Accidents vasculaires cérébraux

Un accident vasculaire cérébral se caractérise par une perte subite des fonctions cérébrales imputable à une interruption du débit sanguin vers le cerveau à la suite d'un accident vasculaire cérébral ischémique ou une hémorragie cérébrovasculaire.

Selon l'Organisation Mondiale de la Santé, près de 5 millions de personnes dans le monde meurent d'AVC chaque année et 15 millions sont victimes d'AVC non fatals..

Ils  représentent la troisième cause de mortalité derrière les maladies cardiovasculaires et le cancer. Mais c'est la première cause d'invalidité lourde et la deuxième cause de démence dans le monde

Cause :

  • Un accident vasculaire cérébral (AVC) est ischémique dans 80% des cas, c'est-à-dire qu'il est dû à une obstruction d'une artère.
  • Dans les 20% des cas restants, l'AVC est hémorragique, c'est-à-dire qu'il résulte de la rupture d'un vaisseau cérébral.

Facteurs de risque :

  • L’âge (plus de 65 ans)
  • L’hypertension
  • Les maladies cardiaques
  • Le diabète

Symptômes :

  • Mal de tête intense, brutal et inhabituel ;
  • Problème de vision
  • Engourdissement du visage
  • Perte de force ou un engourdissement du membre supérieur
  • Trouble de la parole
  • Difficulté à comprendre son interlocuteur ;
  • Engourdissement ou une faiblesse de la jambe ;
  • Perte soudaine de l'équilibre

Diagnostic :

Un bilan d'imagerie médicale en urgence est réalisé par imagerie par résonance magnétique (IRM) ou par scanner cérébralL'examen médical évalue, dès la phase initiale, le degré de l'atteinte neurologique et le niveau de conscience. Il peut donner une indication sur la cause de l'AVC.

Traitement :

Un accident vasculaire cérébral nécessite une prise en charge d'urgence. Un traitement à court et à long terme est également indispensable pour limiter les séquelles, prévenir les risques de complications, et faciliter la récupération.

Le premier objectif est de rétablir la circulation sanguine en cas d'obstruction ou de réduire l'épanchement de sang en cas d'hémorragie.

Un activateur du plasminogène tissulaire doit être injecté par voie intraveineuse dans les 3 à 4,5 heures qui suivent l’AV. Quelques heures après un AVC non hémorragique, on donne souvent un anticoagulant ou antiplaquettaire.

On procède a la chirurgie si une artère est bloquée.

Outre les médicaments, la rééducation fait partie intégrante des traitements envisagés pour permettre de restaurer les fonctions qui ont pu être endommagées ou perdues suite à l'AVC