Les maladies cardiovasculaires

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Un accident vasculaire cérébral se caractérise par une perte subite des fonctions cérébrales imputable à une interruption du débit sanguin vers le cerveau à la suite d'un accident vasculaire cérébral ischémique ou une hémorragie cérébrovasculaire.

Selon l'Organisation Mondiale de la Santé, près de 5 millions de personnes dans le monde meurent d'AVC chaque année et 15 millions sont victimes d'AVC non fatals..

Ils  représentent la troisième cause de mortalité derrière les maladies cardiovasculaires et le cancer. Mais c'est la première cause d'invalidité lourde et la deuxième cause de démence dans le monde

Cause :

  • Un accident vasculaire cérébral (AVC) est ischémique dans 80% des cas, c'est-à-dire qu'il est dû à une obstruction d'une artère.
  • Dans les 20% des cas restants, l'AVC est hémorragique, c'est-à-dire qu'il résulte de la rupture d'un vaisseau cérébral.

Facteurs de risque :

  • L’âge (plus de 65 ans)
  • L’hypertension
  • Les maladies cardiaques
  • Le diabète

Symptômes :

  • Mal de tête intense, brutal et inhabituel ;
  • Problème de vision
  • Engourdissement du visage
  • Perte de force ou un engourdissement du membre supérieur
  • Trouble de la parole
  • Difficulté à comprendre son interlocuteur ;
  • Engourdissement ou une faiblesse de la jambe ;
  • Perte soudaine de l'équilibre

Diagnostic :

Un bilan d'imagerie médicale en urgence est réalisé par imagerie par résonance magnétique (IRM) ou par scanner cérébralL'examen médical évalue, dès la phase initiale, le degré de l'atteinte neurologique et le niveau de conscience. Il peut donner une indication sur la cause de l'AVC.

Traitement :

Un accident vasculaire cérébral nécessite une prise en charge d'urgence. Un traitement à court et à long terme est également indispensable pour limiter les séquelles, prévenir les risques de complications, et faciliter la récupération.

Le premier objectif est de rétablir la circulation sanguine en cas d'obstruction ou de réduire l'épanchement de sang en cas d'hémorragie.

Un activateur du plasminogène tissulaire doit être injecté par voie intraveineuse dans les 3 à 4,5 heures qui suivent l’AV. Quelques heures après un AVC non hémorragique, on donne souvent un anticoagulant ou antiplaquettaire.

On procède a la chirurgie si une artère est bloquée.

Outre les médicaments, la rééducation fait partie intégrante des traitements envisagés pour permettre de restaurer les fonctions qui ont pu être endommagées ou perdues suite à l'AVC.


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 Le cholestérol est une molécule grasse (lipidique) essentielle pour le bon fonctionnement de l’organisme, il joue un rôle dans la construction de la membrane cellulaire et dans la fabrication d’hormones.

On distingue 3 types de lipoprotéines, classées selon leur densité (density en anglais) : les VLDL (verylowdensitylipoprotein), les LDL (lowdensitylipoprotein) et les HDL (highdensitylipoprotein). Ce sont surtout les deux derniers qui jouent un rôle cliniquement important. Le LDL, aussi appelé “mauvais cholestérol”, est une lipoprotéine qui amène le cholestérol aux tissus, il peut être responsable d’obstruction des artères et mener à l’athérosclérose.

Les lipoprotéines LDL assurent le transport et la distribution du cholestérol à toutes les cellules de l’organisme. En excès, elles favorisent la formation de la plaque d’athérome. Quant aux HDL, elles sont bénéfiques car elles font le chemin inverse en prenant en charge le trop plein de cholestérol dans les cellules vers le foie. Les lipoprotéines HDL protègent par conséquent la santé cardio-vasculaire.

Dans le corps humain, le cholestérol a deux origines :

  • 70% proviennent du foie ;
  • 30% de l'alimentation.

L'unité internationale de mesure du cholestérol total est la millimole par litre ou mmol/L.

Les taux normaux du cholestérol total (CT) sont :

  • Avant 30 ans : 1,50 à 2,0 g/L (4 à 5,2 mmol/L) ;
  • Après 30 ans : 2 à 2,5 g/L (5,2 à 6,4 mmol/L)

L’hypercholestérolémie, facteur de risque d’athérosclérose et de morbi-mortalité cardiovasculaire

CAUSE :

Un grand nombre de facteurs influent sur la concentration de cholestérol LDL :

  • L’alimentation
  • Le poids corporel
  • Le niveau d'activité physique
  • L’âge (le taux augmente avec l'âge)
  • Le sexe (les hommes ont un taux de cholestérol plus élevé)
  • Le taux de consommation d'alcool
  • L’hérédité
  • Le tabagisme

RISQUES :

  • Une concentration élevée de cholestérol LDL
  • Une faible concentration de cholestérol HDL
  • Le diabète
  • L’obésité
  • Maladies cardio-vasculaires

Symptômes :

Les symptômes n'apparaissent que très rarement

Parfois, dans un très petit nombre de cas, l'hypercholestérolémie se révèle cliniquement. Cela entraîne des dépôts de cholestérol sur les tendons, que l'on appelle xanthome, et qui peuvent gêner le mouvement s'ils sont très importants. De la même façon, il peut exister des dépôts jaunâtres au coin interne de l'oeil (xanthélasma) ou un arc blanchâtre autour de la cornée

Diagnostic :

1-Bilan lipidique :

  • Cholestérol total (CT),
  • LDL-cholestérol (LDL-c) ou « mauvais » cholestérol,
  • HDL-cholestérol (HDL-c) ou « bon » cholestérol,

2-Bilans sanguins :

Afin d’écarter d’autres causes possibles d’hypercholestérolémie

  • Le dosage des hormones thyroïdiennes pour rechercher un problème de thyroïde,
  • Le dosage de la glycémie (taux de glucose dans le sang) pour rechercher un diabète,
  • Le dosage de la créatinine complété par une mesure de la protéinurie (présence anormale de protéine dans les urines) pour rechercher une insuffisance rénale.

3-Bilan cardiaque

4-Recherche de signes cliniques associés à l’Hypercholestérolémie Familiale

Les niveaux optimaux de cholestérol dans le sang devraient être:

  • Les patients à haut risque: LDL en dessous de 70 mg / dL
  • Les patients à risque intermédiaire: LDL inférieur à 100 mg / dL

Traitement :

L’objectif principal est de prévenir l’apparition de maladies cardiovasculaires et de ses complications.

Mesures non médicamenteuses :

Le régime alimentaire est la première étape dans la correction d'une hypercholestérolémie, c'est l'étape la plus difficile et la plus importante

  • Une meilleure hygiène de vie ;
  • De bonnes habitudes alimentaires ;
  • Une activité physique régulière.

Répartition des nutriments :

  • 55 % des calories doivent provenir des glucides en privilégiant au mieux la consommation de glucides lents ;
  • 15 % des calories doivent provenir des protides ;
  • 30 % des calories doivent provenir des lipides dont :
  • 50 % de graisses mono-insaturées, à privilégier par rapport aux graisses saturées ;
  • 25 % de graisses poly-insaturées ;
  • 25 % de graisses saturées ;
  • Moins de 300 mg par jour de cholestérol sont recommandés.

Traitement médicamenteux

Toujours associé à des mesures diététiques, le traitement médicamenteux peut être nécessaire dans certains cas. Il repose sur 3 types de médicaments :

  • Les statines;
  • Les résines
  • Les fibrates.

Recommandations européennes

L’objectif thérapeutique reste la diminution de la concentration de LDL-C suivant les différents niveaux de risque (3) :

  • Risque faible : le LDL-C cible doit être < 1,90 g/l ;
  • Risque modéré : le LDL-C cible doit être < 1,15 g/l ;
  • Risque élevé : le LDL-C cible doit être< 1 g/l ;
  • Risque cardiovasculaire très élevé : le LDL-C cible doit être < 0,70 g/l ou réduit d’au moins 50 %.

Le traitement hypolipémiant sera débuté :

  • En cas de non atteinte du LDL-c cible après suivi des règles hygiéno-diététiques chez les sujets à risque faible ou modéré ;
  • Ou d’emblée pour les sujets à risque élevé ou très élevé.

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La prévention des maladies cardio-vasculaires représente un objectif majeur de santé publique dans le monde. On estime qu’environ 80% des maladies cardio-vasculaires pourraient être évitées si une prévention appropriée était appliquée au niveau de la population.

La prévention active des maladies cardio-vasculaires est justifiée pour les raisons suivantes:

  • Les maladies cardio-vasculaires, particulièrement la maladie athéroscléreuse sont la première cause de décès prématuré et d’invalidité permanente en Europe. Elles contribuent de façon considérable à l’augmentation des coûts de la santé.
  • La maladie athéroscléreuse se développe de façon insidieuse pendant de nombreuses années et est généralement très avancée au moment de la première manifestation clinique.
  • Les décès de maladie cardio-vasculaire surviennent fréquemment de façon soudaine, avant que toute ressource diagnostique ou thérapeutique ait pu être mise en œuvre.
  • La majeure partie du risque de maladie cardio-vasculaire, particulièrement athéroscléreuse, est liée au mode de vie et à des facteurs modifiables.
  • La réduction des facteurs de risque de maladie cardio-vasculaire, particulièrement athéroscléreuse, permet de réduire la morbidité et la mortalité cardio-vasculaire, particulièrement chez les sujets à haut risque.

Les maladies cardiovasculaires :

Les maladies cardiovasculaires constituent un ensemble de troubles affectant le cœur et les vaisseaux sanguins, qui comprennent principalement :

  • Les cardiopathies coronariennes
  • Les maladies cérébro-vasculaires
  • Les artériopathies périphériques
  • Les cardiopathies rhumatismales
  • Les cardiopathies congénitales
  • Les thromboses veineuses profondes
  • Les embolies pulmonaires

Facteurs de risque contrôlables :

  • Hypertension artérielle
  • Cholestérol sanguin
  • Diabète
  • Embonpoint
  • Consommation excessive d’alcool
  • Sédentarité
  • Tabagisme
  • Stress

Facteurs de risque incontrôlables

  • Âge
  • Sexe
  • Antécédents familiaux
  • Origine ethnique
  • AVC ou ICT (ischémie cérébral transitoire) antérieurs

Prévention des maladies cardiovasculaires :

La prévention des facteurs de risques qui prédisposent aux maladies cardiovasculaires est un réel enjeu de santé publique.

  • Adoption d’un programme national nutrition santé
  • Lutte contre le tabagisme
  • Apport en vitamines B9 et 12
  • Amélioration de la prévention, du dépistage et de la prise en charge
  • Réduire la consommation de sel
  • Améliorer la connaissance épidémiologique

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L'embolie pulmonaire est une obstruction partielle ou totale d'une artère pulmonaire par un caillot de sang. Le caillot se forme au cours d'une phlébite ou thrombose veineuse, généralement au niveau des jambes.

Il s'agit d'une affection fréquente, grave, mettant en jeu le pronostic vital, constituant une urgence cardiologique. Elle est souvent méconnue en raison du polymorphisme de ses manifestations.

Causes :

  • L'embolie gazeuse
  • L'embolie septique.
  • L'embolie graisseuse

Facteurs de risque :

  • Surpoids
  • ’Obésité.
  • L’alitement ou l’immobilisation prolongée
  • Les interventions chirurgicales
  • Les traumatismes
  • Les troubles de la coagulation dus à des maladies héréditaires ;
  • Contraception orale
  • Traitement hormonal substitutif de la ménopause
  • Certaines maladies : cancers en particulier du poumon et de l’estomac, insuffisance cardiaque, varices, antécédent de phlébite ;
  • Chimiothérapie anticancéreuse

Symptômes :

L'embolie pulmonaire est une affection si fréquente que toute anomalie respiratoire survenant de façon brutale doit faire évoquer ce diagnostic.

  • Dyspnée
  • Douleurs dans la poitrine.
  • Cyanose des extrémités.
  • Toux.
  • Hémotysie
  • Syncope,
  • Malaise.
  • Fièvre.
  • Sueurs.
  • Tachycardie.

Il s'agit d'une affection fréquente, grave, mettant en jeu le pronostic vital, constituant une urgence cardiologique. Elle est souvent méconnue en raison du polymorphisme de ses manifestations.

Diagnostic :

  • Radiographie du thorax
  • Scintigraphie pulmonaire
  • Angiographie pulmonaire
  • .
  • Analyse de sang : D-dimères
  • Échographie
  • IRM

Traitement :

Selon la gravité de la situation :

  • S'il n'y a pas d'urgence vitale : traitement par anticoagulant injectable. Ce traitement sera ensuite accompagné d'anticoagulants oraux.
  • Si l'embolie est grave : une fibrinolyse

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La maladie coronarienne, ou coronaropathie, ou insuffisance coronarienne, est une maladie des artères qui vascularisent le cœur (artères coronaires) ayant pour conséquence une ischémie myocardique

  • Les maladies cardio-vasculaires sont la première cause de mortalité dans le monde: il meurt chaque année plus de personnes en raison de maladies cardio-vasculaires que de toute autre cause.
  • On estime à 17,5 millions le nombre de décès imputables aux maladies cardio-vasculaires, soit 31% de la mortalité mondiale totale. Parmi ces décès, on estime que 7,4 millions sont dus à une cardiopathie coronarienne et 6,7 millions à un AVC
  • Plus des trois quarts des décès liés aux maladies cardiovasculaires interviennent dans des pays à revenu faible ou intermédiaire.

Types :

  • Cardiomyopathie ischémique
  • Cardiomyopathie dilatée (congestive)
  • Cardiomyopathie hypertrophique
  • Cardiomyopathie restrictive
  • CVDA ou DVDA

Symptômes:

  • Sensation d'oppression dans la poitrine;
  • Sensation de brûlure ou de pression sous le sternum;
  • Douleur qui irradie dans l'épaule, la mâchoire, les bras, la gorge, le cou ou la partie supérieure de l'abdomen;
  • Fatigue;
  • Nausées ou des vomissements;
  • Sudation;
  • Faiblesse;
  • Essoufflement;
  • Sensation de tête légère.

Facteurs de risque :

  • L'âge (plus de 45 ans pour les hommes et plus de 55 ans pour les femmes)
  • Des antécédents familiaux d'insuffisance cardiaque
  • Le tabagisme
  • L'hypertension
  • Un taux élevé de " mauvais " cholestérol LDL et un faible taux de " bon " cholestérol HDL
  • Certaines maladies, comme le diabète
  • Le surpoids ou l'obésité
  • Le manque d'exercice
  • Certaines radiothérapies du thorax
  • Le stress

Conséquences :

  • Angine de poitrine 
  • Syndrome coronarien aigu (angors instables et les infarctus du myocarde)
  • Insuffisance cardiaque 
  • Trouble du rythme (tachycardie ou fibrillation ventriculaire)

Diagnostic :

  • Électrocardiogramme (ECG)
  • Échocardiogramme
  • Épreuve d'effort
  • Scintigraphie cardiaque/scintigraphie d'effort
  • Scanographie à faisceau d'électrons (EBCT)
  • Angiographie par résonance magnétique (ARM)
  • Angiographie
  • Échographie intravasculaire
  • Radioscopie
  • Tests sanguins
  • Angiographie numérisée

Traitement :

Mesures non médicamenteuses :

une vie saine en évitant la fumée, en pratiquant des activités physiques, en adoptant une saine alimentation faible en lipides, spécialement en lipides saturés et en gras trans, en atteignant et en conservant un poids santé, en limitant sa consommation d’alcool et en réduisant son niveau de stress.

Médicaments :

  • Antiplaquettaires
  • Inhibiteurs de l’ECA
  • Bêtabloquants
  • Inhibiteurs des canaux calciques
  • Nitrates (Nitroglycérine)

Chirurgie et autres interventions

  • Intervention coronarienne percutanée (ICP et angioplastie et pose de tuteur)
  • Chirurgie de pontage coronaire

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Les cardiopathies rassemblent l'ensemble des maladies du cœur. Elles peuvent être développées avant la naissance (on parle de cardiopathie congénitale) ou acquises à l'âge adulte (cardiopathie coronarienne).

Les cardiopathies congénitales sont des malformations du cœur survenant au cours de sa formation, pendant la vie intra-utérine.

La fréquence des malformations cardiaques congénitales est d'environ 0,8% des naissances vivantes.

Certaines sont plus fréquentes chez le garçon : la coarctation de l'aorte, la sténose de l'aorte, la transposition des gros vaisseaux et la communication interventriculaire (CIV).

D'autres sont plus fréquentes chez la fille : la communication interauriculaire et le canal artériel.

Dans la plupart des cas, nous ignorons quelle en est la cause. Dans d’autres cas, les infections virales, comme la rubéole (rougeole), ou certaines maladies héréditaires, comme le syndrome de Down, ou encore, la consommation excessive de drogues ou d’alcool durant la grossesse jouent un rôle déterminant.

Types :

  • Obstruction de la circulation sanguine (sténose)
  1. Sténose pulmonaire : l’atrésie pulmonaire  et l’atrésie tricuspide
  2. Sténose aortique
  3. Coarctation aortique
  • Malformations septales :
  1. Communication interauriculaire
  2. Communication interventriculaire
  • Persistance du canal artériel
  • Cardiopathies congénitales cyanogènes
  • Tétralogie de Fallot
  • Transposition des gros vaisseaux
  • Maladie d’Ebstein

Plusieurs classifications sont utilisées pour classer les différentes cardiopathies:

  • Classification anatomique aussi appelée segmentaire.
  • Classification selon le retentissement physiologique: Les non cyanogènes et les cyanogènes.
  • La plus récente est une classification se basant sur les progrès des mécanismes embryologiques de la formation des cardiopathies.

Causes :

  • Dans 85 % des cas, les cardiopathies congénitales sont d'origine inconnue. Le diabète chez la mère (dit pré-gestationnel) serait un facteur de risque.

Les malformations souvent associées à une anomalie chromosomique :

  • Tétralogie de Fallot
  • Hypoplasie du cœur gauche
  • Canal atrio-ventriculaire
  • Ventricule droit à double sortie

Dépistage et diagnostic :

  • Localisation du cœur en position intra thoracique
  • Position du cœur à gauche dans le thorax
  • Orientation ou cardie de la pointe du cœur vers la gauche
  • Recherche des vaisseaux abdominaux (aorte et veine cave inférieure)
  • Identification et évaluation des ventricules et des oreillettes
  • Compte des vaisseaux sortant du cœur et identification de ces vaisseaux
  • Étude de la crosse de l'aorte
  • Recherche d'un retour veineux pulmonaire dans l'oreillette gauche par le doppler à codage couleur

Le diagnostic permettra de faire des examens complémentaires, comme une amniocentèse pour la recherche d'une trisomie 21 ou une microdélétion 22q11.

Traitement :

Le traitement de la malformation est chirurgical. Il peut être palliatif ou curatif. La plupart des malformations, lorsque cela est possible, sont opérées avant l'âge de 4 ou 5 ans. L'intervention se fait "à coeur fermé" ou "à coeur ouvert".


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Cause :

Les causes les plus courantes d'insuffisance cardiaque sont :

  • L'insuffisance coronarienne
  • L’infarctus du myocarde
  • L'hypertension
  • Une valvulopathie
  • Une maladie cardiaque congénitale
  • Une cardiomyopathie
  • Une endocardite
  • Une myocardite
  • Le diabète
  • Pneumopathies
  • Consommation d’alcool ou de drogues

Symptômes :

 Les plus courants:

  • Difficultés respiratoires pendant la nuit ou en position couchée;
  • Toux et respiration sifflante;
  • Fatigue et faiblesse;
  • Essoufflement;

Diagnostic :

Le bilan médical permet de confirmer l'insuffisance cardiaque et d'en évaluer la gravité. Il recherche :

Les facteurs aggravants la maladie et les facteurs de risque cardiovasculaire ( tabagisme, obésité ou surpoids, hypertension artérielle) ;

Le bilan médical :

  • Examen clinique
  • Bilan sanguin ;
  • Radiographie thoracique,
  • Électrocardiogramme,
  • Écho-doppler cardiaque, ou échocardiographie doppler,
  • Électrocardiogramme d'effort

Traitement :

Il repose d'abord sur des conseils d'hygiène de vie. Pour lr traitement médicamenteux, l'administration d'un ou plusieurs classes d'antihypertenseurs et des tonicardiaques comme la digitaline (Digoxine) demeurent le traitement de base de l'insuffisance cardiaque, en association avec les diurétiques.

D'autres médicaments sont utilisés :

  • L'amiodarone (Cordarone) ;
  • Les dérivés nitrés ;
  • La dihydralazine ;

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L’hypertension artérielle est l'élévation permanente des chiffres de la pression artérielle au dessus de 14/9.  La pression artérielle normale est inférieure à 14/9. Idéalement, elle est de 12/8. La notion de HTA limite correspond à des chiffres entre 14/9 et 16/9,5.

L’HTA est parmi les majeures causes de décès à l'échelle mondiale. Dans le monde l’hypertension tuerait 9,4 millions de personnes par an de maladies cardiovasculaires comme l’AVC ou l’infarctus du myocarde, selon l’OMS,

Symptômes :

L’hypertension artérielle est le plus souvent silencieuse et ne s’accompagne donc d’aucun symptôme. Elle est ainsi fréquemment découverte par hasard lors d’une consultation.. Certains symptômes non caractéristiques peuvent néanmoins aider le diagnostic lorsque la pression sanguine est très haute.

 On constate chez les personnes hypertendues :

  • Des maux de tête matinaux, situés le plus souvent à l’arrière du crâne,
  • De la fatigue,
  • Des insomnies,
  • De la nervosité,
  • Des saignements de nez ou des vertiges.

Causes :

L'hypertension primaire (ou essentielle) :

Elle représente environ 90 % des cas. Elle est causée par une multitude de facteurs :

  • L’âge,
  • L’hérédité
  • Les  habitudes de vie
  • L’obésité,
  • La sédentarité,
  • Le tabagisme,
  • L’abus d’alcool
  • Le  stress
  • Une forte consommation de sel

L'hypertension secondaire :

  • Elle  peut résulter d’un autre problème de santé, comme :
  • Un problème rénal
  • Un problème endocrinien
  • Anomalie congénitale de l’aorte. Elle peut aussi provenir
  • Usage fréquent de certains médicaments
  • Consommation de drogues telles la cocaïne et les amphétamines.

Personnes à risque hypertension :

  • Les personnes âgées de plus de 60 ans  
  • Les femmes ménopausées
  • Les personnes seules  
  • Les personnes avec des habitudes alimentaires pas saines

Traitement :

Le traitement à donner sera décidé après l'évaluation du risque cardiovasculaire global.

Pour évaluer ce risque, la HAS propose de se baser sur les facteurs de risque suivants :

  • Âge (> 50 ans chez l'homme et > 60 ans chez la femme).
  • Tabagisme
  • Antécédents familiaux d'accident cardio-vasculaire précoce
  • AVC précoce (< 45 ans).
  • Diabète
  • Dyslipidémie

Le traitement comporte :

Un traitement non médicamenteux : adoption  d’un certain nombre de mesures hygiéno-diététiques

Un traitement médicamenteux :

  • Diurétiques,  
  • Bétabloquants,
  • Inhibiteurs calciques,
  • Antagonistes de l'angiotensine II,
  • Inhibiteurs de l'enzyme de conversion(IEC).

Prévention:

  • Adoption d’un programme national nutrition santé
  • Lutte contre le tabagisme
  • Apport en vitamines B9 et 12
  • Amélioration de la prévention, du dépistage et de la prise en charge
  • Réduire la consommation de sel
  • Améliorer la connaissance épidémiologique

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Le cholestérol est une molécule grasse (lipidique) essentielle pour le bon fonctionnement de l’organisme, il joue un rôle dans la construction de la membrane cellulaire et dans la fabrication d’hormones.

On distingue 3 types de lipoprotéines, classées selon leur densité (density en anglais) : les VLDL (verylowdensitylipoprotein), les LDL (lowdensitylipoprotein) et les HDL (highdensitylipoprotein). Ce sont surtout les deux derniers qui jouent un rôle cliniquement important. Le LDL, aussi appelé “mauvais cholestérol”, est une lipoprotéine qui amène le cholestérol aux tissus, il peut être responsable d’obstruction des artères et mener à l’athérosclérose.

Les lipoprotéines LDL assurent le transport et la distribution du cholestérol à toutes les cellules de l’organisme. En excès, elles favorisent la formation de la plaque d’athérome. Quant aux HDL, elles sont bénéfiques car elles font le chemin inverse en prenant en charge le trop plein de cholestérol dans les cellules vers le foie. Les lipoprotéines HDL protègent par conséquent la santé cardio-vasculaire.

Dans le corps humain, le cholestérol a deux origines :

  • 70% proviennent du foie ;
  • 30% de l'alimentation.

L'unité internationale de mesure du cholestérol total est la millimole par litre ou mmol/L.

Les taux normaux du cholestérol total (CT) sont :

  • Avant 30 ans : 1,50 à 2,0 g/L (4 à 5,2 mmol/L) ;
  • Après 30 ans : 2 à 2,5 g/L (5,2 à 6,4 mmol/L)

L’hypercholestérolémie, facteur de risque d’athérosclérose et de morbi-mortalité

cardiovasculaire

CAUSE

Un grand nombre de facteurs influent sur la concentration de cholestérol LDL :

  • L’alimentation
  • Le poids corporel
  • Le niveau d'activité physique
  • L’âge (le taux augmente avec l'âge)
  • Le sexe (les hommes ont un taux de cholestérol plus élevé)
  • Le taux de consommation d'alcool
  • L’hérédité
  • Le tabagisme

RISQUES

  • Une concentration élevée de cholestérol LDL
  • Une faible concentration de cholestérol HDL
  • Le diabète
  • L’obésité
  • Maladies cardio-vasculaires

Symptômes :

Les symptômes n'apparaissent que très rarement

Parfois, dans un très petit nombre de cas, l'hypercholestérolémie se révèle cliniquement. Cela entraîne des dépôts de cholestérol sur les tendons, que l'on appelle xanthome, et qui peuvent gêner le mouvement s'ils sont très importants. De la même façon, il peut exister des dépôts jaunâtres au coin interne de l'oeil (xanthélasma) ou un arc blanchâtre autour de la cornée

Diagnostic :

1-Bilan lipidique :

  • Cholestérol total (CT),
  • LDL-cholestérol (LDL-c) ou « mauvais » cholestérol,
  • HDL-cholestérol (HDL-c) ou « bon » cholestérol,

2-Bilans sanguins :

Afin d’écarter d’autres causes possibles d’hypercholestérolémie

  • Le dosage des hormones thyroïdiennes pour rechercher un problème de thyroïde,
  • Le dosage de la glycémie (taux de glucose dans le sang) pour rechercher un diabète,
  • Le dosage de la créatinine complété par une mesure de la protéinurie (présence anormale de protéine dans les urines) pour rechercher une insuffisance rénale.

3-Bilan cardiaque

4-Recherche de signes cliniques associés à l’Hypercholestérolémie Familiale

Les niveaux optimaux de cholestérol dans le sang devraient être:

  • Les patients à haut risque: LDL en dessous de 70 mg / dL
  • Les patients à risque intermédiaire: LDL inférieur à 100 mg / dL

Traitement :

L’objectif principal est de prévenir l’apparition de maladies cardiovasculaires et de ses complications.

Mesures non médicamenteuses :

Le régime alimentaire est la première étape dans la correction d'une hypercholestérolémie, c'est l'étape la plus difficile et la plus importante

  1. Une meilleure hygiène de vie ;
  2. De bonnes habitudes alimentaires ;
  3. Une activité physique régulière.

Répartition des nutriments :

  • 55 % des calories doivent provenir des glucides en privilégiant au mieux la consommation de glucides lents ;
  • 15 % des calories doivent provenir des protides ;
  • 30 % des calories doivent provenir des lipides dont :
  • 50 % de graisses mono-insaturées, à privilégier par rapport aux graisses saturées ;
  • 25 % de graisses poly-insaturées ;
  • 25 % de graisses saturées ;
  • Moins de 300 mg par jour de cholestérol sont recommandés.

Traitement médicamenteux

Toujours associé à des mesures diététiques, le traitement médicamenteux peut être nécessaire dans certains cas. Il repose sur 3 types de médicaments :

  • Les statines;
  • Les résines
  • Les fibrates.

Recommandations européennes

L’objectif thérapeutique reste la diminution de la concentration de LDL-C suivant les différents niveaux de risque (3) :

  • Risque faible : le LDL-C cible doit être < 1,90 g/l ;
  • Risque modéré : le LDL-C cible doit être < 1,15 g/l ;
  • Risque élevé : le LDL-C cible doit être< 1 g/l ;

Risque cardiovasculaire très élevé : le LDL-C cible doit être < 0,70 g/l ou réduit d’au moins 50 %.

Le traitement hypolipémiant sera débuté :

  • En cas de non atteinte du LDL-c cible après suivi des règles hygiéno-diététiques chez les sujets à risque faible ou modéré ;
  • Ou d’emblée pour les sujets à risque élevé ou très élevé.

Taxonomy term

Un accident vasculaire cérébral se caractérise par une perte subite des fonctions cérébrales imputable à une interruption du débit sanguin vers le cerveau à la suite d'un accident vasculaire cérébral ischémique ou une hémorragie cérébrovasculaire.

Selon l'Organisation Mondiale de la Santé, près de 5 millions de personnes dans le monde meurent d'AVC chaque année et 15 millions sont victimes d'AVC non fatals..

Ils  représentent la troisième cause de mortalité derrière les maladies cardiovasculaires et le cancer. Mais c'est la première cause d'invalidité lourde et la deuxième cause de démence dans le monde

Cause :

  • Un accident vasculaire cérébral (AVC) est ischémique dans 80% des cas, c'est-à-dire qu'il est dû à une obstruction d'une artère.
  • Dans les 20% des cas restants, l'AVC est hémorragique, c'est-à-dire qu'il résulte de la rupture d'un vaisseau cérébral.

Facteurs de risque :

  • L’âge (plus de 65 ans)
  • L’hypertension
  • Les maladies cardiaques
  • Le diabète

Symptômes :

  • Mal de tête intense, brutal et inhabituel ;
  • Problème de vision
  • Engourdissement du visage
  • Perte de force ou un engourdissement du membre supérieur
  • Trouble de la parole
  • Difficulté à comprendre son interlocuteur ;
  • Engourdissement ou une faiblesse de la jambe ;
  • Perte soudaine de l'équilibre

Diagnostic :

Un bilan d'imagerie médicale en urgence est réalisé par imagerie par résonance magnétique (IRM) ou par scanner cérébralL'examen médical évalue, dès la phase initiale, le degré de l'atteinte neurologique et le niveau de conscience. Il peut donner une indication sur la cause de l'AVC.

Traitement :

Un accident vasculaire cérébral nécessite une prise en charge d'urgence. Un traitement à court et à long terme est également indispensable pour limiter les séquelles, prévenir les risques de complications, et faciliter la récupération.

Le premier objectif est de rétablir la circulation sanguine en cas d'obstruction ou de réduire l'épanchement de sang en cas d'hémorragie.

Un activateur du plasminogène tissulaire doit être injecté par voie intraveineuse dans les 3 à 4,5 heures qui suivent l’AV. Quelques heures après un AVC non hémorragique, on donne souvent un anticoagulant ou antiplaquettaire.

On procède a la chirurgie si une artère est bloquée.

Outre les médicaments, la rééducation fait partie intégrante des traitements envisagés pour permettre de restaurer les fonctions qui ont pu être endommagées ou perdues suite à l'AVC