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Trois médecins sont poursuivis dans une affaire d’avortement clandestin. Il s’agit d’un gynécologue qui travaille au centre hospitalier régional de Rachidia, une anesthésiste et un médecin propriétaire d'un cabinet situé dans le quartier populaire de Yacoub Al Mansour.

Ces trois médecins sont poursuivis pour avortement illégal.

Au Maroc, selon le code pénal, les interruptions volontaires de grossesse (IVG) ne sont autorisées qu'en cas de danger pour la « vie » ou la « santé » de la femme et avec accord du mari, l'avortement est toujours interdit en cas de viol, d'inceste ou de malformation fœtale.

Selon l'Association marocaine de lutte contre l'avortement clandestin (AMLAC), 1.400 avortements seraient pratiqués chaque jour au Maroc. Certains de ces avortements seraient effectués « dans des conditions sanitaires catastrophiques » par des « charlatans » ou des « herboristes » et concerneraient surtout des femmes qui n’ont pas les moyens de s’adresser à un professionnel de santé. Derrière chaque avortement, il y a un drame humain dont les conséquences peuvent être terribles, non seulement pour la personne concernée, mais également, la famille et la société.

Il est vrai que le sujet de l'avortement au Maroc a toujours suscité des débats au sein de la société marocaine en raison d'une loi très répressive, tout particulièrement les articles 449 à 458 du code pénal marocain. Beaucoup d’associations montent au créneau pour dénoncer les avortements clandestins, cause principale de la mortalité maternelle, et lancer des pétitions pour libéraliser l'avortement au Maroc.


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Nouvelle grande pénurie de sang au Maroc. Les stocks de sang sont au plus bas selon le Centre national de transfusion sanguine et d’hématologie. Tous les centres de transfusion sanguine du royaume sont dans une situation problématique. Depuis le mois de janvier 2017 à ce jour, seulement 260.000 dons ont été collectés au niveau national.

À ce sujet, le Centre national de transfusion lance un appel urgent à tous les professionnels et fonctionnaires du ministère de la Santé pour solliciter les donateurs de sang.

Au Maroc, le taux de don de sang par rapport à la population représente 0,95%, dont celui de don régulier (donneurs réguliers) ne dépassant pas les 15%. Ce taux est très loin du seuil minimum recommandé par l'Organisation mondiale de la santé. En gros, une personne seulement sur 100 fait un don du sang au Maroc. A titre de comparaison, en Algérie, 450 000 donneurs, en  France, 3,2 millions et en tunisiens, 200 000 donneurs (pour 10 millions d'habitants). Outre les dons des bénévoles, l'on distingue aussi les dons de compensation destinés à répondre aux cas d'urgence: dans ce cas, les membres de la famille du patient doivent compenser le sang qui lui sera donné.

La demande est supérieure à l'offre dans de nombreux pays et les services de transfusion sanguine sont confrontés à la nécessité de trouver suffisamment de sang tout en en assurant la qualité et la sécurité. Un approvisionnement suffisant ne peut être garanti qu'à travers des dons de sang réguliers par des donneurs volontaires non rémunérés.


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  • 15 aoû 2017

  • Par : EL HALI Mostafa

  • Tags : sante, Maroc

Une première dans le système de santé marocain, Mr Houcine El Ouardi, ministre de la Santé, vient de nommer des infirmiers à la tête de plusieurs centres hospitaliers. Le poste de directeur d’hôpital était jusque là exclusivement réservé aux médecins.

Dans une liste de 36 nouveaux directeurs des hôpitaux des 11 régions du Maroc, le ministre a nommé cinq infirmiers pour ce poste. Il s’agit de  l’infirmier Aziz Chetouani, directeur de l'hôpital régional de Oujda Al Farabi, de l’infirmier Moulay Lakbir Misyamri, directeur de l’hôpital régional de Marrakech, Ibn Zohr, de l’infirmière Ouafaa Ajroudi, directrice de l'hôpital Eddarak de Berkane, de Nawal Ouahbi, directrice de l'hôpital Provincial Taourir, et de Aziz Mares, directeur du centre d'oncologie d'Agadir.

Ces nouveaux cadres sont tous lauréats du deuxième cycle de la filière management sanitaire à  l’ENSP.

Historique de l'Ecole Nationale de Santé Publique (ENSP) (Ex INAS)

L’INAS (Institut National d’Administration Sanitaire) a démarré ses activités en Septembre 1989 et a été institutionnalisé le 10 Mars 1994 par le décret du Premier Ministre n° 2-93-752. Placé sous la tutelle du Ministère de la Santé, l’Institut a été reconnu comme une institution de formation de professionnels de Santé de haut niveau.

En 2013, l’établissement a changé de dénomination pour devenir l’Ecole Nationale Santé Publique (ENSP) suite à l’adoption du décret n° 2.12.904 (du 27 Joumada I 1434 (8 avril 2013)) qui a établi un nouveau statut pour l’institution. L’évolution de l’INAS vers l’ENSP n’est pas un simple changement de dénomination.

Il s’agit de la création d’une Ecole à vocation nationale et internationale avec une vision ambitieuse et adaptée aux besoins évolutifs latents ou exprimés par les différents acteurs du secteur de santé et ce, à travers des activités de plus en plus développées et des prérogatives beaucoup plus larges.

L’Ecole a intégré la liste des structures d’enseignement supérieur ne relevant pas des universités. C’est un établissement d’enseignement supérieur relevant du Ministère de la Santé et soumis à la tutelle pédagogique du Ministère de l’Enseignement Supérieur. Par conséquent, l’ENSP sera en mesure de s’aligner sur les standards nationaux et internationaux en matière de formation et de recherche.


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Boulimie ou de boulimie est un trouble de l'alimentation, dans lequel une personne a tendance à manger excessivement et se forcer à vomir après qu'elle se sent coupable. Cette situation est commune chez les adolescents en particulier les femmes qui sont vain.

Beaucoup (mais pas tous) des personnes atteintes de boulimie ont également l'anorexie mentale.

La boulimie est le trouble alimentaire le plus présent dans notre société, soit 2% de la population en général, contrairement à 1% pour l’anorexie. Par contre, contrairement à l’anorexie, les personnes boulimiques ont un poids faible, normal ou un surplus de poids.

Symptômes :

  • Irritabilité
  • Dépression
  • Consommation excessive de nourriture, sans prise de poids apparente
  • Vomissements fréquents
  • Prise de laxatifs, purgatifs, diurétiques
  • Pratique extrême d'activité physique
  • Isolement

Diagnostic :

Le diagnostic est essentiellement établi sur les révélations confessées par le patient. Un bilan de santé minimum est également généralement nécessaire pour écarter une pathologie organique. Un bilan psychologique initial visant à évaluer la souffrance est préférable pour la suite de la prise en charge.

Causes :

La cause exacte de la boulimie est inconnue. les facteurs génétiques, psychologiques, des traumatismes, la famille, la société ou la culture peut jouer un rôle.

  • La boulimie est probablement due à plusieurs facteurs :
  • Des facteurs sociaux : entourage immédiat en conflit, surprotection par les parents
  • Des facteurs génétiques
  • Un déficit hormonal
  • Des facteurs neurologiques : la personne touchée perçoit mal (ou pas du tout) l'impression de satiété
  • Des facteurs psychologiques : faible estime de soi, mauvaise perception de l'image corporelle et de la beauté, perfectionnisme démesuré

Traitements :

Le plus souvent, une approche par étapes est utilisée pour les patients souffrant de boulimie. L’approche du traitement dépend de la gravité de la boulimie est, et réponse de la personne au traitement.

Le traitement repose en premier lieu sur une approche psychothérapique : individuelle ou en groupe, thérapie familiale, thérapie d’inspiration analytique ou thérapie comportementale et cognitive, voire EMDR, prise en charge psycho-corporelle.

C'est surtout par le biais d'un suivi psychologique :

  • Thérapies comportementales et cognitives
  • Thérapie psychanalytique
  • Thérapie familiale
  • Rééducation nutritionnelle

Conséquences de la boulimie

  • Ulcère
  • Ruptures de colon
  • Augmentation de la sensibilité des dents au chaud et le froid
  • Douleur sur les glandes salivaires
  • Période mensuelle irrégulière
  • Selles irrégulières

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  • 07 juil 2017

  • Par : Mostafa EL HALI

  • Tags : sante, Maroc

Les différentes associations, la société civile, les usagers, les institutions nationales et internationales, tous sont anonymes sur la même conclusion : le système de santé dans notre pays est dans un "état de mort clinique" sauf un, Monsieur El Houcine Louardi, ministre de la santé, qui le voit en rose et le verre à "moitié plein".

Un nouveau rapport et pas des moindres, vient ainsi enfoncer un dernier clou dans le cercueil de notre système de santé.

En effet, le rapport annuel de la Cour des comptes, présenté mardi dernier par Le premier président de la Cour des comptes, Driss Jettou, devant les deux Chambres du Parlement, a pointé une série de dysfonctionnements dans la gestion du secteur de la santé au Maroc. Parmi ces dysfonctionnements qui entravent l'offre d'un service de santé publique de qualité, le manque flagrant de personnel, hôpitaux sans spécialistes, des centres de santé en état de délabrement avancé, des rendez-vous de consultation avec des délais d'attente qui augmentent, pouvant aller jusqu'à 7mois dans certains hôpitaux, absence de planifications, problèmes de gouvernance..Ect.

Selon d’autre rapport, les grandes carences de nôtres système de santé se caractérisent par : 

  • Un budget du ministère de la santé qui ne dépasse jamais 5,69% de celui de l’Etat (l’OMS préconise 12%).
  • Des dépenses du ministère de la Santé dans le Budget général de l’Etat représentent 4,1% du BGE alors que l’OMS recommande un taux de 9%. A titre de comparaison, la part budgétaire de la Santé à la même période était de 10,4% en Tunisie, 10,6% en Algérie, 11,6% au Sénégal et 16,3% en Jordanie
  • Plus de 60 % des ménages ont toujours autant de difficultés à se soigner malgré l'adoption de l'AMO (Assurance Maladie Obligatoire de base) et du RAMED (Régime d'Assistance Médicale).
  • Des disparités dans l'accès aux soins ;uUne inégalité flagrante en matière de santé entre les couches de population et elle s’enregistre autant en milieu urbain qu’en milieu rural
  • En termes de corruption, la santé occupe la troisième place juste après la police et la gendarmerie, selon Transparency Maroc (TM).
  • Une pénurie de professionnels de santé (6,1 médecins pour 10 000 habitants, 9 infirmières et sages-femmes, 1,4 dentiste et 2,7 pharmaciens pour ce même nombre) d'habitants. Le Maroc est l’un des 57 pays ayant un déficit aigu au niveau du personnel médical.
  • Vétusté  et éloignement des infrastructures sanitaires ou même leur inexistence dans plusieurs régions du pays.
  • Un système de prévention déficient
  • Un secteur privé mal réglementé

Ces reproches, qui fusent de partout et qui se sont amplifiés dernièrement à cause des mouvements de protestations sociales à Al Hoceïma, isolent de plus en plus Monsieur El Houcine Louardi, ministre de la santé.   


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Le Centre Hospitalier Universitaire Mohammed VI de Marrakech s'est doté d'une plateforme de demande de rendez-vous à distance afin de bien accueillir les patients.

Ce service de prise de rendez-vous gratuite par Internet va permettre à l'hôpital de bien gérer les rendez-vous des patients et faciliter leurs démarches administratives en leurs faisant gagner du temps et économiser de l'argent. Les patients peuvent prendre rendez-vous en quelques clics et faire le suivi de leurs dossiers.

La mise en place de cette plateforme est une bonne initiative pour rationner et optimiser la rentabilité de cette structure, car les hôpitaux du Maroc souffrent d'un déficit énorme en termes de personnel d'accueil et de santé.

Allo Mawaide , une plateforme similaire a été lancé, fin novembre 2016 au niveau du ministère de la santé dans le cadre de son programme intitulé "Khadamati" composé de plusieurs servies tels que : l'Allo intoxication (en cas d'exposition à une substance toxique), l'Allo surveillance (pour s'informer en cas d'épidémie et sur les réflexes à adopter pour s'en prémunir) ; l'Allo SAMU (pour demander un transport sanitaire urgent), l'Allo Chikaya (service pour recueillir les plaintes sur les carences des hôpitaux publics) et le service Allo Sehati (dédié à la sensibilisation de la population et des journalistes).


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Le Premier ministre Français, Édouard Philippe, l'a annoncé ce mardi lors de son discours de politique générale : l'ensemble des «vaccins pour la petite enfance» aujourd'hui seulement «recommandés» par les autorités de santé deviendront obligatoires dès l'an prochain pour une durée limitée, qui pourrait être de cinq à dix ans.

Aujourd’hui en France, seuls trois vaccins infantiles sont obligatoires : diphtérie, tétanos et poliomyélite, les autres sont seulement recommandés.

Cette décision fait suite à l’appel lancé, le mois dernier, par une centaine de médecins en faveur de la vaccination obligatoire par 11 vaccins.

L’objectif affiché est de lutter contre le faible taux de couverture vaccinale, dans un climat de défiance par rapport aux effets secondaires de certains vaccins, et la réapparition de certaines maladies comme la rougeole, qui a causé la mort de 10 enfants depuis 2008.

Les 11 vaccins obligatoires : poliomyélite, tétanos, diphtérie, coqueluche, rougeole, oreillons, rubéole, hépatite B, bactérie Haemophilus influenzae, pneumocoque, méningocoque C.

Il est à rappeler qu’en France des maladies tout aussi graves que celles concernées par le DTP resurgissent ou risquent de resurgir. Depuis 2008, 25.000 cas de rougeole ont été recensés en France, dont 10 mortels. Deux jeunes adultes sont morts de la méningite sur le campus de Dijon en fin d'année dernière. La coqueluche connaît également une résurgence.


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L’article intitulé "Ombre toxique : les employés craignent de payer très cher" publié récemment dans le journal britannique "The Guardian" traitant les conditions d'exploitation des mines de phosphate au Maroc, soulève beaucoup de questions sur la gestion de l'exploitation des mines du premier exportateur et premier employeur du Royaume du Maroc qui est l'Office Chérifien des Phosphates (OCP).

Cet article est rarement traité par les médias Marocains !! En fait,  Il s'agit d'une acquête auprès des mineurs et employés de l'OCP, car le journal met en doute les déclarations officielles qui nient tout impact de ses produits sur la santé de ses employés.

Abdellatif Ben Maarouf est fatigué. Son état de santé se détériore. Il ne peut pas respirer par le nez et il a perdu son sens de l'odorat. Au cours de la conversation, il avait beaucoup de difficultés pour respirer. C'est de cette façon  que  le journal "The Guardian" décrit  l'état de cet employé de l'OCP.

Ce père de deux enfants déclare au journal : "Depuis 26 ans, je travaillais huit heures par jour, tous les jours, je suis exposé aux poussières, aux gaz de l'ammoniac, du fluorure, de l'acide phosphorique et de l'acide sulfurique, nous avons eu peu de protection, juste un masque jetable pour la poussière. Jamais personne ne nous a expliqué ce que nous inhalions".

Le journal révèle que Maarouf, âgé maintenant de  53 ans, a été diagnostiqué, Il y a trois ans, malade d'un cancer de la gorge. Il a pris sa retraite peu de temps après  son travail comme mécanicien à Jorf Lasfar (unité de transformation chimique de l'OCP).

Un autre témoignage, d'une autre personne qui travaille dans l'autre cite de l'OCP, celui de la ville de Safi.  Il s'agit de  Mr Ataoui  Lahcen, un des habitants de la région, a perdu  son frère à l'âge de 59 ans suite à un cancer qu'il avait eu depuis sa retraite de son poste de l'usine.

"Mon frère ne savait pas que ces produits pourraient être toxiques, l'exposition a été quotidienne " a-t-il déclaré au journal. Il précise que " c'est vrai qu'il y avait des étiquettes sur les conteneurs, mais  c'était en anglais, en allemand ou en polonais, une langue que nous ne comprenons pas".

"L'OCP ne reconnaît pas le lien entre ces maladies et notre environnement de travail», dit Lahssent. "Mais quand nous voyons tant de nos collègues âgés d'environ 50 ans contracter les mêmes maladies et nous comparer à d'autres emplois où cela ne se produit pas, eh bien, c'est une comparaison douloureuse qui nous laisse inquiets de l'impact direct sur notre santé."

Parmi les autres victimes citées par le journal, Abderahim Naoui  âgé de 56 ans, il a travaillé pour l'usine de Safi pendant près de trois décennies. Maintenant, il est accroupi sur un canapé, les yeux sombres et enfoncés. Il a une tumeur au rein droit. Mr Naoui se pose la question "pourquoi nous ne sommes  pas informés des dangers et risques que ces produits pourraient présenter".

Peu d'études sur les maladies liées au travail dans l'industrie du phosphate marocain sont connues aux publics, selon le journal. Cependant, des études sont publiées ailleurs. Greenpeace et le World Nuclear Association, par exemple, ont constaté que le phosphate marocain est particulièrement élevé en cadmium et en uranium, deux métaux lourds associés au cancer, l'insuffisance rénale et les maladies osseuses.

Toujours, selon le Guardian, l'APA (Environmental Protection Agency) des États-Unis a mené des recherches approfondies sur la gestion de phosphogypse, un sous-produit des déchets radioactifs généré lors de la production d'engrais. Aux États-Unis, ces déchets de faibles valeurs sont transportés vers des lieux sécurisés. Au Maroc, ces déchets sont  simplement déversés dans l'Atlantique.

En termes d'environnement et selon une étude de la Banque mondiale citée par le journal, les déchets secs du phosphate, empilés à proximité de la population locale peuvent contenir des métaux lourds et d'autres contaminants de l'environnement. Sans précautions appropriées, ces polluants peuvent infiltrer dans les cours d'eau ou dans l'air comme poussières.

Selon le journal, le ministère marocain de l'environnement a déclaré que les résultats d'analyse de la qualité de l'air faite à Safi, El Jadida et Jorf Lasfar ne sont pas alarmants sur la pollution atmosphérique de l'industrie du phosphate. Cependant, selon le Guardian, les documents détaillant de ces résultats sont apparemment confidentiels.

Par ailleurs, le ministère a refusé de commenter la pollution de l'eau ou la gestion des déchets industriels du phosphate. Selon le journal, une étude de 2006 faite par l'Institut National de Recherche Halieutique du Maroc (INRH) a constaté une contamination importante de cadmium dans les coquillages autour des points de rejet de l'OCP. Une autre étude scientifique de 2013 a enregistré des niveaux élevés de contamination par les métaux lourds dans les lagunes d'eau salées à proximité des sites de l'OCP.

L'article du Guardian s'achève sur une fin triste. Le 10 Octobre, Mr Maarouf est mort. Son jeune frère continue à travailler dans l'usine à Jorf Lasfar. "L'OCP est le seul employeur dans la région et j'ai une famille à nourrir," dit-il. " Ai-je le choix? Si seulement l'OCP investirait dans des examens médicaux réguliers, peut-être que nous pourrions nous soigner de ces maladies avant qu'il ne soit trop tard ".

Il est à noter que l'Office Chérifien des Phosphates (OCP), fondé le 7 août 1920 au Maroc et transformé en 2008 en une société anonyme (OCP SA), est l'un des principaux exportateurs de phosphate brut, d'acide phosphorique (un additif commun dans de nombreuses boissons) et d'engrais phosphatés dans le monde. Il compte 4 sites miniers et 2 complexes chimiques. L'office détient plusieurs filiales à l'intérieur et à l'extérieur du Maroc. En 2011, son chiffre d'affaires s'élevait à 5 milliards d'euros.


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Suite à une recommandation de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses), l'Agence européenne des produits chimiques (ECHA : European Chemicals Agency) a reconnu les propriétés de perturbation endocrinienne du tant décrié bisphénol A, utilisé depuis plus de 50 ans dans l'industrie du plastique. Cette reconnaissance représente une victoire pour les associations qui alertent et sensibilisent sur les dangers des perturbateurs endocriniens. Désormais, la substance sera considérée comme étant "extrêmement préoccupante" par la ECHA.

Cette décision aura pour conséquence l’obligation pour l’industrie de notifier à l’ECHA (European Chemicals Agency) la présence du bisphénol A dans les articles fabriqués ou importés et d’informer l’acquéreur d’un article de la présence de cette substance selon l'Anses. Elle ouvre également la possibilité que le bisphénol A soit soumis à autorisation en tant que substance, conditionnant ses usages à l’octroi d’une autorisation temporaire et renouvelable.

Il s’agit d’une première étape, selon Alice Bernard, de l’ONG de défense de l’environnement ClientEarth. D’un point de vue symbolique, c’est une grosse avancée, s’est-elle félicitée.

Utilisé pour fabriquer la majorité des plastiques transparents, notamment en raison de sa capacité à résister à la chaleur, le Bisphénol A est un produit qui provoque des troubles de la fertilité chez l'homme et se transmet à l'enfant à naître par le biais du placenta. Ce dernier, si c'est une fille, peut voir ses risques de développer un cancer du sein à l'âge adulte augmenter selon l’Anses.

 Source : Anses


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À l'occasion d'une séance thématique organisée la semaine dernière à paris en France autour des décorations du corps, l'Académie nationale de pharmacie tire la sonnette d'alarme à propos da la pose de faux ongles. L’Académie rappeler que cette pratique  n’est pas une pratique sans danger et demande que cet acte soit mieux encadré.

L’institue rappelle que la pose de faux ongles comme les autres pratiques telles que le tatouage, le piercing, le maquillage permanent, le blanchiment des dents, épilation définitive... autant de pratiques classées par l'Academie nationale de pharmacie comme des "décorations du corps humain", ne sont pas dénuées de risque pour la santé.

Cette institution  précise que la composition des produits utilisés à cet effet  relève de la réglementation des produits cosmétiques et ils ne doivent pas dépasser 0,1% de peroxyde d’hydrogène, contre 6% de peroxyde d’hydrogène pour les produits d’éclaircissement utilisés par les chirurgiens-dentistes.

Concernant les faux ongles, plusieurs effets secondaires ont été identifiés, rappelle l'Académie nationale de pharmacie. Des allergies, notamment de l’eczéma peut apparaître autour de l’ongle, ou à distance au niveau des paupières et du visage. Des troubles de la sensibilité peuvent aussi causer de vives douleurs.

Plusieurs personnes ont ainsi présenté une infection bactérienne, une dermite de contact qui se manifeste par un eczéma, des paresthésies parfois très douloureuses ou encore une altération de l’ongle en raison du ponçage avant la pose ou nécessaire à la dépose pour les gels UV.

Il est à noter qu’au mois d'août 2016 déjà, l'agence nationale de sécurité des médicaments et produits de santé (ANSM) avait mis en garde contre les faux-ongles.


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