diabète

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Selon les derniers chiffres officiels présentés par le ministère de la santé à l’occasion de la Journée Mondiale du Diabète célébrée le 14 novembre 2017et dont le thème choisi cette année par l’OMS et la Fédération Internationale du Diabète (IDF) est «les femmes et le diabète», au Maroc, il y a plus de 2 millions de personnes âgées de 25 ans et plus sont diabétiques et 50% d'entre elles ignorent leur maladie. Le ministère précise également que 50% de diabétiques au Maroc sont des femmes.

Selon le Président de la Ligue Marocaine de Lutte contre le Diabète, "le diabète, au Maroc,  représente la première cause de mortalité par insuffisance rénale, la première cause de morbidité et mortalité par maladie cardiovasculaire, associé avec les autres facteurs de risque, la première cause de cécité et la première cause d’amputation des membres inférieurs".

Il est à signaler que la maladie du diabète figure parmi la liste des 41 affections de longues durées qui est couteuse à la charge de la Caisse nationale des organismes de prévoyance sociale (CNOPS).

Cette maladie  est parmi les affections de longue durée « ALD » en termes de dépenses, notant que le nombre de diabétiques  déclarées à la caisse est passé de 22 114 en 2008 à 55 085 en 2014. Soit une augmentation globale de 149% et une hausse annuelle moyenne de 16%

Selon l’étude portée sur  le coût des ALD réalisée en 2008, les patients diabétiques représentent 40% des personnes en ALD nécessitant un traitement thérapeutique très coûteux.

Concernant  le coût de  traitement du diabète, il est passée de 183 000  de dirhams à 430000 au cours de la période citée, soit une augmentation de 135% et un rythme annuel moyen  de 15%.


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 La maladie du diabète figure parmi la liste des 41 affections de longues durées qui est couteuse à la charge de la Caisse nationale des organismes de prévoyance sociale (CNOPS).

Cette maladie  est parmi les affections de longue durée « ALD » en termes de dépenses, notant que le nombre de diabétiques  déclarées à la caisse est passé de 22 114 en 2008 à 55 085 en 2014. Soit une augmentation globale de 149% et une hausse annuelle moyenne de 16%

Selon l’étude portée sur  le coût des ALD réalisée en 2008, les patients diabétiques représentent 40% des personnes en ALD nécessitant un traitement thérapeutique très coûteux.

Presque 6064 nouveaux diabétiques sont recensés annuellement, soit un taux   annuel moyen de 2 155 personnes sur un million des assurées, et 63% des nouveaux cas diabétiques de type 2 sont déclarés à la Caisse, contre 27% en 2008.

Concernant  le coût de  traitement du diabète, il est passée de 183 000  de dirhams à 430000 au cours de la période citée, soit une augmentation de 135% et un rythme annuel moyen  de 15% ;

 Le diabète représente 11% du budget soins de  la caisse qui a traité

390 025 dossiers au cours de l’année 2014, comparativement à 176 376  en 2008,  Le coût moyen d’une personne diabétique est de 9 197 DH sur la période 2008-2014, soit une hausse de  10 235 DH qui  a été enregistrée  en 2010 en raison d’une forte augmentation du nombre de diabétiques.

Selon l'étude la facture est répartie entre les médicaments avec 55%, l'hospitalisation 14%, la   Biologie 7%,  la dialyse de 8%, tandis que la proportion des consultations est de 4%.

92% des dépenses pharmaceutiques sont  liées aux soins ambulatoires dont  8% est prise en charge par des tiers.


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La société www.africa-diabetes.com, en partenariat avec le cabinet de conseil en Data et intelligence économique Jankari Consulting, a mis en ligne gratuitement «Allô diabète». C’est  la base électronique la plus exhaustive des spécialistes du diabète au Maroc, en l’occurrence les endocrinologues.

L’objectif de «Allô diabète», selon les concepteurs, est de permettre au grand public, aux parents des diabétiques et aux acteurs médicaux et paramédicaux de disposer d’une information actualisée, fiable et précise relative aux médecins spécialistes en endocrinologie et métabolisme, capables de prendre en charge les maladies liées aux hormones et aux glandes, notamment le diabète.

La base “Allo Diabète” consultable à travers la rubrique annuaire du site www.africa-diabetes.com recense plus de 200 endocrinologues du secteur privé à travers le Maroc en fournissant de l’information sur l’adresse physique du cabinet du médecin spécialiste, son téléphone, fax et adresse et ville.

Parallèlement, une offre payante de “Allo diabète”  est offerte aux professionnels de santé et de para-médical intéressés d’approcher efficacement et d’une manière ciblée cette catégorie de spécialistes du diabète pour commercialiser leurs solutions et produits médicaux et para-médicaux.

Selon les statistiques du ministère de la santé, environ 2 millions de Marocains âgés de plus de 20 ans sont diabétiques, dont 50% ignorent être atteints de cette maladie. Le diabète provoque plus de 24.000 décès par an au Maroc. Entre 2011 et 2015 le nombre de diabétiques est passé de 1,5 million à plus de 2 millions, soit 25% de plus en 5 ans. 80% des cas de diabète sont de type 2,

À propos d’Africa Diabetes :

Créée par les parents d’un enfant diabétique, Africa Diabetes www.africa-diabetes.com est une société sociale qui se propose d'accompagner les personnes atteintes de diabète de tout âge, qu'elles soient de type 1 ou de type 2, dans la prise en charge et la gestion de leur maladie. L’offre d’accompagnement qui cible aussi bien les patients que l’écosystème des professionnels de la santé couvre la vente en ligne de produits paramédicaux, les prestations personnalisées de conseil, de formation, de coaching patient, d’organisation de séminaires, d’ateliers et de salons au profit des diabétiques.


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Le Diabète de Type 1 une maladie auto-immune à la progression inexorable

Journée mondiale du diabète le 14 novembre 2016

Le  diabète comporte  deux formes : le diabète de type 2, le plus fréquent, dû au mode de vie (insuffisance d’activité physique et obésité)  et le diabète de type I (précédemment connu sous le nom de diabète juvénile ou  insulinodépendant), une maladie auto-immune.  Le diabète de type 1 provient  en effet de la destruction des cellules du pancréas  qui produisent l’insuline par notre système immunitaire, sensé pourtant  nous protéger. Cette hormone permet aux cellules de l’organisme de transformer  le glucose en énergie  et  de réguler la quantité de sucre dans le sang. Pour remédier à cette destruction, il n'y a alors qu'une solution : les injections d'insuline à vie. Ce  diabète juvénile concerne plus de 10 % des diabétiques, progresse partout dans le monde à un taux annuel de près de 4 % et frappe de plus en plus les enfants en bas âge (entre 0 et 4 ans). On peut ainsi s’attendre au Maroc à un doublement du nombre de ces malades dans les 20 ans !

Ses premières manifestations souvent brutales (soif excessive, mictions très fréquentes, fatigue, perte de poids, nausées) sont le signe d’un excès de sucre  dans le sang aux effets potentiellement graves, allant jusqu’au coma. Une bandelette  trempée dans les urines suffit à établir le diagnostic

Son évolution se complique  au bout de 15 à 20 ans par des dommages aux vaisseaux sanguins au niveau de l’œil, des reins, des nerfs… Seule, une bonne prise en charge  permet d’en éviter les conséquences les plus graves (accidents cardiovasculaires, insuffisance rénale, amputation…). De plus, certains verront leur sort aggravé par l’apparition d’autres maladies auto-immunes dans 15 % des cas, comme la maladie cœliaque (intolérance au gluten).  Les diabétiques de type 1 présentent un taux de mortalité 3,5 fois  plus élevé que celui de la population générale selon une étude suédoise faite en 2014.

Le phénomène d’augmentation de la proportion du diabète de type 1 s’explique par l’intervention de facteurs environnementaux : sont  incriminés la pollution,  des bactéries  ou  des virus, un apport insuffisant en vitamine D et l’excès d’hygiène qui désoriente notre  système immunitaire, l’amenant à s’attaquer par erreur à notre corps faute d’apprendre à reconnaître ses vrais ennemis (virus ou bactéries). Des études récentes confortent d’ailleurs cette thèse en montrant que le risque de diabète de type 1  est accru chez les bébés nés par césarienne : elle les empêche  d’avoir un contact initial avec la flore bactérienne des muqueuses maternelles,  celle-ci est  en effet bénéfique  à la constitution d’une flore intestinale variée pour les nouveaux nés. Il existe par ailleurs   une prédisposition génétique à la maladie  (on observe plus fréquemment que la normale une transmission parents-enfants ou grands-parents-enfants)

Face aux inquiétudes  sur ce fléau, de l’espoir est apporté par de nouveaux dispositifs. Un capteur -  lecteur de glycémie est  arrivé sur le marché en 2016 : appareil d’auto-surveillance du glucose collé à même la peau, il constitue  un véritable soulagement en  affranchissant les malades de la piqure au bout du doigt pour ce contrôle de la glycémie, et en réduisant le temps passé en hypoglycémie. Grâce à une application smartphone, il suffit d’un bref contact entre le capteur et le téléphone pour obtenir son taux de glucose. Des pancréas artificiels seront aussi commercialisés à partir de 2017.  Le dispositif est composé d'un capteur sous-cutané mesurant le niveau de glucose toutes les cinq minutes et d’une pompe qui, selon le chiffre obtenu, perfuse de l'insuline.

A terme, la solution viendra certainement de la thérapie cellulaire qui consiste, en  une greffe de cellules provenant de cellules-souches pour remplacer les cellules déficientes. Dans le cas du diabète de type 1, l’espoir est de pouvoir greffer des cellules de pancréas capables de remplacer les cellules ne produisant plus d’insuline.

Ces innovations ont malheureusement un prix  encore élevé (un capteur-lecteur de glycémie revient mensuellement  à 1 300 dirhams)  et prohibitif pour beaucoup de familles marocaines peu ou pas assurées, surtout quand on sait que le coût  moyen annuel de la prise en charge d’un diabète insulinodépendant  est déjà autour de 11 000 Dh !

Casablanca, le 11 Novembre 2016
Dr Moussayer Khadija

 Spécialiste en Médecine interne

Présidente de l’Association Marocaine des Maladies Auto-Immunes (AMMAIS)