dépistage

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Les pharmaciens de France n’arrêtent pas d’élargir leurs champs d’intervention. Après s  les autorisations de test capillaire d’évaluation de la glycémie, les tests oropharyngés de la grippe et des angines à streptocoques du groupe A, le dépistage broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO), la vaccination et prescription de médicaments, les pharmaciens de France vont se lancer dans le repérage et le dépistage du risque cardiovasculaire. Cette action est initiée par l’URPS pharmaciens (Union Régionale des Professionnels de Santé Pharmaciens) en partenariat avec la Fédération française de cardiologie, l’URPS Médecins, la Société française de pharmacie clinique et la faculté de pharmacie de Lille (Nord). Ce nouvel acte pharmaceutique dont le prix conseillé est de 18 euros se réalise en 20 minutes avec ou sans rendez-vous et permet d’obtenir des résultats immédiats.

Il s’adresse à toutes les personnes à priori en bonne santé de plus de 35 ans. Ce service totalement innovant repose sur la mesure de cinq facteurs de risque pouvant entraîner une maladie cardiovasculaire : l’hypertension, l’indice de masse corporelle et le tour de taille, le tabagisme, la cholestérolémie, la glycémie. Ce dépistage est accompagné de la remise d’un coffret Santé au client qui comprend un carnet de dépistage personnalisé ainsi qu’un CD-rom d’1 heure d’éducation à la prévention et au maintien du capital santé.

Pour pouvoir procéder à ce dépistage, les pharmaciens volontaires doivent avoir suivi une formation en ligne sur les maladies cardiovasculaires en amont des sessions de formation présentielle organisées par l’URPS.

Il est à noter que les  pharmaciens n’entendent pas se substituer aux médecins et les deux conseils de l’ordre ont même apporté leur soutien à cette initiative. D’autant que les patients dépistés leur seront adressés après le dépistage.


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Selon une étude menée par le british journal of cancer, le dépistage du cancer du col par frottis, réalisés régulièrement ou non a un impact sur la mortalité et la survenue de ce cancer.

Selon cette étude basée sur une population utilisant des données de dépistage du cancer du col utérin en Angleterre de 1988 à 2013 ; le dépistage cervical de qualité assure une réduction de l’incidence du cancer du col utérin et que la force de l’association augmente avec l’âge et la progression du stade FIGO. En résumé, si toutes les femmes participent régulièrement au dépistage, la mortalité brute pour les femmes âgées de 25,5 à 79 ans serait la moitié de la normale, alors qu’elle serait de 3,6 fois plus élevé en l’absence de dépistage cervical. L'effet sur la mortalité est plus grand que l'effet sur l'incidence du cancer, comme le dépistage du cancer du col de l'utérus cancers (à des stades avec amélioration de la survie) ainsi que leur prévention.

Les estimations du nombre de décès causés par le cancer du col de l'utérus qui pourraient être évités par un dépistage régulier ou qui sont prévenues par le dépistage actuel. Par conséquent, le dépistage (à partir de l'âge de 25 ans) augmentera (très probablement) le nombre de cancers mortels diagnostiqués à 25 ans, même si cela réduit la mortalité (cumulative) du cancer du col de l'utérus.

La méthode la plus directe pour évaluer l'effet du dépistage sur la mortalité requiert des données individuelles sur la survie après un diagnostic de cancer du col de l'utérus, ainsi que l'historique de dépistage de ces individus.

L’étude menée par le british journal of cancer a été plus vaste par rapport à d’autres études comme l’étude canadienne  de Vicus D et coll. (2014) qui ont analysé 1052 décès dus au cancer du col de l'utérus au Canada et ont constaté que le dépistage dans les 3-36 mois précédant le diagnostic de cancer du col utérin a réduit la mortalité de 40 à 72% selon l'âge, mais le dépistage 37-60 ou 61 -120 mois avant le diagnostic n'a été associé à aucune réduction du risque. Quant à l’étude finlandaise menée par Lonnberg S et coll. (en 2013) et qui ont analysé des données sur 506 femmes décédées du cancer du col de l'utérus de  2000 à 2009. Dans l'ensemble, ils ont signalé une réduction de 66% de la mortalité liée à la participation à un seul programme. Ces deux études ont trouvé peu d'effet du dépistage sur la mortalité chez les jeunes femmes (moins de 40 ans). Alors que l’étude américaine  de Rustagi AS et coll. (en 2014) et qui ont étudié 39 décès dus au cancer du col de l'utérus chez les femmes âgées de 55 à 79 ans et ont constaté que le dépistage au cours des sept années précédant le diagnostic était associé à une réduction de 74% de la mortalité.

Selon l'INC (Institut national du cancer) en France, Chaque année, le cancer du col de l'utérus touche 3 000 femmes et entraîne environ 1 000 décès. Ce cancer et les lésions précancéreuses notamment liés à l'infection persistantes, non guérie peuvent cependant être dépistés et traitées avant leurs évolutions et passage au stade métastasé grâce à la réalisation d'un frottis cervico-utérin.

La fréquence recommandée en France pour les femmes entre 25 et 65 ans est de faire un dépistage tous les 3 ans car c’est un cancer d'évolution lente, d'où l'inutilité de faire des frottis trop rapprochés.

Pour conclure, cette récente étude a  montré que le dépistage a une incidence encore plus grande sur la mortalité par cancer du col de l'utérus que sur l'incidence et que si tout le monde participe régulièrement au dépistage, 83% des décès peuvent être évités, contre 70% avec le dépistage actuel. Ces résultats sont encourageants et devraient être utilisés pour promouvoir, parmi les femmes, la participation régulière au dépistage et, parmi les décideurs, la mise en œuvre de programmes de dépistage organisés dans des domaines non encore couverts.

Source : British journal of cancer