Maroc

Message d'erreur

  • Deprecated function: The each() function is deprecated. This message will be suppressed on further calls in _menu_load_objects() (line 579 of /home/pharmapr/public_html/includes/menu.inc).
  • Notice: Undefined index: node in include() (line 23 of /home/pharmapr/public_html/sites/all/themes/illusion/templates/node/node--article.tpl.php).
  • Notice: Trying to get property 'field_rubrique_icon' of non-object in include() (line 23 of /home/pharmapr/public_html/sites/all/themes/illusion/templates/node/node--article.tpl.php).
  • Warning: count(): Parameter must be an array or an object that implements Countable in include() (line 48 of /home/pharmapr/public_html/sites/all/themes/illusion/templates/node/node--article.tpl.php).
  • Notice: Undefined index: node in include() (line 23 of /home/pharmapr/public_html/sites/all/themes/illusion/templates/node/node--article.tpl.php).
  • Notice: Trying to get property 'field_rubrique_icon' of non-object in include() (line 23 of /home/pharmapr/public_html/sites/all/themes/illusion/templates/node/node--article.tpl.php).
  • Warning: count(): Parameter must be an array or an object that implements Countable in include() (line 48 of /home/pharmapr/public_html/sites/all/themes/illusion/templates/node/node--article.tpl.php).
  • Notice: Undefined index: node in include() (line 23 of /home/pharmapr/public_html/sites/all/themes/illusion/templates/node/node--article.tpl.php).
  • Notice: Trying to get property 'field_rubrique_icon' of non-object in include() (line 23 of /home/pharmapr/public_html/sites/all/themes/illusion/templates/node/node--article.tpl.php).
  • Warning: count(): Parameter must be an array or an object that implements Countable in include() (line 48 of /home/pharmapr/public_html/sites/all/themes/illusion/templates/node/node--article.tpl.php).
  • Notice: Undefined index: node in include() (line 23 of /home/pharmapr/public_html/sites/all/themes/illusion/templates/node/node--article.tpl.php).
  • Notice: Trying to get property 'field_rubrique_icon' of non-object in include() (line 23 of /home/pharmapr/public_html/sites/all/themes/illusion/templates/node/node--article.tpl.php).
  • Warning: count(): Parameter must be an array or an object that implements Countable in include() (line 48 of /home/pharmapr/public_html/sites/all/themes/illusion/templates/node/node--article.tpl.php).
  • Notice: Undefined index: node in include() (line 23 of /home/pharmapr/public_html/sites/all/themes/illusion/templates/node/node--article.tpl.php).
  • Notice: Trying to get property 'field_rubrique_icon' of non-object in include() (line 23 of /home/pharmapr/public_html/sites/all/themes/illusion/templates/node/node--article.tpl.php).
  • Warning: count(): Parameter must be an array or an object that implements Countable in include() (line 48 of /home/pharmapr/public_html/sites/all/themes/illusion/templates/node/node--article.tpl.php).
  • Notice: Undefined index: node in include() (line 23 of /home/pharmapr/public_html/sites/all/themes/illusion/templates/node/node--article.tpl.php).
  • Notice: Trying to get property 'field_rubrique_icon' of non-object in include() (line 23 of /home/pharmapr/public_html/sites/all/themes/illusion/templates/node/node--article.tpl.php).
  • Warning: count(): Parameter must be an array or an object that implements Countable in include() (line 48 of /home/pharmapr/public_html/sites/all/themes/illusion/templates/node/node--article.tpl.php).
  • Notice: Undefined index: node in include() (line 23 of /home/pharmapr/public_html/sites/all/themes/illusion/templates/node/node--article.tpl.php).
  • Notice: Trying to get property 'field_rubrique_icon' of non-object in include() (line 23 of /home/pharmapr/public_html/sites/all/themes/illusion/templates/node/node--article.tpl.php).
  • Warning: count(): Parameter must be an array or an object that implements Countable in include() (line 48 of /home/pharmapr/public_html/sites/all/themes/illusion/templates/node/node--article.tpl.php).
  • Notice: Undefined index: node in include() (line 23 of /home/pharmapr/public_html/sites/all/themes/illusion/templates/node/node--article.tpl.php).
  • Notice: Trying to get property 'field_rubrique_icon' of non-object in include() (line 23 of /home/pharmapr/public_html/sites/all/themes/illusion/templates/node/node--article.tpl.php).
  • Warning: count(): Parameter must be an array or an object that implements Countable in include() (line 48 of /home/pharmapr/public_html/sites/all/themes/illusion/templates/node/node--article.tpl.php).
  • Notice: Undefined index: node in include() (line 23 of /home/pharmapr/public_html/sites/all/themes/illusion/templates/node/node--article.tpl.php).
  • Notice: Trying to get property 'field_rubrique_icon' of non-object in include() (line 23 of /home/pharmapr/public_html/sites/all/themes/illusion/templates/node/node--article.tpl.php).
  • Warning: count(): Parameter must be an array or an object that implements Countable in include() (line 48 of /home/pharmapr/public_html/sites/all/themes/illusion/templates/node/node--article.tpl.php).
  • Notice: Undefined index: node in include() (line 23 of /home/pharmapr/public_html/sites/all/themes/illusion/templates/node/node--article.tpl.php).
  • Notice: Trying to get property 'field_rubrique_icon' of non-object in include() (line 23 of /home/pharmapr/public_html/sites/all/themes/illusion/templates/node/node--article.tpl.php).
  • Warning: count(): Parameter must be an array or an object that implements Countable in include() (line 48 of /home/pharmapr/public_html/sites/all/themes/illusion/templates/node/node--article.tpl.php).

Taxonomy term

La  lutte contre la Covid-19 passe notamment par la détection des personnes contaminées et donc susceptibles de propager la maladie. Cette détection repose sur l’isolement du virus dans l’organisme   par  les tests PCR qui comportent néanmoins certaines limites et plusieurs écueils.  L’association marocaine des maladies auto-immunes et systémiques (AMMAIS), par la voix de sa présidente, le Dr Moussayer Khadija, estime nécessaire de rappeler la portée de ces tests, leurs limites ainsi que les moyens qu’il faut mettre en œuvre pour les contrecarrer.

Le test virologique (RT-PCR) : la négativité n’élimine pas l’infection

Malgré sa  haute spécificité proche de 100 % et sa bonne sensibilité et donc sa capacité à  ne détecter que  ce virus et ce uniquement chez  les vrais  malades, sa fiabilité dépend aussi du facteur humain. Le test exige en effet un bon prélèvement qui nécessite d’enfoncer l’écouvillon profondément dans le nez, de façon désagréable pour le patient. Il nécessite donc,  du personnel expérimenté, et,  même en dépit de cette rigueur, le virus est parfois indétectable dans les voies respiratoires supérieures mais présent dans les poumons !

 Par ailleurs, la fiabilité du prélèvement dépend également du moment où on l’a effectué par rapport à la survenue de la contamination. Une étude de  Johns Hopkins Medicine,  a bien illustré cet écueil,   en établissant que les sujets  pourtant infectés présenteraient un test négatif  dans 67 % des cas au 4ème jour après la contamination. Et même après l’apparition des symptômes, 38% sont testés négatifs  le jour de leur apparition   et 20 %  en moyenne 3 jours après le début des signes de la maladie. Ces résultats nous enseignent que pour optimiser les résultats du test, ce dernier doit donc s’effectuer avec une bonne technique et après le 3eme jour du début des symptômes. A cause de ces deux « écueils », on estime que la fiabilité du test se situe  généralement entre 60 et 80 %.

Les Tests sérologiques : un outil   en appui du PCR

Ces tests s’effectuent sur un prélèvement de sang et détectent les anticorps élaborés par notre organisme pour combattre le virus, appelés également Immunoglobulines  (Ig en abréviation) sous forme de 2 types, les IgM  et les Ig G. Les IgM  sont détectables à partir du 7ème jour après l’intrusion du virus dans l’organisme chez les patients les plus sévères et au cours de la 2ème semaine pour les autres ; ils disparaissant  environ 3 semaines après l’infection. Quand aux IgG, ils ne sont détectés qu’à partir du 14ème jour après la contamination et diminuent par la suite progressivement pour disparaitre en moyenne en 40 jours. Ainsi,  les  tests sérologiques identifient  ceux qui ont  contracté récemment l’infection, et ce même sans avoir eu de symptômes. 

La production tardive de ces anticorps à un moment où on considère, avec de plus en plus de certitude, que le malade n’est plus contagieux, fait que leur recherche est  inutile pour l’objectif principal qui est celui de déterminer la contagiosité de la personne. En effet, le patient est en général contagieux 4 jours avant et 5 jours après le début des symptômes alors que les anticorps paraissent à partir du 7eme jour après la contamination pour les Ig M  et du 14eme  jour pour les Ig G.

Ainsi, ces tests sérologiques ne sont  recommandés qu’en complément d’un test PCR  qui s’est avéré négatif alors que  patient présente des symptômes, pour ne pas passer à côté d’un porteur du virus et pour la surveillance épidémiologique de la présence du virus dans la population.

De façon plus globale, le couplage de ces 2 tests virologique et sérologique permettraient   de scinder  la population en trois catégories : 1/ les  non-infectés qui doivent continuer à se prémunir contre l’infection ; 2/ les infectés  qu’il faut isoler pour limiter la propagation du virus ; 3/  ceux ayant contracté la maladie et  développé des anticorps contre le virus,  ce qui ne les met pas forcément à l’abri d’une nouvelle contamination.

Par ailleurs le test sérologique et la  PCR  exigés des marocains à l’étranger voulant revenir aux Maroc pose question, même si on comprend le souci d’éviter l’arrivée de personnes infectées. Plusieurs éventualités se présentent en effet. Si la  PCR  est positive, on n’aura nul besoin dans ce cas des tests sérologiques ;  si la PCR est négative, la personne est soit non infectée ou  fausse négative par erreur de prélèvement ou de timing et un deuxième test pourrait alors être effectuée à l’arrivée, si on suit la logique de ces exigences ! Une sérologie positive et une PCR négative nous indiquera que la personne a été contaminée et qu’elle n’est plus contagieuse. Par contre, une PCR négative et une sérologie négative ne nous garantit rien ! Le couplage des deux tests est in fine difficile à interpréter et utile que dans de très faibles proportions.

La PCR est donc le test décisif, elle permet de déterminer les porteurs  du virus au moment du prélèvement. Un test négatif ne doit  pas nous faire abandonner les gestes barrières, sans lesquels on peut contacter le virus ultérieurement.  Cette opération doit être renouvelée  assez fréquemment,  en particulier dans les entreprises, pour dépister   les nouvelles infections ou redresser un test négatif à cause d’une erreur de prélèvement ou de timing par rapport à l’entrée du virus dans l’organisme. Ainsi, on comprend mieux pourquoi il  est primordial  de continuer à respecter les mesures préventives (port obligatoire de masque, respect de la distanciation…) comme  ne le cesse de le répéter le ministre de la Santé, le Pr Khalid Ait Taleb.


Taxonomy term

La holding d’investissement saoudienne, Humania North Africa, a obtenu un financement de 108,5 millions de dollars auprès d'institutions financières internationales pour lancer des projets de soins médicaux au Maroc et l’Egypte.

La Société financière internationale (SFI) contribue avec 45 millions de dollars à ce projet, tandis que 63,5 millions de dollars ont été mobilisés auprès d'autres investisseurs, dont 43,5 millions de dollars du Fonds danois d'investissement pour les pays en développement (IFU) et 20 millions de dollars de PROPARCO, membre de l'Agence française de développement (AFD).

Dans un premier temps, Humania North Africa prévoit la construction un nouvel hôpital multi spécialité de haute qualité dans la nouvelle ville écologique de Zenata, au Maroc et un nouvel hôpital à Alexandrie en Egypte.

Ce projet contribue à étendre le rôle des prestataires médicaux privés dans la région MENA, où les hôpitaux publics ont du mal à suivre la demande croissante des services médicaux.

Il est à signaler que Humania North Africa, du groupe saoudien Bait Al Batterjee (BAB), est une plateforme d'investissement dédiée aux opportunités de santé au Moyen-Orien.


Taxonomy term

Des ONG marocaines tirent la sonnette d'alarme face au nombre croissant de victimes des piqûres de scorpion et morsures de serpent.

Selon ces ONG, le Maroc a enregistré plusieurs cas de piqûres et de morsures, dont certains ont été mortels, au cours de cette saison d'été caractérisée par de grandes vagues de chaleur notamment dans les villes et villages tels que Tafraout, Tiznit, Kelaat de Sraghna, Rahamna, Sidi Bennour et Moulay Yacoub.

Selon le Centre Anti-poison et de pharmacovigilance du Maroc (CAPM), les piqûres de Scorpion occupent le premier rang des causes d'empoisonnement au Maroc. Le centre enregistre 30.000,00 cas de piqûres par an dont 95% sont des enfants de moins de quinze ans.

Dans ces 30.000,00 cas de piqûres, 500 cas présentent un risque pour la vie et nécessitent une  prise en charge spéciale.

Pour les statistiques des décès des cas de piqûres et envenimations scorpioniques (PES), en quatrième trimestre de 2014, le CAPM a recensé 23 228 cas de PES dans 63 provinces, soit une incidence de 70 pour 100 000 habitants.

Mamrakesh Tensift Haouz est le plus touché par l'enregistrement de 30,2 %, suivi de Souss Massa-Draa, 17,7 %, Chaouia Ouardigha, 14,7 %, Tadla Azilal avec10,2% et ensuite, Doukkala-Abda avec  6,1 %.

Selon le ce rapport, 70% des cas sont enregistrés au milieu rural et à 70% des cas aussi, les PES se produisent à l'intérieur des maisons en raison de la nature de la fragilité du logement et des infrastructures.

Pour les statistiques des décès, le rapport a souligné  que 32 cas de décès ont été déclarés en 2014, dont 98.8% provenant des régions de Marrakech Tansift (15 cas), Souss Massa Daraa (4 cas ), Tadla Azilal (5 cas), Doukkala Aabda (4 cas), Chaouia-Ouierdigha (3 cas).

Concernant les morsures de serpent, le Maroc enregistre 200 morsures de serpent par an surtout dans les régions du Rif (Tétouan, Chefchaouen...etc. 45 espèces de serpents venimeux sont répertoriées dans notre pays.

Ces ONG dénoncent la recrudescence dans le pays des morts dues à des piqûres de scorpions. Cette recrudescence serait due à la précédente fermeture des centres de production des antidotes et qui avait été justifiée par les pouvoirs publics par l’inefficacité des produits.


Taxonomy term

Considérée, à l'époque, comme la plus redoutable, la plus répugnante de toutes les maladies. La lèpre n'est plus une maladie terrifiante, mais malheureusement elle est toujours présente au Maroc. Selon la direction de l’épidémiologie et de la lutte contre les maladies, 13 nouveaux cas ont été détectés en 2017 contre 25 en 2016.

En termes géographiques, ces 13 nouveaux cas sont répartis comme suit :

4 issus de la région de l’Oriental, 3 cas de la région de Rabat-Salé-Kenitra, 2 cas de la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima, 2 cas de la région de Fès-Meknès, 1 cas de la région de Marrakech-Safi et 1 cas de la région de Casablanca-Settat.

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a défini le terme «élimination» de cette maladie par un taux de prévalence inférieur à1cas pour10000habitants.

Selon le ministère de la santé, le Maroc a connu une réduction du nombre de cas depuis le début des années 2000 dans la mesure où le taux de détection annuel est passé de 0,21 pour 100 000 habitants en 2000 à 0,04 pour 100.000 habitants en 2017.

Même si le Maroc se trouve en situation d’élimination de la lèpre, les autorités sanitaires doivent rester vigilantes, car on assiste à des signes qui montrent que la maladie peut revenir au dans notre pays.

La lèpre est provoquée par un bacille à croissance lente, Mycobacterium leprae, se transmettant par les gouttelettes d’origine buccale ou nasale de patients sévèrement atteints. Elle n’est pas très contagieuse. En l’absence de traitement, elle peut entraîner des lésions nerveuses aboutissant à une faiblesse et à une atrophie musculaires, ainsi qu’à des incapacités définitives. L'Inde, et certains pays d'Afrique sont les plus touchés par la maladie

La stratégie de l’OMS pour l’élimination de la lèpre s’articule autour des axes suivants:

Assurer des services accessibles et ininterrompus de PCT à tous les patients au moyen de systèmes de distribution de médicaments qui soient souples et adaptés à leurs besoins;

Pérenniser les services de PCT en intégrant les services de lutte contre la lèpre dans les services de santé généraux et en renforçant la formation pertinente des agents de santé;

Encourager la consultation spontanée et le traitement précoce en favorisant la prise de conscience de la communauté et en changeant l’image de la lèpre;

Surveiller la performance des services de PCT, la qualité des soins aux malades et les progrès réalisés sur la voie de l’élimination par la mise en place de systèmes nationaux de surveillance épidémiologique.


Taxonomy term

L’association marocaine des maladies auto-immunes et systémiques (AMMAIS) veut attirer l’attention par la voix de sa présidente, le Dr khadija Moussayer, sur les risques physiologiques d’un confinement prolongé. Ce dernier est primordial et nécessaire  pour lutter contre la propagation du coronavirus au Maroc mais il impose à notre mode de vie habituel des contraintes aux conséquences parfois néfaste sur notre santé physique et mentale : activité physique réduite, sommeil perturbé, angoisses de contracter la maladie, tentation de se réfugier dans la nourriture ou devant les écrans… Tout ceci constitue un véritable problème de santé publique car, si nous n’y prêtons pas assez attention, nous risquons qu’une partie de la population ne sorte durablement affaiblie de cette épreuve.

1/ Le confinement un facteur d’affaiblissement potentiel de notre santé

Du fait du stress, on est exposé en premier lieu à l'anxiété source d’irritabilité, de risques de violences et même de dépression en cas  de  fragilité mentale.

Par ailleurs, notre rythme quotidien habituel est structuré par notre activité professionnelle qui nous impose des horaires de lever et de coucher, qui nous permet une exposition à la lumière de jour, etc. ; cette rupture peut perturber notre horloge biologique et nuire à la qualité de notre sommeil, voire provoquer des insomnies, aggravée de surcroit par une augmentation du temps passé devant les écrans.

Et surtout, le confinement augmente l’inactivité physique et donc la sédentarité, ce qui, selon l'OMS, double déjà, en temps normal, les risques de maladies cardiovasculaires, de diabète, d'obésité et augmente ceux de cancer du colon, d'hypertension artérielle, d'ostéoporose, de troubles lipidiques, de dépression et d'anxiété, renforçant ainsi toutes les causes de mortalité.

Cette sédentarité a en effet un impact direct sur nos muscles en induisant une perte de la masse musculaire et une plus grande fatigabilité musculaire. Cette perte a même été mesurée par l’Académie nationale de médecine française : elle est de 3,5 % à 5 jours d’inactivité musculaire, de 8 % à 14 jours, de 0,4 %/j sur 3-4 semaines. 

Bien plus, cet affaiblissement musculaire est évalué à 9 et 23% après 5 et 14 jours pour les membres inférieurs.

Si cette situation est réversible sans difficulté pour les personnes jeunes, elle a des conséquences majeures chez les personnes âgées, à l’origine de chutes et de fractures avec un risque de perte d'autonomie. En effet, l’inactivité affecte le flux d’informations vers le cerveau, réduisant la commande motrice de nos muscles, ce qui va encore augmenter la fonte musculaire, soit un cercle vicieux dont il faut prévenir l’installation. Une situation de confinement de 4 à 6 semaines est d’ailleurs souvent une cause d’amyotrophie (atrophie musculaire) et de déconditionnement musculaire délétères pour la santé de beaucoup de nos seniors.

Le confinement expose aussi à un risque nutritionnel qui se surajoute à la réduction de l’activité physique. Consommer plus d’aliments sucrés et grignoter davantage provoquent des prises de poids : une réduction  de 10 000 pas/jour à 1 500 pas, pendant 14 jours, augmente de 7% le volume du tissu graisseux abdominal profond chez des adultes indemnes de toute pathologie !

Attention aussi aux enfants et adolescents, le grignotage devant les écrans, à longueur de journées, constitue un facteur de risque indéniable de surpoids et d’obésité, parfois irréversible !

2/ L’accentuation de certaines maladies pendant le confinement

Dans cette période de confinement, le risque de délaisser les soins chroniques est énorme, ce qui présente des conséquences néfastes sur l’équilibre de la maladie sous jacente. Par ailleurs, l’inactivité musculaire, conjointement au stockage d’énergie sous forme de graisse engendrent une diminution de la sensibilité à l’insuline et précipitent alors   des personnes (prédisposées génétiquement) dans le diabète.

N’oublions pas que les personnes qui souffrent d’une pathologie chronique telle l’insuffisance rénale, cardiaque, l’hypertension artérielle, une maladie respiratoire, ou  un surpoids  sont les plus vulnérables face au coronavirus. 

Le confinement dans son habitation accroît par ailleurs fortement les risques d’allergies à cause de polluants et d’allergènes souvent présents au domicile en trop grandes quantités. Pour les éviter, il convient en particulier de : privilégier pour le nettoyage les produits naturels (comme le savon) et ne pas abuser des produits ménagers industriels (l’eau de javel, c’est bien mais gare aux excès), ouvrir vos meubles (surtout en bois agglomérés qui contiennent souvent des produits chimiques nocifs), aérer le logement quotidiennement, battre et nettoyer les  tapis, car ils sont souvent allergènes, et laver les draps au minimum toutes les semaines.  Certains symptômes de l’allergie (gorge irritée, éternuements, gêne à respirer…) peuvent évoquer à tort malheureusement le Covid-19.

3/ Des dispositions à prendre pour éviter certains troubles

Pour limiter les effets de l’anxiété, il est recommandé  d'essayer de garder le rythme d'une vie normale, avec des horaires fixes de repas, de consacrer du temps pour des activités ludiques et récréatives et de suivre un emploi du temps établi de la journée, cela afin surtout de ne pas monopoliser son temps libre à l’écoute d’informations, toujours anxiogènes par nature, sur l’épidémie !

Pour parer aux conséquences de la sédentarité, il est conseillé de se lever toutes les 30 minutes au minimum pour marcher pendant 4 ou 5 mn et de faire des exercices de souplesse et de renforcement musculaire, au moins pendant 15 mn par jour : même dans un espace restreint, c’est un bon moyen de maintenir la masse musculaire. Cette activité physique a également un impact positif sur le sommeil et sur le moral en général.

Pour limiter les effets d’un déséquilibre nutritionnel, il est préférable de respecter des horaires de repas fixes, de cuisiner des produits bruts, de manger des légumes, des fruits et des légumineuses et de réduire un peu les quantités consommées. En effet, pendant un premier temps, estimé entre 5 et 8 jours de confinement, nous conservons le même niveau de consommation énergétique et un stockage du surplus énergétique sous forme de graisse va en découler. Passé la première semaine, une régulation se produit généralement  avec une perte de l’appétit qui se cale à peu près sur la dépense en énergie".

Pour faire face aux troubles de sommeil, il est recommandé  de garder un rythme précis, avec un horaire de lever identique, une durée de sommeil suffisante mais pas excessive (entre 7 et 8 heures), et d'être attentif à une  exposition à la lumière qui permet la production de la mélatonine (l’hormone du sommeil) par le cerveau.  Il est préconisé enfin  de ne pas rester éveillé (à traîner) au lit, de modérer sa consommation d'excitants et de se déconnecter des écrans une à deux heures avant le coucher ! Sachons d’ailleurs que les personnes passant plus de 7 h par jour en position assise devant un écran de télévision ont un risque de mortalité cardiovasculaire de l’ordre de 85 % plus élevé que celles passant moins d’1 h par jour devant la télévision !


Taxonomy term

L’Association Marocaine des Maladies Auto-Immunes (AMMAIS), par la voix de sa présidente, le Dr Moussayer khadija, veut attirer l’attention sur le rôle primordial de la main dans la lutte contre le coronavirus.

Celle-ci est en effet devenue cet ami intime qui vous veut du mal par les temps actuels. Face à la pandémie du COVID-19, les recommandations de l’OMS sont claires : ne plus se toucher le visage, les zones des yeux, du nez et de la bouche étant les portes d’entrée du virus ; ou plus exactement ne pas le faire quand nos mains sont dans le voisinage d’autres personnes ou ont été au contact d’objets et de surfaces potentiellement contaminés et tant que nous ne les avons pas lavés méticuleusement après. Ce lavage permettrait de diminuer la contagion de 30 à 50%.

Cette recommandation apparaît plus facile à dire qu'à faire, tant ce réflexe est ancré en nous et que dans les faits, il est quasiment impossible de ne pas porter ses doigts à son visage. Il s’agit de gestes «réflexes» qui nous permettent d'interagir avec nous-mêmes et les autres, un geste régulateur de notre état d’esprit.

La gestuelle des mains est en effet par excellence le reflet de notre inconscient et de notre état d’esprit : 70 à 80% des aires cérébrales du cerveau sont d’ailleurs en lien avec ces deux organes.

Ce geste de se toucher (une micro-démangeaison le plus souvent) est le meilleur révélateur de notre état interne car il permet de réguler les émotions et d’évacuer les tensions. On a tendance à augmenter sa fréquence pour de multiples raisons lorsqu’on est anxieux, gêné ou stressé mais aussi lorsqu’on s’ennuie.

On l’accomplit aussi quand on ne ressent rien de particulier. Tout cela, sans que nous nous en rendions compte, la plupart du temps.

Ce phénomène est même « archaïque », venant de la nuit des temps et avant même la naissance : en 2013, des chercheurs britanniques ont découvert que les fœtus portent déjà la main à leur visage pour développer leur sens du toucher et également lorsque leur mère est dans une situation d’anxiété.

Une fois toutes les 2min30 en moyenne !

Ce mouvement est beaucoup plus fréquent qu’on ne le croit souvent. Une étude australienne en 2015 (confortée par une étude japonaise en 2019), réalisée sur un groupe de vingt-six étudiants, montrait qu’ils se touchaient, en moyenne, vingt-trois fois par heure, soit environ une fois toutes les 2min30. 44 % de ces contacts impliquaient une muqueuse (yeux, nez et bouche) et 56 % des zones non muqueuses. Parmi les contacts avec les muqueuses, 36 % concernaient la bouche, 31 % le nez, 27 % les yeux et 6 % une combinaison de ces trois zones.

Cette fréquence est très variable selon individus, certains se touchant machinalement jusqu’à… « trois mille fois par jour », indiquaient les agences régionales de santé françaises (ARS) dans un communiqué de novembre 2017 portant sur les gestes barrières pour se protéger du virus de la grippe.

Un changement de nos habitudes

Les experts du comportement expliquent souvent qu’il est nécessaire d’abord de prendre conscience des situations dans lesquelles nous portons nos mains à notre visage (fatigue, stress, ennui …) pour pouvoir se défaire ensuite de ce geste, intempestif actuellement surtout quand il est compulsif.

Cette prise de conscience ne suffit pas à le faire disparaître la plupart du temps. Si les habitudes mettent des années à s’implanter, il est vain de vouloir les arrêter d’un seul coup (surtout, quand on sait que les maghrébins sont par nature plutôt tactiles). Il vaut mieux prévoir d’en venir à bout avec le temps en essayant de réduire progressivement ce réflexe de cinq à deux ou trois fois par heure par exemple jusqu’à parvenir à le maîtriser complètement.

Il faut parallèlement développer de nouvelles habitudes de substitution, proches autant que possible des anciennes, mais sans risque. Se toucher l'arrière de la tête, plus éloignée des muqueuses, est par exemple une nouvelle attitude excellente.

Lorsqu’on ressent le désir de se démanger, on peut aussi par exemple serrer les poings, s’asseoir sur ses mains, appuyer ses paumes sur ses cuisses ou étirer les bras le long de son corps.

Certaines sources recommandent également la manipulation d’objets, qui permet d’occuper ses mains autrement : on peut ainsi se frotter le bout des doigts, tripoter un stylo ou presser une balle. Pour les personnes qui ont des habitudes tenaces, cette manipulation d’objets n’est pas aussi efficace que les gestes alternatifs (comme se gratter la tête) : certains peuvent en effet avoir tendance à la fois à jouer avec des objets par ennui et à porter la main au visage et/ou aux cheveux en cas de stress.

On le voit et on le sait, ce n’est pas simple de changer ses habitudes ! Il ne faut pas non plus verser dans la peur obsessionnelle de ce que l'on peut toucher ! Ce n'est pas la fin du monde que d’effectuer ce mouvement si on observe bien les autres gestes barrière.

Dr Moussayer khadija, spécialiste en médecine interne et en Gériatrie, présidente de l’Alliance des Maladies Rares au Maroc (AMRM), présidente de l’association marocaine des maladies auto-immunes et systémiques (AMMAIS)


Taxonomy term

Chaque année, le 17 avril, est célébré la journée mondiale de l’hémophilie. L’objectif est de sensibiliser le grand public aux réalités d’une maladie peu connue et de mobiliser le plus grand nombre.

Cette journée correspond à la date de naissance, en 1926, de Frank Schnabel, québécois, fondateur de la Fédération Mondiale de l’Hémophilie et a été consacrée comme date de la journée mondiale.

Au Maroc, cette maladie toucherait plus que 3.000 personnes avec un grand  problème de prise en charge. Un hémophile au Maroc dépense en moyenne 3 millions de dirhams par an, entre 9.000 et 12.000 dirhams par mois, pour se faire soigner. Le traitement le plus fréquent dans notre pays est l’injection de plasma, avec le risque de transmettre des maladies comme l’hépatite ou le VIH.

L'hémophilie touche environ 400 000 personnes à travers le monde. Sans traitements, cette maladie entraîne des douleurs incapacitantes, des dommages graves aux articulations, l'invalidité et la mort. Aujourd'hui, environ trois quarts des personnes vivant avec l'hémophilie reçoivent peu ou aucun traitement.

L’hémophilie est une maladie hémorragique héréditaire à transmission récessive liée au chromosome X.

Le diagnostic biologique est porté sur un allongement du TCA avec un déficit en facteur VIII pour l’hémophilie A et du facteur IX pour l’hémophilie B.

Il existe une bonne corrélation entre l’intensité du déficit en facteur antihémophilique et la gravité clinique de la maladie [1-5]. On définit ainsi :

  • L’hémophilie sévère : Facteurs VIII ou IX : < 1 %,
  • L’hémophilie modérée : Facteurs VIII ou IX : 1 à 5 %,
  • L’hémophilie mineure : Facteurs VIII ou IX : 6 à 35 %.

Taxonomy term

Depuis le début de l’épidémie COVID-19, de nombreuses personnes s’interrogent sur la place de la biologie de ville dans la gestion de cette crise sanitaire.

La stratégie gouvernementale a d’abord été de limiter le nombre de tests et de les réserver au seul laboratoire référent. Mais maintenant que le temps de dépistage de masse est arrivé, la biologie de ville a un rôle à jouer et elle entend bien le jouer.

Le syndicat national des biologistes de libre pratique n’a cessé de solliciter le ministère de tutelle et les autorités compétentes afin de participer activement à l’effort national de lutte contre ce fléau. La biologie médicale de ville a des atouts majeurs pouvant lui permettre de jouer un rôle déterminant dans la gestion de cette crise sanitaire : Elle est implantée sur tout le territoire national avec près de 500 laboratoires. Cette proximité avec les patients ainsi que l’expertise des biologistes médicaux, tous formés dans les hôpitaux universitaires, garantissent une prise en charge adaptée au dépistage de masse.

Aujourd’hui, alors que la Tunisie est en phase de confinement sanitaire général, l’Organisation mondiale de la santé appelle à réaliser le plus grand nombre de tests, le syndicat des biologistes, constate que plusieurs informations erronées sont en train d’être véhiculées à travers les médias.

La plupart des journalistes ne font pas appel aux spécialistes experts en biologie médicale des deux secteurs public et privé. Or seul le biologiste est habilité à donner son avis sur la pertinence, la spécificité et la sensibilité d’une technique biologique.

Il nous importe de préciser à l’opinion publique que la panoplie des tests biologiques covid-19 utilisés de par le monde  repose sur ces trois principes :

  • La détection de génome viral, dans ce cas c’est l’ARN du virus du SARS-COV-2 par la technique RT-PCR. C’est la technique qui est actuellement utilisée au laboratoire de référence de l’Hôpital Charles Nicolle et récemment à l’Institut Pasteur de Tunis. Nous avons recensé une vingtaine de laboratoires privés qui répondent aux exigences de l’OMS pour pratiquer cette analyse.
  • La détection des constituants antigéniques de l’enveloppe virale qui peut être faite par un test rapide sur un prélèvement naso-pharyngé dont la manipulation au laboratoire nécessite également des moyens de sécurité microbiologique. Ce test est réalisable dans plusieurs laboratoires privés.
  • La détection des anticorps qui se forment dans l’organisme du sujet infecté  5 à 10 jours après le début de l’infection. Ils peuvent être mis en évidence entre autres par un test rapide sur un prélèvement sanguin. Ce test est réalisable dans tous les laboratoires privés.

Chacun de ces trois tests a sa portée, ses indications et son interprétation en fonction du contexte clinique et épidémiologique.

Les biologistes, pleinement engagés dans cette crise sanitaire, demandent un engagement fort du gouvernement et du ministère de la Santé pour répondre aux urgences immédiates mais également pour garantir les capacités de réalisation des tests pour le dépistage de masse.

Le syndicat des biologistes exprime aux autorités compétentes du ministère de la Santé la nécessité de constituer une commission technique qui définit les modalités et les exigences de la généralisation du dépistage aux laboratoires de ville.

Nous demandons à être concertés et nous demandons aux autorités d’accorder l’autorisation de réalisation des tests de dépistage Covid-19 à tous les laboratoires privés en mesure de le faire, dans l’objectif d’une prise en charge de proximité efficace et de qualité. Nous renouvelons notre engagement à mettre à disposition des autorités sanitaires toutes nos forces humaines et matérielles sans contre partie.

Nous ne pouvons accepter  d’être réduits à l’inaction alors que nous avons le savoir-faire, la capacité de faire et la volonté de servir la nation.


Taxonomy term

Selon Greenpeace, le Maroc est aux tops 25 des pays les plus pollueurs de la planète. En effet, sur la cartographie planétaire de la pollution atmosphérique publiée par cette ONG à partir de données de la NASA, figure les centrales thermiques à charbon de Jorf Lasfar (classée au 74e rang mondial des installations les plus polluantes), de Mohammedia (116e) et de Safi (236e).

Pour l’organisation de défense de l’environnement, il s’agit de trois zones émettrices de dioxyde de soufre (SO2) parmi d’autres classées sur la liste des zones les plus polluantes du globe.

Selon Greenpeace, le Maroc se retrouve au top 25 avec 216 kilotonnes de dioxyde de soufre émises chaque année, l’Inde, est le premier pollueur mondial. A elle seule, l’Inde est responsable de 15% des émissions anthropiques mondiales de dioxyde de soufre. Elle est suivie par la Russie où se trouve l’installation la plus polluante au monde, à savoir le complexe métallurgique de Norilsk. La troisième place est occupée par la chine.

Pour le monde arabe, l’Arabie saoudite est classée au premier rang dans le monde arabe en terme d’émissions de dioxyde de soufre et au sixième rang mondial, suivie des Emirats Arabes Unis (14e), le Qatar (15e), le Koweit (17e), l’Irak (23e).

Selon l’OMS, un lien a été établi entre les polluants atmosphériques et diverses pathologies, notamment les infections respiratoires, les maladies cardiovasculaires et le cancer du poumon. Cette pollution qui, selon Greenpeace, cause la mort de 7,4 millions de personnes par an dans le monde.


Taxonomy term

En collaboration avec l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et avec l’appui de l’Agence Marocaine de Coopération Internationale, l’École nationale de santé publique  a lancé, ce  lundi 3 février à Rabat, sa première école d’hiver régionale sur la santé sexuelle et de la reproduction, la santé mentale et le soutien psychosocial des migrants.

Cette première école d’hiver  sous le thème  “Favoriser la santé et la protection des migrants vulnérables par transitant par le Maroc, la Tunisie, la Libye, l’Égypte et le Yémen“, s’inscrit dans le cadre du projet régional géré par la mission OIM Maroc.

Selon le responsable de l’Organisation internationale pour les migrations, ce projet vise à traiter des questions liées à la santé et à la migration dans le but de soutenir chaque pays conformément à son système de santé mais également de s’assurer de donner l’accès aux services de bases aux migrants.

Selon le directeur de l’École nationale de santé publique, la migration représente un vecteur très important à prendre en compte dans les politiques de santé publique, notamment en ce qui concerne les maladies transmissibles et non transmissibles liées à la situation de vulnérabilité et de risque dans laquelle vivent les migrants.

Il est à noter que la formation dans cette école  sera dispensée par des experts nationaux et internationaux en la matière et sera basée sur une approche participative de partage des connaissances au niveau régional.


Pages