Scandale : des dispositifs médicaux défectueux auraient été utilisés au Maroc

  • 01 mai 2015

  • Par : pharmapresse

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Une grave affaire de matériel médical défectueux révélée, la semaine dernière, par la justice espagnole.

En effet, c’est une enquête sur des soupçons de corruption concernant la municipalité de Reus, en Catalogne, qui a permis à la justice espagnole de mettre à jour la complicité entre la première adjointe au maire et le propriétaire de la société de fabrication de prothèses orthopédiques Traiber. La première adjointe au maire aurait en effet autorisé en connaissance de cause la commercialisation de prothèses orthopédiques défectueuses de Traiber à l’hôpital public Sant Joan de Reus. Tous deux sont mis en examen pour délit présumé contre la santé publique, falsification de documents et blanchiment d’argent.

Selon l’Agence Espagnole du Médicament et des Produits Sanitaires (AEMPS), il s’agit de prothèses de hanche, de genou et de colonne vertébrale commercialisées sous la marque Absis. Ce matériel ne disposent pas des certificats sanitaires obligatoires .

L'AEMPS vient de déclencher une alerte sanitaire internationale dans une quinzaine de pays où ces prothèses auraient pu être utilisées, dont six en Méditerranée : Maroc, France, Italie, Grèce, Tunisie et Portugal. Le risque est sérieux car une prothèse infectée peut causer des maladies à distance mortelles comme les endocardites bactériennes par exemple. Les dispositifs médicaux implantables sont soumis à des normes et définitions strictes avant d'entrer sur les marchés mondiaux. Au Maroc, une enquête doit être diligentée pour faire toute la lumière sur cette affaire. Il revient au ministre de la santé de prendre ses responsabilités car son premier devoir est d'assurer la sécurité des citoyens.