Valsartan contaminé : l'ANSM rappelle des médicaments

L'ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) rappelle 60 % des médicaments à base de valsartan, suite à la découverte d'une impureté probablement cancérogène dans ce produit.

C’est la deuxième vague de retrait des médicaments à base de valsartan en l'espace de quelques mois. Le précédent retrait avait été motivé par la présence de la N-nitrosodiméthylamine (NDMA), substance classée comme probablement cancérogène chez l'homme. Cette fois-ci c’est à cause d’une autre impureté, la NDEA (N-nitrosodiéthylamine). La NDEA, comme la NDMA, est aussi classée comme probablement cancérogène chez l'homme par l'Organisation mondiale de la santé (OMS). La présence de la NDEA a été détectée suite aux nombreuses investigations entreprises depuis le mois de juillet 2018 au niveau européen concernant le valsartan après la première vague de retrait.

La société chinoise Zhejiang Huahai Pharmaceuticals avait d'abord été mise en cause. Deux autres laboratoires chinois, Rundu Pharma et Tianyu Pharm, avaient ensuite été épinglés.

Les autorités européennes pensent que l'impureté "s'est introduite comme produit secondaire après des changements effectués par Zhejiang Huahai dans son processus industriel en 2012".

Selon l’ANSM, au moins 60 % des produits à base de valsartan, dans l’Hexagone sont touchés.

Au total, onze laboratoires pharmaceutiques sont concernés par les deux rappels : Arrow Génériques, Biogaran, Cristers, EG Labo, Evolupharm, Mylan, Ranbaxy, Sandoz, Teva, Zentiva et Zydus.

La liste des médicaments génériques impliqués par le défaut de fabrication est disponible sur le site de l'agence du médicament. Les autres spécialités contenant du valsartan ou autres médicaments de la même classe thérapeutique (autres sartans) ne sont pas concernés.

L'ANSM a mis en place en juillet un numéro vert pour répondre aux questions des patients et de leurs proches (0800 97 14 03).