Maroc

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L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) vient de tirer la sonnette d’alarme concernant l’obésité infantile au Maroc.

D’après une étude menée par la revue médicale britannique ‘’The Lancet ‘’ et l’OMS en 2016, un enfant et un adolescent marocain sur dix sont touchés par le fléau de l’obésité.

Selon ce rapport, l’obésité toucherait 10,3% des garçons et 9,9% des filles de 5 à 19 ans. Il affecte également 20,2% des hommes ainsi que 33,4% des femmes âgés 20 ans et plus. D’ailleurs ces dernières sont les plus touchées par l’obésité sévère (11,9%) que les hommes (4,5%).

Selon une enquête du Haut Commissaire au Plan (HCP), 10,3 millions de marocains adultes dont 63,1% de femmes sont en situation d’obésité ou de pré-obésité,

Cette enquête révèle qu’en 10 ans, l’obésité grave et morbide a augmenté de 7,3% par an entre 2001 et 2011.

L’analyse des indices indique que si la maigreur est en nette baisse se sont le surpoids et l’excès de poids qui constituent les phénomènes pathologiques les plus marquants de la santé-nutrition des adultes au Maroc.

L'étude, dont le but est de “diagnostiquer la santé-nutrition de la population et d'en élaborer une cartographie plus précise” révèle que 25% des personnes âgées entre 45 et 59 ans sont en situation de pré-obésité ou d'obésité morbide.

Selon l’étude, l’incidence de la pré-obésité est passée en 10 ans (2001-2011) de 27% à 32,9% (de 29,2% à 34,9% en milieu urbain, de 24,1% à 29,5% en milieu rural). La même tendance se retrouve aussi bien parmi les hommes (de 23,9% à 30,8%) que parmi les femmes (de 29,9%  à 34,7%). Globalement l’effectif d’adultes en situation de pré-obésité est passé en 10 ans de 4,5 millions à 6,7 millions.

L’incidence de l’excès de poids ou de l’obésité grave et morbide affecte 3,6 millions d’adultes en 2011, représentant 17,9% de la population (21,2% en milieu urbain, 12,6% en milieu rural).

C’est le lot de 26,8% des femmes contre 8,2% des hommes. Les femmes urbaines se placent en tête avec 31,3%, suivies de loin des femmes rurales avec 18,5%.

L’indice du surpoids ou obésité pathologique est passé de 5,2% parmi les adultes âgés de 20 à 24 ans à 25,7% parmi les tranches d’âge de 45-59 ans, aussi bien parmi les hommes que parmi les femmes.

Pra ailleurs, et selon les spécialistes, le coût du traitement de l’obésité et maladies associées est estimé à 24 milliards de dirhams par an ce qui représente 3% du PIB marocain.

Les pathologies liées à l’obésité :

L'obésité est un enjeu majeur de santé publique à l’échelon mondial. Reconnue par l'Organisation Mondiale de la Santé comme une maladie grave à l'origine de complications sévères parfois mortelles. Elle concerne aujourd’hui la quasi-totalité de la planète, y compris de nombreux pays émergents : selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), 35 % des adultes dans le monde sont atteints d’obésité ou de surpoids. Les complications associées, en particulier le diabète et les maladies cardiovasculaires, entraînent le décès d’au moins 2,8 millions personnes chaque année.

L’obésité entraîne des troubles de santé dont les principaux sont le diabète de type 2 (dans 80 % des cas, la maladie est associée à une obésité), l’hypertension artérielle, la dyslipidémie, les atteintes cardiovasculaires, le syndrome d’apnée du sommeil et d’autres maladies respiratoires, ainsi que des maladies articulaires telles que l’arthrose. L’obésité est en outre associée à un risque accru de certains cancers, en particulier de cancer de l’endomètre.


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La SEP (la sclérose en plaques) est considérée comme une maladie auto-immune, provoquée par une attaque du système immunitaire sur le système nerveux central, qui endommage la myéline ou couche protectrice des nerfs. Il existe quatre formes cliniques : récurrente-rémittente, primaire, secondairement progressive et progressive récurrente. 85 % des patients sont atteints de SEP récurrente-rémittente.

Elle est souvent invalidante touchant particulièrement les jeunes adultes entre 20 et 40 ans avec une prédominance chez les femmes.

Au Maroc, pays qui fait partie des contrées à fréquence modérée avec 6. 000 à 8. 000 personnes atteintes de la SEP, le taux de prévalence de la SEP est estimé à 20 cas pour 100. 000 habitants, tandis que dans certains pays de l'Europe du Nord, elle est de 120 cas pour 100. 000 habitants.

Actuellement, il n'y a pas de traitement contre la SEP, la communauté médicale dispose uniquement des corticoïdes et des immunoglobulines pour contrecarrer les poussées aiguës. Alors que pour le traitement de fond, qui permet de réduire la fréquence des poussées et de ralentir la progression de l’handicap, on trouve les interférons, les anticorps monoclonaux et les immunosuppresseurs, qui restent très coûteux. Le coût varie de 12 000 à 25 000 DH par mois.

Les causes restent inconnues. Des théories évoquent des facteurs génétiques et environnementaux comme les infections1,2. Sa prévalence montre d'importantes disparités géographiques, les estimations variant selon les zones entre moins de 20 et 100 pour 100 000 habitants3. Elle a été décrite pour la première fois en 1868 par Jean-Martin Charcot4,

La SEP est en nette progression probablement pour des raisons écologiques, elle est fréquente dans les pays à climat tempéré.


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Le Maroc ne dépenserait annuellement que 0,1 dollar par nouveau-né pour la promotion de l’allaitement maternel d'après le dernier rapport de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), publié récemment.

Cette organisation pointe du doigt l’insuffisance du budget alloué par le Maroc à la promotion de l’allaitement maternel. Elle reproche aussi au Maroc l’absence de dispositions contraignantes susceptibles d’améliorer la situation.

Au niveau mondial, moins de 40% des nourrissons de moins de six mois sont allaités exclusivement au sein. Au Maroc cette pratique est en nette recul depuis la fin des années 80. Les Marocaines ont recours à l’allaitement artificiel au détriment de l’allaitement naturel.

Selon les statistiques du ministère de la Santé, 27,8% des femmes au Maroc, soit près de trois femmes sur dix, allaitent leur bébé exclusivement au sein durant les six premiers mois. Un taux en baisse depuis 25 ans: en 1992, un peu plus d'une Marocaine sur deux allaitait son enfant.

Selon l’OMS, Il est prouvé que l'allaitement au sein présente des avantages sur les plans cognitif et sanitaire pour les nourrissons ainsi que pour leur mère. Il est en particulier essentiel pendant les 6 premiers mois de la vie car il contribue à la prévention de la diarrhée et de la pneumonie, deux causes majeures de mortalité chez les nourrissons. Les mères qui allaitent ont un risque réduit de cancer des ovaires et du sein, deux grandes causes de mortalité chez les femmes. «L'allaitement maternel donne aux nourrissons le meilleur départ possible dans la vie», selon le Dr. Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l'OMS.

Selon le Directeur général de l’UNICEF, «L'allaitement maternel est l'un des investissements les plus efficaces et les plus rentables qu’un pays puisse faire en faveur de la santé de ses plus jeunes habitants et de la santé future de son économie et de sa société».


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Chez l'homme :

  • Cancer du poumon : 3.497 cas.
  • Cancer de la prostate : 2.332 cas.
  • Cancer de la vessie : 1.429 cas.
  • Cancer du côlon et du rectum : 1.358 cas.
  • Le lymphome non hodgkinien : 1.089 cas.

Chez la femme :

  • Cancer du sein : 6.650 cas.
  • Cancer du col de l'utérus : 2.258 cas.
  • Cancer du côlon et du rectum : 1.126 cas.
  • Cancer de la thyroïde : 929 cas. 
  • Cancer de l'ovaire : 735 cas.

Selon des chiffres de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) sur l'incidence du cancer au Maroc en 2014, le cancer du sein arrive en tête chez la femme avec 6.650 cas, suivi du cancer du col de l'utérus (2.258 cas), le cancer du côlon et du rectum (1.126) le cancer de la thyroïde (929) et le cancer de l'ovaire (735), comme indique un communiqué de presse de la MAP.

Pour ce qui est de l'incidence du cancer chez l'homme, le cancer du poumon arrive premier avec 3.497 cas, suivi du cancer de la prostate (2.332), le cancer de la vessie (1.429), le cancer du côlon et du rectum (1.358) et le lymphome non hodgkinien(1.089).

Dans ce domaine, la Fondation Lalla Salma est engagée depuis sa création à améliorer les conditions de prise en charge thérapeutique et diagnostique des personnes atteintes de cancer à travers l'humanisation de centres ou d'unités d'oncologie déjà existants, l'équipement des structures sanitaires de cancérologie et la construction d'infrastructures dédiées au traitement du cancer. Dans ce contexte 9 hôpitaux spécialisés ont été construits et 4 autres sont en préparation, 6 maisons de vie ont vu le jour et 3 autres sont en projet  afin d'encourager les patients à suivre leur traitement et surmonter le problème d'hébergement qui constitue une des causes de l'abandon du traitement ambulatoire.

Et tenant compte de l'importance de diagnostic précoce, 24 centres de détection précoce ont vu le jour, 13 nouveaux centres sont en préparation et 6 unités mobiles ont été mises en place, tandis qu'un million de femmes sont dépistées chaque année, ainsi, le Plan National de Prévention et de Contrôle du Cancer (2010-2019), mené par la Fondation Lalla Salma en étroit partenariat avec le ministère de la Santé, a retenu parmi ses priorités stratégiques la détection précoce des cancers du sein et du col de l'utérus. Ces cancers constituent un véritable problème de santé publique puisqu'ils représentent environ 5 cancers sur 10 chez la femme.

En outre, la fondation a élaboré un projet de lutte antitabac intitulé : Collèges, Lycées et Entreprises sans tabac (CLEs),  afin de prévenir les cancers liés au tabagisme, dans la mesure où il  représente le facteur de risque cancéreux le plus important, entraînant dans le monde plus de 20% de la mortalité par cancer et environ 70% des décès par cancer du poumon, d'après l'OMS.


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Au Maroc, la consommation de drogues est un phénomène qui prend de l’ampleur mais dont on parle peu. Un ouvrage intitulé “Drogues, la réalité marocaine” du professeur Mohamed Ben Amar, pharmacien, vient de paraître aux éditions “La Croisée des chemins” pour lever le tabou.

Cet ouvrage traite la réalité des différentes drogues au Maroc, la cocaïne, l'ecstasy, le gamma-hydroxybutyrate (GHB), l'héroïne, le diéthylamide de l'acide lysergique (LSD), l'alcool, l'amphétamine, la caféine, les boissons dites "énergétiques", le cannabis, la cigarette électronique, les médicaments psychotropes, la méthadone, les nouvelles drogues de synthèse, les substances dopantes, les substances volatiles et le tabac.

On trouve pour chacune de ces drogues, son historique, indication, tolérance, dépendance, épidémiologie et législation ainsi que les effets aigus et chroniques et les effets chez la femme enceinte et lors de l'allaitement.

Si le Maroc se situe dans la moyenne de la consommation mondiale, le nombre d’usagers de drogues est en constante augmentation, notamment chez les adolescents. Selon une étude récemment effectuée par l’Observatoire national des drogues, la prévalence de la consommation de drogues, toutes substances confondues, et de la dépendance auprès de la population âgée de plus de 17 ans s’élève à 4,2%. Cela signifie qu’au Maroc, près de 800 000 personnes seraient addicts aux substances illicites. Et c’est sans compter le nombre de consommateurs occasionnels.

L’auteur, Mohamed Ben Amar, est un pharmacien, spécialisé en biologie clinique et en pharmacologie. Il est diplômé de l'Université Paul Sabatier à Toulouse (France).

Mohamed Ben Amar est professeur de pharmacologie et toxicologie à l'Université de Montréal depuis 1980 et chercheur au Centre Hospitalier de l'Université de Montréal (CHU) depuis 1979. Il également auteur ou co-auteur de 22 livres, 89 publications, 52 communications scientifiques


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  • 03 oct 2017

  • Par : Pharmapresse

  • Tags : sante, Maroc

Le CAPM (Centre Anti Poison et de Pharmacovigilance du Maroc) a reçu plusieurs appels concernant l’utilisation fréquente d’un produit appelé “LABAIK”. D’après les informations contenues sur la boîte, il est importé d’Indonésie, composé d’extractions végétales et indiqué comme traitement efficace pour plusieurs maladies dont l’arthrite, l’insomnie, l’inflammation de la colonne vertébrale, la fatigue, l’hypercholestérolémie.

Le laboratoire du CAPM a procédé à l’analyse chimique du produit. Les résultats ont montré la présence de molécules médicamenteuses qui ne figurent pas dans la liste des composants mentionnés sur le pro- duit, à savoir

  • Phénylbutazone,
  • Paracétamol,
  • Methylaminophénazone,
  • Noramidopyrine.

Le paracétamol, la noramidopyrine et la methylaminophenazone sont classés dans la catégorie des antalgiques et la phénylbutazone dans la catégorie des AINS qui nécessitent une autorisation de mise sur le marché de la part du Ministère de la Santé avant la commercialisation, conformé- ment aux dispositions du code du médicament et de la pharmacie (loi 17-04).

Les conséquences de l’administration d’un AINS sans contrôle médical peuvent être : effets gastralgiques, prolongation de la grossesse (si l’AINS est pris en fin de la grossesse), aggravation d’une insuffisance rénale, aggravation d’une insuffisance coronarienne, augmentation du risque de saignements, retard possible de la consolidation osseuse après fracture (en cas d’administration prolongée à dose élevée) [1].

le CAPM  attire l’attention de la population sur les dangers pour la santé de ce produit et appelle la société civile, les mass médias et les autorités locales à intervenir afin de minimiser les risques liés à l’usage de ce produit.


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La Communauté internationale célèbre chaque 16 octobre la Journée mondiale de l'Alimentation.

En termes d’impact de l'alimentation sur la santé et l'environnement, des chercheurs ont révélé que le Maroc a connu un changement au niveau nutritionnel, démographique et épidémiologique et par conséquent, les Marocains vont devoir faire face  à ce qu'on appelle « le double fardeau de la maladie » qui se caractérise une carence en micronutriments, en particulier en vitamines A, d'acide folique et en vitamine D avec une augmentation de la surcharge pondérale et l'obésité de manière significative. Ces chercheurs ont montré que cela est dû à des changements dans les habitudes alimentaires des Marocains qui ont évolué de l'alimentation traditionnelle riche en céréales, fruits et légumes à une alimentation riche en graisses, sucres, sels et calories sans éléments nutritifs.

Ils ont souligné, ainsi, que les signes de cette transformation peuvent être révélés grâce à un ensemble d'indicateurs :

  • 89 mille enfants de moins de cinq ans ont souffert d'une insuffisance pondérale en 2011, soit l'équivalent de 3,1%  du nombre d'enfants au Maroc dans la même tranche d'âge.
  • 474 mille enfants de moins de cinq ans ont souffert d'un retard de croissance en 2011, soit 14,9%.
  • 10,3 millions de personnes au Maroc souffrent de surcharge pondérale sévère ou l'obésité, en particulier dans les zones urbaines, dont les femmes constituent 63%.
  • Pendant les dix années entre 2001 et 2011, le nombre d'adultes touchés par une obésité morbide a augmenté de 7,3% par an.

Par ailleurs, selon les régions, Marrakech Tensift Haouz et Souss-Massa-Draa sont les plus touchées.

Les changements dans l’alimentation, les habitudes et les modes de vie des populations humaines (Transition Nutritionnelle, TN), observés au cours des dernières décennies, ont contribué à une augmentation du surpoids, de l'obésité et de certaines maladies chroniques associées à l’alimentation.

Le Maroc à l’égard de plusieurs pays en voie de développement est entrain de subir les conséquences d’une déviation du modèle alimentaire méditerranéen (Soualem, 2008).

Au Maroc, les carences en vitamines et en minéraux engendrent un manque à gagner de plus de 173 millions de dollars par an en termes de PIB.  L’amplification des interventions d’enrichissement de l’alimentation en micronutriments coûterait moins de 24 millions de dollars par an.


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30000 cas recensés de tuberculose chaque année  au Maroc et le coût du traitement  par patient atteint les 27 000 DH.

A l'occasion la Journée mondiale contre la tuberculose le 24 Mars dernier, le  Ministre de la Santé, Hussein Elouardi a déclaré que " malgré les efforts  déployés en termes de prévention, du diagnostic et du traitement du tuberculose, la tuberculose reste un problème majeur de santé publique au Maroc ".

Environ 30 000 cas de tuberculose sont enregistrés chaque année, la tuberculose pulmonaire représente 50% des cas. En fonction de l'âge, cette maladie affecte plus particulièrement les personnes les plus jeunes âgés entre 15 et 45 ans, selon les services du ministère de la santé.

 Le pays a réussi à réduire le taux d'infection par la tuberculose, sous toutes ses formes,  d'une moyenne de 107 nouveaux cas (pour 100 000) en 2000 à 89 cas en 2015, soit une moyenne de 17%.

Aujourd'hui au Marc, on est arrivé à dépister et traiter  85 %  des malades, selon le ministre,

Combien l'Etat dépense t-il  pour traiter  la tuberculose ?

Selon les données d'une étude réalisée par le ministère de la santé, le pays a alloué une enveloppe budgétaire très importante à la tuberculose qui s'élève à plus de 30 000 de DH en 2012  et à 65 millions de DH en 2015 dans le cadre du programme national de lutte contre la tuberculose, en plus le Maroc a pu bénéficier d'un soutien financier du "Fonds mondial pour combattre le SIDA, la tuberculose et le paludisme » d'une valeur de 85 millions de DH.

Le coût de traitement du patient atteint de tuberculose non résistant antituberculeux, varie entre  520 à 1330 DH, tandis que pour les patients résistants à au moins quatre antituberculeux de base, le coût est de 13 000 et 27 000 DH.

Par ailleurs, le ministre a précisé que « 70 % des personnes atteintes de tuberculose habitent dans les quartiers défavorisés des grandes villes comme Casablanca, Salé, Fès et Tanger. ».


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L’Organisation mondiale de la santé vient de publier un rapport sur le suicide au Maroc qui attire l’attention sur la tendance dramatiquement en hausse du taux de suicides dans notre pays. Le Maroc enregistre ainsi le taux de suicide le plus élevé dans le monde arabe.

En effet, pendant 12 ans, de 2000 à 2012, le nombre des suicides au Maroc s'est multiplié par 97 %, il est passé de 2,7  à  5,3 pour 100.000 marocains. Ce rapport souligne que 800 marocains se suicident par an, ce qui équivaut à  un taux  de 5 à 10 Marocains pour 100.000 habitants, ce qui est une proportion importante nécessitent une intervention urgente et un suivi par les autorités de la santé dans notre pays.

Ce  taux de suicide au Maroc se révèle par ailleurs supérieur aux chiffres de la région Mena, qui enregistre globalement des données inférieures à 5 pour 100.000, indique le rapport. Le taux de suicide le plus bas a été relevé en Arabie saoudite (0,4), bien en deçà de la moyenne mondiale s’élèvant à 11,4 pour 100.000.

Concernant les méthodes de suicides les plus répandues au Maroc, ce rapport indique que notre pays  est classé parmi les pays où on se suicide par absorption de pesticides ce qui impose aux autorités de mettre beaucoup de restrictions  à obtenir ces pesticides incriminés pour baisser ce chiffre dramatique.

L’organisme précise aussi que  la majorité des personnes qui se suicident ont plus de 50 ans, tandis que le suicide touche deux fois plus d'hommes que de femmes.

Le suicide est un problème qui touche le monde entier et presque toutes les tranches d’âge. Au niveau mondial, les taux de suicide sont supérieurs chez les personnes âgées de 70 ans ou plus. Mais dans certains pays, c’est chez les jeunes qu’ils sont le plus élevés. Fait notable, le suicide est la deuxième cause de décès chez les 15-29 ans dans le monde.

Plus de 800 000 personnes meurent chaque année de suicide, soit une toutes les 40 secondes, révèle ce premier rapport de l'OMS, environ 75% des suicides sont commis dans les pays à revenu faible ou intermédiaire. Un chiffre supérieur aux victimes de guerre ou de catastrophes naturelles.

L’intoxication par pesticides, la pendaison et les armes à feu sont les méthodes les plus fréquentes au niveau mondial. Les données de l’Australie, du Canada, des États-Unis, du Japon, de la Nouvelle-Zélande et de plusieurs pays européens montrent que le fait de limiter l’accès à ces moyens peut aider à prévenir les décès par suicide. Une autre manière d’y parvenir serait l’engagement des gouvernements nationaux à élaborer et à mettre en œuvre un plan d’action coordonné. Aujourd’hui, seuls 28 pays possèdent des stratégies nationales de prévention du suicide.


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Selon un communiqué officiel relayé par les médias indiens, le Maroc et l’Inde ont signé un mémorandum d'entente entre les deux pays dans le secteur de la santé,

Ce document vise à renforcer le partenariat entre Le Maroc et l'Inde dans le domaine de la protection sanitaire et à faciliter les échanges de connaissances et des compétences entre les deux parties. Il vise, également, à moderniser et à développer le secteur de la santé.

Ce mémorandum permettra aux deux pays de coopérer pour lutter contre les maladies cardiovasculaires et le cancer de l'enfant.

Les deux pays vont également coopérer dans le domaine des maladies transmissibles, la santé maternelle, néonatale et infantile.

Un groupe de travail sera également mis en place pour exposer davantage de détails sur la coopération et superviser la mise en œuvre de ce mémorandum.

Il est à noter que l’Inde est l’un des rares pays avec qui le Maroc affiche une balance commerciale excédentaire grâce à ses exportations de produits de phosphates.


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