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La  lutte contre la Covid-19 passe notamment par la détection des personnes contaminées et donc susceptibles de propager la maladie. Cette détection repose sur l’isolement du virus dans l’organisme   par  les tests PCR qui comportent néanmoins certaines limites et plusieurs écueils.  L’association marocaine des maladies auto-immunes et systémiques (AMMAIS), par la voix de sa présidente, le Dr Moussayer Khadija, estime nécessaire de rappeler la portée de ces tests, leurs limites ainsi que les moyens qu’il faut mettre en œuvre pour les contrecarrer.

Le test virologique (RT-PCR) : la négativité n’élimine pas l’infection

Malgré sa  haute spécificité proche de 100 % et sa bonne sensibilité et donc sa capacité à  ne détecter que  ce virus et ce uniquement chez  les vrais  malades, sa fiabilité dépend aussi du facteur humain. Le test exige en effet un bon prélèvement qui nécessite d’enfoncer l’écouvillon profondément dans le nez, de façon désagréable pour le patient. Il nécessite donc,  du personnel expérimenté, et,  même en dépit de cette rigueur, le virus est parfois indétectable dans les voies respiratoires supérieures mais présent dans les poumons !

 Par ailleurs, la fiabilité du prélèvement dépend également du moment où on l’a effectué par rapport à la survenue de la contamination. Une étude de  Johns Hopkins Medicine,  a bien illustré cet écueil,   en établissant que les sujets  pourtant infectés présenteraient un test négatif  dans 67 % des cas au 4ème jour après la contamination. Et même après l’apparition des symptômes, 38% sont testés négatifs  le jour de leur apparition   et 20 %  en moyenne 3 jours après le début des signes de la maladie. Ces résultats nous enseignent que pour optimiser les résultats du test, ce dernier doit donc s’effectuer avec une bonne technique et après le 3eme jour du début des symptômes. A cause de ces deux « écueils », on estime que la fiabilité du test se situe  généralement entre 60 et 80 %.

Les Tests sérologiques : un outil   en appui du PCR

Ces tests s’effectuent sur un prélèvement de sang et détectent les anticorps élaborés par notre organisme pour combattre le virus, appelés également Immunoglobulines  (Ig en abréviation) sous forme de 2 types, les IgM  et les Ig G. Les IgM  sont détectables à partir du 7ème jour après l’intrusion du virus dans l’organisme chez les patients les plus sévères et au cours de la 2ème semaine pour les autres ; ils disparaissant  environ 3 semaines après l’infection. Quand aux IgG, ils ne sont détectés qu’à partir du 14ème jour après la contamination et diminuent par la suite progressivement pour disparaitre en moyenne en 40 jours. Ainsi,  les  tests sérologiques identifient  ceux qui ont  contracté récemment l’infection, et ce même sans avoir eu de symptômes. 

La production tardive de ces anticorps à un moment où on considère, avec de plus en plus de certitude, que le malade n’est plus contagieux, fait que leur recherche est  inutile pour l’objectif principal qui est celui de déterminer la contagiosité de la personne. En effet, le patient est en général contagieux 4 jours avant et 5 jours après le début des symptômes alors que les anticorps paraissent à partir du 7eme jour après la contamination pour les Ig M  et du 14eme  jour pour les Ig G.

Ainsi, ces tests sérologiques ne sont  recommandés qu’en complément d’un test PCR  qui s’est avéré négatif alors que  patient présente des symptômes, pour ne pas passer à côté d’un porteur du virus et pour la surveillance épidémiologique de la présence du virus dans la population.

De façon plus globale, le couplage de ces 2 tests virologique et sérologique permettraient   de scinder  la population en trois catégories : 1/ les  non-infectés qui doivent continuer à se prémunir contre l’infection ; 2/ les infectés  qu’il faut isoler pour limiter la propagation du virus ; 3/  ceux ayant contracté la maladie et  développé des anticorps contre le virus,  ce qui ne les met pas forcément à l’abri d’une nouvelle contamination.

Par ailleurs le test sérologique et la  PCR  exigés des marocains à l’étranger voulant revenir aux Maroc pose question, même si on comprend le souci d’éviter l’arrivée de personnes infectées. Plusieurs éventualités se présentent en effet. Si la  PCR  est positive, on n’aura nul besoin dans ce cas des tests sérologiques ;  si la PCR est négative, la personne est soit non infectée ou  fausse négative par erreur de prélèvement ou de timing et un deuxième test pourrait alors être effectuée à l’arrivée, si on suit la logique de ces exigences ! Une sérologie positive et une PCR négative nous indiquera que la personne a été contaminée et qu’elle n’est plus contagieuse. Par contre, une PCR négative et une sérologie négative ne nous garantit rien ! Le couplage des deux tests est in fine difficile à interpréter et utile que dans de très faibles proportions.

La PCR est donc le test décisif, elle permet de déterminer les porteurs  du virus au moment du prélèvement. Un test négatif ne doit  pas nous faire abandonner les gestes barrières, sans lesquels on peut contacter le virus ultérieurement.  Cette opération doit être renouvelée  assez fréquemment,  en particulier dans les entreprises, pour dépister   les nouvelles infections ou redresser un test négatif à cause d’une erreur de prélèvement ou de timing par rapport à l’entrée du virus dans l’organisme. Ainsi, on comprend mieux pourquoi il  est primordial  de continuer à respecter les mesures préventives (port obligatoire de masque, respect de la distanciation…) comme  ne le cesse de le répéter le ministre de la Santé, le Pr Khalid Ait Taleb.


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La holding d’investissement saoudienne, Humania North Africa, a obtenu un financement de 108,5 millions de dollars auprès d'institutions financières internationales pour lancer des projets de soins médicaux au Maroc et l’Egypte.

La Société financière internationale (SFI) contribue avec 45 millions de dollars à ce projet, tandis que 63,5 millions de dollars ont été mobilisés auprès d'autres investisseurs, dont 43,5 millions de dollars du Fonds danois d'investissement pour les pays en développement (IFU) et 20 millions de dollars de PROPARCO, membre de l'Agence française de développement (AFD).

Dans un premier temps, Humania North Africa prévoit la construction un nouvel hôpital multi spécialité de haute qualité dans la nouvelle ville écologique de Zenata, au Maroc et un nouvel hôpital à Alexandrie en Egypte.

Ce projet contribue à étendre le rôle des prestataires médicaux privés dans la région MENA, où les hôpitaux publics ont du mal à suivre la demande croissante des services médicaux.

Il est à signaler que Humania North Africa, du groupe saoudien Bait Al Batterjee (BAB), est une plateforme d'investissement dédiée aux opportunités de santé au Moyen-Orien.


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Des ONG marocaines tirent la sonnette d'alarme face au nombre croissant de victimes des piqûres de scorpion et morsures de serpent.

Selon ces ONG, le Maroc a enregistré plusieurs cas de piqûres et de morsures, dont certains ont été mortels, au cours de cette saison d'été caractérisée par de grandes vagues de chaleur notamment dans les villes et villages tels que Tafraout, Tiznit, Kelaat de Sraghna, Rahamna, Sidi Bennour et Moulay Yacoub.

Selon le Centre Anti-poison et de pharmacovigilance du Maroc (CAPM), les piqûres de Scorpion occupent le premier rang des causes d'empoisonnement au Maroc. Le centre enregistre 30.000,00 cas de piqûres par an dont 95% sont des enfants de moins de quinze ans.

Dans ces 30.000,00 cas de piqûres, 500 cas présentent un risque pour la vie et nécessitent une  prise en charge spéciale.

Pour les statistiques des décès des cas de piqûres et envenimations scorpioniques (PES), en quatrième trimestre de 2014, le CAPM a recensé 23 228 cas de PES dans 63 provinces, soit une incidence de 70 pour 100 000 habitants.

Mamrakesh Tensift Haouz est le plus touché par l'enregistrement de 30,2 %, suivi de Souss Massa-Draa, 17,7 %, Chaouia Ouardigha, 14,7 %, Tadla Azilal avec10,2% et ensuite, Doukkala-Abda avec  6,1 %.

Selon le ce rapport, 70% des cas sont enregistrés au milieu rural et à 70% des cas aussi, les PES se produisent à l'intérieur des maisons en raison de la nature de la fragilité du logement et des infrastructures.

Pour les statistiques des décès, le rapport a souligné  que 32 cas de décès ont été déclarés en 2014, dont 98.8% provenant des régions de Marrakech Tansift (15 cas), Souss Massa Daraa (4 cas ), Tadla Azilal (5 cas), Doukkala Aabda (4 cas), Chaouia-Ouierdigha (3 cas).

Concernant les morsures de serpent, le Maroc enregistre 200 morsures de serpent par an surtout dans les régions du Rif (Tétouan, Chefchaouen...etc. 45 espèces de serpents venimeux sont répertoriées dans notre pays.

Ces ONG dénoncent la recrudescence dans le pays des morts dues à des piqûres de scorpions. Cette recrudescence serait due à la précédente fermeture des centres de production des antidotes et qui avait été justifiée par les pouvoirs publics par l’inefficacité des produits.


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Considérée, à l'époque, comme la plus redoutable, la plus répugnante de toutes les maladies. La lèpre n'est plus une maladie terrifiante, mais malheureusement elle est toujours présente au Maroc. Selon la direction de l’épidémiologie et de la lutte contre les maladies, 13 nouveaux cas ont été détectés en 2017 contre 25 en 2016.

En termes géographiques, ces 13 nouveaux cas sont répartis comme suit :

4 issus de la région de l’Oriental, 3 cas de la région de Rabat-Salé-Kenitra, 2 cas de la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima, 2 cas de la région de Fès-Meknès, 1 cas de la région de Marrakech-Safi et 1 cas de la région de Casablanca-Settat.

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a défini le terme «élimination» de cette maladie par un taux de prévalence inférieur à1cas pour10000habitants.

Selon le ministère de la santé, le Maroc a connu une réduction du nombre de cas depuis le début des années 2000 dans la mesure où le taux de détection annuel est passé de 0,21 pour 100 000 habitants en 2000 à 0,04 pour 100.000 habitants en 2017.

Même si le Maroc se trouve en situation d’élimination de la lèpre, les autorités sanitaires doivent rester vigilantes, car on assiste à des signes qui montrent que la maladie peut revenir au dans notre pays.

La lèpre est provoquée par un bacille à croissance lente, Mycobacterium leprae, se transmettant par les gouttelettes d’origine buccale ou nasale de patients sévèrement atteints. Elle n’est pas très contagieuse. En l’absence de traitement, elle peut entraîner des lésions nerveuses aboutissant à une faiblesse et à une atrophie musculaires, ainsi qu’à des incapacités définitives. L'Inde, et certains pays d'Afrique sont les plus touchés par la maladie

La stratégie de l’OMS pour l’élimination de la lèpre s’articule autour des axes suivants:

Assurer des services accessibles et ininterrompus de PCT à tous les patients au moyen de systèmes de distribution de médicaments qui soient souples et adaptés à leurs besoins;

Pérenniser les services de PCT en intégrant les services de lutte contre la lèpre dans les services de santé généraux et en renforçant la formation pertinente des agents de santé;

Encourager la consultation spontanée et le traitement précoce en favorisant la prise de conscience de la communauté et en changeant l’image de la lèpre;

Surveiller la performance des services de PCT, la qualité des soins aux malades et les progrès réalisés sur la voie de l’élimination par la mise en place de systèmes nationaux de surveillance épidémiologique.


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La fréquence des intoxications par les plantes représentait 5,1% des intoxications, toutes causes confondues, en dehors des piqûres et envenimations scorpioniques selon une étude du  centre antipoison et de pharmacovigilance du Maroc (CAPM) de 1980 à 2008.Ces études ont montré que les plantes étaient impliquées dans 5,1% de l’ensemble des intoxications (35% chez des enfants < 15 ans), mais entraînaient une mortalité assez élevée (17 %) .Les intoxications au harmel, ou  peganum harmala, sont responsables de 4;6% de l’ensemble des intoxications par plantes reçues au Centre anti-poison du Maroc (CAPM).

Nom latin:

  • Peganum harmala

Nom commun:

  • Rue sauvage; Rue verte; Pégane

Nom vernaculaire :

Harmel; Armel; L'Harmel (au Maghreb);

Bender tiffin en Tamachek (Touareg); Espand;

Esfand; Hormol; Spélanè (en Afghanistan);

Harmel Sahari (en Algerie); Bizr el Hharmel (en Egypte)

Habitat géographique:

Afrique: particulièrement répandue dans les zones arides méditerranéennes (Maroc oriental, Sahara septentrional et hauts plateaux Algériens, Tunisie, steppes de la Lybie, déserts d'Egypte);  Europe: très commune dans les zones sèches  (Espagne, steppes de la Russie méridionale, Hongrie); Asie: répandue dans les steppes de l'Iran, du Pakistan, du Turkestan jusqu'au Tibet et en Sibérie (Chopra et al., 1960; Paris & Dilleman, 1960; Quezel & Santa, 1963; Ozenda, 1977; Bézanger-Beauquesne et al.   1980).

Répartition d’intoxications:

Les intoxications au harmel sont responsables de 4;6% de l’ensemble des intoxications par plantes au Maroc. Peganum harmala L.(de Harmel) est l’une des plantes les plus utilisées en médecine traditionnelle pour ses vertus sédatives et comme emménagogue. Son emploi à des fins thérapeutiques expose au risque de surdosage et d’intoxication.

Au Maroc, le harmel est utilisé pour traiter différents troubles gynécologiques comme la stérilité féminine, mais aussi l’impuissance sexuelle. Certaine femmes y recourent en tant qu’abortif. Il est utilisé en tant que sédatif, soporifique (nourrissons ou enfants insomniaques, surtout dans la région de Marrakech). C’est un hypnotique, antipyrétique, antalgique, antitussif, antidiarrhéique chez le nourrisson. Antiseptique et cicatrisant, on en use pour traiter certains problèmes cutanés, dermatoses (eczémas) et brûlures, conjonctivites purulentes et blépharites et alopécie. Certains lui reconnaissent des vertus anti-infectieuses, contre le tétanos néo-natal, anthelminthique (ascaris, tænia), antipaludique et antioreillons. Il faut enfin signaler que l’inhalation par fumigation du harmel est une pratique courante, soit dans un but thérapeutique, soit en prophylaxie magique.

Selon le Dr Nadia Tahri, du Centre antipoison du Maroc, l’intoxication au harmel peut être mortelle. Témoignage : le CAPM a reçu dernièrement, via son numéro d’urgence (081 000 180), l’appel d’un réanimateur qui venait de recevoir une patiente âgée de 18 ans, comateuse, présentant un état de choc, des convulsions, une anurie et hémorragie utérine secondaire à une interruption volontaire de grossesse. Sa famille rapporte qu’elle l’avait retrouvée inconsciente, avec des graines de harmel éparpillées à côté d’elle.

Description botanique:

Le harmel est une plante herbacée, vivace, glabre, buissonnante de 30 à 90 cm de hauteur à rhizome épais, à odeur forte, désagréable qui rappelle  celle de la rue   Les tiges dressées, trés rameuses disparaissent  l'hiver; elles portent des feuilles alternes, découpées en lanières étroites. Les fleurs solitaires, assez grandes (25 à 30 mm), d'un blanc-jaunâtre veinées de vert sont formées de:

  • Cinq sépales verts, linéaires, persistants qui  dépassent la corolle.
  • Cinq pétales elliptiques.
  • Dix à quinze étamines à filet très élargi dans leur partie inférieure.
  • L’ovaire, globuleux, repose sur un disque charnu et aboutit à un fruit qui est une capsule sphérique, à trois loges, de 6 à 8 mm déprimée au sommet, entourée des sépales persistants et s'ouvrant par 3 ou 4 valves pour libérer les graines.
  • Les graines: nombreuses, petites, anguleuses, subtriangulaires, de couleur marron foncé, dont le tégument externe est réticulé, ont une saveur amère;   on les récolte en été (Chopra et al., 1960; Quezel & Santa, 1963; Ozenda,  1977).

Le succès de Peganum harmala  dans les milieux arides est du en partie à la capacité des plants à tolérer et à récupérer d'un déficit en eau

Mécanisme d’action et toxicocinétique

Toute la plante est toxique par l’intermédiaire d’un alcaloïde dont le taux est plus élevé dans la graine (3 à 4 %) que dans la racine ou la tige (0,36 %) ou encore la feuille (0,52 %) . Pour 3 g de graines moulues la toxicité apparaît. La teneur en alcaloïdes augmente en été, durant la phase de  mûrissement du fruit. La harmaline et la harmine sont des antagonistes de la sérotonine , un neurotransmetteur impliqué dans le mode d'action des hallucinogènes indoliques. La harmaline et la harmine prennent la place de la sérotonine dans les mécanismes enzymatiques en raison de la ressemblance des structures.

Le catabolisme hépatique par sulfo et glycuro-conjugaison a été mis en évidence chez le rat et confirmé sur le foie humain. L’absorption dépend de la voie d'exposition : après ingestion des graines, les alcaloïdes sont absorbés en quelques minutes par le tractus gastro-intestinal, atteignant en 15 à 30 minutes, les organes cibles (système nerveux central et coeur). En fumigation ces organes sont touchés en 5 à 10 mm. L'effet principal s'exerce sur le système nerveux central entraînant un cortège de signes neurologiques et neuromusculaires. Les alcaloïdes de quinazoline sont responsables de l'activité abortive par une contraction du muscle utérin.

Sources : CAPM


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Les hommes meurent deux fois plus que les femmes. L’association marocaine des maladies auto-immunes et systémiques (AMMAIS) veut attirer l’attention par la voix de sa présidente, le Dr khadija Moussayer, sur le fait que la majorité des décès concerne les hommes.  Au total, ceux-ci ont  50 % de chance de plus de mourir que les femmes du coronavirus d'après une analyse menée dans 35 pays par Global Health 50/50 , un organisme  de recherche britannique. Un fait que l’on constate également au Maroc. Les causes en sont à la fois biologiques et comportementales

1/ Une meilleure réponse du système immunitaire féminin.

Ce constat  n'est pas nouveau en médecine. Les femmes ont des réponses immunitaires plus fortes et meurent moins de maladies infectieuses. En général, le corps des femmes repousse les envahisseurs bactériens et viraux plus rapidement que les hommes, et les vaccins fonctionnent également mieux pour les femmes.

Les hormones féminines, les œstrogènes, amplifient en effet le système immunitaire, tandis que les androgènes (comme la testostérone) et la progestérone ont tendance à le réfréner. Les chromosomes sexuels jouent également un rôle. Le chromosome  féminin, X, possède plus de gènes associés à la fonction immunitaire  et, comme les femmes ont deux chromosomes X alors que les hommes n'en ont qu'un, ces gènes sont plus nombreux à stimuler  la défense de l’organisme (même si normalement, un seul X reste complètement actif tandis que l’autre moins ou peu actif est qualifié de dormant). Les protéines détectant des virus tels que le Covid-19 sont en plus codées sur le chromosome X d’où une réponse immunitaire plus rapide.

Des études, chinoises en particulier, montrent par ailleurs  que le coronavirus infecte l’organisme en se liant à une protéine à la surface de nos cellules dénommée ACE2 (c’est plus précisément « l'enzyme de conversion de l'angiotensine», une substance au rôle primordial dans la régulation  de la tension artérielle). Or, ces protéines ont tendance à être plus élevées chez les hommes (surtout avec l’âge) que chez les femmes, ainsi que chez les patients atteints de maladies cardiovasculaires et de diabète. Ces protéines sont en particulier nombreuses dans la cavité nasale qui constitue de ce fait le point d’entrée principale de la pathologie. Elles sont également disséminées dans tout l’organisme, ce qui explique notamment que, dans les cas graves, on ait à faire face à une défaillance multi-organique (poumons, cœur, vaisseaux sanguins, reins, système nerveux…).

Pour se résumer, l’homme, plutôt âgé et/ou diabétique, hypertendu et obèse est par définition le sujet le plus menacé par des formes graves de la maladie.

2/ Des comportements à risque chez les hommes

Outre les aspects biologiques, les comportements plus « à risque » des hommes. ont un impact  sur les infections telles que les coronavirus. Ces excès sont bien connus : tabac, alcool, drogue…

Des études mettent aussi en avant une tendance « plus décontractée » des hommes  les poussant à moins adopter les comportements adéquats de prévention et d’hygiène recommandés.

3/ Le revers d’un système immunitaire performant : un risque plus fréquent d’être atteint d’une maladie auto-immune

On se doit de signaler que cette  réponse immunitaire  plus efficace chez les femmes face aux infections comme le coronavirus a une contrepartie, méconnue souvent au  Maroc : la propension à souffrir d’une maladie auto-immune. Rappelons que ce type de maladie correspond à une hyperactivité pathologique  où les cellules spécialisées (les globules blancs) et des substances, les anticorps, censées normalement protéger nos organes des infections, se trompent d’ennemi et se mettent à attaquer nos propres organes et cellules. Ces anticorps devenus nos ennemis s’appellent alors « auto-anticorps ». C’est en quelque sorte une auto-destruction de l’organisme. Ce sont les femmes qui sont concernées  dans près  de 75 % des cas par ces maladies. Une femme sur six est ou en sera atteinte au cours de sa vie !

Ainsi, parmi ces nombreuses maladies auto-immunes  : la proportion de femmes atteintes pour un seul homme est de 7 femmes/1homme dans la maladie de Basedow (Hyperthyroïdie), de 9f/1h pour le lupus,  de 2,5 f/1h pour la polyarthrite, de 2f/1h pour la sclérose en plaques …

Ces pathologies constituent un grave problème de santé publique par leur poids économique et humain : 3ème cause de morbidité  dans le monde après les maladies cardiovasculaires et les cancers, elles touchent en effet environ 10 % de la population mondiale et occupent le troisième poste du budget de la santé dans la plupart des pays.

L’épidémie de coronavirus ne doit pas nous faire oublier à cette occasion ce fardeau féminin que constituent les maladies auto-immunes.


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L’association marocaine des maladies auto-immunes et systémiques (AMMAIS) veut attirer l’attention par la voix de sa présidente, le Dr khadija Moussayer, sur les risques physiologiques d’un confinement prolongé. Ce dernier est primordial et nécessaire  pour lutter contre la propagation du coronavirus au Maroc mais il impose à notre mode de vie habituel des contraintes aux conséquences parfois néfaste sur notre santé physique et mentale : activité physique réduite, sommeil perturbé, angoisses de contracter la maladie, tentation de se réfugier dans la nourriture ou devant les écrans… Tout ceci constitue un véritable problème de santé publique car, si nous n’y prêtons pas assez attention, nous risquons qu’une partie de la population ne sorte durablement affaiblie de cette épreuve.

1/ Le confinement un facteur d’affaiblissement potentiel de notre santé

Du fait du stress, on est exposé en premier lieu à l'anxiété source d’irritabilité, de risques de violences et même de dépression en cas  de  fragilité mentale.

Par ailleurs, notre rythme quotidien habituel est structuré par notre activité professionnelle qui nous impose des horaires de lever et de coucher, qui nous permet une exposition à la lumière de jour, etc. ; cette rupture peut perturber notre horloge biologique et nuire à la qualité de notre sommeil, voire provoquer des insomnies, aggravée de surcroit par une augmentation du temps passé devant les écrans.

Et surtout, le confinement augmente l’inactivité physique et donc la sédentarité, ce qui, selon l'OMS, double déjà, en temps normal, les risques de maladies cardiovasculaires, de diabète, d'obésité et augmente ceux de cancer du colon, d'hypertension artérielle, d'ostéoporose, de troubles lipidiques, de dépression et d'anxiété, renforçant ainsi toutes les causes de mortalité.

Cette sédentarité a en effet un impact direct sur nos muscles en induisant une perte de la masse musculaire et une plus grande fatigabilité musculaire. Cette perte a même été mesurée par l’Académie nationale de médecine française : elle est de 3,5 % à 5 jours d’inactivité musculaire, de 8 % à 14 jours, de 0,4 %/j sur 3-4 semaines. 

Bien plus, cet affaiblissement musculaire est évalué à 9 et 23% après 5 et 14 jours pour les membres inférieurs.

Si cette situation est réversible sans difficulté pour les personnes jeunes, elle a des conséquences majeures chez les personnes âgées, à l’origine de chutes et de fractures avec un risque de perte d'autonomie. En effet, l’inactivité affecte le flux d’informations vers le cerveau, réduisant la commande motrice de nos muscles, ce qui va encore augmenter la fonte musculaire, soit un cercle vicieux dont il faut prévenir l’installation. Une situation de confinement de 4 à 6 semaines est d’ailleurs souvent une cause d’amyotrophie (atrophie musculaire) et de déconditionnement musculaire délétères pour la santé de beaucoup de nos seniors.

Le confinement expose aussi à un risque nutritionnel qui se surajoute à la réduction de l’activité physique. Consommer plus d’aliments sucrés et grignoter davantage provoquent des prises de poids : une réduction  de 10 000 pas/jour à 1 500 pas, pendant 14 jours, augmente de 7% le volume du tissu graisseux abdominal profond chez des adultes indemnes de toute pathologie !

Attention aussi aux enfants et adolescents, le grignotage devant les écrans, à longueur de journées, constitue un facteur de risque indéniable de surpoids et d’obésité, parfois irréversible !

2/ L’accentuation de certaines maladies pendant le confinement

Dans cette période de confinement, le risque de délaisser les soins chroniques est énorme, ce qui présente des conséquences néfastes sur l’équilibre de la maladie sous jacente. Par ailleurs, l’inactivité musculaire, conjointement au stockage d’énergie sous forme de graisse engendrent une diminution de la sensibilité à l’insuline et précipitent alors   des personnes (prédisposées génétiquement) dans le diabète.

N’oublions pas que les personnes qui souffrent d’une pathologie chronique telle l’insuffisance rénale, cardiaque, l’hypertension artérielle, une maladie respiratoire, ou  un surpoids  sont les plus vulnérables face au coronavirus. 

Le confinement dans son habitation accroît par ailleurs fortement les risques d’allergies à cause de polluants et d’allergènes souvent présents au domicile en trop grandes quantités. Pour les éviter, il convient en particulier de : privilégier pour le nettoyage les produits naturels (comme le savon) et ne pas abuser des produits ménagers industriels (l’eau de javel, c’est bien mais gare aux excès), ouvrir vos meubles (surtout en bois agglomérés qui contiennent souvent des produits chimiques nocifs), aérer le logement quotidiennement, battre et nettoyer les  tapis, car ils sont souvent allergènes, et laver les draps au minimum toutes les semaines.  Certains symptômes de l’allergie (gorge irritée, éternuements, gêne à respirer…) peuvent évoquer à tort malheureusement le Covid-19.

3/ Des dispositions à prendre pour éviter certains troubles

Pour limiter les effets de l’anxiété, il est recommandé  d'essayer de garder le rythme d'une vie normale, avec des horaires fixes de repas, de consacrer du temps pour des activités ludiques et récréatives et de suivre un emploi du temps établi de la journée, cela afin surtout de ne pas monopoliser son temps libre à l’écoute d’informations, toujours anxiogènes par nature, sur l’épidémie !

Pour parer aux conséquences de la sédentarité, il est conseillé de se lever toutes les 30 minutes au minimum pour marcher pendant 4 ou 5 mn et de faire des exercices de souplesse et de renforcement musculaire, au moins pendant 15 mn par jour : même dans un espace restreint, c’est un bon moyen de maintenir la masse musculaire. Cette activité physique a également un impact positif sur le sommeil et sur le moral en général.

Pour limiter les effets d’un déséquilibre nutritionnel, il est préférable de respecter des horaires de repas fixes, de cuisiner des produits bruts, de manger des légumes, des fruits et des légumineuses et de réduire un peu les quantités consommées. En effet, pendant un premier temps, estimé entre 5 et 8 jours de confinement, nous conservons le même niveau de consommation énergétique et un stockage du surplus énergétique sous forme de graisse va en découler. Passé la première semaine, une régulation se produit généralement  avec une perte de l’appétit qui se cale à peu près sur la dépense en énergie".

Pour faire face aux troubles de sommeil, il est recommandé  de garder un rythme précis, avec un horaire de lever identique, une durée de sommeil suffisante mais pas excessive (entre 7 et 8 heures), et d'être attentif à une  exposition à la lumière qui permet la production de la mélatonine (l’hormone du sommeil) par le cerveau.  Il est préconisé enfin  de ne pas rester éveillé (à traîner) au lit, de modérer sa consommation d'excitants et de se déconnecter des écrans une à deux heures avant le coucher ! Sachons d’ailleurs que les personnes passant plus de 7 h par jour en position assise devant un écran de télévision ont un risque de mortalité cardiovasculaire de l’ordre de 85 % plus élevé que celles passant moins d’1 h par jour devant la télévision !


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L’Association Marocaine des Maladies Auto-Immunes (AMMAIS), par la voix de sa présidente, le Dr Moussayer khadija, veut attirer l’attention sur le rôle primordial de la main dans la lutte contre le coronavirus.

Celle-ci est en effet devenue cet ami intime qui vous veut du mal par les temps actuels. Face à la pandémie du COVID-19, les recommandations de l’OMS sont claires : ne plus se toucher le visage, les zones des yeux, du nez et de la bouche étant les portes d’entrée du virus ; ou plus exactement ne pas le faire quand nos mains sont dans le voisinage d’autres personnes ou ont été au contact d’objets et de surfaces potentiellement contaminés et tant que nous ne les avons pas lavés méticuleusement après. Ce lavage permettrait de diminuer la contagion de 30 à 50%.

Cette recommandation apparaît plus facile à dire qu'à faire, tant ce réflexe est ancré en nous et que dans les faits, il est quasiment impossible de ne pas porter ses doigts à son visage. Il s’agit de gestes «réflexes» qui nous permettent d'interagir avec nous-mêmes et les autres, un geste régulateur de notre état d’esprit.

La gestuelle des mains est en effet par excellence le reflet de notre inconscient et de notre état d’esprit : 70 à 80% des aires cérébrales du cerveau sont d’ailleurs en lien avec ces deux organes.

Ce geste de se toucher (une micro-démangeaison le plus souvent) est le meilleur révélateur de notre état interne car il permet de réguler les émotions et d’évacuer les tensions. On a tendance à augmenter sa fréquence pour de multiples raisons lorsqu’on est anxieux, gêné ou stressé mais aussi lorsqu’on s’ennuie.

On l’accomplit aussi quand on ne ressent rien de particulier. Tout cela, sans que nous nous en rendions compte, la plupart du temps.

Ce phénomène est même « archaïque », venant de la nuit des temps et avant même la naissance : en 2013, des chercheurs britanniques ont découvert que les fœtus portent déjà la main à leur visage pour développer leur sens du toucher et également lorsque leur mère est dans une situation d’anxiété.

Une fois toutes les 2min30 en moyenne !

Ce mouvement est beaucoup plus fréquent qu’on ne le croit souvent. Une étude australienne en 2015 (confortée par une étude japonaise en 2019), réalisée sur un groupe de vingt-six étudiants, montrait qu’ils se touchaient, en moyenne, vingt-trois fois par heure, soit environ une fois toutes les 2min30. 44 % de ces contacts impliquaient une muqueuse (yeux, nez et bouche) et 56 % des zones non muqueuses. Parmi les contacts avec les muqueuses, 36 % concernaient la bouche, 31 % le nez, 27 % les yeux et 6 % une combinaison de ces trois zones.

Cette fréquence est très variable selon individus, certains se touchant machinalement jusqu’à… « trois mille fois par jour », indiquaient les agences régionales de santé françaises (ARS) dans un communiqué de novembre 2017 portant sur les gestes barrières pour se protéger du virus de la grippe.

Un changement de nos habitudes

Les experts du comportement expliquent souvent qu’il est nécessaire d’abord de prendre conscience des situations dans lesquelles nous portons nos mains à notre visage (fatigue, stress, ennui …) pour pouvoir se défaire ensuite de ce geste, intempestif actuellement surtout quand il est compulsif.

Cette prise de conscience ne suffit pas à le faire disparaître la plupart du temps. Si les habitudes mettent des années à s’implanter, il est vain de vouloir les arrêter d’un seul coup (surtout, quand on sait que les maghrébins sont par nature plutôt tactiles). Il vaut mieux prévoir d’en venir à bout avec le temps en essayant de réduire progressivement ce réflexe de cinq à deux ou trois fois par heure par exemple jusqu’à parvenir à le maîtriser complètement.

Il faut parallèlement développer de nouvelles habitudes de substitution, proches autant que possible des anciennes, mais sans risque. Se toucher l'arrière de la tête, plus éloignée des muqueuses, est par exemple une nouvelle attitude excellente.

Lorsqu’on ressent le désir de se démanger, on peut aussi par exemple serrer les poings, s’asseoir sur ses mains, appuyer ses paumes sur ses cuisses ou étirer les bras le long de son corps.

Certaines sources recommandent également la manipulation d’objets, qui permet d’occuper ses mains autrement : on peut ainsi se frotter le bout des doigts, tripoter un stylo ou presser une balle. Pour les personnes qui ont des habitudes tenaces, cette manipulation d’objets n’est pas aussi efficace que les gestes alternatifs (comme se gratter la tête) : certains peuvent en effet avoir tendance à la fois à jouer avec des objets par ennui et à porter la main au visage et/ou aux cheveux en cas de stress.

On le voit et on le sait, ce n’est pas simple de changer ses habitudes ! Il ne faut pas non plus verser dans la peur obsessionnelle de ce que l'on peut toucher ! Ce n'est pas la fin du monde que d’effectuer ce mouvement si on observe bien les autres gestes barrière.

Dr Moussayer khadija, spécialiste en médecine interne et en Gériatrie, présidente de l’Alliance des Maladies Rares au Maroc (AMRM), présidente de l’association marocaine des maladies auto-immunes et systémiques (AMMAIS)


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Chaque année, le 17 avril, est célébré la journée mondiale de l’hémophilie. L’objectif est de sensibiliser le grand public aux réalités d’une maladie peu connue et de mobiliser le plus grand nombre.

Cette journée correspond à la date de naissance, en 1926, de Frank Schnabel, québécois, fondateur de la Fédération Mondiale de l’Hémophilie et a été consacrée comme date de la journée mondiale.

Au Maroc, cette maladie toucherait plus que 3.000 personnes avec un grand  problème de prise en charge. Un hémophile au Maroc dépense en moyenne 3 millions de dirhams par an, entre 9.000 et 12.000 dirhams par mois, pour se faire soigner. Le traitement le plus fréquent dans notre pays est l’injection de plasma, avec le risque de transmettre des maladies comme l’hépatite ou le VIH.

L'hémophilie touche environ 400 000 personnes à travers le monde. Sans traitements, cette maladie entraîne des douleurs incapacitantes, des dommages graves aux articulations, l'invalidité et la mort. Aujourd'hui, environ trois quarts des personnes vivant avec l'hémophilie reçoivent peu ou aucun traitement.

L’hémophilie est une maladie hémorragique héréditaire à transmission récessive liée au chromosome X.

Le diagnostic biologique est porté sur un allongement du TCA avec un déficit en facteur VIII pour l’hémophilie A et du facteur IX pour l’hémophilie B.

Il existe une bonne corrélation entre l’intensité du déficit en facteur antihémophilique et la gravité clinique de la maladie [1-5]. On définit ainsi :

  • L’hémophilie sévère : Facteurs VIII ou IX : < 1 %,
  • L’hémophilie modérée : Facteurs VIII ou IX : 1 à 5 %,
  • L’hémophilie mineure : Facteurs VIII ou IX : 6 à 35 %.

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Mélange équimolaire d’oxygène et de protoxyde d’azote (MEOPA): ANTASOL Ⓡ ,ENTONOX Ⓡ , KALINOX Ⓡ , OXYNOX Ⓡ et ACTYNOX Ⓡ

L’ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé)  vient  d’envoyer une lettre d’information aux professionnels de santé sur les précautions d’emploi lors de l’administration du MEOPA aux patients Covid19.

1-Dans le cas de traitement par MEOPA d’un patient porteur du virus COVID-19 ou susceptible de l'être, il pourrait y avoir un risque de contamination du personnel soignant par le virus exhalé dans l’environnement immédiat du patient, en l’absence du respect des recommandations de bon usage.

2-Dans ce contexte, au delà des précautions déjà en place au sein des établissements (masque chirurgical ou FFP2, gants, lunettes, etc.) et en cas d’administration du MEOPA à un patient contaminé par le virus ou susceptible de l'être, les précautions suivantes, spécifiques de ce produit, sont à respecter :

1. Kit ballon à usage unique, fourni et habituellement utilisé SANS filtre

Ce kit ne doit être utilisé qu’après la pose obligatoire d’un filtre 0,22μ disposé entre le masque patient et le raccord d’arrivée du MEOPA à ce masque ;

Après usage, le kit masque et le filtre doivent être systématiquement jetés et mis dans le conteneur à déchets de soins à risques infectieux prévu à cet effet.

Fournisseurs de ce type de kit Usage Unique (UU) : Intersurgical, VBM et Teleflex.

2. Kits Prêt à l’emploi pour 15 utilisations (fournisseur Intersurgical) livrés avec 15 filtres 0,22μ

a. Kit ballon simple (*) :

- Utiliser un masque, ainsi qu’un filtre 0,22μ à usage unique ;

- Après usage, jeter le masque et le filtre systématiquement dans le conteneur à déchets de soins à risques infectieux prévu à cet effet ;

- Désinfecter après chaque utilisation, la partie réutilisable du kit (zone en plastique vert de la valve unidirectionnelle inspiration/expiration), ainsi que le ballon (avec des lingettes désinfectantes par exemple) ;

- Jeter le Kit après 15 utilisations : le kit sera jeté dans le conteneur à déchets de soins à risques infectieux prévu à cet effet.

b. Kit à usage odontologique (*) :

- Utiliser un masque, ainsi qu’un filtre 0,22μ à usage unique ;

- Après usage, jeter le masque et le filtre systématiquement dans le conteneur à déchets de soins à risques infectieux prévu à cet effet

- Désinfecter après chaque utilisation la partie réutilisable du kit (zone en plastique vert de la valve unidirectionnelle inspiration-expiration), le tuyau annelé entre le masque et le ballon lui-même (avec des lingettes désinfectantes par exemple) ;

- Jeter le Kit après 15 utilisations : le kit sera jeté dans le conteneur à déchets de soins à risques infectieux prévu à cet effet.

(*) : ne pas oublier de comptabiliser les 15 utilisations

3. Système Valve à la demande

Valve à la demande de CGE (fabrication Sabre) et BPR (distributeur Linde)

Compte-tenu de la difficulté de nettoyage et de décontamination de cette valve, l’utilisation de ce dispositif n’est pas recommandée dans le contexte actuel de la pandémie Covid-19 .

Si toutefois, les établissements souhaitent la mettre en oeuvre, elle devra être utilisée avec la pose obligatoire d’un filtre 0,22μ à usage unique, posé entre le masque et la valve d’expiration Après usage, jeter le masque et le filtre systématiquement dans le conteneur à déchets de soins à risques infectieux prévu à cet effet.

4. Système Accutron (utilisé pour les actes dentaires)

a. Sans filtre, les gaz expirés par le patient sont non filtrés et récupérés par l’aspiration dont est équipé le fauteuil ;

b. Le rejet final des gaz expirés se fait en sortie de pompe d’aspiration.

Compte tenu de ces données, l’utilisation de ce dispositif n’est pas non plus recommandée dans le contexte actuel de la pandémie Covid-19

Cette information destinée aux pharmaciens hospitaliers, aux SMUR et ambulances de pompiers médicalisées, aux dentistes, aux personnels soignants et médecins utilisateurs.


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