sante

Taxonomy term

S'agit-il d'un nouveau scandale de type Médiator ? De  nombreuses femmes accusent le stérilet hormonal Mirena de provoquer des effets secondaires lourds auxquels elles ne s'attendaient pas.

Fabriqué par les laboratoires Bayer, ce stérilet hormonal est indiqué comme contraceptif ou pour traiter les ménorragies fonctionnelles, est un dispositif intra-utérin (DIU) commercialisé depuis près de vingt ans. Il est inséré dans la cavité utérine où il agit en libérant un progestatif (le lévonorgestrel) pendant une durée de 5 ans.

En France, des milliers de témoignages affluents chaque jour sur Internet pour remettre en cause le produit contraceptif. Des milliers de femmes dénoncent le lien entre leur stérilet et leurs inquiétants troubles de santé. De nombreux groupes dédiés aux effets secondaires de ce stérilet sont apparus sur Face book. En Espagne, en Allemagne et aux États-Unis, la parole des femmes porteuses du stérilet hormonal Mirena se libère. Selon le journal le parisien, cette polémique monte déjà à l'étranger. Aux Etats-Unis, une plainte collective a été déposée contre le groupe Bayer pour les possibles cas de tumeurs et d'hypertensions cérébrales causées par ce médicament. En Espagne, selon ce journal, 2 900 plaintes ont été déposées contre ce laboratoire.

L’ANSM réagit :

Dans un point d’information du 12 mai 2017, L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a réagit à cette polémique. Elle reconnaît les effets indésirables à partir d'un certain nombre de témoignages sur tout le territoire Français.

Selon l’agence, vu que de nouveaux effets indésirables (anxiété, vertiges, fatigue, irritabilité, …), non mentionnés actuellement dans les documents d’information destinés aux professionnels de santé ont été rapportés au niveau européen, l’Agence Européenne du Médicament (EMA) est en cours d’évaluer ces nouveaux effets indésirables et les résultats sont attendus à partir du mois de juin 2017.

L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) constatant l’augmentation des déclarations d’effets indésirables susceptibles d’être liés à ce médicament, mène également des investigations au niveau national sur l’ensemble des déclarations d’effets indésirables reçues en lien avec le DIU Mirena. Selon l’agence, à ce jour, et au regard des données disponibles, l’augmentation et la nature des déclarations ne remettent pas en cause le rapport bénéfice/risque de Mirena, qui reste positif dans ses indications actuelles.

L’ANSM rappelle que les patientes doivent être informées des bénéfices et des potentiels effets indésirables de Mirena par leur médecin au moment du choix de la contraception et de la pose du DIU.


Taxonomy term

  • 10 mai 2017

  • Par : Mostafa EL HALI

  • Tags : Maroc, sante

Le nouveau mandat du ministre de la Santé Houcine El Ouardi  ne sera pas de tout repos. la tache sera difficile.

En effet, à peine quelques semaines seulement après son investiture, plusieurs syndicales ont lancé un appel à une grève nationale de deux jours dans les hôpitaux publics le 11 et le 12 mai 2017 avec des sit-in et des marches qui seront organisés dans les différentes régions du royaume. Cette grève concerne tous les services de santé, sauf ceux des urgences et de la réanimation.

Les syndicats du  secteur public protestent contre l'échec de leur dialogue et négociations avec le ministre de la santé ainsi contre le désistement du ministère pour répondre à leurs demandes. Leur  priorité reste la couverture du déficit inquiétant en personnel de santé, ainsi que la garantie de leur sécurité et l'amélioration de leurs conditions de travail.

Les chiffres en matière d’accès aux soins de santé sont alarmants, une grande partie des citoyens ne peuvent pas les payer.

Aujourd'hui au Maroc, la difficulté d'accéder aux soins se trouve aggravée par une inégale répartition géographique entre milieux et entre régions. Les écarts de densité sont importants non seulement entre les régions sanitaires mais aussi au sein de la même région. Bien plus, la distribution régionale des professionnels de santé favorise largement les régions métropolitaines. En effet, 22% des professionnels publics, sont concentrés dans les régions du Grand Casablanca et de Rabat-Salé ZemmourZâer ; c’est aussi dans ces deux régions que sont installés 50% des médecins exerçant dans le secteur libéral.

Le Maroc souffre d'une pénurie aiguë en personnel de santé. Il ne compte que 6 médecins pour 10.000 habitants. Le pays est loin de répondre au standard de l'OMS  fixé à 1 médecin pour 650 habitants. Selon le ministère de la santé, le manque de médecins est estimé à 7.000. Pour ce qui est des infirmiers, les besoins s'élèvent à 9.000. S'agissant du personnel infirmier et des sages-femmes, leur nombre s'élève à 24.328, ce qui représente une densité médicale de huit professionnels de santé pour 10.000 habitants, selon les statistiques sanitaires 2010 de l'OMS.

 Plusieurs rapports émanant d'organismes nationaux ou internationaux ont dressé un bilan dérisoire en termes de santé au Maroc.

Le Réseau marocain pour le droit à la santé avait publié un rapport dans lequel il dénonce l’état piteux des hôpitaux au Maroc. Selon ce rapport, 70% des structures hospitalières relevant du secteur public sont non-conformes.

Le diagnostic établi par la Cour des comptes du Maroc dans son rapport 2015 rendu public ce 24 avril 2017 épingle les dysfonctionnements des centres hospitaliers régionaux et provinciaux relevant du ministère de la santé et gérés de manière autonome. Des délais de rendez-vous monnayés avec des attentes de 4 à 10 mois. Réanimation, chirurgie, et pédiatrie absents dans plusieurs centres. De grandes insuffisances chez le personnel paramédical..etc.

L’OMS aussi dans son dernier rapport sur le Maroc dresse un bilan alarmant sur notre système de la santé : une offre de soins insuffisante et précaire, une demande de soins insatisfaite.


Taxonomy term

  • 09 mai 2017

  • Par : Adnane Bettache

  • Tags : sante, Maroc

Plusieurs rapports émanant d'organismes nationaux ou internationaux ont dressé un bilan dérisoire en termes de santé au Maroc durant le mandat de Benkirane.

Les Marocains ne sont pas satisfaits des performances de notre système sanitaire car le Maroc mérite mieux. C’est un constat que des millions de Marocains partagent.

Le ministre de la Santé reconnaît que le secteur de la santé au Maroc souffre toujours de nombreux dysfonctionnements, que ce soit au niveau des services de santé, des conditions de travail des médecins, de l’insuffisance de la capacité d’accueil des centres hospitaliers, du manque de personnel qualifié et de matériel médical, etc.

Il a également reconnu les difficultés auxquelles notre système de santé  continuait de se heurter. Le budget du ministère de la santé n’a pas augmenté sachant qu’au niveau international l’amélioration du secteur de la santé nécessite 12% du budget de l’Etat, ce qui n’est pas le cas au Maroc puisque le budget du ministère est 5,69% de celui de l’Etat.

Selon le ministère de la santé, voici les principales réalisations chiffrées durant le mandat de Benkirane (2012-2016) :

1-Développement et élargissement de l’offre de soins :

A-Construction, équipement et mise en service de 109 nouveaux établissements de santé :

1-Projets de construction Centre Hospitalier de 03 Centres Hospitaliers Universitaire à Oujda Tanger- Agadir-Léayoune et  reconstruction de l'hopital Ibn Sina de Rabat.

2- Un CHU à Oujda et un hopital universitaire spécialisé à Marrakech

3-Douze maisons d accouchements et services de maternité.

4-Nef  hôpitaux provinciaux et locaux.

5-Vingt-quatre centres d'hémodialyse.

6-Huit centres de greffe d'organes et de tissus.

7-Deux hôpitaux universitaires d'hémato-oncologie.

8-Trois hôpitaux psychiatriques

9-Quarante cinq établissements de soins de santé de base.

B-Renforcement et développement des ressources humaines

1-Recrutement de 14.809 professionnels de santé dans les établissements publics : 3751médecin, 10.252 infirmières et infirmiers, 88 professeurs assistants et 717 personnels administratifs.

2-Création d'établissements d'enseignement supérieur ne relevant pas des universités:

a-L'Ecole Nationale de Santé Publique «ENSP» 

b-Les Instituts Supérieurs des Professions Infirmières et Techniques de Santé «ISPITS»

3-Création de nouvelles filières de formation:

a-Filière des infirmiers spécialisés en urgences et soins intensifs

b-Filière du mastére en santé de famille/santé communautaire

c-Ouverture du Mastere en Formation pédagogique et en recherche scientifique

4-11.928 infirmières et infirmiers diplômés des instituts supérieurs, dont 7677 en licence des professions infirmières et techniques de santé.

5-Augmentation du nombre des professionnels de santé exerçant en milieu rural et en régions enclavées.

6-Ouverture du Master aux diplomés du premier cycle des Instituts Supérieurs des Profession Infirmières et Techniques de Santé (ISPITS)

7-Ouverture du Doctorat aux diplomés du deuxiéme cycle des ISPITS

C- Augmentation de la production des services sanitaires de base et hospitaliers

-Consultations médicales de base : augmentation des consultations de 18.728.160 en 2011 à 22.670.000 en 2014 (+21%°

- fréquentation hospitaliére: augmentation de 8348.700 en 2011 à 10.186.844 en 2014  (+21%°).

- Accouchement en milieu surveillé : il est passé de 498.738 en 2011 à  523.443 en 2014 (+7%).

-Césarienne : elle est passée de 98.738 en 2011 à  60.684 césariennes en 2014  (+23%)

- Vaccination : Couverture de plus de 95% des enfants.

D- Renforcement du financement des activités de traitement des déchets médicaux et pharmaceutiques dans les hôpitaux : 15.000.000 dirhams en 2012 et 37.000.000 dirhams en 2016 (+147%)

2-Prise en charge des urgences médicales

1-Amélioration de la prise en charge des urgences pré-hospitalières :

-  Mise à disposition de 4 hélicoptères ((Héli SMUR) à Marrakech-Oujda-Laéyoune –Tanger (502 malades bénéficiaires).

- Mise en ligne du numéro national unique et gratuit pour les appels médicaux d’urgence ( le 141).

- Achat de 393 unités de  transport médical urgent: SAMU-SMUR  (530.185 transferts)

2-Réorganisation et restructuration de la prise en charge des urgences médicales hospitalières : création de  58 unités d’urgences médicales de proximité.

3-Prise en charge de la santé mentale et psychiatrique :

- Construction de 3 hôpitaux régionaux spécialisés en psychiatrie à Kelaa des Sraghna, Agadir et  Kenitra.

- Création de 15 services psychiatriques intégrés dans les hôpitaux publics.

-   Création de 4 unités psychiatriques pour enfants à Rabat-Casablanca-Fés-Marrakech

-  Création de 20 nouveaux services hospitaliers intégrés.

-  Création de 13 centres d'addictologie à Oujda, Rabat, Marrakech, Nador, Tétouan,El

Hoceima,Fés,Agadir,Meknés,Tanger, Larache,Ksar Kbir, Chefchaouen.

-  Création de l'Observatoire National des Drogues et Addictions

4-Elaboration et mise en œuvre d'une  politique pharmaceutique nationale :

- Budget des médicaments (dont les vaccins et l'achat de service de l'hémodialyse) : augmentation du budget de  1.854.491.968 Dirhams en 2011 à  2.097 .441.617 Dirhams en 2016 (+13%).

- Baisse des prix de 2602 médicaments entre 20 et 80%.

-  Mise en place d'un décret sur AMM.

- Baisse des prix de 1000 dispositifs médicaux.

- Adoption du mode « Tiers Payant ».

- .Mise en place de 20 textes juridiques et règlementaires encadrant la politique pharmaceutique.

 - Promotion de la production nationale des médicaments des maladies chroniques et coûteux.

5-Elargissement de la couverture médicale de base àl'horizon de la couverture sanitaire universelle

6- Renforcement de la santé mobile :

- Acquisition et mise en service du premier hôpital mobil civil.

- Opération « Ryana » pour le renforcement de la couverture sanitaire des sones sinistrées par les intempéries et les zones enclavées.

 - Réalisation de la compagne nationale de santé scolaire :

a-132 caravanes médicales

b-1.226.768 (84,84%) visites médicales scolaires

c-1, 251,939  (86,58%) bénéficiaires des séances d'éducation sanitaire

d-Prise en charge médicale de 65.220 élèves

7- Promotion et Développement de la greffe d'organes et des tissus humains :

- 1425 greffes de cornée.

- 01 greffe de cœur.

- 90 greffes d'organes a partir d'un donneur en état de mort encéphalique.

- 13 greffes de foie.

- 195 greffes rénales.

- 63 implants cochleaires pour le traitement de la surdité.

- 250 greffes de moelles osseuses et de cellules souches.

8-Lancement du nouveau programme « KHADAMATI » :

- Allo intoxication

- Allo surveillance.

- Allo SAMU(141)

- Allo Chikaya.

- Allo Mawaide

- Allo Sehati

- Service des jeunes.

9-Mise en œuvre de la régionalisation avancée dans le secteur de la santé.

10- inspection et audit des établissemnets sanitaires :

- 366 missions d’inspection des cliniques privées.

- 190 missions d’inspection des structures sanitaires publiques.

10-Augmentation du budget global du Ministère de la Santé :

Le budget est passé de 11milliards 880 millions 384 mille dirhams en 2012 à 14 milliards 281 millions de dirhams en 2016 (+21%)

En 2016 : Allocation d'un budget d’investissement supplémentaire pour la construction des Centres Hospitaliers universitaires (Tanger- Agadir- Rabat) Budget total: 21 milliards et 841 millions de dirhams.

11-Mise en place d'une politique transparente de gestion des ressources humaines

- Institutionnalisation du dialogue social aux niveaux national et régional (arrêté du Ministre de la Santé)

-Mis en œuvre du plan d'action de la Fondation Hassan II pour la Promotion des œuvres Sociales du Personnel du Secteur Public de la Santé

-Augmentation du nombre des postes budgétaires du Ministère de la Santé à 21 15.963 postes.

-Elaboration du référentiel des emplois et des compétences (REC)

-Mise en place d'un systéme informatique intégré pour la gestion du parcours professionnel des ressources humaines

-Mise en place de la régionalisation dans la gestion des ressources humaines

-Délégation de 41 compétences (régionalisation des concours de recrutement des médecins et infirmiers)

-Réduction de la durée du conventionnement pour les médecins spécialistes, selon la spécialité (de 2ans a 4ans).

-Accorder la priorité de mutations aux ressources humaines exerçant dans les régions enclavées

12-Accompagnement législatif et organisationnel du système national de santé : 93 lois, décrets et arrêtés :

Loi 131.13 relative à l'exercice de la médecine.

Loi 08.12 relative a l'Ordre National Médecins.

Loi 84.12 relative aux dispositifs médicaux.

Loi 109.13 relative au don d'organes  et de tissus humains.

Loi n° 28.13 relative à la protection des personnes participant aux recherches biomédicales.

Loi 70.13 relative aux Centres hospitaliers universitaires (CHU).

Loi 43.13 relative à l'exercice de la profession d'infirmier (re).

Loi 44.13 relatif à l'exercice de la profession de sage-femme.

Loi 45.13 relatif à l'exercice des professions de rééducation, de réadaptation et de réhabilitation fonctionnelle.

Loi 116.12 relatif à l'Assurance-maladie obligatoire (AMO) destinée aux étudiants.

Loi 71.13 relative à la lutte contre les troubles mentaux et la protection des personnes atteintes de ces troubles.

Loi 98.15 relative au régime d'Assurance Maladie Obligatoire de base des indépendants.

Loi 47.14 relative à l’assistance médicale à la procréation.

Décret 2.14.841 relatif à l'Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) des médicaments.

Décret 2.13.852 relatif aux conditions et aux modalités de fixation du prix public de vente des médicaments fabriqués localement ou importés.

Décret 2.15.878 relatif à la fixation des dispositifs médicaux.

Décret  212.198 relatif à la bioéquivalence des médicaments génériques.

Décret n°2.14.562 relatif à l'organisation de l'offre de soins, à la carte sanitaire et aux schémas régionaux  de l’offre de soins.

Décret 2.12.507 relatif à la situation des médecins, dentistes du secteur privé conventionnés  avec le ministère de la santé.

Décret 112.904 relatif à l’école nationale de santé publique (ENSP).

Décret 2.13.658 relatif aux instituts Supérieurs des Professions Infirmières et Techniques de Santé (système LMD, licence, Master et Doctorat).

Décret 2.16.46 relatif au statut des médecins internes des hôpitaux publics.


Taxonomy term

Le diagnostic établi par la Cour des comptes du Maroc dans son rapport 2015 rendu public ce 24 avril 2017 épingle les dysfonctionnements des centres hospitaliers régionaux et provinciaux relevant du ministère de la santé et gérés de manière autonome. Des délais de rendez-vous monnayés avec des attentes de 4 à 10 mois. Réanimation, chirurgie, et pédiatrie absents dans plusieurs centres. De grandes insuffisances chez le personnel paramédical..etc.

Les détails du rapports :

Les centres hospitaliers régionaux et provinciaux sont des services gérés de manière autonome relevant du Ministère de la santé. Ce qui leur permet de disposer de ressources propres. La Cour des comptes, en collaboration avec les Cours régionales des comptes, a effectué des missions de contrôle de la gestion des centres hospitaliers suivants :

- Le Centre hospitalier régional (CHR) de Fès- Boulemane, constitué de deux hôpitaux et d’un centre régional de transfusion sanguine, et qui dessert une population de 1.813.000 selon le recensement général de la population et de l’habitat de 2014 ;

- Le Centre hospitalier provincial (CHP) de Ben Msik qui est constitué d’un seul hôpital d’une capacité de 80 lits et dessert une population cible de 302.051 habitants ;

- Le Centre hospitalier provincial (CHP) de Khemisset, constitué de deux hôpitaux locaux et d’un hôpital provincial, et desservant une population totale de 522.025 habitants ;

- Le Centre hospitalier provincial de la préfecture Hay Hassani desservant une population de 468.542 habitants.

Les missions de contrôle de la gestion ont permis de relever des insuffisances et des observations relatives aux différents aspects de la gestion, dont les faits saillants sont repris ci-après :

1- Carences en matière de planification stratégique et de programmation

Sur cet aspect, la Cour a relevé l’absence des projets d’établissements hospitaliers (PEH) dument approuvés et des budgets programmes y afférents au niveau de tous les centres hospitaliers contrôlés.

En effet, le projet d’établissement hospitalier tel que défini à l’article huit du décret n°2.06.656 du 13 avril 2007 relatif à l’organisation hospitalière est un outil de gestion stratégique qui définit aussi bien les objectifs généraux de l’établissement en matière médicale, paramédicale et de formation, ainsi qu’en matière de gestion, de système d’information, et des moyens permettant leur réalisation. A sa lumière, il est établi un budget programme pluriannuel fixant les objectifs à atteindre, les moyens alloués et les résultats escomptés.

Cependant, en l’absence de ce document stratégique, le CHR de Fés- Boulemane a établi deux programmes d’action pour les périodes 2008 à

2012 et 2013 à 2016. Ces deux programmes, et à défaut de plans de financement des projets et d’indicateurs de mesure des effets attendus, sont reconduits d’année en année sans une concrétisation réelle.

De même, et suite à la non approbation du PEH, le CHP de Khemisset a adopté des programmes d’actions propres à chacun de ses hôpitaux sans pour autant définir les mécanismes de coordination et de complémentarité de leurs actions, ainsi que les ressources nécessaires, les délais d’exécution et les indicateurs de mesure des résultats.

2-Non mise en œuvre des structures de concertation et d’appui :

Il a été constaté, à ce niveau, qu’on n’a pas mis en oeuvre les structures de concertation et d’appui qui constituent des éléments importants dans le système de gouvernance hospitalière au niveau de tous les centres hospitaliers objet du contrôle. Et ce, du fait que certaines parmi ces structures n’ont pas été instituées, ou qu’elles étaient créées tardivement, ou bien à cause de l’irrégularité de leurs réunions et du manque de suivi de leurs décisions adoptées.

Il convient de noter que ces structures ont été créées en vertu du décret relatif à l’organisation hospitalière susmentionné, et que leurs attributions, leur organisation et leurs modes de fonctionnement ont été définis par l’arrêté du Ministre de la Santé n°456/11 du 06 juillet 2010.

Ceci dit, il est à signaler que ces structures ne se sont réunies qu’à la fin de

2014 au niveau du CHP de Ben Msik, et au début de 2015 au niveau du CHP de Hay Hassani. Aussi, au niveau de ce dernier les conseils des médecins et des infirmiers ne sont pas encore constitués.

De même, les hôpitaux locaux de Tiflet et de Roumani fonctionnent en l’absence de ces structures. Alors qu’au niveau de l’hôpital provincial, et en dépit de l’existence desdites structures, leurs modes de fonctionnement ne leur permettent pas de jouer leurs rôles d’une manière efficace.

3- Dysfonctionnements au niveau de la facturation et du recouvrement des recettes :

Les centres hospitaliers sous revue demeurent toujours tributaires de la subvention du ministère de la santé. Aussi, l’absence d’une facturation exhaustive et le non recouvrement des créances restent les constats saillants relevés dans ce cadre.

Ainsi, au niveau du CHP de Hay Hassani, il a relevé un écart entre les sommes déclarées par la régie et les recettes correspondant aux prestations de services, figurant dans les rapports d’activité pour la période 2008 à 2014. Cet écart a été estimé à près de 18,5 MDH.

D’autre part, au niveau du CHP de Ben Msik, la facturation des prestations n’a débuté qu’en mois d’avril 2011, alors que ce centre a démarré son activité le 05 aout 2009. Le manque à gagner pour cet hôpital pour cette période a atteint 2,4 MDH. De surcroit, des recettes de plus de 2,5 MDH sur la période de 2012 à 2014, relatives aux prestations du service des urgences et aux consultations externes, n’ont pas été facturées.

Quant au CHP de Khemisset, et précisément l’hôpital provincial, la part des prestations non facturées a atteint 42% des prestations du service des urgences, 28% des échographies et 25% des examens scanner. Et en ce qui concerne l’hôpital local de Roummani, la comparaison entres les données issues des rapports d’activité et celles du registre des facturations a révélé que 95% des prestations du service des urgences n’ont pas été facturées durant la période du 17 mai au 8 aout 2015. De même pour 46% des consultations en gynécologie des neufs premiers mois de 2015. En plus, et pour cette même période, 99% des prestations du service des urgences de l’hôpital local de Tiflet (soit un manque à gagner de 1.575.080,00 DHS) et 30% des examens d’imagerie n’ont pas été non plus facturés.

4-Absence de certaines spécialités médicales supposées figurer au menu des prestations des établissements de santé :

La Cour des comptes a relevé que les établissements contrôlés ne prodiguent pas l’ensemble des prestations définies par le décret relatif à l’organisation hospitalière.

A ce titre, le CHP de Hay Hassani ne dispense pas de prestations en matière de santé mentale, de chirurgie maxillo-faciale et d’oto-rhino-laryngologie.

De même, au niveau du CHP de Khemisset, les services de chirurgie et pédiatrie médicale ne sont pas fonctionnels.

Le même constat est valable pour le CHP de Ben Msik, où les services de réanimation, de médecine et de pédiatrie ; bien qu’équipés depuis la création de l’hôpital ; ne sont toujours pas opérationnels.

5-Dysfonctionnements en matière de gestion des rendez vous :

Au niveau de l’hôpital Ibn Al Khattib de Fès, l’examen du fonctionnement de l’application de gestion des rendez-vous (Mawiidi) a révélé des lacunes de sécurité liées à l’absence d’octroi d’habilitation et de définition de leurs niveaux. En effet il a relevé des opérations de modification des listes de rendez-vous par retrait des noms de certains patients et leurs remplacements par d’autres. Cette application souffre, en outre, de l’absence d’interfaçage avec l’application de facturation "dimbaf", ainsi que de l’absence de confirmation systématique des examens effectués, en plus d’insuffisances en matière d’édition des situations récapitulatives des rendez-vous donnés et des prestations réalisées.

D’autre part, concernant les délais au niveau du même hôpital, certaines spécialités telles que la chirurgie générale, l’endocrinologie ou la dermatologie enregistrent des délais de rendez-vous moyens de quatre à sept mois.

De même, au niveau de l’hôpital Ibn Al Baitar, outre les délais de rendezvous longs (six mois pour la rhumatologie et quatre moi pour la neurologie), la Cour des comptes a constaté l’absence d’une base de données des rendez-vous pour la période 2010-2014. Cette dernière n’a été constituée qu’en juin 2015.

En plus de cela, au niveau des hôpitaux locaux de Tiflet et de Roummani, la gestion des rendez-vous a été confiée aux agents de sécurité en lieu et place du service d’accueil et d’admission. Les listes des rendez-vous des consultations externes ne sont, en outre, pas respectés au niveau del’hôpital de Roummani.

Rapport annuel de la Cour des Comptes au titre de l’année 2015

Quant au CHP de Ben Msik, la gestion des rendez-vous est faite directement par les services médicaux en matière d’imagerie et de consultations externes contrairement aux dispositions de l’article 35 du régime interne des hôpitaux. Il est à signaler, aussi, que des délais de plus de cinq mois ont été enregistrés au niveau des rendez-vous pour effectuer une échographie.

Pour ce qui est du CHP de Hay Hassani, l’allongement des délais de rendez-vous a été, également, constaté pour certaines spécialités. A titre d’exemple, il a atteint dix mois pour les consultations d’ophtalmologie.

Par ailleurs, la programmation des séances de consultation contribue fortement à l’éloignement des délais de rendez-vous dans la mesure où certaines spécialités ne consacrent qu’une plage horaire par semaine à la consultation, comme c’est le cas pour les spécialités de l’endocrinologie, la dermatologie, la gastro-entérologie, la gynécologie, l’hématologie, la cardiologie et l’ophtalmologie.

6- Problèmes affectant la gestion des ressources humaines :

Il a été constaté une insuffisance au niveau du personnel paramédical. Ce qui ne permet pas aux établissements hospitaliers contrôlés de répondre aux normes définies par arrêté du Ministère de la santé dans ce domaine. le dit arrêté préconise qu’un infirmier diplômé d’état et un assistant doivent être mis à disposition pour chaque dizaine de patients hospitalisés. A titre d’exemple, ce taux se situe, au niveau du CHP de Fès, entre 10 et 20 malades par infirmier pendant la journée, et entre 20 et 60 malades pendant la nuit.

Il est à signaler que cette insuffisance est due aux départs à la retraite par limite d’âge ou par anticipation, mais également au changement de statut d’un grand nombre d’infirmiers au profit du statut d’administrateurs.

En conséquence, cette carence affecte la productivité de certains services tels que le bloc opératoire de l’hôpital de Khemisset qui, doté de trois salles opératoires, mais, malheureusement, elles sont sous exploitées. De même, les services de médecine, de pédiatrie et le bloc de l’hôpital de Ben Msik ont été, aussi, affectés.

En outre, il est à signaler que le médecin responsable du service d’accueil n’a été désigné ni au niveau de l’hôpital provincial de Khmisset, ni au niveau de l’hôpital local de Roumani. Ce qui contredit les dispositions du régime interne des hôpitaux.

7-Insuffisances en matière d’équipements et d’aménagements des bâtiments :

Les contrôles effectués par la Cour à ce niveau, ont permis de constater que certains bâtiments ne répondent pas aux normes reconnues pour un établissement hospitalier du fait de l’inadéquation du site où ils ont été construits, de leur architecture ou encore de leur superficie. Lesdits contrôles ont, également, relevé l’existence de dysfonctionnements dans l’exploitation et la maintenance des équipements.

Ainsi, au niveau du CHP de Khemisset, la Cour a relevé les observations suivantes :

- Le bâtiment abritant l’hôpital de Khemisset est vétuste et étroit ;

- Aménagement inadéquat du service d’accueil et d’admission et du service de réanimation ;

- Utilisation des salles du service de médecine comme lieux de stockage des produits pharmaceutiques, et absence d’une salle de quarantaine ;

- Certains équipements ne sont pas couverts par des contrats de maintenance ;

- Réception de certains matériels inutilisables ;

- Absence de maintenance du matériel de désinfection des équipements de la salle d’eau du centre d’hémodialyse ;

- Absence de locaux de stockage des produits et du matériel et d’un local pour ordures ;

- Absence des équipements des soins d’urgence.

Sur le même registre, au niveau du CHR de Fès- Boulemane, la Cour a constaté les observations suivantes :

- Absence de salles pour les petites interventions au niveau du centre de consultations ;

- Insuffisance des salles d’accueil et d’attente au niveau de l’hôpital Ibn al Khattib ;

- Mouvement non maitrisé des véhicules et des personnes à l’hôpital Ibn Al Khattib, du fait de l’existence d’une unique porte d’accès partagée avec la délégation du Ministère de la santé, l’annexe de l’institut supérieur des métiers paramédicaux et des techniciens de santé et 37 logements appartenant à la direction des domaines ;

- Des chambres dortoirs d’une capacité de huit lits ne permettant pas la prise en charge des patients d’une manière humaine et professionnelle ;

- Pharmacie logée dans un local délabré ne répondant pas aux normes de stockage des médicaments et des dispositifs médicaux ;

- Des équipements biomédicaux vétustes, hors d’usage ou ne disposant pas de consommables ;

- Maintenance inefficace des équipements biomédicaux suite à l’insuffisance des effectifs du personnel qualifié et du manque de professionnalisme de la société adjudicataire du marché relatif à la maintenance au sein du CHR ;

- Matériel biomédical non exploité puisque, soit il reste stocké et non mis à la disposition des différents services (cas de trois tables chauffantes et d’un appareil de respiration artificielle acquis respectivement le 31 mai 2001 et le 22 juin 2011), soit, même remis aux services cliniques destinataires, et il reste non opérationnel (cas de l’appareil radio mobile, du matériel de puvathérapie, d’un Phacoémulsificateur, d’une Echoradiodopller et d’un Analyseur gaz de sang).

Quant au CHP de Hay Hassani, les insuffisances suivantes ont été relevées :

- La pharmacie est sous équipée et logée dans un bâtiment qui ne répond pas aux normes requises en la matière ;

- L’hôpital ne dispose pas d’un plan architecturel d’ensemble et souffre d’anomalies dans l’aménagement de ses services ;

- Les travaux de réaménagement du service de la maternité sont restés en souffrance pour plus de quatre ans et demi, ce qui a affecté le bon fonctionnement de ses services.


Taxonomy term

  • 01 avr 2017

  • Par : Mostafa EL HALI

  • Tags : sante, Maroc

Le Maroc se divise en deux, a dit un jour le maréchal Lyautey. Le Maroc «utile», celui de la côte et des plaines, et l'«inutile», celui de la montagne et des tribus berbères. Malheureusement ce Maroc inutile", continue de souffrir de cette marginalisation économique et de cette exclusion, en particulier en termes de soins et de santé.

Se rendre dans plusieurs hôpitaux du royaume et finir par mourir, faute de soin. C’est ce qui est arrivé, la semaine dernière, à la petite Idya à Tinghir. On est atteint de myopie pour ne pas admettre l’existence de deux Maroc. La nouvelle de sa mort a ému tout le Maroc et de nombreuses  associations se sont insurgées pour demander des comptes aux responsables pour n’avoir rien entrepris afin d’améliorer les services de santé dans la région.

Quelles que soient les raisons ou les explications, pour la plupart du temps infondées et peu solides, cette tragédie révèle sans doute la faillite du secteur de la santé et de l'incapacité du ministère à préserver un droit des plus fondamentaux des citoyens : le droit à la vie.

Faillite du secteur de la santé :

Tous Les marocains savent que le secteur de santé dans notre pays  est fortement marqué par bon nombre de dysfonctionnements préjudiciables et un accès verrouillé aux soins pour le plus grand nombre de citoyens. Même les étrangers le savent aussi et c'est très grave pour notre tourisme. On ne cite que le cas de l'acteur de Prison Break, Dominic Purcell, sévèrement blessé début juin2016 sur le tournage de la saison 5 de Prison Break à Ouarzazate. Ce qui est arrivé à cet acteur au Maroc avait fait la une des médias internationaux. Dominic Purcell raconte  le désastre de l'hôpital d'Ouarzazate et son état calamiteux.

Dans un entretien accordé à Deadline Hollywood, sur son accident et sur l'état des hôpitaux au Maroc, Dominic Purcell raconte : "Après quelques minutes, j'ai demandé qu'on m'emmène à l'hôpital. Le premier était fermé. Nous étions à Ouarzazate, où l'infrastructure médicale n'est pas la meilleure. Ils m'ont emmené dans un autre hôpital où des chats se baladaient. On m'a installé dans un petit bloc opératoire où il y avait des taches de sang partout et où plusieurs médecins confus se demandaient qui allait s'occuper de moi. J'ai regardé tout le monde et je suis descendu calmement de la table d'opération. Ma copine Anna Lyne a ensuite pris la situation en main, m'a nettoyé le crâne avec de l'alcool et a entouré ma tête de gaze".

Une compagnie américaine qui produit la série, a finalement dépêché un hélicoptère pour que l'acteur soit transporté à Casablanca. Heureusement pour lui. Les Marocains peuvent toujours attendre car ils n'ont pas des jets privés.

L'acteur américain a reçu une barre de fer du décor sur le crâne lors d'une scène de course dans la prison.


Taxonomy term

  • 01 avr 2017

  • Par : Mostafa EL HALI

  • Tags : Maroc, sante

Selon des sources bien informées, le département du ministère de la santé travaille d'arrache-pied pour la mise en place d’une direction de surveillance du secteur privé.

L’objectif de cette nouvelle structure au sein de ce département est de bien gérer ce secteur afin de mettre à niveau le secteur de la santé. Mais les professionnels sont en désaccord sur le rôle et les fonctions de cette direction.

En effet, selon les professionnels du secteur privé, la régulation de leurs professions est exercée par les ordres professionnels. Les prérogatives de cette structure pourraient se chevaucher avec celles des ces derniers.

Selon El Houssein El Ouardi,  ministre de la santé, le secteur de la santé est géré conformément à des priorités et une vision fondée sur le partenariat et la complémentarité entre les secteurs public et privé.

Le secteur privé joue un rôle déterminant dans les systèmes de santé, le partenariat entre le secteur public et le secteur privé dans le domaine de la santé a de tous les temps occupé une place importante dans la mouture et l’élaboration des différentes stratégies élaborées par le ministère de la Santé avec comme principal objectif l’amélioration et la généralisation des prestations médicales au profit de l’ensemble de nos concitoyens  sans rien perdre sur la qualité des  soins.

Il est à signaler que le département du ministère de la santé est constitué de huit directions :

 1-Direction des Hôpitaux et des Soins Ambulatoires

2-Direction de l’Epidémiologie et de Lutte contre les Maladies

3-Direction de la Population

4-Direction des Médicaments et de la Pharmacie

5-Direction des Ressources Humaines

6-Direction de l’Equipement et de la Maintenance

7-Direction de Réglementation et du contentieux

8-Direction de la Planification et des Ressources Financière


Taxonomy term

Les phtalates, des substances chimiques présentes dans de nombreux produits de consommation, ne sont pas sans risque, affirme une étude américaine.

Les polluants domestiques à nouveau pointés des doigts. Selon une étude américaine, les foetus exposés à des niveaux élevés de deux phtalates, des substances chimiques présentes dans de nombreux produits de consommation, ont un quotient intellectuel en moyenne plus bas.

Il s'agit des phtalates de dibutyle (DnBP) et dedisobutyle (DiBP), précisent ces chercheurs de la faculté de santé publique de l'université Columbia à New York, auteurs de cette étude, première à établir un lien entre une exposition prénatale aux phtalates et le QI chez des enfants en âge scolaire.

Savons, vernis, rouge à lèvres

On trouve ces phtalates dans une grande variété de produits de consommation comme dans les feuilles d'assouplissant pour sèche-linges, le vinyle, certains rouge à lèvres, laques pour les cheveux, vernis à ongles ou encore savons, précise l'étude parue dans la revue scientifique américaine Plos one.

Pour cette étude, les auteurs ont suivi 328 femmes et leurs enfants à New York dont les revenus sont modestes. Ils ont mesuré dans leur urine, au troisième trimestre de leur grossesse, les niveaux de quatre phtalates (DnBP, DiBP, di-2-ethylhexyle et diéthyle). Le QI des enfants a été testé quand ils avaient sept ans.

Ceux qui avaient été exposés in utero aux concentrations les plus élevées de phtalates DnBP et DiBP avaient un QI de 6,6 à 7,6 points plus bas que ceux qui avaient été en contact avec des niveaux plus faibles.

Quelles conséquences sur le succès scolaire? 

"Partout aux Etats-Unis, les femmes enceintes sont exposées aux phtalates de manière quasi quotidienne dont un grand nombre à des niveaux similaires à ceux mesurés chez les sujets de l'étude", souligne Pam Factor-Litvak, professeur adjointe d'épidémiologie à l'Université Columbia. "Une réduction de six ou sept points du QI peut avoir des conséquences notables pour le succès scolaire et le potentiel professionnel", juge Robin Whyatt, professeur de médecine environnementale à l'Université Columbia, qui a dirigé ces travaux.

Source : AFP


Taxonomy term

Le mythe du fumeur en bonne santé vient de tomber, selon une étude mise en ligne dans la revue JAMA Internal Medicine.

En effet, la majorité (55%) des accros à la cigarette considérés comme sains aux tests respiratoires aurait des maladies pulmonaires respiratoires.

L’étude a porté sur 8.872 hommes et femmes âgés de 45 à 80 ans qui ont fumé au moins un paquet de cigarettes par jour pendant dix ans. La plupart d’entre eux avaient fumé pendant 35 ans voire 50 ans. Parmi les participants dont les poumons ont été déclarés sains avec le test de capacité respiratoire, le scanner a déterminé que 42% avaient de l’emphysème (une maladie des alvéoles pulmonaires qui détruit progressivement les poumons) ou un épaississement de leurs voies respiratoires.

En outre, 23 % étaient essoufflés lors du test d’effort, contre seulement 3,7 % des non-fumeurs. Pour marcher 350 mètres, 15 % des fumeurs avaient besoin de 6 minutes comparativement à 4 % des volontaires n’ayant jamais fumé.

«Les effets du tabagisme chronique sur les poumons et la santé en général sont nettement sous-estimés », explique le Dr James Crapo.

Pourtant, les maladies pulmonaires chroniques sont incurables et soumettre les gros fumeurs (1 paquet de cigarettes par jour pendant 30 ans) pourrait permettre une détection plus précoce d'un cancer du poumon et réduire la mortalité de 20%.

« Nous espérons que cette étude va aider à discréditer le mythe du fumeur en bonne santé et convaincre de l'importance de la prévention du tabagisme », a conclu la Dr Elisabeth Regan, professeur-adjointe de médecine au NJH.

Le tabac serait en cause dans 12 types de cancers, selon les résultats d'une étude de l'American Cancer Society à Atlanta (Etats-Unis) publiée dans la revue médicale JAMA Internal Medicine. Il serait également en cause dans la moitié des décès dus à ces cancers.

Source: topsante


Taxonomy term

La société www.africa-diabetes.com, en partenariat avec le cabinet de conseil en Data et intelligence économique Jankari Consulting, a mis en ligne gratuitement «Allô diabète». C’est  la base électronique la plus exhaustive des spécialistes du diabète au Maroc, en l’occurrence les endocrinologues.

L’objectif de «Allô diabète», selon les concepteurs, est de permettre au grand public, aux parents des diabétiques et aux acteurs médicaux et paramédicaux de disposer d’une information actualisée, fiable et précise relative aux médecins spécialistes en endocrinologie et métabolisme, capables de prendre en charge les maladies liées aux hormones et aux glandes, notamment le diabète.

La base “Allo Diabète” consultable à travers la rubrique annuaire du site www.africa-diabetes.com recense plus de 200 endocrinologues du secteur privé à travers le Maroc en fournissant de l’information sur l’adresse physique du cabinet du médecin spécialiste, son téléphone, fax et adresse et ville.

Parallèlement, une offre payante de “Allo diabète”  est offerte aux professionnels de santé et de para-médical intéressés d’approcher efficacement et d’une manière ciblée cette catégorie de spécialistes du diabète pour commercialiser leurs solutions et produits médicaux et para-médicaux.

Selon les statistiques du ministère de la santé, environ 2 millions de Marocains âgés de plus de 20 ans sont diabétiques, dont 50% ignorent être atteints de cette maladie. Le diabète provoque plus de 24.000 décès par an au Maroc. Entre 2011 et 2015 le nombre de diabétiques est passé de 1,5 million à plus de 2 millions, soit 25% de plus en 5 ans. 80% des cas de diabète sont de type 2,

À propos d’Africa Diabetes :

Créée par les parents d’un enfant diabétique, Africa Diabetes www.africa-diabetes.com est une société sociale qui se propose d'accompagner les personnes atteintes de diabète de tout âge, qu'elles soient de type 1 ou de type 2, dans la prise en charge et la gestion de leur maladie. L’offre d’accompagnement qui cible aussi bien les patients que l’écosystème des professionnels de la santé couvre la vente en ligne de produits paramédicaux, les prestations personnalisées de conseil, de formation, de coaching patient, d’organisation de séminaires, d’ateliers et de salons au profit des diabétiques.


Taxonomy term

6ème Apprentissage INJAB des Techniques d'Obstétrique d’Urgence à Meknès pour la région de Tafilalet

Dr Zouhair Lahna, Jankari consulting et l'IPSIT de Meknes organisent à Meknès les 16 et 17 février 2017 le 6 ème Apprentissage des Techniques d'Obstétrique d'urgence au profit des sages-femmes de la région. Les médecins généralistes et résidents en formation sont les bienvenus.

Cette formation gratuite vise à renforcer les capacités d’intervention de ce maillon capital de la chaîne médicale en charge de l’accouchement et la maternité.

La formation comprend un rappel des notions de physiologie, d'anatomie obstétricale et des accouchements dystociques. Et surtout des cas cliniques interactifs et des mises en situation réelles que peuvent rencontrer les sages-femmes lors de leurs exercices quotidiens que ce soit dans un centre de santé ou dans un milieu médicalisé (hôpital ou clinique).

Le but de ce 6ème atelier est de renforcer les capacités des acteurs en obstétrique et d'augmenter leurs facultés d'anticipation et d'actions efficientes face aux complications qu’ils peuvent rencontrer.

La formation est gratuite. Pour y participer, il suffit d’être une sage-femme ou médecin.

Si vous voulez prendre part à cette formation, il suffit de remplir ce formulaire en ligne :

https://goo.gl/PuixXO.


Pages