L’hypersomnie

Les troubles du sommeil sont l’un des problèmes les plus fréquents en pratique médicale.

Selon certaines études épidémiologiques internationales, entre 19 et 46% des gens présentent des insomnies, dont 13% à symptomatologie modérée à grave.

La parasomnie est l’un des différents  troubles du sommeil.

Il existe 3 principaux troubles du sommeil :

  • La dyssomnie,
  • L’hypersomnie
  • La parasomnie.

L’hypersomnie est un trouble neurologique caractérisé par un sommeil profond ou excessif. Les individus souffrant de ce type de trouble ont du mal à se lever le matin et sont fatigués la journée, sans forcément être très somnolents.

Les hypersomnies sont différenciées des dyssomnies qui sont  des altérations de la quantité, de la fréquence ou de la durée du sommeil et des parasomnies qui sont un ensemble de troubles du sommeil qui impliquent des mouvements, émotions, perceptions et rêves anormaux et inconscients survenant lors d'une période de sommeil.

L’hypersomnie idiopathique :

L’hypersomnie idiopathique est une maladie rare qui affecte la veille et le sommeil. Elle entraine une désorganisation des états de veille et de sommeil. Les personnes affectées ne se sentent jamais suffisamment éveillées dans la journée, et éprouvent des besoins de dormir soit irrépressibles, soit trop longs.

L’hypersomnie idiopathique est considérée comme une maladie rare et orpheline : bien que sa fréquence exacte soit mal connue (car elle n’est pas toujours diagnostiquée, ou avec retard), on estime qu’elle touche environ 3000 personnes en France.

Signes cliniques :

A la différence des autres causes d’hypersomnies et notamment de l’hypersomnie idiopathique de diagnostic différentiel parfois difficile, la plainte de somnolence est variable d’un jour à l’autre et s’associe le plus souvent à une plainte d’insomnie.

Cette association hypersomnie et insomnie peut faire évoquer un trouble de l’humeur, mais ceci est aspécifique car retrouvé aussi au cours du syndrome d’apnées du sommeil et du syndrome d’impatience et de mouvements périodiques des membres, avec une anamnèse toutefois bien différente.

Traitement :

On ne peut aujourd’hui guérir l’hypersomnie idiopathique ; néanmoins, il existe des traitements pour contrôler certains symptômes (en particulier la somnolence diurne excessive). Les traitements varient selon l’individu et selon la sévérité de sa maladie, c’est pourquoi trouver son traitement optimal peut prendre du temps.

A ce jour, il existe un certain nombre de médicaments (modafinil, méthylphénidate, autres stimulants de l’éveil en usage hospitalier)