Choisir sa mort ? La HAS publie ses recommandations

La HAS (Haute Autorité de santé) a publié la semaine dernière des recommandations pour la fin de vie à l'intention des professionnels de santé notamment le protocole de la "sédation profonde et continue", qui doit endormir définitivement les malades incurables et en très grande souffrance.

L'objectif est de les aider à appréhender au mieux le protocole d'endormissement définitif.

Selon la HAS, cette sédation a pour objectif d'endormir profondément la personne jusqu'à son décès, quand le pronostic vital est engagé à court terme.

"Le patient est le seul à pouvoir apprécier le caractère insupportable de sa souffrance", tout patient encore en capacité d'exprimer sa volonté y a droit "s'il présente une souffrance réfractaire aux traitements", ou "s'il décide d'arrêter un traitement et que cette décision (...) est susceptible d'entraîner une souffrance insupportable".

La HAS  distingue deux possibilités. Le patient peut encore exprimer sa volonté, ou ne le peut plus.

Dans la première hypothèse, la sédation profonde et continue peut s'envisager si un patient "présente une souffrance réfractaire aux traitements", ou "s'il décide d'arrêter un traitement et que cette décision (...) est susceptible d'entraîner une souffrance insupportable".

Chez une personne qui ne peut pas exprimer sa volonté, la sédation est envisageable "si à l'issue d'une procédure collégiale, le médecin arrête un traitement de maintien en vie au titre du refus de l'obstination déraisonnable". " Le médecin en charge du patient prend seul la décision de réaliser ou non la sédation", à l'issue d'une "concertation" obligatoire avec "tous les professionnels impliqués".

La sédation profonde et continue concerne potentiellement des patients de tout âge, qu'ils soient hospitalisés, en maison de retraite médicalisée (Ehpad) ou à domicile. Le médicament "le plus utilisé" est le midazolam, un puissant hypnotique sédatif,

En France, trois personnes sur quatre désirent finir leur vie chez elles et 11 % (seulement) des Français de plus de 50 ans ont rédigé leurs directives anticipées.