Intoxication aux plantes

Taxonomy term

La fréquence des intoxications par les plantes représentait 5,1% des intoxications, toutes causes confondues, en dehors des piqûres et envenimations scorpioniques selon une étude du  centre antipoison et de pharmacovigilance du Maroc (CAPM) de 1980 à 2008.Ces études ont montré que les plantes étaient impliquées dans 5,1% de l’ensemble des intoxications (35% chez des enfants < 15 ans), mais entraînaient une mortalité assez élevée (17 %) .Les intoxications au Ricinus communis (Wriwra ou Kharwae), sont responsables de 2,3% de l’ensemble des intoxications par plantes reçues au Centre anti-poison du Maroc (CAPM)

Nom latin:

Ricinus communis L

Nom commun:

Wriwra – Kharwa – Kran’k – Tazart ûchan

Wararû – Wrûri – wayrûrû.

L’huile de ricin étant : Zit al kharwaa en arabe ou encore appelée huile de castor, huile de palma-christi, huile de carapal ou carapate.

Habitat géographique:

Familes des Euphorbiaceaes,Le ricin ou Ricinus communis L. est une euphorbiacée originaire d'Afrique tropicale qui s'est répandue un peu partout dans le monde, là où le climat le perme,

Distribution au Maroc : Grand Atlas,Anti Atlas,Secteur oranais littoral (Beni-Snassen),Maroc oriental steppique (bassin de la Moulouya),Maroc central, partie septentrionale,Rif oriental et occidental, de la Moulouya à l’Oued Laou, y compris l’Atlas rifain,Plaine du Souss,Maroc occidental septentrional (de Larache à Casablanca),Maroc occidental méridional(de Casablanca au Cap Cantin),Secteur macaronésien marocain (littoral et collines littorales du Cap Cantin à Ifni

Période de floraison : Avril - Juin   

 Répartition d’intoxications:

Les intoxications au Ricinus communis (Wriwra ou Kharwae) sont responsables de 2,3 % de l’ensemble des intoxications par plantes au Maroc

Description botanique:

Le Ricin ou Ricinus communis L. est une euphorbiacée originaire d'Afrique tropicale qui s'est répandue un peu partout dans le monde, là où le climat le permet. Les feuilles, portées par de longues tiges, sont palmilobées (5 à 12 lobes) et leur bord est denté. C’est une plante géante à feuillage décoratif. Les fleurs sont regroupées en grappes, tricoques hérissées de pointes (qui peuvent parfois être absentes). Certaines variétés ornementales ont des feuilles dont la face inférieure et le pétiole  sont colorés en rouge. Les graines comparables à des petits haricots sont luisantes et portent des marques attrayantes de couleurs variées. Malheureusement, elles sont également appétissantes, ce qui fait que les jeunes enfants sont le plus souvent les victimes d'empoisonnement par le ricin. C'est à partir des graines qu'on obtient l'huile médicinale bien connue.

Usage :

L'extraction de l'huile de ricin à partir du ricin est connue depuis longtemps. Cette huile est très utilisée contre la constipation (usage à proscrire absolument) et comme fongicide en usage externe. Elle est utilisée largement dans l'industrie cosmétique et constitue un excellent produit pour les cheveux, les ongles, les cils et les taches de rousseur. L'industrie cosmétique la transforme facilement en ricinoléates émulsionnants et en esters polyéthylènes ou autres qui, avec les dérivés de coco et de palme, forment la plus grande partie des excipients cosmétiques (crèmes, moussants...). Son dérivé polyéthylène, le ricinion, est également remarquable par son action solubilisante des produits gras (médicaments, huiles essentielles) et permet de potentialiser leur action aussi bien par voie externe qu'interne).

 L’intoxication par le ricin :

La consommation accidentelle par le bétail ou par les enfants de graines ou de produits contenant de l'huile de ricin peut provoquer des intoxications graves nécessitant  impérativement une prise en charge hospitalière. On considère que trois graines peuvent être fatales pour un enfant, quatre graines peuvent déterminer une intoxication sérieuse chez l'adulte et six à huit graines pourront lui être fatales. Ces chiffres sont cependant à nuancer, la gravité de l'intoxication dépendra de la sensibilité.


Taxonomy term

La fréquence des intoxications par les plantes représentait 5,1% des intoxications, toutes causes confondues, en dehors des piqûres et envenimations scorpioniques selon une étude du  centre antipoison et de pharmacovigilance du Maroc (CAPM) de 1980 à 2008.Ces études ont montré que les plantes étaient impliquées dans 5,1% de l’ensemble des intoxications (35% chez des enfants < 15 ans), mais entraînaient une mortalité assez élevée (17 %) .Le Nigella sativa(Sanouj ou Nigelle) est impliqué dans des intoxications au Maroc.

Nom latin:  Nigella sativa

Nom commun:  Sanouj ou Nigelle Habbah sauda, Habbet el beraka

Habitat géographique:

 Elle est principalement cultivée dans les régions méditerranéennes, en Asie occidentale, en Arabie saoudite, au Soudan et en Éthiopie.

Description botanique:

La nigelle cultivée ( Nigella sativa ) est une herbacée annuelle de la famille des renonculacées, originaire de l'Eurasie. La plante est reconnaissable à sa tige dressée, pouvant atteindre 60 cm de hauteur, ses feuilles divisées en petites lanières courtes et ses fleurs avec 5 ou 6 pétales. Ces derniers peuvent être de couleurs variées, allant du bleu au blanc, en passant par le rose. La nigelle fleurit au cours des mois de juin et juillet.

Usage :

D'après les arabes, Nigella sativa(Sanouj ou Habba Souda) et surtout ses graines, sont douées de toutes sortes de propriétés : tonique, apéritives, diurétiques...les graines sont utilisées comme stimulant général dans les asthénies, comme antispasmodique, antitussif, vermifuge,

Toxicité:

Les graines sont toxiques par la présence de mélanthine, elle provoque des vomissements après ingestion de 20g de graines.


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La fréquence des intoxications par les plantes représentait 5,1% des intoxications, toutes causes confondues, en dehors des piqûres et envenimations scorpioniques selon une étude du  centre antipoison et de pharmacovigilance du Maroc (CAPM) de 1980 à 2008.Ces études ont montré que les plantes étaient impliquées dans 5,1% de l’ensemble des intoxications (35% chez des enfants < 15 ans), mais entraînaient une mortalité assez élevée (17 %) .Les intoxications au Ricinus communis (Wriwra ou Kharwae), sont responsables de 2,3% de l’ensemble des intoxications par plantes reçues au Centre anti-poison du Maroc (CAPM)

Nom latin: 

Ricinus communis L

Nom commun: 

Wriwra – Kharwa – Kran’k – Tazart ûchan 
Wararû – Wrûri – wayrûrû. 
L’huile de ricin étant : Zit al kharwaa en arabe ou encore appelée huile de castor, huile de palma-christi, huile de carapal ou carapate.

Habitat géographique:

Familes des Euphorbiaceaes,Le ricin ou Ricinus communis L. est une euphorbiacée originaire d'Afrique tropicale qui s'est répandue un peu partout dans le monde, là où le climat le perme,

Distribution au Maroc : Grand Atlas,Anti Atlas,Secteur oranais littoral (Beni-Snassen),Maroc oriental steppique (bassin de la Moulouya),Maroc central, partie septentrionale,Rif oriental et occidental, de la Moulouya à l’Oued Laou, y compris l’Atlas rifain,Plaine du Souss,Maroc occidental septentrional (de Larache à Casablanca),Maroc occidental méridional(de Casablanca au Cap Cantin),Secteur macaronésien marocain (littoral et collines littorales du Cap Cantin à Ifni

Période de floraison : Avril - Juin    

 Répartition d’intoxications:

Les intoxications au Ricinus communis (Wriwra ou Kharwae) sont responsables de 2,3 % de l’ensemble des intoxications par plantes au Maroc 

Description botanique: 

Le Ricin ou Ricinus communis L. est une euphorbiacée originaire d'Afrique tropicale qui s'est répandue un peu partout dans le monde, là où le climat le permet. Les feuilles, portées par de longues tiges, sont palmilobées (5 à 12 lobes) et leur bord est denté. C’est une plante géante à feuillage décoratif. Les fleurs sont regroupées en grappes, tricoques hérissées de pointes (qui peuvent parfois être absentes). Certaines variétés ornementales ont des feuilles dont la face inférieure et le pétiole  sont colorés en rouge. Les graines comparables à des petits haricots sont luisantes et portent des marques attrayantes de couleurs variées. Malheureusement, elles sont également appétissantes, ce qui fait que les jeunes enfants sont le plus souvent les victimes d'empoisonnement par le ricin. C'est à partir des graines qu'on obtient l'huile médicinale bien connue.

Usage :

L'extraction de l'huile de ricin à partir du ricin est connue depuis longtemps. Cette huile est très utilisée contre la constipation (usage à proscrire absolument) et comme fongicide en usage externe. Elle est utilisée largement dans l'industrie cosmétique et constitue un excellent produit pour les cheveux, les ongles, les cils et les taches de rousseur. L'industrie cosmétique la transforme facilement en ricinoléates émulsionnants et en esters polyéthylènes ou autres qui, avec les dérivés de coco et de palme, forment la plus grande partie des excipients cosmétiques (crèmes, moussants...). Son dérivé polyéthylène, le ricinion, est également remarquable par son action solubilisante des produits gras (médicaments, huiles essentielles) et permet de potentialiser leur action aussi bien par voie externe qu'interne).

 L’intoxication par le ricin :

La consommation accidentelle par le bétail ou par les enfants de graines ou de produits contenant de l'huile de ricin peut provoquer des intoxications graves nécessitant 
impérativement une prise en charge hospitalière. On considère que trois graines peuvent être fatales pour un enfant, quatre graines peuvent déterminer une intoxication sérieuse chez l'adulte et six à huit graines pourront lui être fatales. Ces chiffres sont cependant à nuancer, la gravité de l'intoxication dépendra de la sensibilité


Taxonomy term

La fréquence des intoxications par les plantes représentait 5,1% des intoxications, toutes causes confondues, en dehors des piqûres et envenimations scorpioniques selon une étude du  centre antipoison et de pharmacovigilance du Maroc (CAPM) de 1980 à 2008.Ces études ont montré que les plantes étaient impliquées dans 5,1% de l’ensemble des intoxications (35% chez des enfants < 15 ans), mais entraînaient une mortalité assez élevée (17 %) .Les intoxications au harmel, ou  peganum harmala, sont responsables de 4;6% de l’ensemble des intoxications par plantes reçues au Centre anti-poison du Maroc (CAPM).

 

Nom latin: 

Peganum harmala

Nom commun: 

  Rue sauvage; Rue verte; Pégane

Nom vernaculaire :

  1. Harmel; Armel; L'Harmel (au Maghreb);
  2. Bender tiffin en Tamachek (Touareg); Espand;
  3. Esfand; Hormol; Spélanè (en Afghanistan);
  4. Harmel Sahari (en Algerie); Bizr el Hharmel (en Egypte)

Habitat géographique:

Afrique: particulièrement répandue dans les zones arides méditerranéennes (Maroc oriental, Sahara septentrional et hauts plateaux Algériens, Tunisie, steppes de la Lybie, déserts d'Egypte);  Europe: très commune dans les zones sèches  (Espagne, steppes de la Russie méridionale, Hongrie); Asie: répandue dans les steppes de l'Iran, du Pakistan, du Turkestan jusqu'au Tibet et en Sibérie (Chopra et al., 1960; Paris & Dilleman, 1960; Quezel & Santa, 1963; Ozenda, 1977; Bézanger-Beauquesne et al.   1980).

Répartition d’intoxications:

Les intoxications au harmel sont responsables de 4;6% de l’ensemble des intoxications par plantes au Maroc 

Peganum harmala L.(de Harmel) est l’une des plantes les plus utilisées en médecine traditionnelle pour ses vertus sédatives et comme emménagogue. Son emploi à des fins thérapeutiques expose au risque de surdosage et d’intoxication.

Au Maroc, le harmel est utilisé pour traiter différents troubles gynécologiques comme la stérilité féminine, mais aussi l’impuissance sexuelle. Certaine femmes y recourent en tant qu’abortif. Il est utilisé en tant que sédatif, soporifique (nourrissons ou enfants insomniaques, surtout dans la région de Marrakech). C’est un hypnotique, antipyrétique, antalgique, antitussif, antidiarrhéique chez le nourrisson. Antiseptique et cicatrisant, on en use pour traiter certains problèmes cutanés, dermatoses (eczémas) et brûlures, conjonctivites purulentes et blépharites et alopécie. Certains lui reconnaissent des vertus anti-infectieuses, contre le tétanos néo-natal, anthelminthique (ascaris, tænia), antipaludique et antioreillons. Il faut enfin signaler que l’inhalation par fumigation du harmel est une pratique courante, soit dans un but thérapeutique, soit en prophylaxie magique.

Selon le Dr Nadia Tahri, du Centre antipoison du Maroc, l’intoxication au harmel peut être mortelle. Témoignage : le CAPM a reçu dernièrement, via son numéro d’urgence (081 000 180), l’appel d’un réanimateur qui venait de recevoir une patiente âgée de 18 ans, comateuse, présentant un état de choc, des convulsions, une anurie et hémorragie utérine secondaire à une interruption volontaire de grossesse. Sa famille rapporte qu’elle l’avait retrouvée inconsciente, avec des graines de harmel éparpillées à côté d’elle.

Description botanique: 

Le harmel est une plante herbacée, vivace, glabre, buissonnante de 30 à 90 cm de hauteur à rhizome épais, à odeur forte, désagréable qui rappelle  celle de la rue   Les tiges dressées, trés rameuses disparaissent  l'hiver; elles portent des feuilles alternes, découpées en lanières étroites.Les fleurs solitaires, assez grandes (25 à 30 mm), d'un blanc-jaunâtre veinées de vert sont formées de:

  • cinq sépales verts, linéaires, persistants qui  dépassent la corolle.
  • cinq pétales elliptiques.
  • dix à quinze étamines à filet trés élargi dans leur partie inférieure.
  • l'ovaire, globuleux, repose sur un disque charnu et aboutit à un fruit qui est une capsule sphérique, à trois loges, de 6 à 8 mm déprimée au sommet, entourée des sépales persistants et s'ouvrant par 3 ou 4 valves pour libérer les graines.
  • les graines: nombreuses, petites, anguleuses, subtriangulaires, de couleur marron foncé, dont le tégument externe est réticulé, ont une saveur amère;   on les récolte en été (Chopra et al., 1960; Quezel & Santa, 1963; Ozenda,  1977).

Le succès de Peganum harmala  dans les milieux arides est du en partie à la capacité des plants à tolérer et à récupérer d'un déficit en eau

Mécanisme d’action et toxicocinétique

Toute la plante est toxique par l’intermédiaire d’un alcaloïde dont le taux est plus élevé dans la graine (3 à 4 %) que dans la racine ou la tige (0,36 %) ou encore la feuille (0,52 %) . Pour 3 g de graines moulues la toxicité apparaît. La teneur en alcaloïdes augmente en été, durant la phase de 
mûrissement du fruit. La harmaline et la harmine sont des antagonistes de la sérotonine , un neurotransmetteur impliqué dans le mode d'action des hallucinogènes indoliques. La harmaline et la harmine prennent la place de la sérotonine dans les mécanismes enzymatiques en raison de la ressemblance des structures. 
Le catabolisme hépatique par sulfo et glycuro-conjugaison a été mis en évidence chez le rat et confirmé sur le foie humain. L’absorption dépend de la voie d'exposition : après ingestion des graines, les alcaloïdes sont absorbés en quelques minutes par le tractus gastro-intestinal, atteignant en 15 à 30 minutes, les organes cibles (système nerveux central et coeur). En fumigation ces organes sont touchés en 5 à 10 mm. L'effet principal s'exerce sur le système nerveux central entraînant un cortège de signes 
neurologiques et neuromusculaires. Les alcaloïdes de quinazoline sont responsables de l'activité abortive par une contraction du muscle utérin.


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La fréquence des intoxications par les plantes représentait 5,1% des intoxications, toutes causes confondues, en dehors des piqûres et envenimations scorpioniques selon une étude du  centre antipoison et de pharmacovigilance du Maroc (CAPM) de 1980 à 2008.Ces études ont montré que les plantes étaient impliquées dans 5,1% de l’ensemble des intoxications (35% chez des enfants < 15 ans), mais entraînaient une mortalité assez élevée (17 %) .Les intoxications au Papaver somniferum (Khachkhacha), sont responsables de 0,7% de l’ensemble des intoxications par plantes reçues au Centre anti-poison du Maroc (CAPM).

Nom latin: 

Papaver Somniferum L

Nom commun: 

pavot somnifère, pavot à opium, poppy,  khachkhach, kharchacha

Habitat géographique:

Le Papaver somniferum L. ou pavot à opium est une papavé-racée présente de façon abondante dans plusieurs pays du monde (France, Turquie, Inde, Australie, Espagne, Hongrie...et le Maroc) et connue pour ses vertus thérapeutiques à visée antalgiques et sédatives.

Description botanique: 

Famille des Papavaraceaes,Il s’agit du pavot somnifère ou pavot à opium: Papaver somniferum L., qui est une plante  appartenant à la famille des papavéracées. Elle est cultivée pour ses graines oléagineuses et  comestibles.  Cette plante est annuelle, herbacée à grande tige dressée de 1 à 1,5 m. Elle porte des feuilles alternes à limbe glabre, embrassant la tige par deux oreillettes arrondies.Le fruit est une capsule globuleuse, renfermant une infinité de graines qui peuvent s’échapper par des pores. Celles ci sont de petites tailles, blanches, parfois grises ou noires dans la variété nigrum. Par agitation de la capsule sèche, ces graines produisent un bruit qui a valu à la plante  le nom de KHECHKHACH ou KHARCHACHA.

Usage :

Papaver Somniferum L. connu sous le nom de pavot somnifère,pavot à opium, poppy, khachkhach, kharchacha, est l’une des plantes les plus utilisées en médecine traditionnelle à des fins rituelles, magiques, prophylactiques et surtout thérapeutiques. Cette utilisation dans un cadre thérapeutique n’est pasdénuée de risque.

Toxicité:

L’intoxication au pavot reste l’une des intoxications aux plantes les plus dangereuses,La poudre de carvi (Carum carvi), pavot somnifère (Papaver somniferum) et muscade (Myristica fragans) en très petite quantité mélangé avec du  miel est utilisée pour endormir les bébés en cas d’insomnie.Le cas le plus fréquent au Maroc est celui de l’intoxication d’enfants et de nourrissons auxquels on administre une décoction de capsules ou des graines de pavot, pour les calmer et les faire dormir,L’intoxication se manifeste Plantes médicinales du Gharb, Maroc206 par : somnolence, état nauséeux avec parfois des vomissements, troubles de la respiration, hypersécrétion bronchique, cyanose, parfois des convulsions et un coma. Les graines contiennent  des alcaloïdes mais à l’état de traces, cela est suffisant pour expliquer leur pouvoir narcotique chez l’enfant (Bruneton 1996).


Taxonomy term

La fréquence des intoxications par les plantes représentait 5,1% des intoxications, toutes causes confondues, en dehors des piqûres et envenimations scorpioniques selon une étude du  centre antipoison et de pharmacovigilance du Maroc (CAPM) de 1980 à 2008.Ces études ont montré que les plantes étaient impliquées dans 5,1% de l’ensemble des intoxications (35% chez des enfants < 15 ans), mais entraînaient une mortalité assez élevée (17 %) .Le Nigella sativa(Sanouj ou Nigelle) est impliqué dans des intoxications au Maroc.

 

Nom latin: 

Nigella sativa

Nom commun: 

Sanouj ou Nigelle Habbah sauda, Habbet el beraka

Habitat géographique:

 Elle est principalement cultivée dans les régions méditerranéennes, en Asie occidentale, en Arabie saoudite, au Soudan et en Éthiopie.

Description botanique: 

La nigelle cultivée ( Nigella sativa ) est une herbacée annuelle de la famille des renonculacées, originaire de l'Eurasie. La plante est reconnaissable à sa tige dressée, pouvant atteindre 60 cm de hauteur, ses feuilles divisées en petites lanières courtes et ses fleurs avec 5 ou 6 pétales. Ces derniers peuvent être de couleurs variées, allant du bleu au blanc, en passant par le rose. La nigelle fleurit au cours des mois de juin et juillet.

Usage :

D'aprés les arabes, Nigella sativa(Sanouj ou Habba Souda) et surtout ses graines, sont douées de toutes sortes de propriétés : tonique, apéritives,diurétiques...les graines sont utilisées comme stimulant général dans les asthénies, comme antispasmodique,antitussif,vermifuge, 

Toxicité:

Les graines sont toxiques par la présence de mélanthine, elle provoque des vomissements aprés ingestion de 20g de graines 


Taxonomy term

La fréquence des intoxications par les plantes représentait 5,1% des intoxications, toutes causes confondues, en dehors des piqûres et envenimations scorpioniques selon une étude du  centre antipoison et de pharmacovigilance du Maroc (CAPM) de 1980 à 2008.Ces études ont montré que les plantes étaient impliquées dans 5,1% de l’ensemble des intoxications (35% chez des enfants < 15 ans), mais entraînaient une mortalité assez élevée (17 %) .Les intoxications au Nerium oleander (Laurier rose ou Dafla), sont responsables de 0,6% de l’ensemble des intoxications par plantes reçues au Centre anti-poison du Maroc (CAPM).

 

Nom latin: 

Nerium oleander

Nom commun: 

Laurier rose, Dafla (Maroc)

Habitat géographique:

On la trouve aux Bords des rivières, lieux humides dans les plaines et basses et moyennes montagnes jusque vers 2000m et Europe méridionale, Asie occidentale, Afrique septentrionale, 

Au Maroc: Secteur oranais littoral (Beni-Snassen),Secteur oranais montagnard (montagnes de Debdou à Ghar-Rouban),Maroc désertique oriental (de l’Algérie au Haut Draa),Grand Atlas,Anti AtlasMaroc oriental steppique (bassin de la Moulouya),Maroc occidental méridional(de Casablanca au Cap Cantin)Rif oriental et occidental, de la Moulouya à l’Oued Laou, y compris l’Atlas rifain,Maroc central, partie septentrionale,Monts des Zaïan,Plaine du Souss....

Période de floraison: Avril- Juillet

Description botanique: 

Arbrisseau pouvant atteindre plusieurs mètres de haut ;les feuilles sont opposées ou attachées par trois, lancéolées étroites,coriaces, à nervures secondaires pennées. Les fleurs sont disposées en corymbes terminaux et possèdent une corolle en forme d’entonnoir dont la gorge est rose. Le fruit (rare) est constitué de deux follicules allongés contenant des graines pubescentes avec une aigrette plumeuse.

 

Toxicité:

Le laurier rose est une plante toxique dont toutes les parties sont très toxiques (présence d'hétérosides cardiotoniques). Le laurier rose contient un grand nombre d'hétérosides cardiotoxiques, le principal étant l'oléandrine. De nombreux cas d'intoxications sont décrits, en particulier après ingestion accidentelle chez des jeunes enfants qui ont mâché les fleurs ou les feuilles.Les effets principaux sont cardiaques semblables à ceux de l'intoxication digitalique : troubles de la conduction avec bradycardie, troubles du rythme avec extrasystoles ventriculaires et la fibrillation ventriculaire; les effets secondaires sont digestifs (nausées, vomissements) et neurologiques (malaise, confusion mentale, troubles de la vision).Dose toxique : quelques feuilles ou fleurs


Taxonomy term

La fréquence des intoxications par les plantes représentait 5,1% des intoxications, toutes causes confondues, en dehors des piqûres et envenimations scorpioniques selon une étude du  centre antipoison et de pharmacovigilance du Maroc (CAPM) de 1980 à 2008.Ces études ont montré que les plantes étaient impliquées dans 5,1% de l’ensemble des intoxications (35% chez des enfants < 15 ans), mais entraînaient une mortalité assez élevée (17 %) .Le Myristica fragrans (Gouza ou Noix de muscade) est impliqué dans des intoxications au Maroc.

 

Nom latin: 

Myristica fragrans 

Nom commun: 

Gouza en arabe

Habitat géographique:

Myristica fragrans  est un arbre de la famille des Myristicacées produisant la noix de muscade.'est un arbre tropical originaire des îles Banda dans l'archipel des Moluques en Indonésie et qui est cultivé maintenant dans diverses régions  a climat tropicale.les arabes l’ont introduit en Andalousie au 15 ème et 16 ème siècle en Europe

Description botanique: 

La noix de muscade est le fruit d'une plante dite Myristica fragrans Hout de la famille des Myristicacées qui est une famille de plantes dicotylédones primitives qui comprend 300 espèces réparties en 19 genres. Le Myristica fragrans est un arbre pouvant atteindre jusqu'à 10 mètres voire même 20 mètres de hauteur, ses branches sont nombreuses, étalées, dont l'écorce est brun grisâtre, avec des feuilles de 10 cm de long, Arbre vivace à feuillage persistant des climats tropicaux chauds et humides. Il est anciennement connu puisque des fragments de muscade avaient été trouvés dans certains sarcophages de l'ancienne Egypte. Après la découverte de la route des Indes, les arabes l’ont introduit en Andalousie au 15 ème et 16 ème siècle en Europe.

Le fruit rond, jaune pâle strié de rouge et vert a la taille d'un abricot. Il est composé de 4 couches : la chair du fruit qui est pâle, l'arille (le macis) rouge, la coque (noir intense) et enfin l'amande qui est la noix de muscade. A maturité, les deux valves se scindent en découvrant la noix. Chaque arbre produit 5 kg de noix pour 1 kg de macis.
 Le macis ou l'arille est séché au soleil pendant deux semaines puis réduit en poudre.  Les noix, sont séchées au soleil pendant un à deux mois. Après séparation de la coque et de la noix, elles sont traitées à la chaux afin de leur faire perdre leur pouvoir germinatif.  L'huile de muscade découverte à la fin du XVIII ème siècle, est obtenue en pressant les noix. En Asie, on utilise aussi la chair du fruit pour faire des confitures.

Usage :

La noix de muscade est utilisée comme stomachique et antidiarrhéique en médecine Chinoise. Le macis est utilisé pour ses propriétés digestives, carminatives et expectorantes. En médecine traditionnelle, la noix de muscade râpée et le macis sont utilisés partout au Maroc pour traiter : les diarrhées chroniques, les flatulences,les infections intestinales, la lithiase biliaire,les règles insuffisantes, l’asthénie physique et intellectuelle, stimulant des contractions de utérines,contre les maladies infectieuses et refroidissements, aphrodisiaques . L’huile essentielle aurait des propriétés carminative, digestive, emménagogue, antiseptique général, stimulant cérébral et circulatoire, stomachique. Usages externes : 
La noix de muscade entre dans la composition des onguents antihémorroidaires (parfois mélangés à du goudron végétal). Elle est également utilisée en application locale contre les névralgies dentaires et les douleurs rhumatismales. En cuisine et pâtisserie, elle est utilisée comme épice seule ou mélangée à d’autres épices (appelées « Ras el hanout au Maghreb », « Baharat » en orient, « Quatre épices » en France, « Pumpkin pie Spice » au USA). Par ailleurs, elle est employée comme une drogue surtout par des jeunes ou par des prisonniers qui peuvent l'acquérir plus facilement que les substances illégales. Au Maroc, elle rentre dans la composition du Mâajoun.

Toxicité:

La quantité et la concentration des composants de La noix de muscade déterminent son degré de toxicité. En général la toxicité commence à se manifester à partir d’une noix. La noix de muscade contient une série de composants qui, à des concentrations normales ne sont pas toxiques, mais certains sont considérés comme les précurseurs des amphétamines. 
Toxicité de la myristicine (Trimyristine) 
La myristicine (Trimyristine) est hallucinogène. La dose active par voie orale correspond à 10 à 15 g de poudre de noix de muscade ou 200 à 400 mg de myristycine.  La myristicine, dérivé dioxyméthylénique possède un pouvoir euphorisant, mais extrêmement toxique pour le système nerveux. 
Toxicité des terpènes
Les terpènes sont irritants pour la peau et les muqueuses. Ils sont dépresseurs du système nerveux central et peuvent provoquer une irritation des voies respiratoires et une irritation des voix urinaires. 
Toxicité des mycotoxines : Le stockage de la noix de muscade aboutit à la formation deMycotoxines (aflatoxines non détruites par la cuisson). Comme d’autres épices, les seuils de tolérances imposés par la réglementation internationale (du 12 Mars 2002) sur les épices sont 5µg/kg à 10µg/kg. Ces aflatoxines sont considérées comme hépatotoxiques, procancérigènes (époxydes) pouvant entraîner une atteinte du système nerveux central, et être à l’origine de malformation embryonnaire (par une accumulation dans le foie et le rein).


Taxonomy term

La fréquence des intoxications par les plantes représentait 5,1% des intoxications, toutes causes confondues, en dehors des piqûres et envenimations scorpioniques selon une étude du  centre antipoison et de pharmacovigilance du Maroc (CAPM) de 1980 à 2008.Ces études ont montré que les plantes étaient impliquées dans 5,1% de l’ensemble des intoxications (35% chez des enfants < 15 ans), mais entraînaient une mortalité assez élevée (17 %) .Le Mandragora automnalis(Bayde elghoule) est impliqué dans des intoxications au Maroc.

 

Nom latin: 

Mandragora automnalis

Nom commun: 

Mandragora

Mayde elghouil (Maroc)

Habitat géographique:

Mandragora automnalis(Bayde elghoule) est originaire de Syrie, répandue sur le pourtour méditerranéenn: Espagne, Italie, Grèce, ex Yougoslavie, Proche-Orient et Afrique du Nord (Maroc, Algérie, Tunisie).

Description botanique: 

La Mandragore ou Mandragore officinale (Mandragora officinarum) est une plante herbacée vivace,Elle présente un important contraste entre la touffe et la racine. La plante, haute d'une trentaine de centimètres, dégage une odeur très forte. C'est une herbacée banale, pratiquement sans tige.

La racine, brune à l'extérieur, blanche à l'intérieur, est du type pivotant, souvent lignifiée et peut atteindre après plusieurs années des dimensions impressionnantes (jusqu'à 60 à 80 centimètres et plusieurs kilogrammes). Sa forme souvent anthropomorphe (ses ramifications lui donnant une vague apparence humaine, avec un tronc, des jambes et même - en étant imaginatif - une tête et un sexe), est à l'origine de nombreuses légendes. On parlait autrefois de racines « mâles » et « femelles » mais cela ne correspond pas à une réalité botanique, la plante n'étant pas dioïque. Les vieux sujets peuvent s'enfoncer à plus d'un mètre dans la terre et sont donc difficiles à arracher.

Les feuilles sont grandes (au maximum 45 cm de long), elliptiques à obovales, molles, de forme et de taille très variables. Elles ont un limbe entier à bord sinueux, étalées en rosette sur le sol.

La fleur a une corolle formée de cinq pétales soudés à la base (campanulée), de 12-65 mm de long, de couleur blanche verdâtre, bleutée ou pourpre. Les 5 étamines sont fixées à la partie inférieure de la corolle. La floraison se fait de septembre à avril, suivant l'abondance des pluies. Pour Ungricht et coll. « Il est évident qu'il n'y a véritablement qu'une période étendue d'activité reproductive allant de l'automne au printemps. En fait, c'est seulement durant les mois les plus chauds de l'été que le cycle s'interrompt. Lorsque les conditions sont favorables, le même individu peut fleurir deux fois dans l'année, comme l'atteste les annotations des herbiers, en particulier des formes cultivées dans les jardins botaniques ». Il faut donc renoncer à la distinction faite par Sprengel en 1825, entre une mandragore de printemps (M. vernalis) et une autre d'automne (M. automnalis).

La mandragore donne naissance à des baies jaunes ou rouges à maturité, de trois à cinq centimètres de diamètre, globuleuses à ellipsoïdes. Ces fruits juteux sont comestibles en quantité modérée. Les graines de 2,5 à 6 mm de long, sont réniformes, jaunes à brun clair.

Usage :

 Utilisée en cas de troubles digestifs,courbature, goutte, rhumatisme et pour ses propriétés aphrodisiaques,hypnotiques et hallucinogénes, c'est une plantes trés utilisée en sorcéllerie

La racine séchée, pulvérisée et mélangée avec le henné est utilisée pour fortifier les cheveux(les gens disent : libegha echaâr el mahbol dirtavrra wa bayed el ghoul, ce qui veut dire pourque les cheveux soit forts, il utilisera souchet rond et mandragore). Il est possible d’utiliser la poudre en mélange avec le figuier contre le cancer extérieure lorsqu’il est à son début.Une fumigation de racines de mandragore au niveau des parties génitales intervient dans le traitement des maladies féminines (surtout la stérilité). Quelques gouttes de macérât de racine de mandragore et de l’orge sont additionnées dans le biberon de petit bébé allaité de lait de mère enceinte. Une fumigation pendant la nuit à base de feuilles de molène, de clous de girofle, de feuilles de mauve, de paille et de racine de mandragore s’utilise contre la typhoïde ; il est
conseillé de lier le pouce avec la poudre de clous de girofle et à demain il est nécessaire de prendre une douche.

Toxicité:

Toute la pante est toxique

 On trouve des alcaloïdes principaux qui sont l’hyoscyamine, l’atropine et la scopolamine. Ces derniers sont des antagonistes des récepteurs muscariniques périphériques et centraux, à l’origine d’une action parasympatholytique ou anticholinergique. Rapidement absorbés par le tractus digestif, ces alcaloïdes sont métabolisés au niveau hépatique. Les premiers symptômes apparaissent rapidement après l’ingestion : 10 à 20 minutes dans le cas d’une infusion. Les doses toxiques sont voisines des doses thérapeutiques, ce qui rend l’intoxication très probable.


Taxonomy term

La fréquence des intoxications par les plantes représentait 5,1% des intoxications, toutes causes confondues, en dehors des piqûres et envenimations scorpioniques selon une étude du  centre antipoison et de pharmacovigilance du Maroc (CAPM) de 1980 à 2008.Ces études ont montré que les plantes étaient impliquées dans 5,1% de l’ensemble des intoxications (35% chez des enfants < 15 ans), mais entraînaient une mortalité assez élevée (17 %) .Les intoxications au Datura stramonium (chedcq -e- jemel,), sont responsables de 3,6% de l’ensemble des intoxications par plantes reçues au Centre anti-poison du Maroc (CAPM) .C'est une plante très toxique (surtout les graines) responsable d'empoisonnements mortels.

 

Nom latin: 

Datura stramonium L.

Nom commun: 

 stramoine officinal . Il est appelé aussi stramoine, pomme-épineuse, herbes-aux-taupes, chasse-taupe, herbe du diable, endormeuse, 
Jimson weed, pomme poison, trompette des anges ou trompette de la mort.

Maroc , Connu sous ses noms arabes : chedcq -e- jemel, Alghita, et amazigh : taburziguen’t.

Habitat géographique:

         Dans toutes les régions chaudes et tempérées,vu son caractère ornemental, il est souvent retrouvé dans les jardins des maisons et les lieux publics.

 Répartition d’intoxications:

Les intoxications au Datura stramonium (chedcq -e- jemel,) sont responsables de 3,6% de l’ensemble des intoxications par plantes au Maroc 

Description botanique: 

Cette plante annuelle d'environ 1,2m de haut possède plusieurs tiges fourchues, rameuses et lisses. Ses feuilles vert foncé sont grossièrement dentées. Les fleurs en entonnoir à 5 lacinules sortent dressées des aisselles. Celles de l'espèce commune sont blanches. La variété tatula présente des fleurs violettes. Ce sont les plus petits fleurs entre les Datura spp. (6 à 9cm). Les fruits verts, oviformes , hérissés de courts aiguillons pointus sont tétrachotomes et se dressent dans les aisselles. Leurs graines réniformes et plates sont noires.On n'est pas sûr de l'origine de cette stramoine fortement hallucinogène qui divise les botanistes. Certains pensent que Datura stramonium est une espèce de l'ancien monde, originaire des bords de la mer Caspienne, d'autres la font venir du Mexique ou d'Amérique du Nord, centrale et du Sud, en Afrique du Nord, en Europe centrale et méridionale, au proche-orient et dans l'himalaya

Usage traditionnel au Maroc :

Il s’agit du Datura stramonium L. qui se rencontre dans toutes les régions chaudes et tempérées. Vu son caractère ornemental, il est souvent retrouvé dans les jardins des maisons et les lieux publics. Le datura est employé par la population comme antispasmodique, dans certaines affections comme l'asthme, l'insomnie, la toux et à des fins toxicomanogènes pour ses effets hallucinogènes. Il peut être à l'origine d'intoxications accidentelles chez l'enfant.

C'est une plante très toxique (surtout les graines) responsable d'empoisonnements mortels. Moins qu'autrefois, on fume les feuilles, seules ou associées à celles de belladone et de jusquiame, pour calmer la toux, l'asthme et les violents maux de tête. A faible dose, les graines ont des propriétés enivrantes et aphrodisiaques. Dans ce but, on en ajoute parfois aux tajines, à la harira, ou au majoun. Le majoun (littéralement : confiture) est un mélange de kif, de noix de muscade, de cannelle, d'amandes, d'anis, de sésame, de cacahuètes, réduits en poudre, grillés et liés avec du miel. A ce mélange, d'ailleurs très variable, on ajoute en petite quantité, l'une ou plusieurs des substances suivantes : cantharides (insectes aphrodisiaques toxiques), stramoine, jusquiame, pavot. Le majoun est présenté lors des repas de fêtes sous forme de boulettes

Composition chimique

La composition chimique des espèces de Datura se ressemble. Les substances actives sont des alcaloïdes de type tropanol, dont la Hyoscyamine et la Scopolamine, cette dernière formant le composant principal Préparation des datura Il se peut que les racines de la stramoine soient utilisées dans la préparation de la boisson hallucinogène Wysoccan

Effets / Contre effets

* hallucination
* dessèchement de la bouche/de la gorge.
* toxique


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