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Selon une source associative de la ville de Zagora, plus de 270 cas de leishmaniose cutanée ont été observés dans la région, en particulier dans les Douar Amardoul relevant de la commune rurale Tinzouline. Malgré les mesures préventives mises en place par l’Etat Marocain, la leishmaniose cutanée continue de sévir dans cette région. Selon les associations de la région, plusieurs élèves au sein d’un établissement scolaire public de la ville de Zagora, tous originaires du même quartier, "Zawiyat Al-Birka", ont été victimes de leishmaniose le mois dernier, et depuis, cette maladie ne cesse de se propager dans la région.

Le manque d'hygiène causé par la pénurie d'eau dont souffre la région et la présence des déchets dans les rues, sont pointés du doigt par cette association et considérés comme étant les principaux causes de la maladie. Les intervenants locaux doivent déployer davantage d'efforts afin de circonscrire cette maladie qui se répand généralement dans des endroits insalubres.

Les leishmanioses constituent un problème de santé au Maroc comme dans d'autres pays du moyen orient et de l'Afrique. Il y a trois types de leishmanioses: les leishmanioses viscérales ou Kala-azar, mortelles en l’absence de traitement ; les leishmanioses cutanées, localisées ou diffuses et les leishmanioses cutanéomuqueuses.

Les leishmanioses représentent un problème de santé publique au Maroc, non seulement à cause du nombre de cas enregistrés chaque année, mais aussi à cause de la large répartition de la maladie sur le territoire marocain, la diversité des espèces de leishmanies et la diversité des formes cliniques; ainsi que les facteurs climatiques, environnementales et socio- économiques ayant un impact sur la propagation de la maladie.

Au Maroc, la Leishmaniose cutanée se présente généralement sous trois formes cliniques :

  • La Leishmaniose cutanée zoonotique (LCZ), dite aussi rurale ou humide causée par L. major occupe le Sud et le Sud-Est .
  • La Leishmaniose cutanée anthroponotique (LCA), dite aussi urbaine ou sèche due à L. tropica occupe le Nord-Ouest et le centre.
  • Une forme rare de la Leishmaniose cutanée dite sporadique due à L. infantum est surtout localisée à l’extrême Nord et au Rif 

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J’ai vu les Rohingyas au camp du Banghladesh vivre entre la terre battue et les abris de fortune, j’ai vu des femmes en souffrance accroupies pour faire à manger ou faire la queue pour une offrande, j’ai vu des enfants porter du bois pour la cuisson et qui perdent peu à peu leur innocence. J’ai passé du temps dans les hôpitaux publics, opéré dans une clinique privée et visité une multitude de centres de santé primaires plus ou moins efficace.

L’état des Rohingyas est désormais connu de tous ou presque. Un exode massif d’une minorité musulmane qui vivait depuis des siècles dans ce qu’on appelle la Birmanie. Une conséquence néfaste de ce qu’on appelle un état nation, puisque l’état birman enfanté par la colonisation anglaise a donné une nationalité à cette minorité pour la leur retiré ensuite. Le climat international et le glissement sémantique d’islamisme vers terrorisme vers Islam et pour finir musulmans a fait que cette population qui embrasse une religion décrite comme néfaste et dangereuse est devenue de fait indésirable. L’histoire a toujours tendance à bégayer !!

Depuis fin août 2017, un exode massif des Rohingyas est en cours, l’UNHCR estime à 622 000 le nombre des Rohingyas nouvellement arrivés, avec ceux qui pré existaient, on parle d’un chiffre qui peut avoisiner le million si on additionne tous les camps qui se sont remplis par vagues successives depuis1992, date de la première arrivée des Rohingyas vers le Bangladesh.

Quand on arrive à l’hôpital public de Cox’s Bazar la plus grande ville située au nord du camp, un sentiment de gêne et de dégoût vous prend à la gorge. Une entrée certainement jadis belle et arborée et qui ressemble désormais par le fait des hommes à une déchetterie. Quand on s’aventure dans les services, les peintures effacées et les murs et sols remplis de crasse interpellent votre esprit et votre intelligence sur l’endroit où vous vous trouvez. Sommes-nous dans un hôpital ?

Il ressemble hélas à plusieurs hôpitaux publics qu’on peut voir à travers les pays dit du Sud, diront certains, mais quoi qu’on dise, je ne m’y ferais jamais. La propreté n’a jamais et ne sera jamais une question de moyens, mais de savoir être. Mais le laisser-aller jour après jour, fait que les médecins et le reste du personnel s’habituent peu à peu à ces situations. Sans parler de ceux qui souhaitent que ceci reste pour inciter les patients à partir dans le secteur privé même en se saignant.

Les patients Rohingyas étaient dans le dernier étage qui leur a été réservé un mélange entre hommes, femmes et enfants dans le même service, certains cas urgents ont été opérés d’autres moins aigües comme les hernies des enfants ou calculs des vessies attendent depuis des semaines. Les capacités du bloc opératoire étant limitées, d’autant plus que tout le monde ou presque quitte à 14h. L’UOSSM, ONG avec laquelle je suis parti, ont trouvé la parade, c’est d’aller opérer les patients dans la clinique située à quelques dizaines de mètres de l'hôpital afin de rendre service aux patients d’autant plus qu’on était trois chirurgiens et deux anesthésistes Et les seize patients ont été opérés en deux jours. On a fait comme les autres et engraisser un peu la vache, mais il fallait rendre service, et ce n’est pas le moment d’opérer une révolution dans les esprits.

Personnellement, j’étais étonné de ne pas trouver plus de femmes qui auraient besoin d’interventions, sachant qu’il y a des dizaines de milliers de Rohingyas et que les pathologies opérées nous indiquaient clairement que ces pauvres Rohingyas ont été délaissés médicalement en Birmanie. J’ai commencé alors ma quête aux informations, ce qui n’est pas du tout chose facile. Les ONG s’installent ouvrent des centres de santé primaires et font dans le traitement des symptômes et des urgences, il y a plus de 150 postes d’offres de soins dont seulement une quarantaine qui ont le standard minimun de l’OMS, et en ce qui concerne la santé maternelle, l’offre est encore chaotique. Sur les 36 maternités existantes seules une vingtaine assurent un service continu, par conséquent les milliers de femmes enceintes arrivées au camp continueront à accoucher sous leurs abris de fortune. J’ai su dans une réunion avec l’UNFPA qu’une femme est décédée dans la nuit suite à son accouchement hémorragique parce qu'on l’a emmené tard au centre de santé et ensuite à l’hôpital.

Et l’hôpital, parlons-en alors !!

L’état des hôpitaux publics est ce qu’il est et qui ont déjà du mal à gérer la population bengalie du district de Cox’s Bazar estimé à 400 000 personnes, d’autres hôpitaux peuvent prendre le relais, notamment celui d’une fondation qui s’appelle Hope et de l’hôpital de la Croix Rouge qui fonctionne depuis début novembre. Mais ces offres sont en deçà du besoin d’une population de près d’un million de personnes, c’est pour cela que l’idée de la mise en place d’un hôpital mère-enfants pour les Rohingyas a trouvé pour moi tout son sens.

A suivre…


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Après le signalement de cinq nouveaux cas de salmonelles chez des nourrissons ces derniers jours, et par souci de sécurité sanitaire, le ministre français de l'Economie, a décidé "la suspension de la commercialisation et des exportations de plusieurs références de produits de nutrition infantile, fabriquées en 2017 sur le site de Craon (53) par le groupe LNS (Lactalis), et en ordonne le rappel, en raison d'un risque de contamination par des salmonelles".

Des dizaines de milliers de boites de lait infantile premier âge ont été retirées de la vente dans toutes les pharmacies et grandes surfaces. Douze lots industriels pourraient être contaminés par des salmonelles. Outre le lait Pepti Junior sans lactose 1er âge (460g), le lait Picot SL 1er âge (250g) et le lait Milumel bio sans huile de palme 1er âge (900g) sont concernés. D'après les autorités de santé, 20 jeunes enfants âgés de moins de six mois ont été infectés depuis le mois d'août, sans conséquence durable.

De nombreux pays sont concernés: Algérie, Maroc, Grande-Bretagne, Taïwan, Roumanie, Grèce, Bangladesh, Chine, Pérou, Géorgie ou encore Pakistan.

Pour rappel, au Maroc, six produits sont concernés : E2-PRE PICOT 400G X12 ; PICO AR 400GX12 ; PICO DIGEST 400GX12 (durabilité minimale jusqu’au 25/07/2019) ; PICO DIGEST 400GX12 (durabilité minimale jusqu’au 21/11/19) ; PICO LYSA 400G X12 ; PRE PICOT 400G X1.

Les autorités sanitaires demandent ainsi aux parents «de ne pas utiliser» ces produits vendus sous les marques Milumel, Picot et Carrefour fabriqués depuis le 15 février sur le site de Craon. Ils demandent  aussi aux parents qui disposeraient encore de boîtes correspondants à ces lots, dans la mesure du possible, de ne pas les utiliser, qu’elles soient neuves ou déjà entamées. Les parents qui utiliseraient une boîte de lait infantile en poudre concernée par cette mesure de retrait-rappel doivent changer immédiatement de lait.

La liste précise des lots concernés en France et à l'étranger est disponible sur le site du ministère français de la Santé, www.solidarites-sante.gouv.fr.


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Plusieurs élèves au sein d’un établissement scolaire public de la ville de Zagora, tous originaires du même quartier, "Zawiyat Al-Birka", ont été diagnostiqués atteints de leishmaniose au cours de cette semaine selon le président de l’Association marocaine des droits de l’homme (AMDH), section Zagora.

Le manque d'hygiène causé par la pénurie d'eau dont souffre la région et la présence des déchets dans les rues, sont pointés du doigt par cette association et considérés comme étant les principaux causes de la maladie.

Les leishmanioses constituent un problème de santé au Maroc comme dans d'autres pays du moyen orient et de l'Afrique. Il y a trois types de leishmanioses: les leishmanioses viscérales ou Kala-azar, mortelles en l’absence de traitement ; les leishmanioses cutanées, localisées ou diffuses et les leishmanioses cutanéomuqueuses.

Les leishmanioses représentent un problème de santé publique au Maroc, non seulement à cause du nombre de cas enregistrés chaque année, mais aussi à cause de la large répartition de la maladie sur le territoire marocain, la diversité des espèces de leishmanies et la diversité des formes cliniques; ainsi que les facteurs climatiques, environnementales et socio- économiques ayant un impact sur la propagation de la maladie.

Au Maroc, la Leishmaniose cutanée se présente généralement sous trois formes cliniques :

  • La Leishmaniose cutanée zoonotique (LCZ), dite aussi rurale ou humide causée par L. major occupe le Sud et le Sud-Est .
  • La Leishmaniose cutanée anthroponotique (LCA), dite aussi urbaine ou sèche due à L. tropica occupe le Nord-Ouest et le centre.
  • Une forme rare de la Leishmaniose cutanée dite sporadique due à L. infantum est surtout localisée à l’extrême Nord et au Rif

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Le procureur général du Roi près la Cour d'appel d'Al Hoceima a ordonné l'ouverture d'une enquête au sujet de l’affaire "concentrateurs d’oxygène" à usage médical.

Ce scandale a été révélé suite à une expertise menée sur ordre du tribunal de Première instance de Tanger à la demande des médecins des cliniques privées de cette ville. Il s’est avéré que les concentrateurs d’oxygène de type "Perfecto O2", livrés par une société de la  région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima, ne peuvent en aucun cas remplir la fonction demandée car ne sont pas conforment aux normes approuvées par le ministère de la santé. Suite à cette expertise, il s’est avéré que la société en question ne dispose pas des autorisations nécessaires pour la production ni la distribution de l’équipement médical au Maroc.

Les systèmes d’approvisionnement par concentrateurs d’oxygène destinés à être utilisés dans les réseaux de distribution de gaz médicaux sont des dispositifs médicaux et sont régis par la réglementation appliquée aux produits de santé.

Il est à noter que le ministère de la Santé a aussi ouvert une enquête dans un certain nombre de cliniques du nord du Royaume à ce sujet. 


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Pour la première fois au monde, des chirurgiens ont réalisé une pose de prothèse d'épaule à l'aide de lunettes de réalité augmentée, avec une assistance vidéo internationale. L'opération réalisée le 5 décembre entre 16 heures et 16h45 à l'hôpital Avicenne de Bobigny (Seine-Saint-Denis)-France), a été suivie en direct sur la plateforme Youtube.

Le principe c’est que les lunettes de réalité augmentée modélisent en 3D les organes et les vaisseaux sanguins des patients. Cette technique innovante consiste à superposer en temps réel des images réelles et des éléments issus du virtuel et qui sont incrustés par un système informatique.

Pour le professeur Thomas Gregory, chef de service de chirurgie orthopédique et traumatique de l'hôpital Avicenne, cette première mondiale doit "montrer en quoi les lunettes HoloLens révolutionnent l'acte chirurgical pour le bénéfice des patients. Cette nouvelle technologie devrait permettre d'aller plus loin dans le squelette ou les tendons, et d'avoir une précision impossible à obtenir sans les lunettes et toute l'aide que l'on pouvait désirer lors d'une opération chirurgicale devient réalité, ".

Le chirurgien été épaulé à distance par trois autres chirurgiens : un Américain, un Britannique et un Sud-coréen.

La réalité augmentée est en plein développement, Microsoft n'est pas la seule société sur le marché, équiper des hôpitaux du monde entier représente donc une énorme opportunité commerciale.

Grâce à la réalité augmentée, les médecins et chirurgiens pourront effectuer des opérations plus facilement, en se laissant guider par les éléments virtuels superposés au corps d'un patient.


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  • 30 nov 2017

  • Par : D.r Zouhair Lahna

  • Tags : sante, Maroc

Qu’ont-ils de commun, l’enseignement de la chirurgie par certains professeurs en médecine savants et cultivés ou supposés comme tels et certains épiciers vendeurs de pains de sucre en gros et au détail, souvent analphabète?

Vous avez peut-être deviné : la cupidité !!

Depuis toujours le pain de sucre a une signification importante dans les familles marocaines, il est utilisé pour les grandes manifestations comme offrandes surtout pour les mariages, les naissances ainsi que les décès...

Le sucre élément nutritif et énergétique essentiel est utilisé ensuite pour l’usage quotidien. Avec le temps et ‘’l’enrichissement’’ de certaines franges de la société, cette culture a disparu ou tend à disparaître. Mais la culture a persisté.

L’épicier qui possède le pain de sucre, petit à petit remplacé par les morceaux, peut fixer le prix qu’il convoite parce qu’il profitait de la rareté du produit et l’attachement de certaines franges de la population à la signification symbolique et incontournable.

Le professeur de chirurgie malgré des années d’études sur le compte de l’état et de la société, le paiement d’un salaire par l'état et la société, le serment d’Hippocrate avec un zeste de morale musulmane, il se comporte souvent comme l’épicier, vendeur de pains de sucre, il a peur de la concurrence alors il n’enseigne que peu et transmet moins que ce qu’il a pu apprendre. Sa phobie permanente c’est de voir ses élèves devenir meilleurs que lui et par conséquent lui ‘’piquer’’ la clientèle.

Même avec un Bac plus 12 voir 14 ou 15 pour les moins intelligents, il fait un calcul simpliste, si on est nombreux à acquérir un savoir-faire, alors, j’aurais moins de patients , pardon, clients et par conséquent moins d’argent.

Les grands-parents qui n’avaient jamais étés à l’école avaient compris depuis longtemps que le bien-être doit être partagé pour exister et le commerce est fructueux quand ils se mettaient en groupe, c’est pour cela que dans nos médinas, on trouve des quartiers entiers par métier. Et c’est ce regroupement et offres variées qui attirent les clients et fait prospérer le tout.

C’est vrai qu’ils étaient plus intelligents avec une concurrence équitable et dépourvu d’animosité. Ici, en médecine, on est dans un registre pas du tout commercial mais qui l’est devenu par la bêtise humaine et l’inculture des diplômés. Comment ose-t-on devenir professeur juste pour le titre afin d’attirer les patients et monnayer son savoir. Et plus créer autour de soi un désert sanitaire et une incompétence pour paraître un seigneur en la matière et engranger plus d’argent ? N’ont-ils pas honte ? Pensent-ils qu’ils sont éternels ?

Si on continue ainsi c’est vers la médiocrité et la marchandisation des corps qu’ils poussent toute une société en l’absence d’une régulation et d’un cahier de charges.

Quant à ceux qui pensent que la faillite du secteur public en soins et enseignement de la médecine, ils se trompent grandement parce qu'on n’a jamais vu l’excellence naître du ventre de la médiocrité. On prend les mêmes et on recommence.

Enfin, le pain de sucre, on peut s’en passer et les petites gens s’en sont passées en se tournant vers les morceaux de sucre voir de l’argent dans leurs événements. Mais les médecins et chirurgiens compétents comment peut-on faire ? De larges franges de la population délaissée continuent à se tourner vers la médecine traditionnelle à leurs risques et périls. Et je certifie qu’un chirurgien incompétent est un péril beaucoup plus important. Un péril avec des diplômes !!!L’enseignement de la chirurgie et le pain de sucre…

P.S. Ce texte volontairement Sarcastique, est dédié à tous les étudiants en médecine et aux résidents surtout en chirurgie, qui souffrent en silence.

Toute ressemblance avec la mentalité régnante au Maroc et presque tous les pays du sud est bien évidement fortuite...


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  • 27 nov 2017

  • Par : D.r Zouhair Lahna

  • Tags : sante, Maroc

Le hoquet, tout le monde sait ce que c’est : c’est quand on a une irritation du muscle diaphragme qui sépare le thorax de l’abdomen. Il est gênant et désagréable. Fatima vit avec le hoquet depuis plus d’un an. Juste après la reprise d’une césarienne qui avait été assortie d’une hémorragie.

A l’hôpital de Meknès, Bouchra, la sage-femme qui s’occupe des consultations, m’a demandé de faire passer une dame avant les autres femmes parce que celles-ci la regardaient avec étonnement, et parfois dégoût, dans la salle d’attente bondée. En effet, on ne peut pas ne pas remarquer Fatima, qui éructe et fait un hoquet toutes les minutes. Je suis tombé à la renverse quand elle m’a dit que cet état durait depuis plus d’un an. Elle m’a sorti une batterie d’examens qui montrent qu’elle n’a rien de spécial dans le haut de l’appareil digestif.

Personne n’a souhaité rattacher ce hoquet à l’intervention du petit bassin, bien que Fatima s’est plainte de graves problèmes de transit traités partiellement par des médicaments.

En principe, devant un patient présentant un diagnostic difficile, plusieurs médecins se rassemblent pour discuter de son problème afin de l’orienter et lui trouver une solution, et quand ça ne marche pas, on se creuse les méninges pour en trouver une autre. Dans un système déconstruit, on «joue» avec le patient en le ballotant de spécialiste en spécialiste et d’examens en examens. Ainsi, Fatima a été ballotée sans que son état ne s’améliore…

J’ai pris le numéro de Fatima, lui demandant d’arrêter toute médication et d’attendre mon coup de fil. J’ai consulté mon ami, le docteur Ziane, gastro-entérologue, qui a consulté à son tour un chirurgien coelioscopiste. Ils sont tous deux médecins privés sur Casablanca et ont accepté de s’en occuper avec moi à titre gracieux.

Fatima a vu les deux médecins. On lui a ensuite fait un bilan après qu’elle a été admise dans une clinique. Le lendemain, avec le docteur Elharichi, on a fait une cœlioscopie (intervention à ventre fermé) et découvert des accolements importants dus à l’hémorragie qu’elle a eue et qui peuvent expliquer l’handicap du hoquet. Quant à l’intestin, il collait fortement à l’utérus, ce qui provoquait ses constipations difficiles. Plus tard, vint le tour du docteur Ziane pour réaliser une coloscopie afin de vérifier le travail précédemment réalisé en cœlioscopie et éliminer un autre problème.

J’ai été content en fin d’intervention, et plus encore, quand j’ai appris qu’à son réveil, la malheureux hoquet avait disparu. Il fallait bien une collaboration à plusieurs compétences pour venir à bout des souffrances de cette femme.

Je n’ai pas pu faire ceci dans un hôpital public pour diverses raisons, tant sur le plan de la compétence que sur celui du matériel. Ce qui est décevant, c’est la fermeture des portes des CHU et des hôpitaux provinciaux aux compétences qui peuvent non seulement soigner les patients indigents, mais former les générations futures de médecins et chirurgiens. Mais ceci est un autre débat.


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La Fondation Mohammed V pour la solidarité organise du 20 au 25 novembre une grande campagne médicale dans la région d’Oujda.

Selon Fondation, cette campagne, qui  cible les localités, de Mrija, Bouarfa et Talsint,  vient répondre aux besoins pressants des populations exprimés en matière d’accès aux soins de santé de base.

Les prestations de cette campagne couvriront la médecine générale, la médecine interne, la pédiatrie, la santé de la mère, le dentaire, l’ophtalmologie, la biologie, la radiologie et le dépistage de l’handicap physique en vue de la confection de l’appareillage adapté.

40 médecins bénévoles relevant de trois associations conventionnées, ainsi que les chirurgiens opérant à l’hôpital de Bouarfa et des bénévoles locaux participeront à cette opération solidaire.

Les actions sociales de la Fondation Mohammed V ont pour objectif d’améliorer et de renforcer les structures qui, à défaut d’autres solutions, constituent de réels filets sociaux pour diverses franges de la population. Ainsi, les enfants en situation précaire, les personnes âgées, les handicapés et les femmes en difficulté bénéficient de cette assistance.

Les actions  sociales de la Fondation  portent également sur :

  • Des programmes de soutien à la scolarisation avec notamment la réalisation des foyers de jeunes filles et de jeunes garçons et des résidences pour étudiants ;
  • La réinsertion des handicapés dans la vie active à travers la formation notamment professionnelle ;
  • L’intégration des jeunes pour lesquels sont réalisés des centres de formation professionnelle, des centres socio-éducatifs et des espaces sportifs ;
  • Et l’amélioration des structures publiques de soins et de leur équipement pour un meilleur accès des populations démunies aux soins de santé.

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La Fondation Mohammed V pour la solidarité organise du 20 au 25 novembre une grande campagne médicale dans la région d’Oujda.

Selon Fondation, cette campagne, qui  cible les localités, de Mrija, Bouarfa et Talsint,  vient répondre aux besoins pressants des populations exprimés en matière d’accès aux soins de santé de base.

Les prestations de cette campagne couvriront la médecine générale, la médecine interne, la pédiatrie, la santé de la mère, le dentaire, l’ophtalmologie, la biologie, la radiologie et le dépistage de l’handicap physique en vue de la confection de l’appareillage adapté.

40 médecins bénévoles relevant de trois associations conventionnées, ainsi que les chirurgiens opérant à l’hôpital de Bouarfa et des bénévoles locaux participeront à cette opération solidaire.

Les actions sociales de la Fondation Mohammed V ont pour objectif d’améliorer et de renforcer les structures qui, à défaut d’autres solutions, constituent de réels filets sociaux pour diverses franges de la population. Ainsi, les enfants en situation précaire, les personnes âgées, les handicapés et les femmes en difficulté bénéficient de cette assistance.

Les actions  sociales de la Fondation  portent également sur :

  • Des programmes de soutien à la scolarisation avec notamment la réalisation des foyers de jeunes filles et de jeunes garçons et des résidences pour étudiants ;
  • La réinsertion des handicapés dans la vie active à travers la formation notamment professionnelle ;
  • L’intégration des jeunes pour lesquels sont réalisés des centres de formation professionnelle, des centres socio-éducatifs et des espaces sportifs ;
  • Et l’amélioration des structures publiques de soins et de leur équipement pour un meilleur accès des populations démunies aux soins de santé.

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