Message d'erreur

  • Warning: count(): Parameter must be an array or an object that implements Countable in include() (line 48 of /home/pharmapr/public_html/sites/all/themes/illusion/templates/node/node--article.tpl.php).
  • Deprecated function: The each() function is deprecated. This message will be suppressed on further calls in menu_set_active_trail() (line 2405 of /home/pharmapr/public_html/includes/menu.inc).

Vente de médicaments à l’unité : lutter contre la surconsommation

  • 01 oct 2015

  • Par : pharmapresse

  • Tags :

En septembre 2014, en France, une centaine de pharmacies se sont portées volontaires pour tester la vente de médicaments à l’unité.

Quatorze antibiotiques et leurs génériques, soit une trentaine de médicaments, sont concernés. Le but de l’expérience et de lutter contre la surconsommation et faire des économies pour réduire le déficit de la Sécurité sociale.

Après un an d'essai, le bilan est mitigé. Selon l'UNPF (Union Nationale des Pharmacies de France), le premier reproche à cette initiative, est le manque de traçabilité : «Les conditionnements actuels ne sont pas adaptés, Il faut ouvrir le boitage, découper le bon nombre de comprimés, vérifier le numéro de lot, essentiel pour la traçabilité, réimprimer une notice si nécessaire, mettre le tout dans un sachet pour le patient, des tâches qui prennent du temps, et si la question d'une vente à l'unité mérite d'être posée, la logistique doit être plus rodée».

Pour des spécialistes, le grand intérêt de la vente au comprimé est d’éviter l’automédication, mais économiquement, mais il y a un doute,  car les antibiotiques qui sont en France sont parmi les moins chers d’Europe, servent à soigner des pathologies aiguës, de court terme, les économies réalisées sont donc marginales.

Pour les officinaux, les raisons du gâchis sont davantage liées aux patients qui ne suivent pas leurs traitements jusqu’au bout ou à des prescriptions mal adaptées, qu’à un mauvais conditionnement.

Cette expérimentation va s'arrête à la fin de ce  mois Un premier rapport d’étape, élaboré par des chercheurs de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), est attendu en décembre. Le ministère de la Santé pourrait décider des suites à donner à l’expérience à l’issue de ses conclusions.

Il est à noter que le principe de vente à l'unité existe déjà depuis 25 ans en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis et en Nouvelle-Zélande.