Maroc

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L’avènement de la césarienne et surtout des antibiotiques et des moyens anesthésiques a changé la vie des femmes et des sociétés, ainsi que le pronostic des grossesses. Elle a permis de sauver les femmes en couches et/ou leurs nouveau-nés.

Mais force est de constater que cette opération sécurisante pour les parents et les médecins, mais non dénuée de complications ni de désagréments, a tendance à augmenter de façon inquiétante, surtout dans les milieux surmédicalisés que sont les les cliniques privés, tandis que le taux nécessaire reste bien bas dans les structures hospitalières publiques, faute de politique adéquate et équitable.

Dans les structures privées où la femme passe du statut de patiente ou de parturiente à celui de cliente, la tendance va vers une surveillance renforcée afin de guetter le moindre pépin, et vers une action volontariste pour finir l’accouchement au moindre doute.

Il faut dire que l’accouchement sécurisé requiert une équipe, une surveillance et du temps, puisque ce dernier peut se déclencher à n’importe quel moment du jour et surtout de la nuit, et requiert un accompagnement et une surveillance de plusieurs heures. Dans une atmosphère qui lie les femmes enceintes de façon presque viscérale à leurs gynécologues, il devient très difficile de suivre sereinement un accouchement et, le cas échéant, d’intervenir en cas de besoin. La nature même des rapports gynécologue-parturiente (cliente) ne le permet plus, en plus de la façon d’exercer des gynécologues qui travaillent dans un cabinet en dehors des murs des maternités. Leurs déplacements et leurs présences physiques deviennent ainsi stressants et problématiques, d’où le recours assez facile à la césarienne.

La césarienne n’est pas une sinécure

Ceci dit, il y a bien évidement énormément d’indications pour que la césarienne se fasse avant le début du travail ou pendant ce dernier si une anomalie se présente, mais il n’y a aucune indication pour que toutes les femmes qui ont été enceintes par fécondation in vitro aient systématiquement une césarienne parce que ce bébé est «précieux», ou pour réaliser des césariennes dès le huitième mois parce que le gynécologue part en vacances ou qu’il a peur que sa patiente aille ailleurs.

On peut se retrouver avec un nouveau-né qui a des difficultés à respirer et peut même passer quelques jours en néonatologie. J’ai eu des informations sur des décès de nouveau-nés suite à des détresses respiratoires à cause de cette précipitation et course en avant…

Par ailleurs, la césarienne n’est pas une sinécure : un nombre important de complications y sont liées mais jamais pointées du doigt par les obstétriciens pour ne pas effrayer les jeunes mamans. Cela va de la douleur sans commune mesure avec un accouchement par les voies naturelles, l’inconfort qui empêche les mamans de s’occuper correctement de leurs nouveau-nés et sont parfois facteurs d’arrêt prématuré de l’allaitement. Sans parler des risques d’infections, de phlébites voire d’embolies pulmonaires.

Sans être alarmiste, nous sommes tous d’accord pour dire que tout excès est mauvais. Dans le secteur privé marocain qui ne connaît que 15 à 20% des accouchements du pays, on a un taux de césarienne qui avoisine les 65% dans de nombreuses structures, certaines avoisinant sans sourciller les 80%. Ceci occasionne une morbidité importante et un excès de consommation de médicaments, et bien évidement de ressources financières, tant des assurances que des couples eux-mêmes.

Parmi les solutions salvatrices : la préparation aux accouchements et de bonnes pratiques de l’obstétrique, dans des cliniques où les sages-femmes reprennent leurs rôles de surveillance et de gestion du travail et de l’accouchement. Tant que les accouchements seront surmédicalisés, le taux de césarienne dans les cliniques restera élevé et tendra même à augmenter à cause des grossesses tardives, de la phobie des jeunes mamans vis-à-vis de l’accouchement et de la précipitation qui entoure la mise au monde. Surtout le premier qui, en principe bien géré (surtout au niveau de la douleur et de la qualité des contractions), peut durer huit heures environ…

Huit heures avec un accouchement par les voies naturelles, cela s’appelle de l’Art de l’Obstétrique… Alors qui voudrait encore s’essayer à cet art si naturel et si magique ? Et pour cause, il se termine quand ça se passe bien, par le sourire d’une maman heureuse et accueillante et d’un nouveau-né en bonne santé...


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Le groupe PIERRE FABRE - 2ème laboratoire pharmaceutique privé français, N°1 du marché dermo-cosmétique en France et 2ème acteur mondial sur ce marché - et MAPHAR, l'une des principales sociétés pharmaceutiques marocaines, annoncent le renouvellement et le renforcement de leur partenariat pour la distribution au Maroc de plusieurs marques leaders du groupe français. Il s’agit de 4 marques dermo-cosmétiques (EAU THERMALE AVÈNE, DUCRAY, KLORANE et A-DERMA) et de 2 marques spécialisées dans l’hygiène bucco-dentaire (ELGYDIUM, ELUDRIL).

Eric DUCOURNAU, Directeur Général du groupe PIERRE FABRE, et Pierre LABBÉ, Directeur Général de MAPHAR, ont signé ce matin l’accord scellant ce partenariat en présence des équipes dirigeantes du groupe français pour la région Afrique et pour le Maroc.

Les produits EAU THERMALE AVÈNE sont formulés avec l'eau thermale qui jaillit à la station thermale d'Avène-les-Bains dans le parc du Haut-Languedoc à proximité de Montpellier. A travers ses multiples gammes, la marque est spécialisée dans les soins des peaux les plus sensibles. Elle est fréquemment prescrite par les dermatologues du monde entier pour le soin des peaux atopiques, intolérantes ou allergiques. DUCRAY est la marque au positionnement le plus médical sur le marché dermo-cosmétique ; elle propose à la fois des soins pour la peau et pour les cheveux. KLORANE est connue au Maroc à travers sa gamme de soins dédiée aux bébés, mais elle dispose également de nombreuses gammes de soins capillaires formulés à partir d’actifs d’origine végétale. Enfin, les produits A-DERMA sont tous formulés avec un actif unique extrait de l'avoine Rhealba®, une plante cultivée dans le Sud-Ouest de la France et qui jouit de propriétés apaisantes exceptionnelles pour les peaux fragiles.

A travers ces 4 marques distribuées en pharmacie de détail, PIERRE FABRE propose des produits innovants et sûrs qui couvrent l’hygiène, l'hydratation, le traitement de l’acné, la protection solaire, mais aussi l'hyperpigmentation, la cicatrisation et le vieillissement de la peau. Elles répondent aux besoins de tous les types de peau existants au Maroc à travers des déclinaisons pour les peaux sèches, normales ou mixtes.

Pour leur part, les marques ELGYDIUM et ELUDRIL proposent des gammes de produits médicalisés conseillés par les chirurgiens-dentistes et les pharmaciens pour l’hygiène et le soin bucco-dentaire. Elles sont également distribuées en pharmacie.

« Le renouvellement de notre partenariat avec Pierre Fabre démontre l’engagement de Maphar à apporter aux consommateurs et aux patients marocains des soins dermo-cosmétiques et bucco-dentaires de renommée mondiale. Les marques de Pierre Fabre, développées et fabriquées en France, sont internationalement connues et reconnues notamment par les dermatologues. Grâce à la richesse de leurs gammes, elles couvrent l’ensemble des besoins des personnes dont la peau ou les cheveux sont particulièrement sensibles ou irrités, et proposent aussi des produits dédiés aux peaux et aux cheveux normaux » a déclaré M. Pierre LABBÉ, Directeur Général de MAPHAR.

Pour sa part, Eric DUCOURNAU, Directeur Général du groupe Pierre Fabre, a déclaré : « Notre expertise en dermatologie médicale et en odontologie, notre savoir-faire issu de 60 ans de recherche dans la formulation et la galénique des soins pour la peau, le cheveu et la sphère bucco-dentaire, couplées à notre rigueur pharmaceutique, sont la garantie de produits efficaces et sûrs pour les consommateurs et les patients marocains. Grâce au partenariat exemplaire entre les équipes de Pierre Fabre Maroc et de Maphar que nous renforçons aujourd‘hui, nous confirmons notre volonté de faire de Pierre Fabre un acteur fortement engagé  au Maroc dans les domaines de la santé et de la beauté. »

Commentant les projets communs aux deux entreprises, M. Pierre BEHNAM, Directeur Général de Pierre Fabre Maroc a déclaré : « Les marchés marocains de la dermo-cosmétique et de l’hygiène bucco-dentaire ont tous deux un fort potentiel de croissance. Leur taille cumulée est évaluée à environ 120 millions d'euros (1,3 milliard de dirhams), et ils connaissent une croissance de 3 à 5% par an. Nous prévoyons de lancer 6 nouveaux produits par année et sommes confiants que cette dynamique de croissance pourrait s’amplifier encore davantage à l’avenir. Nos produits sont recommandés par les professionnels de santé et sont conseillés dans les pharmacies et parapharmacies du Royaume, et nous entendons continuer à développer nos relations basées sur la confiance et l’éthique avec eux. »

A propos de Pierre Fabre

Présent sur un continuum d’activités allant des médicaments éthiques aux soins dermo-cosmétique en passant par la santé grand public, le groupe Pierre Fabre est le 2ème laboratoire dermo-cosmétique mondial, le 2ème groupe pharmaceutique privé français et le leader en France des produits vendus sans ordonnance en pharmacie. Son portefeuille compte plusieurs marques ou franchises internationales dont Eau Thermale Avène, Klorane, Ducray, René Furterer, A-Derma, Galénic, Elancyl, Naturactive, Pierre Fabre Health Care, Pierre Fabre Oral Care, Pierre Fabre Dermatologie et Pierre Fabre Oncologie.

En 2017, Pierre Fabre a réalisé 2 318 millions d’euros de revenus, dont 62% à l’international et 61% via sa branche dermo-cosmétique. Implanté depuis toujours en région Occitanie, dirigé à partir de Castres dans le Tarn, fort de 13 500 collaborateurs dans le monde, le groupe détient des filiales ou bureaux dans 47 pays et distribue ses produits dans plus de 130 pays. En 2017, Pierre Fabre a consacré près de 175 millions d’euros à ses dépenses de R&D, répartis entre oncologie, système nerveux central, santé grand public, dermatologie et dermo-cosmétique.

Pierre Fabre est détenu à 86% par la Fondation Pierre Fabre, une fondation reconnue d’utilité publique depuis 1999, et secondairement par ses collaborateurs à travers un plan international d’actionnariat salarié.

AFNOR Certification a évalué la démarche de responsabilité sociale et environnementale du groupe Pierre Fabre au niveau « exemplaire » (référentiel AFAQ 26000 basé sur la norme ISO 26000 pour la RSE).

A propos de Maphar

Opérateur historique du secteur pharmaceutique au Maroc depuis 1951, Maphar met à la disposition des entreprises pharmaceutiques marocaines et multinationales toute son expertise, ses compétences, ainsi que ses certifications nationales et internationales les plus exigeantes, telle que celle de l’OMS.

De l’enregistrement à la production, de la distribution, à la promotion et la commercialisation de produits de pharmacie, de parapharmacie, de gammes diététiques et de dispositifs médicaux, les 535 femmes et hommes de Maphar sont tous mobilisés pour contribuer au développement de l’industrie pharmaceutique, et de la santé, au Maroc, et en Afrique.

Maphar est une filiale d’Eurapharma, Groupe CFAO.

 


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Le ministère de la Santé vient de publier la carte sanitaire, schéma régional de l'offre de soins, qui donne un aperçu sur l’offre de soins médicaux au Maroc. Une lecture des données à travers cette carte sanitaire montre que le secteur public au Maroc souffre d’un grand "déserts" sanitaires avec une répartition géographique inéquitable et une pénurie aiguë en personnel de santé.

Selon cette carte, le Maroc compte seulement 7.414 médecins spécialistes, 3.818 généralistes, 456 dentistes et 160 pharmaciens dans le secteur public. Ce chiffre est revu largement à la baisse quand il s’agit de certaines spécialités comme la neurochirurgie qui ne compte que 145 neurochirurgiens et l’immunologie avec seulement 18 immunologues ou encore la toxicologie (5), physiologie (3) et la chimie thérapeutique qui ne compte qu’un spécialiste.

La répartition par région montre que ces professionnels sont concentrés essentiellement à Casablanca où leur nombre se chiffre à 3.000, suivie des régions de Fès-Meknès (1.851), Rabat-Salé-Kénitra (1.682) Marrakech-Safi (1.640).

Concernant le privé, la carte sanitaire montre que les médecins du privé sont au nombre de 12.142 (4.624 généralistes et 7.518 spécialistes) avec 11.839 en milieu urbain contre seulement 303 dans le rural. Il compte  9.475 cabinets de consultations médicales, 276 cabinets de radiologie, 531 cabinets de laboratoire, 3.121 cabinets dentaires et 8.914 pharmacies d’officines.

Les données montrent aussi que la majorité des médecins du privé est concentrée dans 4 régions : Casablanca-Settat (4.471), Rabat-Salé-Kénitra (2.258), Marrakech-Safi (1.206) et Fès-Meknès (1.115).

En termes d’infrastructures, la carte fait état de 2101 établissements de soins de santé primaire dans le public, à savoir 831 centres de santé urbains et 1.270 centres de santé ruraux. Pour les établissements hospitaliers, le Maroc compte 148 hôpitaux à travers tout le pays avec une capacité de 21.692 lits. Il ne compte que 10 hôpitaux psychiatriques avec une capacité de 1.146 lits. Le secteur privé dispose de 356 cliniques avec 9.719 lits.

Une offre de soins insuffisante et précaire :

La lecture de cette carte montre que le Maroc souffre d'une pénurie de personnel soignant et d'une répartition très inégalitaire de celui-ci sur le territoire national. Il ne compte que 6 médecins pour 10.000 habitants. Le pays est loin de répondre au standard de l'OMS fixé à 1 médecin pour 650 habitants. Selon le ministère de la santé, le manque de médecins est estimé à 7.000. Pour ce qui est des infirmiers, les besoins s'élèvent à 9.000. S'agissant du personnel infirmier et des sages-femmes, leur nombre s'élève à 24.328, ce qui représente une densité médicale de huit professionnels de santé pour 10.000 habitants, selon les statistiques sanitaires 2010 de l'OMS. Plusieurs rapports émanant d'organismes nationaux ou internationaux ont dressé un bilan dérisoire en termes de santé au Maroc. Le Réseau marocain pour le droit à la santé avait publié un rapport dans lequel il dénonce l’état piteux des hôpitaux au Maroc. Selon ce rapport, 70% des structures hospitalières relevant du secteur public sont non-conformes.

Selon l’OMS (2012), le Maroc figure parmi les 57 pays du monde présentant une offre médicale insuffisante. Les ratios du nombre de médecins ou d’infirmiers pour 10 000 habitants ne satisfont pas aux normes internationales et restent inférieurs aux seuils critiques. Concernant les médecins, le ratio au Maroc est de 6,2 alors que l’Algérie, la Tunisie, la Libye et l’Espagne affichent des ratios respectifs de 12,1, 11,9, 19 et 37,1. Concernant les paramédicaux, le ratio se situe à 8,9, ce qui est proche du ratio en Mauritanie (6,7), mais loin derrière les ratios de l’Algérie, la Tunisie, la Libye et l’Espagne (qui s’élèvent respectivement à 19,5, 32,8, 68 et 51,6). Le nombre de lits hospitaliers pour 10 000 habitants s’élève à 11, ce qui est faible en comparaison de l’Algérie, la Tunisie, la Libye et l’Espagne (avec respectivement des taux de 17, 21, 31 et 32).


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La recherche médicale est essentielle pour développer de nouveaux traitements. Mais malheureusement le Maroc a reculé d’environ 9 places dans le classement de cette recherche qui certes requiert des financements importants mais dont le retour sur investissement est multiplié par 3. Le Maroc est classé 57ème, devancé par l’Algérie (56ème place), la Tunisie (51ème place) et l’Egypte (39ème place). Le nombre d’essais cliniques en cours au Maroc est d’à peine 95, bien loin de l’Egypte qui est à 1.500 et de la Tunisie avec 250.

Parmi les raisons qui expliquent le retard dans la mise en place de l’écosystème des essais cliniques pharmaceutique, prévu par le Plan d’accélération industrielle dans notre pays : faible recherche scientifique, réglementation contraignante et la concurrence de pays voisins.

Dans le cadre de ce Plan d’Accélération Industrielle 2014-2020, le gouvernement marocain a lancé en Mars 2016 un projet de mise en place d’un projet d’écosystèmes, dont un dédié spécifiquement à la recherche biomédicale et focalisée sur les essais cliniques. Ce projet prévoit des mesures incitatives législatives, économiques et académiques.

Il est à signaler que de plus en plus, les entreprises pharmaceutiques occidentales se tournent vers les pays en développement ou émergents pour organiser leurs essais cliniques, en particulier en Europe de l’Est et dans l’ex-bloc soviétique, en Amérique du Sud, en Inde ou encore en Afrique du Sud. Elles sont en particulier attirées par des coûts réduits, un environnement réglementaire moins strict ainsi que par la perspective de participants disponibles en grand nombre, faciles à motiver et à recruter. Elles sont également conscientes que des essais réalisés dans des pays pauvres abaissent fortement les risques.


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Au moment où des voix s'élèvent pour réformer le la santé publique au Maroc qui souffre de graves déséquilibres et compte tenu de la détérioration de la situation du secteur, le ministère de la santé a pris la décision d'entamer des consultations avec les responsables des cliniques privées sur un point controversé : la possibilité de prise en charge des patients détenteurs de la carte RAMED par ces derniers.

Selon des sources proches du dossier, le ministère de la santé a tenu une réunion consultative avec l’Association Nationale des Cliniques Privée du Maroc (ANCP) pour discuter de ce sujet.

Pour le Réseau Marocain pour la Défense du Droit à la Santé, ouvrir la voie aux patients détenteurs de la carte RAMED pour se faire soigner dans le privé est une décision "très dangereux" et un  "coup fatal capable de mettre fin au secteur de la santé publique". Selon cette ONG, 98% des patients qui vont aux hôpitaux publics sont des Ramedistes. Et si ouvre la voie du privé à cette catégorie, cela signifie la radiation définitive du secteur de la santé publique de notre pays.

Il est à noter que les bénéficiaires du système d'aide médicale de Ramid sont une masse importante, avec  11,7 millions de personnes, dont 90% sont des pauvres et 10% des vulnérables, 49% résident en milieu rural et 51% en milieu urbain, avec 53% de femmes et 47% des hommes. Ce régime d’assistance médicale souffre de nombreuses contraintes liées à ses ressources et sa gouvernance.


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En soutien à la sage femme Fatima Taleb qui a été suspendue de ses fonctions pour avoir confirmer à la presse que le taux de mortalité des nouveaux nés et nourrissons a augmenté au CHU Souissi de Rabat

Le problème pour certains dirigeants de la santé publique n'est pas les enfants qui meurent tous les jours par négligence, incompétence ou manque de moyens, mais le fait de le dire.

Les nouveau-nés fragiles ont besoin de nous, je ne parle pas de tous les nouveau-nés fragiles par essence et qui ont besoin des soins permanents de leurs parents et leur entourage pour les réchauffer, les allaiter, les laver et les changer. Je parle de ceux qui sont malades entre eux, suite à une naissance avant l’heure ou d’avoir subit un accouchement difficile qui a conduit à leur asphyxie et par conséquent un départ difficile dans la vie. Il y a également ceux qui attrapent une infection pendant l’accouchement ou comble de la dérision lors de leur séjour en néonatologie.

Et les unités de néonatologie parlons-en, les nouveau-nés qui y entrent ont une malchance importante de n’y sortir que vers les cimetières. Les soins qui y sont dispensés ne sont ni aux normes ni à la hauteur des besoins que requièrent ces petits êtres. Et pour illustrer ce que j’avance, je vais vous citer un exemple factuel. Et j’en ai d’autres malheureusement.

Pendant que je visitais une unité de néonatologie dans une grosse maternité d’une ville du royaume, j’ai vu des jumeaux dans la même couveuse, l’un d’entre eux était bleu et avait du mal à respirer, ses petits muscles thoraciques se contractaient pour faire avancer l’air vers ses poumons pour pouvoir oxygéner son petit cerveau, on appelle ceci une respiration de lutte, lutte pour la survie. Ces nouveau-nés ont besoin d’une assistance respiratoire, un appareil qui les aide à respirer en attendant que leur état s’améliore,

- Il ne va pas bien ce nouveau-né, j’ai dit à l’infirmière qui m’accompagnait

- Je sais, me répond-elle en ajoutant les petits tuyaux qui étaient en face de ses narines pour lui donner de l’oxygène

- Je crois qu’il a besoin d’une assistance respiratoire, j’ai répété en regardant la pédiatre qui arrivait

- On sait, mais on n’y peut rien, le centre hospitalier universitaire qui possède une réanimation n’a jamais de place et refuse tous nos transferts.

- Alors, comment vous faites ?

- On ne fait rien.

- Vous voulez dire, soit il s’en sort tout seul ou il crève, j’ai insisté en les fixant du regard

- C’est bien cela, malheureusement …

- Et si ce nouveau-né était quelqu’un de votre famille ? Allez-vous le regarder s’éteindre sans faire quoi que se soit ?

Je n’ai eu en guise de réponse à ma dernière question qu’un mutisme gêné. Je suis sorti de l’unité, tête baissé en essayant de contenir ma colère. La colère du manque de moyens et de volonté et surtout la colère de l’incompréhension. Et puis j’ai commencé à me parler à haute voix comme un fou : Comment on en est arrivé là ? A avoir ce détachement avec la mort d’autrui. Comment un personnel soignant assiste à la décadence sans demander l’amélioration des conditions de travail et prendre la défense de ces petits êtres dont il a la charge et la responsabilité.

Avoir une conscience c’est ce qui différencie les humains des autres créatures, et avoir choisi un métier à responsabilité de la santé des humains, c’est ce qui différencie en principe ceux qui ont acquis un savoir de ceux qui ne l’ont pas. "

Mme Fatima Taleb, sage femme chef de la salle d'accouchement du CHU de Rabat n'a fait que confirmer les chiffres qui montrent une augmentation du taux de la mortalité des petits marocains souffrants ou prématurés.


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Un lieu inédit à Marrakech, le "R-Révolution Santé". C’est le 1er centre d'optimisation santé en Afrique. Ce projet innovant est initié par le groupe FONTALVIE,spécialiste français en réhabilitation des malades chroniques qui opère dans le domaine depuis plus de 20 ans, le groupe a créé plusieurs cliniques de réhabilitation en France notamment le R-Révolution de Montpellier, formant ainsi ave sur c celui de Marrakech les deux premiers centres dédiés à l’optimisation Santé. Le concept est basé sur le leitmotiv " mieux vaut prévenir que guérir ". Ce nouvel espace propose une approche globale, personnalisée et pro-active de la santé à travers une gamme d'évaluations et d'activités : bilan santé, séance de sport avec suivi médical, nutrition, coaching motivationnel, soins et bien-être.

L’optimisation santé est une méthode unique basée sur la Médecine de Santé des " 4P " : Prédictive – Prescriptive – Personnalisée – Participative.

Ce centre pilote est un établissement médico-chirurgical de plus de 140 lits. Il dispose d’une infrastructure de 750 m² comprenant des salles dédiées aux différentes évaluations, consultations médicales, éducation à la santé, un plateau d’entrainement doté des dernières technologies ainsi qu’une piscine où se déroulent de nombreuses activités aquatiques.

Ce centre est composé d’une équipe de professionnels : cardiologues, pneumologues, médecins du sport, somnologues, nutritionnistes et kinésithérapeutes.


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Le risque zéro n’existe pas. Après l’apparition de nouveaux cas, signalés et confirmés au République démocratique du Congo (RDC), les autorités sanitaires marocaines ont mis un plan national de veille et de riposte .

Selon un communiqué du ministère de la santé, le Maroc a mis en place une cellule pour évaluer les risques de façon régulière et faire le suivi de la situation épidémiologique. Ainsi un dispositif sanitaire de contrôle a été mis en place aux frontières, en particulier à l’aéroport international Mohammed V de Casablanca, l’un des principaux hubs d’Afrique. Parmi les mesures de ce dispositif figure une surveillance médicale des voyageurs en provenance de la RDC. En plus des ambulances, le Maroc mobilisera d’autres moyens de riposte, essentiellement des hélicoptères pour évacuer les éventuelles victimes, mais aussi les équipements nécessaires à la détection du virus sur les frontières aériennes, maritimes et terrestres du pays. Le ministère de la santé a également équipé le laboratoire référentiel de l’Institut Pasteur de moyens de diagnostic nécessaires ainsi que le centre référentiel pour les maladies infectieuses avec une série de mesures préventives et proactives, notamment la consolidation de la surveillance épidémiologique à travers le suivi de la situation en RDC, l’évaluation systématique des risques, le suivi des recommandations de l’Organisation mondiale de santé, l’observation médicale des vols en provenance de la RDC et la distribution de flyers aux voyageurs.

Selon les derniers rapports de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), trois décès causés par une fièvre hémorragique ont été enregistré au sud du Soudan la semaine dernière. L’organisation avait annoncé au mois dernier le retour du virus et de sa propagation à la République démocratique du Congo, en affirmant qu’au moins un cas de décès a été enregistré à cause de Ebola.


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L’Institut supérieur des métiers de l’audiovisuel et cinéma (ISMAC) et l’Association des amis de l’hôpital d’enfants de Rabat (AAHER) lanceront bientôt à Rabat le projet “zoothérapie”, qui sera le premier du genre au Maroc et dans le monde arabe. Cette thérapie alternative vise à aider des patients à supporter la maladie et les conséquences de traitements médicaux ou de problèmes postopératoires grâce à la proximité d’animaux domestiques.

La zoothérapie est une thérapie qui utilise la proximité d'un animal domestique ou de compagnie, auprès d'un humain souffrant de troubles mentaux, physiques ou sociaux pour réduire le stress ou les conséquences d'un traitement médical ou des problèmes postopératoires.

Ce premier espace de zoothérapie du Maroc devrait ouvrir ses portes pour le 28 juin à l’hôpital d’enfants de Rabat, dans le quartier Souissi.

L’accompagnement de cette pratique sera effectué par des professionnels de la santé,  des psychiatres et des neuropsychiatres qui sont bénévoles au sein de l’association ISMAC.


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Un staff médical, dirigé par des chirurgiens orthopédistes et traumatologues, vient de réaliser avec succès une opération chirurgicale d’implantation d’une prothèse d'épaule à l’hôpital régional Mohammed V à Al Hoceima

L’intervention chirurgicale, la première du genre au niveau de la province, a été réalisée le mois dernier sur une patiente de 40 ans qui souffrait d'une fracture luxation de la tête de l'humérus

 Cette opération a été rendue possible grâce aux efforts consentis par le staff médical en vue d’alléger les souffrances de la patiente qui suit actuellement des séances de rééducation médicale.

Une prothèse d'épaule est envisagée lorsque le cartilage de l'articulation s'est usé ou a disparu. Le but de la prothèse de l’épaule est d’enlever les zones d’os et de cartilage qui sont usées,et de les remplacer par des pièces artificielles ayant les mêmes formes.

La prothèse totale de l’épaule est un geste chirurgical peu fréquent en orthopédie. C’est une opération délicate et son résultat sera conditionné par une rééducation de plusieurs mois. Les meilleurs résultats sont obtenus après 6 mois, voire un an. En l’absence de complication, la prothèse totale de l’épaule apporte une amélioration significative sur les douleurs et la fonction.


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