Un cas de lèpre déclarés dans une maison de repos prés de Casablanca

  • 01 oct 2014

  • Par : pharmapresse

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Suite à la parution d’un article dans un journal national faisant état de la détection de six cas de lèpre à l’hôpital psychiatrique de Tit Mellil, Le ministère de la Santé annonce , dans un communiqué ,la détection d’un unique cas de lèpre à l’hôpital psychiatrique de Tit Mellil, confirmé par le Centre national de léprologie de Casablanca-Aïn-Chok où le patient concerné a reçu le traitement nécessaire le 5 septembre 2014.

Il a été procédé à des investigations et au transfert de six personnes au Centre national de léprologie de Casablanca-Aïn-Chok , selon ce communique, en précisant que le diagnostic clinique a démontré qu’ils n’étaient pas atteints de cette maladie.

Il est à noter que le Maroc a réussi à éliminer la maladie de la lèpre, seuls quelques cas de la maladie sont enregistrés , le nombre des cas est passé de 1036 cas  à la fin de l'année 1991 à 37 cas à la fin de l'année 2013 .Les régions rurales montagneuses et les personnes démunies sont les plus exposées à la lèpre.

Le communiqué souligne que la lutte contre la lèpre constitue une priorité pour le ministère de la Santé, malgré un faible taux de propagation de cette maladie, à travers un mécanisme de lutte décentralisé intégré dans le réseau de santé de base. Le Centre de Casablanca-Aïn-Chok, considéré comme l'établissement national de référence en matière de lutte contre cette maladie, dispose de cadres qualifiés, constitués de 3 dermatologues et de 13 cadres techniques et infirmiers.

Rappel :

La lèpre également appelée «maladie de Hansen» est une affection qui existe depuis la nuit des temps. Pendant très longtemps et dans beaucoup de pays, elle resta une maladie honteuse, car on considérait les lépreux comme frappés d’une malédiction les vouant à l’isolement et à l’exclusion sociale. Aujourd’hui, même si cette terreur mythique a disparu dans plusieurs pays, et que le nombre de lépreux a diminué, cette maladie continue toujours à faire des ravages.

En effet, selon les chiffres de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), cette maladie fait annuellement plus de 200 000 nouveaux cas, parmi lesquels plus de 20 000 enfants.

Les formes de la lèpre :

Il existe deux formes : la forme lépromateuse et la forme tuberculoïde. La lèpre lépromateuse est une forme où les lésions cutanées et muqueuses prédominent : atteinte cutanée avec des macules hypochromiques discrètes, à contours flous. Puis apparaissent les lésions typiques de cette forme, à savoir les lépromes, qui sont des papules luisantes nodulaires de sensibilité normale, siégeant sur tout le corps, mais prédominant au visage. L’atteinte des nerfs est moins sévère dans cette forme, mais il n’y a pas d’immunité vis-à-vis de la bactérie «Mycobacterium Leprae». Par conséquent, les patients souffrant de ce type de lèpre sont contagieux.

La lèpre tuberculoïde, quant à elle, est la forme la plus fréquente. Elle associe de grandes taches dépigmentées sur la peau, devenue insensible au toucher, à bords nets, uniques ou en petit nombre, contenant peu ou pas de bacilles. Les éruptions cutanées, comme dans toutes les formes de lèpre, sont non prurigineuses. Des troubles nerveux touchant les membres, avec troubles de la sensibilité et anomalies cutanées (ulcères, maux perforants, mutilations, paralysies), sont également notés, des lymphocytes circulants qui reconnaissent ML, par contre les patients ne sont pas contagieux.