Rabat : trois médecins sont poursuivis pour avortement illégal

Trois médecins sont poursuivis dans une affaire d’avortement clandestin. Il s’agit d’un gynécologue qui travaille au centre hospitalier régional de Rachidia, une anesthésiste et un médecin propriétaire d'un cabinet situé dans le quartier populaire de Yacoub Al Mansour.

Ces trois médecins sont poursuivis pour avortement illégal.

Au Maroc, selon le code pénal, les interruptions volontaires de grossesse (IVG) ne sont autorisées qu'en cas de danger pour la « vie » ou la « santé » de la femme et avec accord du mari, l'avortement est toujours interdit en cas de viol, d'inceste ou de malformation fœtale.

Selon l'Association marocaine de lutte contre l'avortement clandestin (AMLAC), 1.400 avortements seraient pratiqués chaque jour au Maroc. Certains de ces avortements seraient effectués « dans des conditions sanitaires catastrophiques » par des « charlatans » ou des « herboristes » et concerneraient surtout des femmes qui n’ont pas les moyens de s’adresser à un professionnel de santé. Derrière chaque avortement, il y a un drame humain dont les conséquences peuvent être terribles, non seulement pour la personne concernée, mais également, la famille et la société.

Il est vrai que le sujet de l'avortement au Maroc a toujours suscité des débats au sein de la société marocaine en raison d'une loi très répressive, tout particulièrement les articles 449 à 458 du code pénal marocain. Beaucoup d’associations montent au créneau pour dénoncer les avortements clandestins, cause principale de la mortalité maternelle, et lancer des pétitions pour libéraliser l'avortement au Maroc.