Message d'erreur

  • Warning: count(): Parameter must be an array or an object that implements Countable in include() (line 48 of /home/pharmapr/public_html/sites/all/themes/illusion/templates/node/node--article.tpl.php).
  • Deprecated function: The each() function is deprecated. This message will be suppressed on further calls in menu_set_active_trail() (line 2405 of /home/pharmapr/public_html/includes/menu.inc).

Maroc : les médecins annoncent une grève en pleine COVID-19

Alors que la crise sanitaire due au Covid-19 ne cesse de se dégrader, les médecins du secteur public annoncent une grève nationale de 48 heures.

Selon un communiqué du Syndicat Indépendant des Médecins du Secteur Public (SIMP), cette est prévue le 04 et 05 novembre prochain. Les services d’urgence et de réanimation ne sont pas concernés par ce préavis de grève. Des sit-in locaux et régionaux seront également organisés le 4 novembre à partir de 10H.

Le SIMSP annonce également la poursuite du port d'uniforme noir et de brassards 509, la poursuite des démissions individuelles et collectives, le boycott des campagnes chirurgicales, ainsi que le boycott des cachets et des autopsies.

La principale réclamation des médecins : Équivalence du doctorat en médecine avec le doctorat national, l'autorisation de la spécialisation en médecine de famille, la réglementation des gardes et des droits à la démission et à la mutation ainsi qu’être payé selon l’indice salarial 509 soit près de 15.000 dirhams mensuels.

Les lauréats ne sont actuellement payés que selon l’indice 336 au même titre qu’un étudiant détenteur d’un master, soit 8600 dirhams de revenus mensuels. Le syndicat revendique aussi de rajouter deux grades au-dessus du hors échelle. Ils réclament aussi l'application des accords du 21 décembre 2015, en vertu desquels le ministère de la Santé s'était engagé pour améliorer les conditions financières des professionnels du secteur en augmentant notamment les salaires et les indemnités.

 Il est à noter que les chiffres en matière d’accès aux soins de santé sont alarmants, une grande partie des citoyens ne peuvent pas les payer. Aujourd'hui au Maroc, la difficulté d'accéder aux soins se trouve aggravée par une inégale répartition géographique entre milieux et entre régions. Les écarts de densité sont importants non seulement entre les régions sanitaires mais aussi au sein de la même région. Bien plus, la distribution régionale des professionnels de santé favorise largement les régions métropolitaines. En effet, 22% des professionnels publics, sont concentrés dans les régions du Grand Casablanca et de Rabat-Salé ZemmourZâer ; c’est aussi dans ces deux régions que sont installés 50% des médecins exerçant dans le secteur libéral. Le Maroc souffre d'une pénurie aiguë en personnel de santé. Il ne compte que 6 médecins pour 10.000 habitants. Le pays est loin de répondre au standard de l'OMS fixé à 1 médecin pour 650 habitants. Selon le ministère de la santé, le manque de médecins est estimé à 7.000. Pour ce qui est des infirmiers, les besoins s'élèvent à 9.000. S'agissant du personnel infirmier et des sages-femmes, leur nombre s'élève à 24.328, ce qui représente une densité médicale de huit professionnels de santé pour 10.000 habitants, selon les statistiques sanitaires 2010 de l'OMS. Plusieurs rapports émanant d'organismes nationaux ou internationaux ont dressé un bilan dérisoire en termes de santé au Maroc. Le Réseau marocain pour le droit à la santé avait publié un rapport dans lequel il dénonce l’état piteux des hôpitaux au Maroc. Selon ce rapport, 70% des structures hospitalières relevant du secteur public sont non-conformes.

 

 

 

                                                                                                          t