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Des informations parues dans des médias ont fait état de la vente d’aliments génétiquement modifiés, notamment des huiles de table extraites de maïs et de fève de Soja.

Selon ces médias, les autorités locales et les services des ministères de la Santé et de l’Agriculture mènent une campagne de contrôle strict dans un certain nombre de marchés et d’unités de gros à Nador, Laaroui, Al Hoceima, Fnideq, Oujda, Zayou et d’autres villes des régions de Tanger et de l’Oriental.

Ces huiles qui proviennent d’Amérique du Sud (connue mondialement pour ses cultures génétiquement modifiées) dont l’étiquetage estampillé OGM est généralement enlevé et remplacé par un nouveau, rentrent au Maroc à travers Sebta et de Melilia et finissent  par gagner les villes de Casablanca, Rabat et Fès, via des livraisons organisées.

Ces huiles connaissent un véritable engouement de la part des citoyens attirés par leurs prix bas.

Plusieurs associations de protection de consommateurs considèrent que les OGM présentent des risques, tant sur le plan éthique (brevetage du vivant), sanitaires (impact sur la santé humaine), qu'environnementaux (atteinte à la biodiversité) et économiques (perte de valeurs des cultures de l'agriculture biologique en cas de dissémination trop grande1, perte de la souveraineté alimentaire).

Il est à noter que depuis que les OGM ont commencé à envahir les marchés internationaux, le Maroc a pris la précaution de les interdire. Seul trois pays interdisent la culture et l'importation d'aliments génétiquement modifiés : le Bénin, la Zambie et la Serbie. En Europe, si l'importation est possible, la plupart des pays imposent l'étiquetage. Certains pays dans le monde imposent l'étiquetage dès que le produit commercialisé contient plus d'1% d'OGM. D'autres Etats n'imposent l'étiquetage que sur certains produits bien définis.

Par ailleurs, et selon le Center for Food Safety, une ONG américaine, le Maroc a une réglementation très laxiste sur les Organismes génétiquement modifiés (OGM).

En effet, des ingénieurs agronomes et écologistes marocains se sont toujours accordés pour dire que les affirmations du gouvernement sont loin de la réalité. Bien au contraire. Selon la secrétaire générale du parti des Verts au Maroc, une étude réalisée à El Jadida en 2006, par des ingénieurs français à l'initiative de son mouvement révélait la présence de plants de tomates OGM dans cette zone. Mais selon l'ONSSA, aucune présence d'organismes génétiquement modifiés (OGM) n'est admise dans les produits importés destinés à la consommation humaine en affirmant que les OGM sont absents dans la production agricole nationale ainsi que dans tous les intrants utilisés dans les cultures agricoles.