Oujda: saisie de 10.000 lecteurs de glycémie et plus de 12.800 comprimés

  • 01 fév 2015

  • Par : pharmapresse

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Les services de police judiciaire ont réussi récemment un coup de filet à Oujda en démantelant une bande de contrebandiers présumés spécialisés dans le trafic de médicaments entre l'Algérie et le Maroc. La police a procédé à l'arrestation de deux personnes de cette bande qui agissait entre l'Algérie et le Maroc via les frontières terrestres.

La police judiciaire d'Oujda a saisi, dans le cadre de cette opération, un important lot de 10.000 lecteurs de glycémie et plus de 12.800 comprimés .

L'enquête a également permis la saisie d'un véhicule utilisé dans le domaine de la contrebande et qui s'est avéré être volé. Les personnes arrêtées, qui ont des antécédents judiciaires, ont été déférées devant la justice.

Les autorités marocaines auront beau déployer leurs efforts pour lutter contre sa prolifération, la contrebande demeure un fléau qui a pris racine dans l’économie marocaine. Si, officiellement, peu de données sont disponibles pour en mesurer l’ampleur -le manque à gagner pour l’industrie est estimé à 16 milliards de DH par an-, les témoignages rapportés par certains opérateurs sont inquiétants. Céramistes, pétroliers, industriels du textile mais aussi pharmaciens et opérateurs de l’agroalimentaire…, tous s’accordent à dire que le phénomène persiste. Pire, il a pris de l’ampleur depuis que la crise économique a éclaté. Avec des complicités locales, des industriels étrangers introduisent frauduleusement leurs produits dans le pays pour limiter la casse. Cette pratique est courante dans plusieurs secteurs.

Avec Sebta, cette ville occupée s’avère en effet être une des trois principales portes d’entrée pour les contrebandiers. Si l’on se fie à la cartographie établie sur la base de différentes études commanditées par les services de la Douane, on remarque en effet que le Nord, même si des souks comme celui de Fnideq sont loin de connaître le succès d’antan, est le deuxième plus grand marché de la contrebande, après l’Oriental qui, de par sa proximité avec l’Algérie, constitue un point de passage privilégié. La liste des produits frauduleux répertoriés dans différents marchés du Royaume le prouve.

Le troisième grand point d’entrée est le Sud où les contrebandiers usent des ports de la région et de la frontière avec la Mauritanie pour s’approvisionner, principalement en produits pétroliers et en cigarettes.