Alimentation

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La Communauté internationale célèbre chaque 16 octobre la Journée mondiale de l'Alimentation.

En termes d’impact de l'alimentation sur la santé et l'environnement, des chercheurs ont révélé que le Maroc a connu un changement au niveau nutritionnel, démographique et épidémiologique et par conséquent, les Marocains vont devoir faire face  à ce qu'on appelle « le double fardeau de la maladie » qui se caractérise une carence en micronutriments, en particulier en vitamines A, d'acide folique et en vitamine D avec une augmentation de la surcharge pondérale et l'obésité de manière significative. Ces chercheurs ont montré que cela est dû à des changements dans les habitudes alimentaires des Marocains qui ont évolué de l'alimentation traditionnelle riche en céréales, fruits et légumes à une alimentation riche en graisses, sucres, sels et calories sans éléments nutritifs.

Ils ont souligné, ainsi, que les signes de cette transformation peuvent être révélés grâce à un ensemble d'indicateurs :

  • 89 mille enfants de moins de cinq ans ont souffert d'une insuffisance pondérale en 2011, soit l'équivalent de 3,1%  du nombre d'enfants au Maroc dans la même tranche d'âge.
  • 474 mille enfants de moins de cinq ans ont souffert d'un retard de croissance en 2011, soit 14,9%.
  • 10,3 millions de personnes au Maroc souffrent de surcharge pondérale sévère ou l'obésité, en particulier dans les zones urbaines, dont les femmes constituent 63%.
  • Pendant les dix années entre 2001 et 2011, le nombre d'adultes touchés par une obésité morbide a augmenté de 7,3% par an.

Par ailleurs, selon les régions, Marrakech Tensift Haouz et Souss-Massa-Draa sont les plus touchées.

Les changements dans l’alimentation, les habitudes et les modes de vie des populations humaines (Transition Nutritionnelle, TN), observés au cours des dernières décennies, ont contribué à une augmentation du surpoids, de l'obésité et de certaines maladies chroniques associées à l’alimentation.

Le Maroc à l’égard de plusieurs pays en voie de développement est entrain de subir les conséquences d’une déviation du modèle alimentaire méditerranéen (Soualem, 2008).

Au Maroc, les carences en vitamines et en minéraux engendrent un manque à gagner de plus de 173 millions de dollars par an en termes de PIB.  L’amplification des interventions d’enrichissement de l’alimentation en micronutriments coûterait moins de 24 millions de dollars par an.


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Le lactose est un disaccharide présent naturellement dans le lait des mammifères, entre autres le lait de vache. Au cours de la digestion, il est décomposé en glucose et en galactose dans l'intestin grêle par l'enzyme lactase.

L’intolérance au lactose est un ensemble de symptômes gênants provoqués par la difficulté ou l'incapacité à digérer le lactose à cause de l’absence ou de la diminution de la production de la lactase.

L'intolérance au lactose est liée à l'hypolactasie, il y a 3 types d'intolérance au lactose :

  • Déficience congénitale en lactase : présente dès la naissance.
  • Déficience primaire acquise : arrive en grandissant.
  • Déficience secondaire en lactase : liée à des maladies de l'intestin et peut être passagère.

L’intolérance au lactose peut aussi être acquise ou secondaire à une affection de l’intestin grêle (maladie cœliaque, gastro-entérites ou maladie de Crohn).

L’intolérance au lactose n’est pas une allergie alimentaire. De plus, elle ne doit pas être confondue avec une allergie au lait de vache

Epidémiologie de l’intolérance au lactose :

A l’échelle mondiale

  • Environ 2/3 de la population

Europe

  • Skandinavie: 2%
  • Sicile: 70%
  • Suisse 29%

USA

  • Personnes de peau blanche 15%
  • Mexicains 53%
  • Personnes de peau noire 80%

La lactase est absente chez la plupart des asiatiques. C’est pourquoi ils digèrent très mal les produits laitiers et le fromage.

Symptômes :

L’importance des symptômes varie d’un individu à l’autre. Elle est fonction de l’activité lactase restante et de la quantité de lactose absorbée.

Ils sont de deux types :

Symptômes intestinaux :

  • Gaz,
  • Sensation de  ballonnement,
  • Crampes abdominales,
  • Diarrhée,
  • Nausées,
  • Vomissements ;

Symptômes généraux :

  • Maux de tête,
  • Fatigue,
  • Douleurs musculaires et articulaires,

Diagnostic :

  • Test respiratoire après consommation de lactose.
  • Prélèvement d’échantillons de la muqueuse de l’intestin grêle.
  • Mesure de la glycémie après consommation de lactose dilué dans de l’eau (test de tolérance au lactose).

Traitement :

  • Il repose sur la limitation des aliments source de lactose

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Chercher à éviter les pesticides et les graisses cachées dans son assiette, privilégier les produits biologiques, c’est bien. Mais quand cette quête tourne à l’obsession et impacte la qualité de vie, les spécialistes parlent d’orthorexie. Ce trouble du comportement alimentaire touche de plus en plus de personnes.

L’orthorexie a été décrite pour la première fois par le docteur Steven Bratman en 1997. Du grec orthos signifiant correct et orexis signifiant appétit, elle se traduit par la quête permanente d’une alimentation la plus saine possible. Contrairement aux personnes boulimiques ou anorexiques qui se focalisent sur les quantités ingérées, dans le cas de l’orthorexie c’est leur qualité qui pose problème. Autre différence : l’anorexie et la boulimie sont considérées comme des maladies car elles peuvent avoir un retentissement sur la santé. Ce n’est pas le cas de l’orthorexie. Voilà pourquoi les médecins disposent de peu de chiffres pour évaluer l’ampleur du phénomène. Mais suite aux scandales alimentaires à répétition, aux suspicions qui pèsent sur le gluten, le lactose, l’aspartame…, les spécialistes s’accordent pour dire que ce phénomène prend de l’ampleur. Et toucherait en priorité les femmes et les sportifs.

Le grand danger de l’orthorexie, c’est son impact direct sur la qualité de vie et les relations sociales. Les personnes orthorexiques culpabilisent et se sentent « sales » quand elles dérogent à leurs règles alimentaires très strictes. Pour éviter les faux pas, elles passent plusieurs heures par jour à réfléchir à leurs menus et évitent les sorties au restaurant ou chez des amis. Les notions de goût et de plaisir, composantes essentielles de l’alimentation, disparaissent totalement.

Un test pour y voir plus clair

La limite entre une volonté positive de mieux manger et une relation névrosée à son alimentation n’est pas toujours facile à percevoir. Pour aider les personnes qui pourraient être concernées, le docteur Bratman a mis au point un test. Si vous répondez oui à plus de trois questions, il peut être utile d’en parler avec un médecin. En cas d’orthorexie avérée, l’aide d’un psychiatre, d’un psychologue ou d’un psychothérapeute est nécessaire

. • Passez-vous plus de 3h par jour à penser à votre régime alimentaire ?

• Planifiez-vous vos repas plusieurs jours à l’avance ?

• La valeur nutritionnelle de votre repas est-elle plus importante à vos yeux que le plaisir de déguster ?

• Votre qualité de vie s’est-elle dégradée au fur et à mesure que la qualité de votre nourriture s’est améliorée ?

• Etes-vous récemment devenu plus exigeant avec vous-même ?

• Votre amour-propre est-il renforcé par votre volonté de manger sain ?

• Avez-vous renoncé à des aliments que vous aimiez au profit d’aliments « sains » ?

• Votre régime alimentaire gêne-t-il vos sorties, vos relations avec votre famille et vos amis ?

• Eprouvez-vous un sentiment de culpabilité quand vous vous écartez de votre régime ?

• Vous sentez-vous en paix avec vous-même et pensez-vous bien vous contrôler lorsque vous mangez sain ?