Message d'erreur

  • Warning: count(): Parameter must be an array or an object that implements Countable in include() (line 48 of /home/pharmapr/public_html/sites/all/themes/illusion/templates/node/node--article.tpl.php).
  • Deprecated function: The each() function is deprecated. This message will be suppressed on further calls in menu_set_active_trail() (line 2405 of /home/pharmapr/public_html/includes/menu.inc).

Les étudiants en médecine boycottent la rentrée universitaire.

  • 01 sep 2015

  • Par : pharmapresse

  • Tags :

Après plusieurs manifestations et sit-in, les étudiants en médecine montent au créneau et haussent le ton contre le ministre de la santé et le gouvernement. Depuis le 1er septembre, ils boycottent la rentrée universitaire et font grève dans les hôpitaux.

En effet, la coordination nationale des étudiants en médecine au Maroc a annoncé sa décision de boycotter la rentrée universitaire 2015/2016, ainsi que les cours, les sessions de formation,  les travaux pratiques, les stages et les entretiens cliniques dans les établissements hospitaliers de Casablanca, Marrakech, Fès, Rabat et Oujda.

Cette coordination nationale,  composée de tous les bureaux d’étudiants des cinq facultés de médecine du Maroc dénonce les récentes mesures du ministère de la santé, notamment, la restauration du service sanitaire obligatoire.

Cette loi pourrait contraindre les médecins à exercer pour une période d'une à deux années dans les zones rurales et c'est seulement après cette période que les médecins seraient autorisés à exercer dans les zones urbaines.

Les étudiants ne refusent pas de travailler dans les régions reculées, mais « ce projet de loi est similaire au service militaire et ne garantit pas leur dignité » étant donné que la première affectation est toujours dans ces régions, de plus, cette décision a été prise sans concertation ni dialogue avec les premiers concernés: les étudiants en médecine, soulignent les étudiants.

La mise en application de ce service obligatoire ne garantit pas leur travail dans le secteur public. Les étudiants accusent le ministre d'imposer un service obligatoire pour 1500 lauréats chaque année sans garantie d'embauche. Le recrutement, après concours du ministère de la santé, ne dépasse pas une centaine de médecins par an.  

Le long de leur parcours de formation, les étudiants ont déjà effectué ce "service obligatoire " en 6èmeet 7ème année de leurs études. Ils ont travaillé dans tous les services des centres hospitaliers universitaires, provinciales et régionales en plein temps, comme médecins généralistes et urgentistes, ainsi que dans les hôpitaux dans le milieu urbain et rural, tout cela sans couverture sociale ou médicale et sans assurances contre le risque de travail, tout cela avec une rémunération matérielle qui ne dépasse pas 900 dirhams en 7ème année  . Selon les étudiants, avec cette loi inconstitutionnelle et en désaccord avec les lois de l'Organisation internationale du Travail, dont le Maroc est un membre, les nouveaux médecins seront transformées en esclaves du ministère » ajoute l'un des étudiants concernés par le projet préparé par le ministre de la santé.

Selon un étudiant en médecine, " l'étudiant en médecine paie son stéthoscope et son tensiomètre  (sachant que le stéthoscope le moins cher coûte dans les 800 dhs). Ils font des gardes et assurent des services dont ils ne vaquent que le moi d'août (durant la garde aucun repas n'est prévu pour l'étudiant et donc ce sont des charges fixes que paieront nos parents). La 6ème année, les étudiants travaillent à plein temps et ne perçoivent aucune rémunération digne de ce nom".

Parmi les exigences des étudiants :

  • Le retrait pur et simple du projet de loi relatif au service sanitaire obligatoire.
  • L'augmentation du nombre de postes dans la fonction publique avec une intégration directe des diplômés pour combler le déficit alarmant dans les régions éloignées par rapport au nombre de diplômés par an.
  • L'augmentation du nombre des internes et résidents
  • L'augmentation de la valeur de la rémunération pour les services de santé et les gardes de nuit des hôpitaux publics.