Santé ; Maroc

Message d'erreur

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Selon une cartographie de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le Maroc et le Koweït affichent les plus faibles taux de suicide, contrairement à la Libye (8,7) et à l’Égypte (8,2). Dans tous les pays, les hommes sont plus susceptibles de se suicider que les femmes. Mais dans cinq pays (Maroc, Bangladesh, Chine, Lesotho et Myanmar,) plus de femmes se suicident que d'hommes.

Au Maroc, l'OMS dénombre 1.013 suicides en 2016, soit 400 hommes et 613 femmes.

Dans le monde on dénombre 800.000 personnes qui mettent fin à leurs jours chaque année, une tous les 40 secondes.

Toutefois, l’OMS tient à souligner qu’entre 2010 et 2016, le taux mondial de suicide a diminué de 9,8% avec des baisses allant de 19,6% dans la région du Pacifique occidental et à 4,2% dans la région de l’Asie du Sud-est. Cette baisse s’explique, selon l’Organisation, par le fait qu’un plus grand nombre de pays dispose de stratégies de prévention.

Il est à noter que le Maroc ne dispose que de 36 établissements hospitaliers avec  2.238 lits dédiés aux maladies mentales, soit 0,67 lit pour mille habitants et seulement de 290 psychiatres, 5 pédopsychiatres et 1.069 infirmiers formés en psychiatrie.

Quant au budget réservé à cet effet, il est passé de 90 millions de dirhams. Ce budget reste insuffisant selon l'Association marocaine pour l'appui, le lien, l'initiation des familles souffrant de troubles psychiques. Outre le budget, le manque d'infrastructures pose toujours problème.


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En accord avec l'Agence Européenne des Médicaments (EMA) et l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), Gedeon Richter souhaite informer les professionnels de la santé des éléments suivants :

Suite à la survenue en Europe d’un nouveau cas d’hépatite nécessitant une transplantation chez une femme traitée par Esmya 5 mg (acétate d’ulipristal) pour un fibrome utérin, une réévaluation du rapport bénéfice/risque a été débutée par l’EMA. Les mesures temporaires suivantes ont été adoptées dans l’attente de la finalisation de l'évaluation.

  • L'acétate d'ulipristal 5 mg est temporairement retiré du marché durant la réévaluation
  • L'acétate d’ulipristal 5 mg ne doit pas être instauré chez de nouvelles patientes ;
  • Pour les patientes en cours de traitement par l'acétate d'ulipristal à 5 mg, le traitement doit être arrêté ;
  • Une surveillance hépatique (bilan) doit être effectuée dans les 2 à 4 semaines après l'arrêt du traitement ;
  • Informez les patientes des signes d’atteinte hépatique devant les amener à consulter immédiatement (tels que nausées, vomissements, douleur hypochondriale droite, anorexie, asthénie, jaunisse). Informez également les patientes que ces signes peuvent survenir après l'arrêt du traitement.

Informations complémentaires

L'acétate d'ulipristal 5 mg est actuellement approuvé dans l'Union Européenne pour les indications suivantes :

  • l'acétate d'ulipristal est indiqué pour une seule cure de traitement pré-opératoire des symptômes modérés à sévères des fibromes utérins chez les femmes adultes en âge de procréer
  • l'acétate d'ulipristal est indiqué pour le traitement séquentiel des symptômes modérés à sévères des fibromes utérins chez les femmes adultes en âge de procréer qui ne sont pas éligibles à la chirurgie.

En 2018, le comité d'évaluation des risques en matière de pharmacovigilance (PRAC) avait finalisé une réévaluation d'Esmya (acétate d'ulipristal) initiée suite à des signalements d’atteintes hépatiques graves, dont quatre cas nécessitant une transplantation hépatique. Pour réduire le risque, l'utilisation de l'ulipristal 5 mg a été restreinte et un suivi hépatique rapproché pendant le traitement a été recommandé.

En décembre 2019, l'EMA a été informée d'un nouveau cas de lésion hépatique grave entraînant une transplantation hépatique suite à un traitement par Esmya (acétate d'ulipristal).

Compte tenu de la gravité de ce cas et de sa survenue malgré le respect des mesures de réduction du risque mises en œuvre en 2018, les médicaments contenant de l'acétate d'ulipristal à 5 mg ne doivent plus être utilisés pendant la réévaluation européenne des bénéfices et des risques de ces produits.

Cette information destinée aux gynécologues médicaux, gynécologues obstétriciens, médecins généralistes, hépatologues-gastroentérologues, centres de transplantation hépatique, pharmaciens d’officine et pharmaciens hospitaliers.

Source : ANSM

 

 


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Un matin printanier du19 mars 1907, le docteur Emile Mauchamp, médecin, fut intercepté à Marrakech tout près du dispensaire où il soignait des enfants par une foule de Marocains puis horriblement poignardé et lapidé avant d'être assassiné. Les tueurs ne se rendaient pas compte que cet incident, qui est apparu isolé, constituera un tournant dans l'histoire contemporaine du Maroc.

Beaucoup de Marocains ignorent les origines et les dimensions de ce «crime historique» qui fut le prétexte choisi par la France pour occuper le territoire marocain.

Qui est Emile Mauchamp ? :

Émile Mauchamp est le fils d’un conseiller général de Chalon-sur-Saône. Après des études au collège, il étudie la médecine à Paris. Il soutient sa thèse (sur l'allaitement artificiel du nourrisson) en 1898, obtient deux prix de la Faculté et est nommé médecin-aide major de réserve en 1899. Il aime les voyages et pour satisfaire ses goûts il entre dans le cadre des " médecins sanitaires maritimes ". À ce titre il étudie diverses épidémies telles celles de la peste à Porto et au Brésil (1899), celle du typhus, en Grèce. Il exerce dans de nombreux pays : Portugal, Brésil, Italie, Grèce, Russie, ainsi que dans l’actuelle Turquie. Après un passage à Jérusalem, il est nommé au Maroc par décret du ministère des Affaires étrangères, pour y diriger un dispensaire créé en 1905 à Marrakech. Un siècle plus tard, on ne sait toujours pas pourquoi il a été tué. Certains prétendent qu'il avait des activités d'agent secret. Mais ce ne sont que des suppositions, car les archives concernant cette affaire et qui sont conservées au ministère de la Guerre ne peuvent toujours pas être consultées. Toujours est-il qu'Emile Mauchamp, lui qui n'était apparemment qu'un petit médecin, eut droit à des funérailles nationales et qu'on lui décerna la Légion d'Honneur à titre posthume en France.

Documents et souvenirs anciens :

 Nous lisons dans le Petit Journal illustré du 7 Avril 1907 avec le grand titre "Le docteur Mauchamp, médecin du dispensaire de Marrakech, lapidé par les indigènes" : » La campagne menée au Maroc contre l'influence française continue à porter ses fruits. Un jeune savant français, un homme qui pourtant eût dû commander le respect et la reconnaissance, car il répandait les bienfaits autour de lui, le docteur Mauchamp, médecin du dispensaire de Marrakech, vient d'être la victime d'une troupe de misérables fanatiques. A peine de retour à Marrakech, le voici assassiné. Il avait été déjà, il y a six mois, victime d' une tentative criminelle de la part de Marocains fanatisés. Mais il avait pu mettre en fuite, à coups de revolver, les bandits qui voulaient l'assassiner. Il y avait donc un grand courage de sa part à retourner dans ce pays où il avait failli, une première fois, perdre la vie. Il est réellement mort en héros. » Le docteur Mauchamp a-t-il eu des activités d’agent secret? Une partie de la population Marrakchie, sans doute manipulée, semble l’avoir accusé de « visées chrétiennes, sournoises et néfastes ». Il est certain que la France, comme d’autres puissances européennes (l’Allemagne en particulier), cherchait alors à prendre pied au Maroc.

 Mauchamp a-t-il eu des activités d’agent secret?

Dans le détail de cette affaire, selon des notes du Docteur Maxime Rousselle, ex-médecin de la santé publique au Maroc, en 1905, le ministère des Affaires Etrangères décide la création de dispensaires d'assistance médicale au Maroc, dans les ports et quelques grandes villes. Mauchamp est désigné pour celui de Marrakech. Il arrive dans cette ville le 28 octobre 1905, admiratif, "par un beau soleil couchant qui nous fait traverser l'immense palmeraie dans une apothéose de féerie, mais horrifié par les têtes des vaincus qui pendent comme oignons qui sèchent au soleil aux créneaux des portes et des remparts." Il est mal accueilli et personne ne veut le loger. Il est injurié dans la rue. On veut le contraindre à s'habiller à la marocaine et quand il demande un serviteur, on lui rétorque qu'il n'a qu'à aller au marché aux esclaves. Pourtant, dès qu'il. ouvre ses caisses de médicaments, dans la rue, les résistances tombent et, un mois plus tard, il note qu'il a déjà plus de quarante consultants par jour. Il loge alors dans une maison située en médina au fond d'une impasse (un derb) qui appartient au docteur Linarés. C'est là qu'il fait ses consultations et ses interventions chirurgicales, d'abord sur des notables de la ville, plus ouverts que le pauvre peuple. En 1906 le typhus apparaît, tuant cinq mille personnes, auquel se rajoute la famine. Mauchamp, sur ses propres deniers, distribue lui-même une soupe aux malheureux. Il gagne rapidement une réputation de savant et de bienfaiteur, mais c'est compter sans les sournoises manœuvres des Allemands qui tentent par tous les moyens de s'opposer à la pénétration française. En particulier un certain docteur Holtzmann (Un faux médecin juif dont Mauchamp avait démasqué l'imposture) qui fait courir le bruit que les médecins français font prendre "aux malades des drogues qui les guérissent momentanément mais les tuent sûrement quelques années plus tard.". Mauchamp aurait pu facilement réfuter ces allégations, mais il n'en a cure et ne se rend pas compte du danger. Il étudie les pratiques de sorcellerie dont il se plaint amèrement. S'il est bien en cour auprès du frère et khalifat du sultan, Moulay Abdelhafid qui lui offre même un magnifique cheval avec une selle marocaine brodée d'or et d'argent en remerciements de ses soins, il est en guerre ouverte avec le pacha de la ville, El Ouarzazi, personnage xénophobe et, de plus, jaloux de Moulay Abdelhafid. Holtzmann a beaucoup d'influence dans le peuple car il s'est converti à l'Islam, a épousé une fille du pays. Il fait répandre le bruit que Mauchamp "n'est pas un médecin mais un espion envoyé pour préparer l'arrivée des troupes françaises au Maroc". Mauchamp n'en tient pas compte et tout le monde s'accorde pour dire que son dédain à braver l'opinion et les susceptibilités populaires frise l'inconscience. Attaqué un jour par une bande de fanatiques du marabout Ma el Aïnine, il est obligé de faire feu pour se dégager ... Fin 1906, il vient en France et profite de son séjour à Paris pour demander que le dispensaire soit érigé en hôpital et qu'on lui accorde un médecin-adjoint, de préférence ophtalmologiste. Les Affaires Etrangères font la sourde oreille. Furieux, Mauchamp s'en prend à la Légation de France "On joue au polo à Tanger, alors qu'il s'agit de l'influence de la France et que je suis là pour ça !" Il se sent abandonné et démuni et revient à Marrakech le 1er mars 1907 accompagné du géologue Louis Gentil (Celui-ci devait devenir le " découvreur " des phosphates au Maroc.) apportant des cadeaux pour Moulay Abdelhafid.

Quelques jours plus tard, le 19 mars, Mauchamp installe sur sa terrasse un roseau avec un chiffon blanc pour signaler à Louis Gentil sa présence au dispensaire. Ce signal est l'occasion pour Holtzmann d'exciter la populace qui s'attroupe devant le dispensaire, faisant passer cet innocent signal pour une antenne de cette invention diabolique qu'est la T.S.F. Le pacha convoque le médecin, mais ne le défend pas, et c'est au retour de cette entrevue que la foule étant devenue très dense, compacte et hostile, Mauchamp est assailli, lapidé puis poignardé de trente-cinq coups de couteau, tandis que les femmes du haut des terrasses excitent la foule de leurs you-you . Les émeutiers pillent la maison de Maucharnp. Louis Gentil, lui aussi, est menacé et ne doit son salut qu'en se barricadant dans sa maison et sur l'intervention de Moulay Abdehafid qui envoie ses troupes pour protéger tous les Européens et les évacuer, en pleine nuit vers la côte. Plus tard, dans le dispensaire, on avait placé sur la cheminée du bureau un buste du médecin : il avait de fines moustaches en croc, de petits yeux vifs et décidés, les cheveux assez clairsemés avec une raie à droite. La convention de Fès : le protectorat français au Maroc La France demande aussitôt réparation pour cet assassinat et en gage fait occuper la ville d'Oujda le 27 mars, par l'armée d'Algérie sous les ordres du général Lyautey. Cette occupation, qui devait être temporaire, devint définitive après les graves événements du mois d'août et le débarquement des troupes françaises à Casablanca. Afin d'éviter de nouveaux incidents, le corps de Mauchamp sera transporté à dos de chameau, vers Mazagan et embarqué sur le croiseur Lalande qui, via Tanger, le rapatriera en France où il sera inhumé dans sa ville natale. Le ministre des Affaires Etrangères, en personne, vint à la cérémonie et décerna, à titre posthume, la Légion d'Honneur à Mauchamp. Le docteur Guichard alors titulaire du poste du dispensaire de Mazagan lui succédera à Marrakech, en 1910. Mauchamp a laissé le souvenir d'un médecin dévoué à ses malades et curieux du milieu marocain, n'en déplaise à certains qui, critiquant son étude sur la sorcellerie au Maroc, osent écrire: " le Dr. Mauchamp, type extrême et caricatural de ces condottiere républicains, forcené fanatique de la libre pensée, exaspéré par tout l'inconnaissable du Maghreb, prétendait faire l'autopsie morale de la société marocaine dans son enquête sur la sorcellerie au Maroc ". Cet auteur semble ignorer le Maroc profond encore actuel où le couscous roulé dans la main d'un mort, le mélange de sang d'une victime assassinée avec du cerveau de rat ... entrent encore dans les sortilèges (expérience personnelle 1950­1975, alors à plus forte raison au début du siècle). En 1908 un nouveau consul de France est nommé à Mogador, M. Kouri, arabisant d'origine syrienne. Il a pour mission entre autres, d'enquêter sur l'assassinat de Mauchamp. Hélas ses recherches n'aboutiront jamais. Après l'assassinat de Mauchamp, la ville d'Oujda fut occupée le 29 mars 1907 sous le prétexte d'insécurité. Le 5 août 1907, Casablanca fut bombardée, prélude à la campagne de la Chaouia. Moulay Hafid fut proclamé Sultan le 16 août 1907 à Marrakech. Le 30 mars 1912, le traité du protectorat fut signé à Fès.


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Selon les chiffrages d’une étude de terrain établie récemment, le nombre de spécialistes en anesthésie au Maroc ne dépasse guère les 300 dans tout le pays.

Il y a donc un anesthésiste pour pas moins de 100.000 patients, secteurs public et privé confondus. Or, pour garantir une sécurité anesthésique selon l’OMS, les normes établies à l'échelle mondiale sont de 12 à 15 médecins anesthésistes par 100 000 habitants. Donc il faudrait multiplier au minimum par 12 le nombre existant aujourd'hui pour répondre aux standards établis à l'échelle planétaire.

Les chiffres de cette étude ne différencient pas entre anesthésistes et anesthésistes réanimateurs. Dans les pays développés, on ne parle plus d’anesthésiste tout court, mais d’anesthésiste pédiatrique, d’anesthésiste des sujets âgés, l’anesthésie locale, régionale, en traumato orthopédique. Au Maroc, les anesthésistes sont  obligés d’être dans un champ d’action qui est divers, qui coiffe les urgences, la douleur, les détresses vitales, la réanimation pédiatrique de la femme enceinte et l’anesthésie dans son parcours complet.

Encore plus alarmant, 70% de ces spécialistes se concentrent sur l’axe Casablanca-Rabat.

Ce manque, ainsi que la mauvaise répartition géographique, ne concerne pas que les anesthésistes, le Maroc connaît malheureusement une grave pénurie de médecins spécialistes dans le public. Selon les chiffres, le pays ne compte que 491 pédiatres, 456 gynécologues, 402 radiologues, 348 traumatologues, 344 chirurgiens, 331 ophtalmologues, 309 cardiologues, 257 néphrologues, 223 psychiatres, 211 dermatologues et 184 urologues.


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Le ministère de la santé, en collaboration la fédération des boulangers, vient de lancer une campagne nationale de sensibilisation pour réduire progressivement le sel dans le pain.

Cette campagne fait suite au plan d’action national 2020-2021 de prévention et de contrôle des maladies non transmissibles (MNT).

Selon une enquête du ministère de la santé,  les Marocains rajoutent beaucoup de sel dans leur assiette. 13,5% ajoutaient souvent ou toujours du sel à leurs plats avant ou pendant les repas. Les personnes résidant en milieu urbain, selon cette enquête, ont plus tendance à ajouter du sel dans leurs plats avant et pendant les repas que les personnes résidant en milieu rural.

Les maladies non transmissibles (MNT), essentiellement les cancers, les maladies cardiovasculaires, les maladies respiratoires chroniques et le diabète, sont la cause de mortalité et d’incapacité la plus répandue dans le monde, et sont responsables de 68% de la mortalité mondiale, soit deux décès sur trois. Au Maroc, 80% des décès sont dus aux MNT (taux plus élevé qu’à l’échelle mondiale).

Selon une enquête réalisée en 2018 par le ministère de la santé sur les facteurs de risque des MNT chez la population âgée de 18 ans et plus :

  • 29,3% des Marocains sont hypertendus
  • 53% sont en surpoids dont 20% sont obèses
  • 10,5% ont un taux de cholestérol sanguin élevé
  • 10,6% sont diabétiques
  • 10,4% sont pré-diabétiques,
  • 11,7% fument du tabac
  • 1,7% consomment de l’alcool
  • 21,1% sont sédentaires
  • 76,3% consomment moins de cinq portions de légumes et fruits par jour.

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La Journée mondiale du sida est célébrée chaque année le 1er décembre, dans le monde entier. Un combat planétaire qui se poursuit depuis plusieurs décennies dans l'espoir d'éradiquer cette épidémie. « Zéro nouvelle infection VIH, zéro décès et zéro discrimination liés au sida » constituent l'un des piliers de la vision adoptée par les Etats membres.

Cette année, la journée a pour thème «Les communautés font la différence».

Au Maroc les indicateurs de la maladie sont à la baisse mais l'épidémie est toujours présente.

Même si le taux des personnes atteintes par le virus a diminué, l'épidémie continue à se développer, puisque 900 personnes contractent le virus et  350 décèdent à cause du VIH/sida chaque année dans le pays, selon les statistiques officielles

Aujourd'hui, le nombre de personnes atteintes par le VIH est estimé à plus 21 000. Environ 70% de ces 21.000 personnes vivant avec le virus dans notre pays ne le savent pas et ils n'ont pas accès au traitement et continuent malheureusement à transmettre la maladie et seulement 30% des personnes atteintes de VIH le savent, ce qui fait que nous observons encore des diagnostics tardifs et des dépistages insuffisants.

Selon les données sur la répartition géographique, trois régions concentrent près de 65 % des cas (Souss Massa, Marrakech-Safi et Casablanca- Settat). Cette prévalence est plus élevée dans certaines villes comme Marrakech avec 5,7%, Casablanca avec 9%, Nador (13,2%) et 7,1% à Tétouan.

Dans notre pays, la maladie s'est féminisée, puisque plus de 51% des cas sont de sexe féminin. Ce chiffre ne représentait que 8 % dans les années 1980. Et selon les statistiques, 70% des femmes sont infectées par leur conjoint.

C'est l'insuffisance du dépistage qui pose le plus problème aussi bien pour le ministère de la Santé que pour des associations malgré l'organisation de grandes campagnes de dépistage.


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Selon les chiffrages d’une étude de terrain établie récemment, le nombre de spécialistes en anesthésie au Maroc ne dépasse guère les 300 dans tout le pays.

Il y a donc un anesthésiste pour pas moins de 100.000 patients, secteurs public et privé confondus. Or, pour garantir une sécurité anesthésique selon l’OMS, les normes établies à l'échelle mondiale sont de 12 à 15 médecins anesthésistes par 100 000 habitants. Donc il faudrait multiplier au minimum par 12 le nombre existant aujourd'hui pour répondre aux standards établis à l'échelle planétaire.

Les chiffres de cette étude ne différencient pas entre anesthésistes et anesthésistes réanimateurs. Dans les pays développés, on ne parle plus d’anesthésiste tout court, mais d’anesthésiste pédiatrique, d’anesthésiste des sujets âgés, l’anesthésie locale, régionale, en traumato orthopédique. Au Maroc, les anesthésistes sont  obligés d’être dans un champ d’action qui est divers, qui coiffe les urgences, la douleur, les détresses vitales, la réanimation pédiatrique de la femme enceinte et l’anesthésie dans son parcours complet.

Encore plus alarmant, 70% de ces spécialistes se concentrent sur l’axe Casablanca-Rabat.

Ce manque, ainsi que la mauvaise répartition géographique, ne concerne pas que les anesthésistes, le Maroc connaît malheureusement une grave pénurie de médecins spécialistes dans le public. Selon les chiffres, le pays ne compte que 491 pédiatres, 456 gynécologues, 402 radiologues, 348 traumatologues, 344 chirurgiens, 331 ophtalmologues, 309 cardiologues, 257 néphrologues, 223 psychiatres, 211 dermatologues et 184 urologues.

 


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La Journée mondiale de la santé mentale, célébrée le 10 octobre, est l’occasion de mieux faire connaître les questions de santé mentale et de susciter une mobilisation dans ce domaine. Cette année, la Journée mondiale de la santé mentale portera sur la prévention du suicide.

Selon une cartographie de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Le Maroc et le Koweït affichent les plus faibles taux de suicide, contrairement à la Libye (8,7) et à l’Égypte (8,2). Dans tous les pays, les hommes sont plus susceptibles de se suicider que les femmes. Mais dans cinq pays (Maroc, Bangladesh, Chine, Lesotho et Myanmar,) plus de femmes se suicident que d'hommes.

Au Maroc, l'OMS dénombre 1.013 suicides en 2016, soit 400 hommes et 613 femmes.

Dans le monde on dénombre 800.000 personnes qui mettent fin à leurs jours chaque année, une tous les 40 secondes.

Toutefois, l’OMS tient à souligner qu’entre 2010 et 2016, le taux mondial de suicide a diminué de 9,8% avec des baisses allant de 19,6% dans la région du Pacifique occidental et à 4,2% dans la région de l’Asie du Sud-est. Cette baisse s’explique, selon l’Organisation, par le fait qu’un plus grand nombre de pays dispose de stratégies de prévention.

Il est à noter que le Maroc ne dispose que de 36 établissements hospitaliers avec  2.238 lits dédiés aux maladies mentales, soit 0,67 lit pour mille habitants et seulement de 290 psychiatres, 5 pédopsychiatres et 1.069 infirmiers formés en psychiatrie.

Quant au budget réservé à cet effet, il est passé de 90 millions de dirhams. Ce budget reste insuffisant selon l'Association marocaine pour l'appui, le lien, l'initiation des familles souffrant de troubles psychiques. Outre le budget, le manque d'infrastructures pose toujours problème.


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Le rapport de la Cour des comptes de 2018 continue de faire des remous. Publié la semaine dernière par Driss Jettou, le rapport, comme tous les rapports précédents,  a relevé plusieurs dysfonctionnements au sein des hôpitaux publics du Maroc, de Tanger à Casablanca, en passant par Boujdour ou Sidi Slimane. Mais le plus insolite, c’est le chapitre réservé à la Faculté de médecine et pharmacie d’Oujda (Université Mohamed Premier). Selon le rapport, le recoupement entre les dates d’inscription en thèse et les dates de leur dépôt dans cette Faculté en vue de soutenance a révélé que le délai de la préparation des thèses n’a duré que quelques mois (2 à 3 mois), voire même quelques jours dans certains cas ! Ce qui est anormal pour un travail de recherche. Ceci est justifié par le fait que les étudiants préparent leurs thèses en accord avec leurs encadrants sans procéder au respect des formalités et procédures exigées (signature de la fiche de dépôt du sujet de thèse, dépôt de la thèse, accord pour la soutenance…etc.).

Le rapport a révélé d’autres dysfonctionnements dans cet établissement tels que:

  • Disparités dans l’encadrement des thèses entre les professeurs : 25 enseignants n’ont encadré aucune thèse ; 18 enseignants ont encadré 383 thèses, soit 78 % des thèses soutenues durant les années 2015/2016, 2016/2017, et 2017/2018 ; et 39 enseignants ont encadré 22 % des thèses restantes sur la même période.
  • Absence d’une stratégie en matière de recherche scientifique
  • Non-évaluation périodique des activités d’enseignement
  • Réduction de la durée du stage
  • Risque de stage inadapté aux objectifs de la formation
  • Absence de structures de formation continue
  • Absence de formation dans certaines spécialités
  • Absence de suivi de la production scientifique des enseignants
  • Non-exploitation de certains matériels scientifiques

Il est à noter que la faculté de médecine et de pharmacie d'Oujda (FMP-Oujda) est l'un des établissements d'enseignement supérieur public marocain de médecine et de pharmacie. Elle est affiliée à l'université Mohamed Ier d'Oujda. Créée en 2008 elle accueille chaque année deux cents étudiants encadrés par une quarantaine d’enseignants.


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Lors d’une cérémonie organisée à l’initiative du ministère de la Santé, en partenariat avec l’Organisation panafricaine de lutte contre le Sida (OPALS), et avec l’appui de l’OMS, le Maroc à signé les recommandations de l'OMS sur le “self-care”.

Selon les observateurs, le Maroc est le premier pays de la région africaine et arabe à adopter les recommandations de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) sur les soins auto-administrés (self-care) pour la santé sexuelle et reproductive (SSR).

Selon Luis Mora, représentant du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), l’adoption par le Maroc des recommandations de l’OMS sur le self-care pour la SSR viennent représenter une solution innovante pour dépasser les limites de l’intervention classique du secteur de la santé. Les interventions d’auto-prise en charge peuvent ainsi diversifier les options et ouvrir davantage de perspectives aux personnes pour qu’elles prennent des décisions éclairées en ce qui a trait à leur santé et aux soins.

Pour la présidente de l'Organisation pan-africaine de lutte contre le SIDA (OPALS), la nouvelle approche du self-care, développée et promue par l'OMS, et adoptée par le Maroc, doit être saluée comme une avancée de très grande portée, et en adoptant ces recommandations, l'individu est mis à contribution pour se prendre en charge et prendre en charge ceux de son entourage.

L’OMS définit les soins auto-administrés (self-care) comme la capacité des personnes, des familles et des communautés à faire la promotion de la santé, à prévenir les maladies, à rester en bonne santé et à faire face à la maladie et au handicap avec ou sans l’accompagnement d’un prestataire de soins.

Il est à signaler que l’OMS a officiellement lancé ses directives consolidées en matière d’interventions auto-administrées en faveur de la SSR à Genève le 24 juin 2019.