nationales de prévention, de dépistage de maladies bucco- dentaires et des soins à titre charitable.

L'AMPBD est constituée: D'un bureau national situé à Casablanca.De six commissions.De 20 bureaux de sections réparties dans les principales villes marocaines.De 10 villes et régions sympathisantes. Actions de l’AMPBD : Tour du Maroc.Première et deuxième phase du Projet Brush day and night anciennement dénommé « 3L » (Live, Learn, Laugh).Célébration de la Journée Mondiale de la Santé Bucco-Dentaire .Organisation de Congrès nationaux et internationaux .Organisation d’actions de sensibilisation et des Kermesses dans des écoles, des clubs sportifs, des colonies de vacances.


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Qu'est ce qu'un cosmétique?

"Toute substance ou préparation destinée à être mise en contact avec les diverses parties superficielles du corps humain (épiderme, systèmes pileux et capillaire, ongles, lèvres et organes génitaux externes) ou avec les dents et les muqueuses buccales en vue, exclusivement ou principalement, de les nettoyer, de les parfumer, d'en modifier l'aspect et/ou de corriger les odeurs corporelles et/ou de les protéger ou de les maintenir en bon état ".(Circulaire N° 48 DMP/20 du Ministère de la Santé)

Qu’est ce que la cosmétovigilance ?

La Cosmétovigilance est un système de surveillance et d'enregistrement des effets indésirables liés à l'utilisation des cosmétiques, permettant de les répertorier et de centraliser les informations les concernant dans le but de mieux les prévenir. Elle permet de protéger le consommateur des effets indésirables liés à l’utilisation des cosmétiques.

Intérêt de la cosmétovigilance pour préserver la santé du citoyen marocain :

Les risques actuellement connus liés à l'utilisation de cosmétiques sont essentiellement cutanés, à type d'irritation, de photosensibilisation ou d'allergie. Les autres types de risques sont soit faibles (exemple du risque de contamination infectieuse), soit non encore scientifiquement prouvés (exemple du risque cancérigène). Les cosmétiques, dont il faut souligner qu'ils ne sont pas soumis à une autorisation de mise sur le marché comme cela est notamment le cas pour les médicaments, sont à l'origine de risques par les substances qu'ils contiennent, ajoutées pour en assurer la conservation, ou encore une meilleure dispersion du produit. Avant sa commercialisation, le risque sensibilisant d'un cosmétique est évalué par différents tests. Mais ces tests ne peuvent pas prévoir tous les risques de sensibilisation, tout comme l'ensemble des tests réalisés sur les médicaments ne peuvent prédire tous les effets indésirables liés à leur utilisation. C'est ainsi que la surveillance des évenements indésirables après commercialisation des cosmétiques est indispensable.

Missions de la cosmétovigilance du CAPM :

Le Centre Antipoison et de Pharmacovigilance du Maroc a, ainsi, pour mission de s’assurer de la sécurité d’emploi de ces produits cosmétiques à travers :

Le dépôt obligatoire de fiches de sécurité des cosmétiques par les sociétés importatrices et productrices de cosmétiques au Maroc.

La sensibilisation des professionnels de santé et des citoyens à la déclaration de tous les événements indésirables et le recueil des informations les concernant.

L’enregistrement, l’évaluation et l’exploitation des informations relatives à ces effets indésirables pour les prévenir et garantir une sécurité d’emploi des cosmétiques.

La réalisation d’études et de travaux concernant la sécurité d’emploi des produits cosmétiques.

La réalisation et le suivi d’actions correctives, en cas de nécessité.

La cosmétovigilance s’exerce sur l’ensemble des produits cosmétiques  après leur mise sur le marché.

Elle s'appuie sur :

  • La déclaration des effets indésirables   et le recueil des informations les concernant
  • L’enregistrement, l’évaluation et l’exploitation des informations relatives à ces effets dans un but de prévention
  • La réalisation de toutes études et de tous travaux concernant la sécurité d’emploi des produits cosmétiques
  • La réalisation et le suivi d’actions correctives, en cas de nécessité.

L'effet indésirable  est une réaction nocive pour la santé humaine imputable à l’utilisation normale ou raisonnablement prévisible d’un produit cosmétique

L’effet indésirable grave  est défini comme un effet indésirable entraînant une incapacité fonctionnelle temporaire ou permanente,  un handicap, une hospitalisation, des anomalies congénitales, un risque vital immédiat ou un décès

Le mésusage  correspond à une utilisation non conforme à la destination du produit, à son usage normal ou raisonnablement prévisible ou à son mode d’emploi ou aux précautions particulières d’emploi.

Les professionnels de santé (médecins, pharmaciens, dentistes...) sont invités à signaler les effets indésirables constatés suite à l’utilisation d’un produit cosmétique au moyen d’un formulaire de déclaration.

Source : CAPM


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Adnane Remmal, professeur en biotechnologie à l'université Sidi Mohamed Ben Abdellah de Fès vient d’être nominé au Prix de l’Inventeur Européen 2017 dans la catégorie « Pays non membre de l’OEB » (Office Européen des Brevets), pour avoir développé une nouvelle méthode améliorant considérablement l’efficacité des antibiotiques.

En13 mai 2015, il avait déjà remporté le Prix de l'innovation pour l'Afrique. Cette distinction récompensait déjà ses travaux sur une solution alternative aux antibiotiques pour améliorer la production des élevages, tout en respectant la santé des consommateurs.

 Le professeur Adnane Remmal dirige une équipe d’enseignants-chercheurs et d’étudiants depuis près de trente ans au sein du  laboratoire de biotechnologie de l’Université Ben Abdellah de Fès.

Pour ce prix de l'inventeur européen, le professeur Adnane sera opposé à Waleed Hassanein (États-Unis) et l’équipe composée de James G. Fujimoto, Eric A. Swanson et Robert Huber (États-Unis, Allemagne). Les lauréats de cette 12e édition seront annoncés lors d'une cérémonie à Venise le 15 juin prochain.

Le professeur Adnane Remmal est titulaire d’un diplôme de troisième cycle en électrophysiologie et pharmacologie cardiovasculaire, d’un doctorat en pharmacologie moléculaire à l’Université de Paris XI et d’un deuxième doctorat en microbiologie,

Il est à signaler que l’antibiotiques de Remmal est actuellement à son dernier essai clinique et devrait faire son apparition sur le marché fin 2017. Le nouveau médicament se caractérise par un faible coût de production et peut être vendu à un prix abordable du fait qu'il utilise des molécules naturelles déjà testées et approuvées dans l'industrie pharmaceutique.

Les gens peuvent voter pour le Professeur Adnane Remmal sur le site de l’office européen des brevets :

https://www.epo.org/learning-events/european-inventor/finalists/2017/remmal_fr.html

Le sujet d'invention: Intensifier l'action des antibiotiques au moyen d'huiles essentielles :

La montée des bactéries multirésistantes est un problème mondial à gravité croissante. Le biologiste marocain Adnane Remmal a eu l'idée de "doper" les antibiotiques en utilisant les propriétés médicinales du monde végétal. Son invention aidera à combattre les résistances bactériennes causées par l'abus d'antibiotiques, et à enrayer la propagation des supermicrobes multirésistants.

remmal-side-visualAu cours de ses recherches à l'Université Sidi Mohamed Ben Abdellah de Fez, Adnane Remmal s'est attaqué à un des problèmes majeurs auxquels se heurte la médecine moderne, à savoir le nombre croissant de bactéries devenues résistantes aux antibiotiques. Selon lui, une solution pourrait venir de la tradition régionale consistant à distiller des fleurs et d'autres organes végétaux pour en extraire des arômes et des infusions.

Connaissant les propriétés antimicrobiennes, antiparasitaires et antifongiques de nombreuses plantes, Remmal savait aussi qu'utilisées à doses assez fortes pour être efficaces, elles sont souvent impropres à un usage médical en raison d'effets secondaires fréquents tels que maux de tête et nausées. D'où la solution consistant à miser sur les vertus inhérentes des antibiotiques et des huiles essentielles, en combinant les deux pour obtenir un effet de synergie tout en évitant les effets secondaires.

Développée par Remmal depuis le milieu des années 1990 et brevetée par l'OEB en 2014, l'invention a débouché sur un médicament nouveau actuellement au stade des derniers essais cliniques. Ce médicament, dont la mise sur le marché est prévue pour fin 2017, utilise une double approche basée sur les huiles essentielles pour contrer les multirésitances. En plus de son médicament qui intensifie de façon naturelle l'action des antibiotiques, Remmal a inventé un supplément tiré d'huiles essentielles qui remplace les antibiotiques et les autres produits chimiques dans l'alimentation animale. L'abus d'antibiotiques dans l'élevage intensif est une des causes majeures d'antibiorésistance.

Impact sociétal

L'Organisation mondiale de la Santé ainsi que plusieurs États et autres acteurs ont placé l'antibiorésitance en tête de leurs priorités. L'ampleur mondiale du problème rend sa solution difficile. Les infections réfractaires aux traitements médicamenteux tuent chaque année quelque 700 000 personnes à travers le monde, hécatombe qui pourrait atteindre les 10 millions d'ici 2050 faute d'une nouvelle génération d'antibiotiques. D'où l'intérêt du médicament nouvellement développé par Remmal, qui s'attaque aux bactéries moyennement et fortement résistantes avec plus d'efficacité que ne le font les antibiotiques standards, et avec moins d'effets secondaires et de résistances. Ce médicament permettra de mieux contenir les agents pathogènes et donnera à l'humanité un répit pour inventer de nouveaux antibiotiques.

Parallèlement, le complément alimentaire naturel pour bétail développé par Remmal s'attaque à un autre aspect du problème, car la moitié des antibiotiques fabriqués dans le monde, y compris ceux indispensables à la médecine humaine, sont utilisés dans l'alimentation animale. Administrés à des doses infrathérapeutiques, ces antibiotiques stimulent la croissance du bétail mais permettent aux microorganismes de survivre en développant des résistances. Ceux-ci se transmettent ensuite via la chaîne alimentaire, comme c'est le cas des souches résistantes de salmonelles et de colibacilles, et prolifèrent dans les eaux usées et les abreuvoirs.

Ajoutée à la filière normale d'alimentation animale, la formule de Remmal se révèle tout aussi efficace que les antibiotiques standards sans en avoir les effets secondaires ni engendrer de résistances.

Impact économique

La Commission européenne estime à 1,5 milliard d'euros au moins le surcoût annuel et la perte de productivité résultant des infections causées par les bactéries résistantes. Selon un rapport de la banque mondiale publié en 2016, l'impact annuel de l'antibiorésitance sur le budget sanitaire mondial d'ici 2050 pourrait osciller entre 283 milliards et plus de 984 milliards d'euros. Une partie du problème vient du fait que chaque antibiotique nouvellement synthétisé coûte à la communauté entre 500 millions d'euros et 1 milliard d'euros et comporte ses propres possibilités de résistances, d'effets secondaires et de toxicité, sans compter le risque que des investissements réalisés dans un nouveau médicament ne soient pas suivis de résultats.

Les "antibiotiques dopés" de Remmal en sont à leurs derniers essais cliniques et devraient faire leur apparition sur le marché fin 2017. Le nouveau médicament se caractérise par un faible coût de production et peut être vendu à un prix abordable du fait qu'il utilise des molécules naturelles déjà testées et approuvées dans l'industrie pharmaceutique.

En 2004, afin de commercialiser ses produits pharmaceutiques, Remmal fonda une entreprise qui a depuis lors déposé quatre demandes de brevets pour protéger le concept d'intensification de l'effet des agents anti-infectieux. La jeune entreprise a amené le principal laboratoire pharmaceutique du Maroc et de l'Afrique de l'Ouest à investir dans la commercialisation des "antibiotiques dopés".

Comment ça marche ?

Il existe plus de 100 antibiotiques répartis en plusieurs classes, avec chacun leur mode de fonctionnement propre. D'une façon générale, les antibiotiques empêchent la bactérie de se reproduire ou de réparer son ADN endommagé, ou encore exploitent certaines faiblesses de sa paroi cellulaire.

À l'échelle moléculaire, Remmal compare le fonctionnement d'un antibiotique à une clef servant à ouvrir une porte : "Dès que la clef ouvre la porte, la bactérie meurt, mais si une mutation modifie un tant soit peu la géométrie de la serrure, la clef n'entre plus et la bactérie devient résistante".

En "dopant" l'antibiotique aux huiles naturelles, Remmal a inventé une clef qui ne se contente pas d'ouvrir la porte, mais qui la démolit.

La clef spéciale de Remmal associe, aux propriétés antimicrobiennes naturelles de certaines plantes locales, les antibiotiques connus tels que les pénicillines, les céphalosporines et même les antibiotiques utilisés contre le staphylocoque doré résistant à la méticilline (SARM). L'interaction entre les molécules naturelles "dopantes" et les antibiotiques crée des "complexes moléculaires" que les mécanismes de résistance mis en œuvre par les bactéries ont de la peine à reconnaître. Les bactéries peuvent alors très difficilement développer des résistances efficaces contre le traitement anti-infectieux.


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La maladie de Parkinson fut décrite pour la première fois par James Parkinson, (1755-1824), médecin Anglais, en 1817; il décrivit celle-ci sous le nom de "Paralysie agitante".

Charcot (1825-1893), médecin Français à l'hôpital de la Salpêtrière, donna le nom définitif à cette maladie : "Maladie de Parkinson".

Le 11 Avril, date anniversaire de la naissance de James Parkinson, est devenue, depuis 1997, la Journée Mondiale du Parkinson,

Cette maladie est la seconde maladie dégénérative après la maladie d’Alzheimer. Près de 4 millions de personnes seraient atteintes de cette maladie dans le monde. C’est une maladie neurodégénérative liée à la destruction des neurones dopaminergiques.

La maladie de Parkinson est avant tout une maladie du mouvement. Les malades sont envahis par des symptômes souvent invisibles : les symptômes moteurs, dont le tremblement au repos, la lenteur du mouvement et la raideur. Cela dit, la maladie peut aussi se manifester avec des symptômes non moteurs.

Elle débute généralement entre 55 et 65 ans mais de 5 à 10 % des patients sont atteints encore plus jeunes (entre 30 et 55 ans). On estime à 4 millions le nombre de personnes affectées par la maladie de Parkinson Dans le monde. La prévalence globale de la maladie  en Europe est estimée à 1,6 % chez les personnes âgées de plus de 65 ans. En France elle touche près de 100 000 personnes avec environ 8 000 nouveaux cas par an.

Au Maroc, on estime à 50.000 voire 60.000 le nombre de cas de la maladie de Parkinson, environ 4.000 nouveaux cas sont déclarés chaque année, selon les statistiques du ministère de la santé. Selon une étude réalisée à l'hôpital des spécialités de Rabat entre le mois de janvier 2006 et janvier 2011 montre que l'âge moyen des patients atteints par la maladie est de 64ans +/- 10ans, avec une prédominance masculine de 61.5%, et un âge moyen de début des premiers symptômes de 57.5 +/- 11ans.

En raison de l’augmentation de l’espérance de vie et le vieillissement de la population au Maroc, cette maladie neuro-dégénerative sera de plus en plus fréquente, selon le Pr Mostafa El Alaoui Faris du service de neurologie A, Hôpital des spécialités-Rabat.

Pour mieux sensibiliser la population, les médecins neurologues Marocains  insiste, surtout sur l'éducation et l'informer sur la fréquence et les symptômes de cette maladie et l'encouragement des malades à consulter un neurologue en cas de doute. Pour que les patients marocains atteints de cette maladie soient  soignés correctement, il faudrait que les pouvoirs publics s'impliquent plus activement dans la prise en charge des malades et ceci en  mettant sur le marché marocain les médicaments anti-parkinsoniens récents nécessaires pour un traitement optimal, selon Dr Chafiq Hicham, neurologue à Marrakech.


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