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Suite à une recommandation de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses), l'Agence européenne des produits chimiques (ECHA : European Chemicals Agency) a reconnu les propriétés de perturbation endocrinienne du tant décrié bisphénol A, utilisé depuis plus de 50 ans dans l'industrie du plastique. Cette reconnaissance représente une victoire pour les associations qui alertent et sensibilisent sur les dangers des perturbateurs endocriniens. Désormais, la substance sera considérée comme étant "extrêmement préoccupante" par la ECHA.

Cette décision aura pour conséquence l’obligation pour l’industrie de notifier à l’ECHA (European Chemicals Agency) la présence du bisphénol A dans les articles fabriqués ou importés et d’informer l’acquéreur d’un article de la présence de cette substance selon l'Anses. Elle ouvre également la possibilité que le bisphénol A soit soumis à autorisation en tant que substance, conditionnant ses usages à l’octroi d’une autorisation temporaire et renouvelable.

Il s’agit d’une première étape, selon Alice Bernard, de l’ONG de défense de l’environnement ClientEarth. D’un point de vue symbolique, c’est une grosse avancée, s’est-elle félicitée.

Utilisé pour fabriquer la majorité des plastiques transparents, notamment en raison de sa capacité à résister à la chaleur, le Bisphénol A est un produit qui provoque des troubles de la fertilité chez l'homme et se transmet à l'enfant à naître par le biais du placenta. Ce dernier, si c'est une fille, peut voir ses risques de développer un cancer du sein à l'âge adulte augmenter selon l’Anses.

 Source : Anses


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À l'occasion d'une séance thématique organisée la semaine dernière à paris en France autour des décorations du corps, l'Académie nationale de pharmacie tire la sonnette d'alarme à propos da la pose de faux ongles. L’Académie rappeler que cette pratique  n’est pas une pratique sans danger et demande que cet acte soit mieux encadré.

L’institue rappelle que la pose de faux ongles comme les autres pratiques telles que le tatouage, le piercing, le maquillage permanent, le blanchiment des dents, épilation définitive... autant de pratiques classées par l'Academie nationale de pharmacie comme des "décorations du corps humain", ne sont pas dénuées de risque pour la santé.

Cette institution  précise que la composition des produits utilisés à cet effet  relève de la réglementation des produits cosmétiques et ils ne doivent pas dépasser 0,1% de peroxyde d’hydrogène, contre 6% de peroxyde d’hydrogène pour les produits d’éclaircissement utilisés par les chirurgiens-dentistes.

Concernant les faux ongles, plusieurs effets secondaires ont été identifiés, rappelle l'Académie nationale de pharmacie. Des allergies, notamment de l’eczéma peut apparaître autour de l’ongle, ou à distance au niveau des paupières et du visage. Des troubles de la sensibilité peuvent aussi causer de vives douleurs.

Plusieurs personnes ont ainsi présenté une infection bactérienne, une dermite de contact qui se manifeste par un eczéma, des paresthésies parfois très douloureuses ou encore une altération de l’ongle en raison du ponçage avant la pose ou nécessaire à la dépose pour les gels UV.

Il est à noter qu’au mois d'août 2016 déjà, l'agence nationale de sécurité des médicaments et produits de santé (ANSM) avait mis en garde contre les faux-ongles.


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Malgré le déficit inquiétant en personnel de santé, les hôpitaux au Maroc font face à des démissions en série de médecins, notamment les spécialistes.

En effet, 10 médecins gynécologues de la santé publique de la région du Souss ont déposé leur démission en bloc la semaine dernière.

Ces démissions ont laissé un goût amer chez les autres professionnels de la santé surtout que les services de gynécologie souffrent d'un manque accru de personnel, notamment les gynécologues.

Les vagues de démissions de médecins opérées ces dernières années sur tout le territoire Marocain sont dues aux mauvaises conditions de travail, la dégradation de la qualité de service et surtout la rémunération qui n'est pas suffisamment motivante.

Les  médecins, notamment les spécialistes, préfèrent aujourd’hui exercer dans le secteur privé, avec tous les avantages financiers que leur procurent les cliniques privées.

Selon des estimations officielles, le pays compte 9.000 médecins, 500 pharmaciens, 10.000 paramédicaux et techniciens spécialisés de santé pour une population de plus de 35 millions d'habitants. Trop peu!!

En se référant au dernier  rapport de L'OMS, le Maroc compte 6,1 médecins pour 10 000 habitants, 9 infirmières et sages-femmes, 1,4 dentiste et 2,7 pharmaciens pour ce même nombre d'habitants.

Le pays est loin de répondre au standard de l’OMS fixé à 1 médecin pour 650 habitants pour les médecins par exemple.

Ces chiffres qui expliquent malheureusement la fermeture des dizaines de centres de santé et de dispensaires dans le rural et les régions des montagnes par manque d’encadrement médical, de médicaments et d’ambulances mais aussi par manque de motivations de ces professionnels par des indemnités et des logements dans ces régions lointaines.


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Dès la prochaine rentrée scolaire 2017-2018, l'Université internationale de Casablanca (UIC) va lancer cinq nouvelles filières dans le domaine de la santé.

Ces nouvelles filières concernent les sciences infirmières, la biotechnologie et la santé, la kinésithérapie du sport, l'orthophonie clinique et enfin la nutrition humaine et la sécurité sanitaire des aliments. Cela va permettre de renforcer l’offre académique de l’UIC dans des domaines de la santé à fort potentiel.

L’Université Internationale de Casablanca ou UIC est une université marocaine privée reconnue par l’État et située à Casablanca.

Elle  propose des formations professionnalisantes à travers cinq pôles d’enseignement : Sciences de la Santé, Ingénierie, Commerce et Gestion, Management Hôtelier et Touristique, et Droit.

Concernant la Faculté des Sciences de la Santé, elle a pour vocation, selon le cahier des charges conçu par le Ministère de l’Education Nationale, de la Formation Professionnelle, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, de former des professionnels de la santé hautement qualifiés et immédiatement opérationnels, nécessaires au système médical et paramédical au Maroc. A travers ces filières, l’Université Internationale de Casablanca s’engage à contribuer au renforcement du système de santé et a l’amélioration de l’offre de soins au Maroc, en plaçant la santé et le bien-être des citoyens au cœur de ses priorités. La Faculté des Sciences de la Santé de l’Université Internationale de Casablanca s’est dotée de l’ensemble des moyens matériels et humains pour permettre à ses étudiants d’acquérir les compétences requises à l’exercice de leur futur métier. Elle dispose des équipements, des laboratoires et des dernières technologies pour faciliter le développement des Connaissances et l’approfondissement du savoir-faire des étudiants. L’Université Internationale de Casablanca a tissé plusieurs partenariats professionnels, académiques et est en interactivité constante avec différentes organisations gouvernementales et non gouvernementales pour préparer au mieux les futurs lauréats à leur insertion professionnelle.


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  • 19 juin 2017

  • Par : Mostafa EL HALI

  • Tags : Maroc, sante

Le Maroc va bientôt mettre en place une Agence nationale du médicament et des produits de santé.

C'est ce qu'affirme le ministre de la Santé, El Houssaine Louardi, lors d'un exposé des grandes lignes du programme national de la santé 2017-2020 devant le conseil de gouvernement, tenu la semaine dernière à Rabat. L’objectif de la création de cette structure, selon le ministre,  est d’encourager la recherche scientifique et clinique dans ce domaine, afin de permettre au citoyen d’accéder aux médicaments innovants.

 Cette Agence nationale du médicament et des produits de santé va remplacer la direction du Médicament et de la Pharmacie de ce ministère.

Par ailleurs, et devant les critiques de la qualité des soins et des services qui fusent de toutes parts, El Houssaine Louardi, a révélé que son ministère va procéder à l’achat de plusieurs scanners pour couvrir le manque d’infrastructures au niveau de tous les hôpitaux régionaux et provinciaux  du Maroc ainsi que des ambulances pour toutes les préfectures au niveau national.

Pour combler le déficit en personnels qui handicape lourdement le secteur de la santé, le ministre propose, dans son exposé, la création de partenariats entre le ministère de la santé et les présidents des régions ainsi que le secteur privé.

Il est à signaler que plusieurs rapports émanant d'organismes nationaux ou internationaux ont dressé un bilan dérisoire en termes de santé au Maroc.

Les Marocains ne sont pas satisfaits des performances de notre système sanitaire car, le Maroc mérite mieux. C’est un constat que des millions de Marocains partagent.

Le ministre de la Santé reconnaît que le secteur de la santé au Maroc souffre toujours de nombreux dysfonctionnements, que ce soit au niveau des services de santé, des conditions de travail des médecins, de l’insuffisance de la capacité d’accueil des centres hospitaliers, du manque de personnel qualifié et de matériel médical, etc.

Il a également reconnu les difficultés auxquelles notre système de santé  continuait de se heurter. Le budget du ministère de la santé n’a pas augmenté sachant qu’au niveau international l’amélioration du secteur de la santé nécessite 12% du budget de l’Etat, ce qui n’est pas le cas au Maroc puisque le budget du ministère est 5,69% de celui de l’Etat.


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Actuellement,  la vaccination est obligatoire contre 3 maladies : la diphtérie, le tétanos et la polio. Elle est recommandée contre l'hépatite B, la rougeole, les oreillons, la coqueluche, l'Haemophilus influenzae, pneumocoque, le méningocoque C. En France. La ministre de la Santé réfléchit à rendre ces 11 vaccins obligatoires : poliomyélite, tétanos, diphtérie, coqueluche, rougeole, oreillons, rubéole, hépatite B, bactérie Haemophilus influenzae, pneumocoque, méningocoque C) pour une durée limitée, qui pourrait être de cinq à dix ans.

Selon la ministre, la vaccination ce n’est pas seulement l’intérêt qu’on y trouve soi-même, c’est un enjeu de solidarité, une façon de protéger l’ensemble de la société. Cette dichotomie entre vaccins obligatoires et conseillés était aberrante, selon la ministre.

Il est à rappeler qu’en France des maladies tout aussi graves que celles concernées par le DTP resurgissent ou risquent de resurgir. Depuis 2008, 25.000 cas de rougeole ont été recensés en France, dont 10 mortels. Deux jeunes adultes sont morts de la méningite sur le campus de Dijon en fin d'année dernière. La coqueluche connaît également une résurgence.

Source : le Parisien 


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Dix ans après son dernier Mémorandum économique, la Banque mondiale consacre un nouveau Mémorandum sur le Maroc intitulé Le Maroc à l’horizon 2040 : Investir dans le capital immatériel pour accélérer l’émergence économique.

En termes de santé, la Banque mondiale dresse un tableau bien sombre au Maroc. Plus de 8 millions de Marocains n’ont pas accès aux soins médicaux (un quart de la population). Le même manque est ressenti au niveau de la santé mentale, où les structures d’accueil n’offrent qu’un lit pour 10.000 habitants. Soit bien moins que la moyenne mondiale recommandée de 4,4 lits pour ce même nombre de personnes. Des dysfonctionnements qui touchent les régimes de couverture médicale, la mauvaise gestion des ressources humaines, absentéisme et corruption.

Selon ce rapport,  le Maroc reste bien en dessous de celles de la région : les Marocains bénéficient, par exemple, de seulement 6,2 médecins par 10.000 habitants (le double en Algérie et en Tunisie, 37,1 en Espagne). En termes de santé mentale, ils disposent de moins d’un lit pour 10.000 habitants, contre une moyenne internationale de 4,4 lits.

Voici la la synthèse de la Banque mondiale du bilan de santé du Maroc :

Un bilan général en demi-teinte

Depuis son indépendance, le Maroc a connu une amélioration significative de ses résultats en matière de santé. Au cours des cinquante dernières années, la mortalité infantile, la mortalité juvénile et la mortalité maternelle ont sensiblement diminué et l’espérance de vie à la naissance a augmenté.

La mortalité infantile est ainsi tombée de 145 pour 1 000 naissances vivantes en 1960 à 63 en 1990 et 24 en 2015, la mortalité infanto-juvénile a chuté de 240 pour 1 000 naissances vivantes en 1960 à 80 en 1990 et 28 en 2015, la mortalité maternelle a reculé de 317 pour 100 000 naissances vivantes en 1990 à 121 en 2010 et l’espérance de vie à la naissance est passée de 48 ans en 1960 à 71 ans en 2013 (World Bank WDI). Comme pour d’autres pays de la région, ces résultats s’expliquent en partie par la phase de transition démographique que traverse le pays. Le Maroc connait également une phase de transition avec une réduction de la part des maladies transmissibles et une augmentation de la part des maladies non-transmissibles. Conjuguée à la réduction du taux global de mortalité, la part des maladies non-transmissibles et des accidents dans la charge de morbidité a augmenté. Dans le même  temps, l’urbanisation a progressé, les modes de vie ont changé et la prévalence des maladies transmissibles a diminué. La charge de la morbidité au Maroc montre clairement l’importance des maladies non-transmissibles (diabètes, hypertension, etc.) .

En dépit des progrès réalisés, les résultats sanitaires du Maroc ne sont pas à la hauteur du bilan affiché par des pays au niveau de développement socioéconomique analogue. Les ratios de mortalité maternelle et de mortalité infanto-juvénile restent très élevés et bien supérieurs au niveau que connaissent des pays de la région comparables . Ces résultats sanitaires en demi-teintes sont notamment la conséquence d’une offre de soins insuffisante, inégalement répartie et qui ne satisfait pas la demande.

Une offre de soins insuffisante et précaire

Selon l’OMS (2012), le Maroc figure parmi les 57 pays du monde présentant une offre médicale insuffisante. Les ratios du nombre de médecins ou d’infirmiers pour 10 000 habitants ne satisfont pas aux normes internationales et restent inférieurs aux seuils critiques. Concernant les médecins, le ratio au Maroc est de 6,2 alors que l’Algérie, la Tunisie, la Libye et l’Espagne affichent des ratios respectifs de 12,1, 11,9, 19 et 37,1. Concernant les paramédicaux, le ratio se situe à 8,9, ce qui est proche du ratio en Mauritanie (6,7), mais loin derrière les ratios de l’Algérie, la Tunisie, la Libye et l’Espagne (qui s’élèvent respectivement à 19,5, 32,8, 68 et 51,6). Le nombre de lits hospitaliers pour 10 000 habitants s’élève à 11, ce qui est faible en comparaison de l’Algérie, la Tunisie, la Libye et l’Espagne (avec respectivement des taux de 17, 21, 31 et 32). En termes de santé mentale, le Maroc offre moins d’un lit pour 10 000 habitants contre 4,4 en moyenne au niveau international. En outre, le système de santé fait face à des problèmes de fonctionnement, tels que l’absentéisme, la double pratique et l’inadaptation des formations. S’agissant de la composition de l’offre de santé et de l’allocation des fonds publics, les soins primaires sont traditionnellement défavorisés par rapport aux soins hospitaliers, notamment au niveau tertiaire. En 2010, 60 % des investissements ont bénéficié aux hôpitaux tandis que seulement 5 % ont été alloués aux soins primaires. Plus particulièrement, les cinq hôpitaux universitaires (les Centres Hospitaliers Universitaires) ont représenté 19 % du budget total du Ministère de la Santé et, entre 2005 et 2010, ils ont vu leurs subventions multipliées par 2,25 tandis que le budget global du Ministère de la Santé n’était multiplié que par 1,7. L’importance historiquement accordée aux structures tertiaires au détriment des services de soins primaires et de prévention constitue un challenge pour la soutenabilité financière du secteur sur le long terme, en particulier au moment où s’opère la transition épidémiologique et où le système est confronté au développement des maladies chroniques coûteuses. Il existe en outre un continuum limité entre les soins ambulatoires et les soins hospitaliers, ce qui complique le suivi des patients et génère des coûts inutiles.

On constate des disparités régionales dans l’offre de soins de santé, notamment au niveau de l’allocation des ressources et de la répartition du personnel de santé. Tandis que le secteur public continue à fournir l’essentiel des services de soins de santé, le secteur privé se développe rapidement et de manière peu règlementée ou organisée88. L’accès aux services de santé essentiels est limité, surtout dans les zones rurales, où l’on note un faible taux de consultations. Plus que d’autres pays de la région, le Maroc affiche des inégalités fortes en termes d’accès aux soins de santé entre les régions, entre les zones rurales et les zones urbaines et entre les populations riches et pauvres (Figures 27). Les ressources humaines en santé sont inégalement réparties, notamment à l’échelon primaire. S’il est reconnu que le système de santé du Maroc fait face à une pénurie de ressources humaines, il existe également un consensus concernant la répartition des ressources humaines, qui est inégale à travers le pays et ne correspond pas aux besoins de la population, en particulier dans les zones rurales. Le nombre moyen de personnes par médecin au Maroc est de 2 107 ; ce chiffre est multiplié par deux dans la région de Taza al Hoceima Tounate (4 201), tandis qu’il est divisé par deux dans la région du grand Casablanca. En outre, le nombre d’habitants par infirmier(ère) varie lui aussi de façon importante selon les régions, de 2 147 dans le grand Casablanca à 571 dans la région de Laâyoune- Boujdour-Sakia El Hamra. La formation médicale et paramédicale n’a pas été adaptée aux nouveaux besoins de la population et l’accès à la formation continue est limité et son impact n’a pas été évalué.

L’absentéisme du personnel est élevé et la capacité du Ministère de la Santé à concevoir et à mettre en place des politiques de rétention et de gestion active des carrières reste limitée

  Approximativement 50 % de tous les médecins du secteur privé sont situés sur l’axe Rabat-Casablanca (Ministère de la Santé, 2009).

L’offre de soins souffre également de problèmes de gouvernance. Ils comprennent notamment une importante centralisation du système, un déficit de collaboration intersectorielle et un manque de coordination et de synergie des politiques publiques, une faible implication des usagers, collectivités locales et communautés dans la préparation et la mise en œuvre des programmes de santé, et enfin la pratique de paiements informels. Ces problèmes de gouvernance ont été documentés dans de nombreux rapports officiels et non-officiels, tel que ceux du Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE), de la Cour des comptes, ou d’organismes comme l’Instance centrale de prévention de la corruption ou Transparency International. Depuis plusieurs années, le ministère de la Santé a fait de l’amélioration de la gouvernance une de ses priorités89, mais sans avoir réussi, à ce jour, à modifier la situation en profondeur.

Une demande de soins insatisfaite

On estime en outre qu’un quart des Marocains ne se font pas soigner lorsqu’ils sont malades. Cette proportion grimpe jusqu’au tiers de la population en milieu rural. En outre, seulement la moitié des accouchements des femmes résidant en milieu rural sont réalisés en présence de personnel médical qualifié, alors que ce taux est de 92 % chez les femmes résidant dans les zones urbaines. Au-delà de l’éloignement des centres de santé dans les campagnes, ces chiffres reflètent également les effets des différences d’éducation et de niveau de vie entre les populations urbaine et rurale sur la prise de décision lors de l’accouchement (ENPSF 2011). Globalement, la demande de soins par personne est de 0,6 consultation médicale par an (comparé au taux moyen de 6,6 dans les pays de l’OCDE en 2011) et les personnes les plus pauvres comptent respectivement pour seulement 13 % et 11 % de la demande de soins dans les établissements de soins de santé primaires et à l’hôpital. Environ 90 % des décès maternels au Maroc seraient ainsi évitables. Les soins d’urgence obstétrique et néonatale sont prodigués dans moins de 30 % des accouchements compliqués (Ministère de la Santé 2012a). De  même façon, la pneumonie, les diarrhées et le paludisme ont représenté 43 % des décès des enfants de moins de cinq ans et la malnutrition a contribué à un tiers de leurs décès.

La couverture médicale est toutefois fragmentée et la population marocaine bénéficiant d’une couverture médicale reste aujourd’hui limitée. En-dehors de la couverture médicale assurée par les ESSP, accessible à tous, la proportion de la population couverte par un mécanisme de financement mutualisé reste limitée. Le Régime d’assistance médicale (RAMED) exonère totalement des frais hospitaliers les populations pauvres et vulnérables. Fin 2015, environ 3,4 millions de foyers soit près de 9 millions d’individus avaient été reconnus éligibles au RAMED. L’assurance maladie obligatoire (AMO), qui devrait en principe couvrir le reste de la population salariée, a été développée à partir de 2005 et comptait environ 8 millions de bénéficiaires en 2013.. Le premier produit d’assurance médicale destiné aux artisans, commerçants et professions libérales, l’Inaya a fait l’objet d’un important phénomène de sélection adverse et le nombre d’adhésions est resté très limité. Au total, selon des estimations optimistes, uniquement 60 % de la population marocaine bénéficierait actuellement de ces modes de couverture. Ceci s’explique notamment par la part importante de l’emploi informel, par le faible taux d’affiliation des employeurs et salariés du secteur agricole et par la couverture très limitée des travailleurs indépendants qui ne sont pas pauvres.

La part des dépenses directes des ménages reste en conséquence très élevée. Au Maroc, les dépenses publiques de santé s’élèvent à moins de 2 milliards de dollars annuellement pour une population de plus de 33 millions d’habitants. Certes, la part du budget alloué au secteur de la santé dans le budget de l’Etat a doublé depuis 2007 pour atteindre 5,7 % dans la Loi de finances 2016, mais elle reste bien au-dessous des niveaux observés dans d’autres pays comparables. La part des dépenses mutualisées dans les dépenses totales de santé n’atteint ainsi pas 35 % alors que la moyenne se situe aux alentours de 50 % pour les pays en développement de la région MENA. Conséquence d’une couverture médicale limitée, la part des dépenses restant à la charge des ménages demeure donc massive, ce qui contribue à des dépenses totales de santé limitées et l’état de santé insuffisant et inégalitaire précité.

Face à cette demande insatisfaite de services publics dans le secteur de la santé, les attentes de la population se font pressantes pour la mise en œuvre de réformes effectives. Cette attente vise en particulier l’amélioration de l’accès, de la qualité et de la répartition des services de santé. En effet, malgré les initiatives récemment lancées par les autorités pour étendre la couverture sanitaire et améliorer la gouvernance du système et la qualité des soins, le financement et l’organisation de la plupart des services de soins de santé demeurent fragmentés. Cette situation reflète la persistance du chevauchement des attributions et des responsabilités entre les prestataires et les payeurs et les inégalités que cela entraîne dans l’accès aux soins de santé. En outre, le faible niveau des dépenses publiques de santé et leur mauvaise répartition, compte tenu de l’absence de système d’information intégré performant, se traduisent par des inefficiences dans l’allocation et l’utilisation des ressources publiques, ainsi que par le niveau élevé des dépenses privées. Corriger les inégalités et les inefficiences actuelles représente un enjeu de justice sociale. En outre, une réorganisation profonde du système pourrait conduire à des gains économiques importants, tant au niveau individuel – en augmentant la productivité et en réduisant les dépenses restant à charge des personnes – qu’au niveau de la population en général, en améliorant son bien-être, sa confiance en l’avenir et sa capacité à enrichir le capital humain dont le Maroc a besoin pour accroître sa croissance et sa prospérité.


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  • 15 juin 2017

  • Par : Pharmapresse

  • Tags : sante, Maroc

Contrairement à ce qui a été relayé par certains médias, le Ministère de la Santé dément formellement les informations mensongères au sujet d’une « demande faite par le ministère à un groupe de santé privé pour la révision du manuel de l’accréditation hospitalière ».

C’est dans un esprit de participation que le Ministère a procédé à une concertation autour du projet de Loi portant sur l’accréditation des établissements de santé auprès des partenaires du secteur privé de la santé en vue de collecter leurs avis et recommandations. Cette pratique se fait d’ailleurs pour tous les projets de loi.

Le texte du projet de Loi en question a notamment été transmis pour avis au Conseil National de l’Ordre des médecins, aux Syndicats du secteur public de santé, à l’Association Nationale des Cliniques Privées, au Collège National des Médecins Spécialistes Privés, à l’Institut Marocain de Normalisation (IMANOR), à l’Agence Nationale de l’Assurance Maladie, en plus des Centres Hospitaliers Universitaires et d’autres acteurs publics et privés.

Le processus d’accréditation des établissements de santé publics et privés ne sera effectif qu’après la promulgation par le Parlement de la Loi instituant l’accréditation en santé, conformément aux dispositions de l’article 18 de Loi cadre 34-09 réglementant la Carte sanitaire et l’offre de soins.

Le Ministère de la santé précise également qu’il n’existe au jour d’aujourd’hui aucun référentiel d’accréditation destiné aux cliniques privées et que l’adoption de n’importe quel référentiel d’accréditation est conditionnée par la création du Comité National d’évaluation et d’accréditation.

Au Maroc, Les seuls travaux d’initiation à l’accréditation qui existent n’ont concerné que quelques hôpitaux publics d’expérimentation et ils ont été réalisés avec l’appui de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).


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Une première au Maroc. Une clinique de l'appareil locomoteur spécialisée en médecine physique et en réadaptation vient d’ouvrir ses portes à Casablanca.

Baptisée au nom de "clinique Al Karim " et fondée par Dr. Najib Khaoulani, spécialiste en médecine physique et réadaptation fonctionnelle, cette clinique dispose d’une capacité de 46 lits d’hospitalisation et bâtie sur une superficie de 1.000 m².

Cette structure est composée de plusieurs services. Un service de rééducation avec une technologie de pointe et un personnel qualifié, un service de réanimation et de soins intensifs, un bloc opératoire de 4 salles d'opérations entièrement équipées et un service d’hospitalisation d’une capacité de 46 lits avec suites, chambres individuelles et chambres doubles. Cette clinique assure aussi des services d’orthopédie et de traumatologie du sport.

Par ailleurs, la clinique va se doter prochainement d’une piscine de rééducation conforme aux normes des cliniques internationales spécialisées en médecine physique.

Cette clinique prend en charge les patients relevant de la rééducation en ambulatoire ou en hospitalisation pour court, moyen ou long séjour. D’autres services sont assurés par la clinique, tels que la kinésithérapie-physiothérapie, l’ergothérapie, l’orthophonie, la psychomotricité et appareillage des membres et du tronc.


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Selon le Daily Mirror, journal indien, des médecins indiens ont fait une découverte peu commune dans le corps d'un de leur patient,  Bradilal M., âgé de 56 ans.

Ce patient  à l'origine il est venu passer une radio pour des douleurs dans un pied. Lors de l'examen, les médecins ont la surprise de découvrir que sa jambe droite renferme 25 aiguilles et épingles. Par mesure de précaution, ils étendent la radiographie à l'ensemble du corps et font une découverte encore plus surprenante : le patient a également 40 aiguilles métalliques logées dans ses bras et son cou.

Si l'état du patient n'est pas en danger car aucun de ces corps étrangers n'a atteint ses organes vitaux et tous ont été retirés sans incident majeur, celui-ci a été incapable de donner une explication sur la présence de ces aiguilles. Le fils de patient aussi n'a pas pu donner d'explication quant à l'origine de ce problème. Il avait déclaré : "On a eu tellement peur en voyant les photos. On ne sait pas comment les aiguilles se sont retrouvées dans son corps".

Pour les médecins, l'hypothèse la plus plausible serait que le patient lui-même ait avalé ces aiguilles.

Sur les 75 aiguilles trouvées, 40 d'entre eux sont les bras et cou, 25 dans la jambe droite et deux dans les deux bras.

Le patient, qui travaille pour une compagnie ferroviaire locale, est actuellement hospitalisé dans l'hôpital ferroviaire de Mumbai en Inde.


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