Maroc

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Peu de temps après sa  mise en ligne, le site pharmapresse  est devenu le premier journal d'informations pour les professionnels de santé au Maroc.

En effet, selon les statistiques du site "Yooda.com ", spécialiste du monitoring de la performance digitale, pharmapresse arrive en tête avec  4.000 visites par jour, suivi de loin par le site web du ministère de la santé (sante.gov.ma) qui réalise 3.100 visites par jour. La troisième place revient à  "Doctinews.com " avec 1.000 visites (voir le tableau de classement ci-joint). "Espace-sante.ma "  et  "Sante21.com " occupent les dernières place dans le classement de la liste des 11 sites web d’informations pour les professionnels de santé au Maroc.

Dans ce classement, pharmapresse  occupe également la première palace en termes de positionnement dans les premières pages des moteurs de recherches web avec 768 pages de pharmapresse référencées.

Selon les statistiques, 548 722 pages/mois sont lues sur ce journal qui diffuse ses informations au-delà du Maroc vers d’autres pays francophones notamment les Maghrébins et les Africains tels que l’Algérie (11 221 pages lues), le Sénégal (7 363), la Tunisie (6 431), le Cameroun (3 702), le Mali (1 781), Burkina Faso le Benin et le Gabon (1 266) ainsi que d’autres pays tels que : la France (25 074), la Belgique (3 411), le Canada (2 302) et l’Afrique du Sud (61 864).

Ces chiffres vont grimper encore plus avec le temps. Depuis la reprise de la mise en ligne par le nouveau comité de rédaction, début 2017, le nombre de visiteurs de pharmapresse est en constante augmentation.

Il est à noter que ces données sont fournies par Insight, spécialiste du monitoring de la performance digitale, qui est un outil SEO proposé par Yooda. Ce service en ligne français possède la plus grande base de données de mots clés français avec plus de 14 891 204 Sites benchmarkés dans le monde.

La rédaction de pharmapresse tient tout particulièrement à saisir cette occasion pour remercier ses lectrices et ses lecteurs pour leur attachement à notre journal d’information,  leur soutien et leurs encouragements.

Classement selon "Yooda.com":

 


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Malgré le déficit inquiétant en personnel de santé, les hôpitaux au Maroc font face à des démissions en série de médecins, notamment les spécialistes.

En effet, 10 médecins gynécologues de la santé publique de la région du Souss ont déposé leur démission en bloc la semaine dernière.

Ces démissions ont laissé un goût amer chez les autres professionnels de la santé surtout que les services de gynécologie souffrent d'un manque accru de personnel, notamment les gynécologues.

Les vagues de démissions de médecins opérées ces dernières années sur tout le territoire Marocain sont dues aux mauvaises conditions de travail, la dégradation de la qualité de service et surtout la rémunération qui n'est pas suffisamment motivante.

Les  médecins, notamment les spécialistes, préfèrent aujourd’hui exercer dans le secteur privé, avec tous les avantages financiers que leur procurent les cliniques privées.

Selon des estimations officielles, le pays compte 9.000 médecins, 500 pharmaciens, 10.000 paramédicaux et techniciens spécialisés de santé pour une population de plus de 35 millions d'habitants. Trop peu!!

En se référant au dernier  rapport de L'OMS, le Maroc compte 6,1 médecins pour 10 000 habitants, 9 infirmières et sages-femmes, 1,4 dentiste et 2,7 pharmaciens pour ce même nombre d'habitants.

Le pays est loin de répondre au standard de l’OMS fixé à 1 médecin pour 650 habitants pour les médecins par exemple.

Ces chiffres qui expliquent malheureusement la fermeture des dizaines de centres de santé et de dispensaires dans le rural et les régions des montagnes par manque d’encadrement médical, de médicaments et d’ambulances mais aussi par manque de motivations de ces professionnels par des indemnités et des logements dans ces régions lointaines.


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Dès la prochaine rentrée scolaire 2017-2018, l'Université internationale de Casablanca (UIC) va lancer cinq nouvelles filières dans le domaine de la santé.

Ces nouvelles filières concernent les sciences infirmières, la biotechnologie et la santé, la kinésithérapie du sport, l'orthophonie clinique et enfin la nutrition humaine et la sécurité sanitaire des aliments. Cela va permettre de renforcer l’offre académique de l’UIC dans des domaines de la santé à fort potentiel.

L’Université Internationale de Casablanca ou UIC est une université marocaine privée reconnue par l’État et située à Casablanca.

Elle  propose des formations professionnalisantes à travers cinq pôles d’enseignement : Sciences de la Santé, Ingénierie, Commerce et Gestion, Management Hôtelier et Touristique, et Droit.

Concernant la Faculté des Sciences de la Santé, elle a pour vocation, selon le cahier des charges conçu par le Ministère de l’Education Nationale, de la Formation Professionnelle, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, de former des professionnels de la santé hautement qualifiés et immédiatement opérationnels, nécessaires au système médical et paramédical au Maroc. A travers ces filières, l’Université Internationale de Casablanca s’engage à contribuer au renforcement du système de santé et a l’amélioration de l’offre de soins au Maroc, en plaçant la santé et le bien-être des citoyens au cœur de ses priorités. La Faculté des Sciences de la Santé de l’Université Internationale de Casablanca s’est dotée de l’ensemble des moyens matériels et humains pour permettre à ses étudiants d’acquérir les compétences requises à l’exercice de leur futur métier. Elle dispose des équipements, des laboratoires et des dernières technologies pour faciliter le développement des Connaissances et l’approfondissement du savoir-faire des étudiants. L’Université Internationale de Casablanca a tissé plusieurs partenariats professionnels, académiques et est en interactivité constante avec différentes organisations gouvernementales et non gouvernementales pour préparer au mieux les futurs lauréats à leur insertion professionnelle.


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  • 19 juin 2017

  • Par : Mostafa EL HALI

  • Tags : Maroc, sante

Le Maroc va bientôt mettre en place une Agence nationale du médicament et des produits de santé.

C'est ce qu'affirme le ministre de la Santé, El Houssaine Louardi, lors d'un exposé des grandes lignes du programme national de la santé 2017-2020 devant le conseil de gouvernement, tenu la semaine dernière à Rabat. L’objectif de la création de cette structure, selon le ministre,  est d’encourager la recherche scientifique et clinique dans ce domaine, afin de permettre au citoyen d’accéder aux médicaments innovants.

 Cette Agence nationale du médicament et des produits de santé va remplacer la direction du Médicament et de la Pharmacie de ce ministère.

Par ailleurs, et devant les critiques de la qualité des soins et des services qui fusent de toutes parts, El Houssaine Louardi, a révélé que son ministère va procéder à l’achat de plusieurs scanners pour couvrir le manque d’infrastructures au niveau de tous les hôpitaux régionaux et provinciaux  du Maroc ainsi que des ambulances pour toutes les préfectures au niveau national.

Pour combler le déficit en personnels qui handicape lourdement le secteur de la santé, le ministre propose, dans son exposé, la création de partenariats entre le ministère de la santé et les présidents des régions ainsi que le secteur privé.

Il est à signaler que plusieurs rapports émanant d'organismes nationaux ou internationaux ont dressé un bilan dérisoire en termes de santé au Maroc.

Les Marocains ne sont pas satisfaits des performances de notre système sanitaire car, le Maroc mérite mieux. C’est un constat que des millions de Marocains partagent.

Le ministre de la Santé reconnaît que le secteur de la santé au Maroc souffre toujours de nombreux dysfonctionnements, que ce soit au niveau des services de santé, des conditions de travail des médecins, de l’insuffisance de la capacité d’accueil des centres hospitaliers, du manque de personnel qualifié et de matériel médical, etc.

Il a également reconnu les difficultés auxquelles notre système de santé  continuait de se heurter. Le budget du ministère de la santé n’a pas augmenté sachant qu’au niveau international l’amélioration du secteur de la santé nécessite 12% du budget de l’Etat, ce qui n’est pas le cas au Maroc puisque le budget du ministère est 5,69% de celui de l’Etat.


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Dix ans après son dernier Mémorandum économique, la Banque mondiale consacre un nouveau Mémorandum sur le Maroc intitulé Le Maroc à l’horizon 2040 : Investir dans le capital immatériel pour accélérer l’émergence économique.

En termes de santé, la Banque mondiale dresse un tableau bien sombre au Maroc. Plus de 8 millions de Marocains n’ont pas accès aux soins médicaux (un quart de la population). Le même manque est ressenti au niveau de la santé mentale, où les structures d’accueil n’offrent qu’un lit pour 10.000 habitants. Soit bien moins que la moyenne mondiale recommandée de 4,4 lits pour ce même nombre de personnes. Des dysfonctionnements qui touchent les régimes de couverture médicale, la mauvaise gestion des ressources humaines, absentéisme et corruption.

Selon ce rapport,  le Maroc reste bien en dessous de celles de la région : les Marocains bénéficient, par exemple, de seulement 6,2 médecins par 10.000 habitants (le double en Algérie et en Tunisie, 37,1 en Espagne). En termes de santé mentale, ils disposent de moins d’un lit pour 10.000 habitants, contre une moyenne internationale de 4,4 lits.

Voici la la synthèse de la Banque mondiale du bilan de santé du Maroc :

Un bilan général en demi-teinte

Depuis son indépendance, le Maroc a connu une amélioration significative de ses résultats en matière de santé. Au cours des cinquante dernières années, la mortalité infantile, la mortalité juvénile et la mortalité maternelle ont sensiblement diminué et l’espérance de vie à la naissance a augmenté.

La mortalité infantile est ainsi tombée de 145 pour 1 000 naissances vivantes en 1960 à 63 en 1990 et 24 en 2015, la mortalité infanto-juvénile a chuté de 240 pour 1 000 naissances vivantes en 1960 à 80 en 1990 et 28 en 2015, la mortalité maternelle a reculé de 317 pour 100 000 naissances vivantes en 1990 à 121 en 2010 et l’espérance de vie à la naissance est passée de 48 ans en 1960 à 71 ans en 2013 (World Bank WDI). Comme pour d’autres pays de la région, ces résultats s’expliquent en partie par la phase de transition démographique que traverse le pays. Le Maroc connait également une phase de transition avec une réduction de la part des maladies transmissibles et une augmentation de la part des maladies non-transmissibles. Conjuguée à la réduction du taux global de mortalité, la part des maladies non-transmissibles et des accidents dans la charge de morbidité a augmenté. Dans le même  temps, l’urbanisation a progressé, les modes de vie ont changé et la prévalence des maladies transmissibles a diminué. La charge de la morbidité au Maroc montre clairement l’importance des maladies non-transmissibles (diabètes, hypertension, etc.) .

En dépit des progrès réalisés, les résultats sanitaires du Maroc ne sont pas à la hauteur du bilan affiché par des pays au niveau de développement socioéconomique analogue. Les ratios de mortalité maternelle et de mortalité infanto-juvénile restent très élevés et bien supérieurs au niveau que connaissent des pays de la région comparables . Ces résultats sanitaires en demi-teintes sont notamment la conséquence d’une offre de soins insuffisante, inégalement répartie et qui ne satisfait pas la demande.

Une offre de soins insuffisante et précaire

Selon l’OMS (2012), le Maroc figure parmi les 57 pays du monde présentant une offre médicale insuffisante. Les ratios du nombre de médecins ou d’infirmiers pour 10 000 habitants ne satisfont pas aux normes internationales et restent inférieurs aux seuils critiques. Concernant les médecins, le ratio au Maroc est de 6,2 alors que l’Algérie, la Tunisie, la Libye et l’Espagne affichent des ratios respectifs de 12,1, 11,9, 19 et 37,1. Concernant les paramédicaux, le ratio se situe à 8,9, ce qui est proche du ratio en Mauritanie (6,7), mais loin derrière les ratios de l’Algérie, la Tunisie, la Libye et l’Espagne (qui s’élèvent respectivement à 19,5, 32,8, 68 et 51,6). Le nombre de lits hospitaliers pour 10 000 habitants s’élève à 11, ce qui est faible en comparaison de l’Algérie, la Tunisie, la Libye et l’Espagne (avec respectivement des taux de 17, 21, 31 et 32). En termes de santé mentale, le Maroc offre moins d’un lit pour 10 000 habitants contre 4,4 en moyenne au niveau international. En outre, le système de santé fait face à des problèmes de fonctionnement, tels que l’absentéisme, la double pratique et l’inadaptation des formations. S’agissant de la composition de l’offre de santé et de l’allocation des fonds publics, les soins primaires sont traditionnellement défavorisés par rapport aux soins hospitaliers, notamment au niveau tertiaire. En 2010, 60 % des investissements ont bénéficié aux hôpitaux tandis que seulement 5 % ont été alloués aux soins primaires. Plus particulièrement, les cinq hôpitaux universitaires (les Centres Hospitaliers Universitaires) ont représenté 19 % du budget total du Ministère de la Santé et, entre 2005 et 2010, ils ont vu leurs subventions multipliées par 2,25 tandis que le budget global du Ministère de la Santé n’était multiplié que par 1,7. L’importance historiquement accordée aux structures tertiaires au détriment des services de soins primaires et de prévention constitue un challenge pour la soutenabilité financière du secteur sur le long terme, en particulier au moment où s’opère la transition épidémiologique et où le système est confronté au développement des maladies chroniques coûteuses. Il existe en outre un continuum limité entre les soins ambulatoires et les soins hospitaliers, ce qui complique le suivi des patients et génère des coûts inutiles.

On constate des disparités régionales dans l’offre de soins de santé, notamment au niveau de l’allocation des ressources et de la répartition du personnel de santé. Tandis que le secteur public continue à fournir l’essentiel des services de soins de santé, le secteur privé se développe rapidement et de manière peu règlementée ou organisée88. L’accès aux services de santé essentiels est limité, surtout dans les zones rurales, où l’on note un faible taux de consultations. Plus que d’autres pays de la région, le Maroc affiche des inégalités fortes en termes d’accès aux soins de santé entre les régions, entre les zones rurales et les zones urbaines et entre les populations riches et pauvres (Figures 27). Les ressources humaines en santé sont inégalement réparties, notamment à l’échelon primaire. S’il est reconnu que le système de santé du Maroc fait face à une pénurie de ressources humaines, il existe également un consensus concernant la répartition des ressources humaines, qui est inégale à travers le pays et ne correspond pas aux besoins de la population, en particulier dans les zones rurales. Le nombre moyen de personnes par médecin au Maroc est de 2 107 ; ce chiffre est multiplié par deux dans la région de Taza al Hoceima Tounate (4 201), tandis qu’il est divisé par deux dans la région du grand Casablanca. En outre, le nombre d’habitants par infirmier(ère) varie lui aussi de façon importante selon les régions, de 2 147 dans le grand Casablanca à 571 dans la région de Laâyoune- Boujdour-Sakia El Hamra. La formation médicale et paramédicale n’a pas été adaptée aux nouveaux besoins de la population et l’accès à la formation continue est limité et son impact n’a pas été évalué.

L’absentéisme du personnel est élevé et la capacité du Ministère de la Santé à concevoir et à mettre en place des politiques de rétention et de gestion active des carrières reste limitée

  Approximativement 50 % de tous les médecins du secteur privé sont situés sur l’axe Rabat-Casablanca (Ministère de la Santé, 2009).

L’offre de soins souffre également de problèmes de gouvernance. Ils comprennent notamment une importante centralisation du système, un déficit de collaboration intersectorielle et un manque de coordination et de synergie des politiques publiques, une faible implication des usagers, collectivités locales et communautés dans la préparation et la mise en œuvre des programmes de santé, et enfin la pratique de paiements informels. Ces problèmes de gouvernance ont été documentés dans de nombreux rapports officiels et non-officiels, tel que ceux du Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE), de la Cour des comptes, ou d’organismes comme l’Instance centrale de prévention de la corruption ou Transparency International. Depuis plusieurs années, le ministère de la Santé a fait de l’amélioration de la gouvernance une de ses priorités89, mais sans avoir réussi, à ce jour, à modifier la situation en profondeur.

Une demande de soins insatisfaite

On estime en outre qu’un quart des Marocains ne se font pas soigner lorsqu’ils sont malades. Cette proportion grimpe jusqu’au tiers de la population en milieu rural. En outre, seulement la moitié des accouchements des femmes résidant en milieu rural sont réalisés en présence de personnel médical qualifié, alors que ce taux est de 92 % chez les femmes résidant dans les zones urbaines. Au-delà de l’éloignement des centres de santé dans les campagnes, ces chiffres reflètent également les effets des différences d’éducation et de niveau de vie entre les populations urbaine et rurale sur la prise de décision lors de l’accouchement (ENPSF 2011). Globalement, la demande de soins par personne est de 0,6 consultation médicale par an (comparé au taux moyen de 6,6 dans les pays de l’OCDE en 2011) et les personnes les plus pauvres comptent respectivement pour seulement 13 % et 11 % de la demande de soins dans les établissements de soins de santé primaires et à l’hôpital. Environ 90 % des décès maternels au Maroc seraient ainsi évitables. Les soins d’urgence obstétrique et néonatale sont prodigués dans moins de 30 % des accouchements compliqués (Ministère de la Santé 2012a). De  même façon, la pneumonie, les diarrhées et le paludisme ont représenté 43 % des décès des enfants de moins de cinq ans et la malnutrition a contribué à un tiers de leurs décès.

La couverture médicale est toutefois fragmentée et la population marocaine bénéficiant d’une couverture médicale reste aujourd’hui limitée. En-dehors de la couverture médicale assurée par les ESSP, accessible à tous, la proportion de la population couverte par un mécanisme de financement mutualisé reste limitée. Le Régime d’assistance médicale (RAMED) exonère totalement des frais hospitaliers les populations pauvres et vulnérables. Fin 2015, environ 3,4 millions de foyers soit près de 9 millions d’individus avaient été reconnus éligibles au RAMED. L’assurance maladie obligatoire (AMO), qui devrait en principe couvrir le reste de la population salariée, a été développée à partir de 2005 et comptait environ 8 millions de bénéficiaires en 2013.. Le premier produit d’assurance médicale destiné aux artisans, commerçants et professions libérales, l’Inaya a fait l’objet d’un important phénomène de sélection adverse et le nombre d’adhésions est resté très limité. Au total, selon des estimations optimistes, uniquement 60 % de la population marocaine bénéficierait actuellement de ces modes de couverture. Ceci s’explique notamment par la part importante de l’emploi informel, par le faible taux d’affiliation des employeurs et salariés du secteur agricole et par la couverture très limitée des travailleurs indépendants qui ne sont pas pauvres.

La part des dépenses directes des ménages reste en conséquence très élevée. Au Maroc, les dépenses publiques de santé s’élèvent à moins de 2 milliards de dollars annuellement pour une population de plus de 33 millions d’habitants. Certes, la part du budget alloué au secteur de la santé dans le budget de l’Etat a doublé depuis 2007 pour atteindre 5,7 % dans la Loi de finances 2016, mais elle reste bien au-dessous des niveaux observés dans d’autres pays comparables. La part des dépenses mutualisées dans les dépenses totales de santé n’atteint ainsi pas 35 % alors que la moyenne se situe aux alentours de 50 % pour les pays en développement de la région MENA. Conséquence d’une couverture médicale limitée, la part des dépenses restant à la charge des ménages demeure donc massive, ce qui contribue à des dépenses totales de santé limitées et l’état de santé insuffisant et inégalitaire précité.

Face à cette demande insatisfaite de services publics dans le secteur de la santé, les attentes de la population se font pressantes pour la mise en œuvre de réformes effectives. Cette attente vise en particulier l’amélioration de l’accès, de la qualité et de la répartition des services de santé. En effet, malgré les initiatives récemment lancées par les autorités pour étendre la couverture sanitaire et améliorer la gouvernance du système et la qualité des soins, le financement et l’organisation de la plupart des services de soins de santé demeurent fragmentés. Cette situation reflète la persistance du chevauchement des attributions et des responsabilités entre les prestataires et les payeurs et les inégalités que cela entraîne dans l’accès aux soins de santé. En outre, le faible niveau des dépenses publiques de santé et leur mauvaise répartition, compte tenu de l’absence de système d’information intégré performant, se traduisent par des inefficiences dans l’allocation et l’utilisation des ressources publiques, ainsi que par le niveau élevé des dépenses privées. Corriger les inégalités et les inefficiences actuelles représente un enjeu de justice sociale. En outre, une réorganisation profonde du système pourrait conduire à des gains économiques importants, tant au niveau individuel – en augmentant la productivité et en réduisant les dépenses restant à charge des personnes – qu’au niveau de la population en général, en améliorant son bien-être, sa confiance en l’avenir et sa capacité à enrichir le capital humain dont le Maroc a besoin pour accroître sa croissance et sa prospérité.


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  • 15 juin 2017

  • Par : Pharmapresse

  • Tags : sante, Maroc

Contrairement à ce qui a été relayé par certains médias, le Ministère de la Santé dément formellement les informations mensongères au sujet d’une « demande faite par le ministère à un groupe de santé privé pour la révision du manuel de l’accréditation hospitalière ».

C’est dans un esprit de participation que le Ministère a procédé à une concertation autour du projet de Loi portant sur l’accréditation des établissements de santé auprès des partenaires du secteur privé de la santé en vue de collecter leurs avis et recommandations. Cette pratique se fait d’ailleurs pour tous les projets de loi.

Le texte du projet de Loi en question a notamment été transmis pour avis au Conseil National de l’Ordre des médecins, aux Syndicats du secteur public de santé, à l’Association Nationale des Cliniques Privées, au Collège National des Médecins Spécialistes Privés, à l’Institut Marocain de Normalisation (IMANOR), à l’Agence Nationale de l’Assurance Maladie, en plus des Centres Hospitaliers Universitaires et d’autres acteurs publics et privés.

Le processus d’accréditation des établissements de santé publics et privés ne sera effectif qu’après la promulgation par le Parlement de la Loi instituant l’accréditation en santé, conformément aux dispositions de l’article 18 de Loi cadre 34-09 réglementant la Carte sanitaire et l’offre de soins.

Le Ministère de la santé précise également qu’il n’existe au jour d’aujourd’hui aucun référentiel d’accréditation destiné aux cliniques privées et que l’adoption de n’importe quel référentiel d’accréditation est conditionnée par la création du Comité National d’évaluation et d’accréditation.

Au Maroc, Les seuls travaux d’initiation à l’accréditation qui existent n’ont concerné que quelques hôpitaux publics d’expérimentation et ils ont été réalisés avec l’appui de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).


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Dans son dernier numéro consacré à la toxicologie au 4e trimestre 2016 au Maroc, le Centre anti-poison (CAPM) fait état d’une hausse d’intoxications au niveau national. 17 000 cas sont recensés par CAPM)  en 2016 (15.290 cas 2015), ce chiffre a augmenté de 10,3% par rapport à l’année précédente.

Il est à signaler que ce chiffre ne comprend pas les piqûres et envenimations scorpioniques qui ont représenté à elles seules 25.636 cas.

Selon les statistiques du CAPM, ces intoxications sont survenues particulièrement en milieu urbain (89%) et surtout à domicile (80%). Quant au nombre de décès, le Centre a recensé 144 cas soit une mortalité de 0,41 pour 100.000 et une létalité de 0,85%.

 Parmi les produits incriminés, les médicaments arrivent en tête avec 4.697 cas d’intoxications contre 4.139 cas en 2015, ce qui les positionne en première place, avec 28 % de l’ensemble des intoxications.

Dans l'ordre, les produits médicamenteux sont la première source d'intoxication, suivis des aliments de manière globale, puis les produits gazeux, les pesticides, puis les morsures d'animaux venimeux.

Le plus alarmant dans ce rapport, sont les cas des  intoxications suicidaires qui sont passées de 2200 cas en 2016 à 2900 cas d’intoxications suicidaires, ce qui représente une augmentation de 17%.

En seconde position, on retrouve les intoxications par les produits gazeux avec 2.962 cas en 2016. En troisième lieu, on retrouve les intoxications alimentaires avec 2.723 cas notifiés dont 53,5% sont des cas collectifs.

Pour ce qui est des intoxications par les pesticides, 2.130 cas ont été déclarés en 2016. Au total, 70 intoxiqués sont décédés.

Par ailleurs, selon le rapport du Centre antipoison du Maroc, l’incidence la plus élevée des déclarations a été enregistrée au niveau de la région de Laâyoune-Sakia El Hamra (119,26 pour 100.000 habitants) suivie de la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima (107,4 pour 100.000 habitants) et de la région de Rabat-Salé-Kénita (83,6 pour 100.000 habitants).


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Depuis l'éclatement du scandale de détournement de fonds à hôpital Ibn Sina, à Rabat en septembre 2016, les personnes soupçonnées de ce détournement refusent de se présenter devant le tribunal de premier degré chargée des crimes financiers près la Cour d'appel de Raba malgré.

Selon une source proche du dossier, le tribunal sera obligé, devant ce refus à répétition, de procéder à une assignation à comparaître par voie d'intervention forcée.

C'est par hasard que cette affaire de détournement de fonds a été découverte à hôpital Ibn Sina, à Rabat.

En effet, lors d'un contrôle de routine dans la pharmacie, l'administration de l'hôpital été surprise de constater que des dispositifs médicaux, utilisés par le service de cardiologie, portent les mêmes numéros sur la liste d'entrée des produits achetés par l'hôpital

C'est suite à cela que la chambre criminelle de premier degré chargée des crimes financiers près la Cour d'appel de Rabat, qui a été saisi par le directeur de l'hôpital, avait ouvert ce dossier relatif aux détournements d'argent, mauvaise gestion de deniers publics et privés.

Le montant total de ce détournement de fonds s'élèverait à 8 millions de dirhams.

Les suspects sont un chirurgien cardiovasculaire, un ancien employé actuellement à la retraite, la directrice d'une entreprise en contrat avec l'hôpital, ainsi qu'un employé à domicile et le directeur d'une société spécialisée dans les appareils de santé.

L’hôpital Ibn Sina n’est pas le seul qui connait une mauvaise gestion, la situation dans les autres hôpitaux du Royaume est loin d’être idéale et de nombreux scandales secouent leur actualité. Beaucoup de centres hospitaliers sont incapables d’accueillir leurs patients et de leur accorder la totalité des soins dont ils ont besoin.


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Une première au Maroc. Une clinique de l'appareil locomoteur spécialisée en médecine physique et en réadaptation vient d’ouvrir ses portes à Casablanca.

Baptisée au nom de "clinique Al Karim " et fondée par Dr. Najib Khaoulani, spécialiste en médecine physique et réadaptation fonctionnelle, cette clinique dispose d’une capacité de 46 lits d’hospitalisation et bâtie sur une superficie de 1.000 m².

Cette structure est composée de plusieurs services. Un service de rééducation avec une technologie de pointe et un personnel qualifié, un service de réanimation et de soins intensifs, un bloc opératoire de 4 salles d'opérations entièrement équipées et un service d’hospitalisation d’une capacité de 46 lits avec suites, chambres individuelles et chambres doubles. Cette clinique assure aussi des services d’orthopédie et de traumatologie du sport.

Par ailleurs, la clinique va se doter prochainement d’une piscine de rééducation conforme aux normes des cliniques internationales spécialisées en médecine physique.

Cette clinique prend en charge les patients relevant de la rééducation en ambulatoire ou en hospitalisation pour court, moyen ou long séjour. D’autres services sont assurés par la clinique, tels que la kinésithérapie-physiothérapie, l’ergothérapie, l’orthophonie, la psychomotricité et appareillage des membres et du tronc.


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Le public Marocain est invité à voter en ligne pour notre compatriote le professeur Adnane Remmal, finaliste du prix européen de l’inventeur 2017. Il ne reste plus que 4 jours avant la clôture des votes. Grace à votre mobilisation il a rattrapé le retard. Il est à égalité avec son principal adversaire à la première place. Pour le dépasser et gagner le prix du public, nous devons voter et surtout demander à tous nos contacts de voter tous les jours.

  Le vote en ligne est ouvert jusqu’au 11 juin sur https://www.epo.org/learning-events/european-inventor/finalists/2017/remmal_fr.html et www.facebook.com/europeanpatentoffice.

Adnane Remmal, professeur en biotechnologie à l'université Sidi Mohamed Ben Abdellah de Fès est nominé au Prix de l’Inventeur Européen 2017 dans la catégorie « Pays non membre de l’OEB » (Office Européen des Brevets), pour avoir développé une nouvelle méthode améliorant considérablement l’efficacité des antibiotiques.

En13 mai 2015, il avait déjà remporté le Prix de l'innovation pour l'Afrique. Cette distinction récompensait déjà ses travaux sur une solution alternative aux antibiotiques pour améliorer la production des élevages, tout en respectant la santé des consommateurs.

 Le professeur Adnane Remmal dirige une équipe d’enseignants-chercheurs et d’étudiants depuis près de trente ans au sein du  laboratoire de biotechnologie de l’Université Ben Abdellah de Fès.

Pour ce prix de l'inventeur européen, le professeur Adnane sera opposé à Waleed Hassanein (États-Unis) et l’équipe composée de James G. Fujimoto, Eric A. Swanson et Robert Huber (États-Unis, Allemagne). Les lauréats de cette 12e édition seront annoncés lors d'une cérémonie à Venise le 15 juin prochain.

Le professeur Adnane Remmal est titulaire d’un diplôme de troisième cycle en électrophysiologie et pharmacologie cardiovasculaire, d’un doctorat en pharmacologie moléculaire à l’Université de Paris XI et d’un deuxième doctorat en microbiologie,

Il est à signaler que l’antibiotiques de Remmal est actuellement à son dernier essai clinique et devrait faire son apparition sur le marché fin 2017. Le nouveau médicament se caractérise par un faible coût de production et peut être vendu à un prix abordable du fait qu'il utilise des molécules naturelles déjà testées et approuvées dans l'industrie pharmaceutique.

Le sujet d'invention: Intensifier l'action des antibiotiques au moyen d'huiles essentielles :

La montée des bactéries multirésistantes est un problème mondial à gravité croissante. Le biologiste marocain Adnane Remmal a eu l'idée de "doper" les antibiotiques en utilisant les propriétés médicinales du monde végétal. Son invention aidera à combattre les résistances bactériennes causées par l'abus d'antibiotiques, et à enrayer la propagation des supermicrobes multirésistants.

remmal-side-visualAu cours de ses recherches à l'Université Sidi Mohamed Ben Abdellah de Fez, Adnane Remmal s'est attaqué à un des problèmes majeurs auxquels se heurte la médecine moderne, à savoir le nombre croissant de bactéries devenues résistantes aux antibiotiques. Selon lui, une solution pourrait venir de la tradition régionale consistant à distiller des fleurs et d'autres organes végétaux pour en extraire des arômes et des infusions.

Connaissant les propriétés antimicrobiennes, antiparasitaires et antifongiques de nombreuses plantes, Remmal savait aussi qu'utilisées à doses assez fortes pour être efficaces, elles sont souvent impropres à un usage médical en raison d'effets secondaires fréquents tels que maux de tête et nausées. D'où la solution consistant à miser sur les vertus inhérentes des antibiotiques et des huiles essentielles, en combinant les deux pour obtenir un effet de synergie tout en évitant les effets secondaires.

Développée par Remmal depuis le milieu des années 1990 et brevetée par l'OEB en 2014, l'invention a débouché sur un médicament nouveau actuellement au stade des derniers essais cliniques. Ce médicament, dont la mise sur le marché est prévue pour fin 2017, utilise une double approche basée sur les huiles essentielles pour contrer les multirésitances. En plus de son médicament qui intensifie de façon naturelle l'action des antibiotiques, Remmal a inventé un supplément tiré d'huiles essentielles qui remplace les antibiotiques et les autres produits chimiques dans l'alimentation animale. L'abus d'antibiotiques dans l'élevage intensif est une des causes majeures d'antibiorésistance.

Impact sociétal

L'Organisation mondiale de la Santé ainsi que plusieurs États et autres acteurs ont placé l'antibiorésitance en tête de leurs priorités. L'ampleur mondiale du problème rend sa solution difficile. Les infections réfractaires aux traitements médicamenteux tuent chaque année quelque 700 000 personnes à travers le monde, hécatombe qui pourrait atteindre les 10 millions d'ici 2050 faute d'une nouvelle génération d'antibiotiques. D'où l'intérêt du médicament nouvellement développé par Remmal, qui s'attaque aux bactéries moyennement et fortement résistantes avec plus d'efficacité que ne le font les antibiotiques standards, et avec moins d'effets secondaires et de résistances. Ce médicament permettra de mieux contenir les agents pathogènes et donnera à l'humanité un répit pour inventer de nouveaux antibiotiques.

Parallèlement, le complément alimentaire naturel pour bétail développé par Remmal s'attaque à un autre aspect du problème, car la moitié des antibiotiques fabriqués dans le monde, y compris ceux indispensables à la médecine humaine, sont utilisés dans l'alimentation animale. Administrés à des doses infrathérapeutiques, ces antibiotiques stimulent la croissance du bétail mais permettent aux microorganismes de survivre en développant des résistances. Ceux-ci se transmettent ensuite via la chaîne alimentaire, comme c'est le cas des souches résistantes de salmonelles et de colibacilles, et prolifèrent dans les eaux usées et les abreuvoirs.

Ajoutée à la filière normale d'alimentation animale, la formule de Remmal se révèle tout aussi efficace que les antibiotiques standards sans en avoir les effets secondaires ni engendrer de résistances.

Impact économique

La Commission européenne estime à 1,5 milliard d'euros au moins le surcoût annuel et la perte de productivité résultant des infections causées par les bactéries résistantes. Selon un rapport de la banque mondiale publié en 2016, l'impact annuel de l'antibiorésitance sur le budget sanitaire mondial d'ici 2050 pourrait osciller entre 283 milliards et plus de 984 milliards d'euros. Une partie du problème vient du fait que chaque antibiotique nouvellement synthétisé coûte à la communauté entre 500 millions d'euros et 1 milliard d'euros et comporte ses propres possibilités de résistances, d'effets secondaires et de toxicité, sans compter le risque que des investissements réalisés dans un nouveau médicament ne soient pas suivis de résultats.

Les "antibiotiques dopés" de Remmal en sont à leurs derniers essais cliniques et devraient faire leur apparition sur le marché fin 2017. Le nouveau médicament se caractérise par un faible coût de production et peut être vendu à un prix abordable du fait qu'il utilise des molécules naturelles déjà testées et approuvées dans l'industrie pharmaceutique.

En 2004, afin de commercialiser ses produits pharmaceutiques, Remmal fonda une entreprise qui a depuis lors déposé quatre demandes de brevets pour protéger le concept d'intensification de l'effet des agents anti-infectieux. La jeune entreprise a amené le principal laboratoire pharmaceutique du Maroc et de l'Afrique de l'Ouest à investir dans la commercialisation des "antibiotiques dopés".

Comment ça marche ?

Il existe plus de 100 antibiotiques répartis en plusieurs classes, avec chacun leur mode de fonctionnement propre. D'une façon générale, les antibiotiques empêchent la bactérie de se reproduire ou de réparer son ADN endommagé, ou encore exploitent certaines faiblesses de sa paroi cellulaire.

À l'échelle moléculaire, Remmal compare le fonctionnement d'un antibiotique à une clef servant à ouvrir une porte : "Dès que la clef ouvre la porte, la bactérie meurt, mais si une mutation modifie un tant soit peu la géométrie de la serrure, la clef n'entre plus et la bactérie devient résistante".

En "dopant" l'antibiotique aux huiles naturelles, Remmal a inventé une clef qui ne se contente pas d'ouvrir la porte, mais qui la démolit.

La clef spéciale de Remmal associe, aux propriétés antimicrobiennes naturelles de certaines plantes locales, les antibiotiques connus tels que les pénicillines, les céphalosporines et même les antibiotiques utilisés contre le staphylocoque doré résistant à la méticilline (SARM). L'interaction entre les molécules naturelles "dopantes" et les antibiotiques crée des "complexes moléculaires" que les mécanismes de résistance mis en œuvre par les bactéries ont de la peine à reconnaître. Les bactéries peuvent alors très difficilement développer des résistances efficaces contre le traitement anti-infectieux.


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