Roche et la SMMAD s`engagent dans la lutte contre les hépatites.

  • 01 juin 2015

  • Par : pharmapresse

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la Société marocaine des maladies de l'appareil digestif (SMMAD) et le laboratoire Roche Maroc ont organisé une rencontre scientifique à Casablanca sur les hépatites B et C en collaboration avec le service d'hépatologie à l'Hôpital Beaujon de Paris.

Cette manifestation s'inscrit dans le cadre des recommandations formulées lors du " Hepatits Congress ", congrès organisé le début de cette année à Paris. D'ailleurs, le staff de l'Hôpital Beaujon de Paris ainsi que le Pr Patrick Marcellin chef de service d'hépatologie étaient présents à cette rencontre

Cette rencontre scientifique a pour objectif d'assurer une formation continue, par le biais d'ateliers, au profit des médecins Marocaines, sur la prise en charge et le traitement thérapeutique des maladies de l'hépatite C et B, en faisant l'adéquation des traitements disponibles actuellement et l'introduction de nouveaux traitements, y compris les DNA polymérase et la nouvelle génération des DNA protéase complexes NS et A 5.

En marge de cette rencontre, une table ronde sous le thème : «  L'accès au traitement de l'hépatite C dans la région du Maghreb », a été animée par le professeur ALAOUI Rhimo, le professeur Saadi BERKANE et le professeur Najat BELHADJ BREAK.

Les organisateurs ont révélé la haute prévalence de ce virus dans le Maroc, qui atteint 0.9 à 1.2% de la population, et infecte presque 300 mille personnes.

En outre, l'absence de diagnostic de l'hépatite de type C reste un sujet d'actualité et constitue une priorité des organismes qui travaillent dans ce domaine.

L'hépatite est très répandue au Maroc, environ 300 000 Marocains sont atteints d'hépatite, c'est près de 2 marocains sur 100 sont concernés, il s'agit donc d'un grave problème de santé publique.

Certes 3 millions de Marocains sont officiellement diagnostiqués mais « La plupart des gens infectés ne le savent pas, car c'est une maladie silencieuse», souligne le Pr. Driss Jamil, président de SOS Hépatites-Maroc et membre du comité scientifique de l'Alliance mondiale des hépatites, il faut sensibiliser et encourager avec persistance les populations au dépistage précoce, poursuit Pr. Driss Jamil : nous voulons en faire un réflexe, car c'est un réflexe qui sauve, car on accorde rarement de l'importance aux principaux symptômes de la maladie, notamment la fatigue, la perte d'appétit, les maux d'estomac ou encore les vomissements.

Le seul problème est le coût du traitement qui varie entre 72 000 et 144 000 DH par malade, il est tout simplement impossible de tous les traiter, car le coût global représenterait 800 milliards de DH, presque la totalité du PIB du Maroc, les organismes payeurs ne couvrent que 70% des frais, les 30% restants sont à la charge du malade.

L'hépatite représente au Maroc un marché estimé à 3 milliards de DH, pour le diagnostic et les analyses de charge virale uniquement.