Plus de 100 faux dentistes sont arrêtés et traduits devant la justice .

  • 01 mar 2016

  • Par : pharmapresse

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Les chirurgiens dentistes Marocains sont déterminés a faire appliquer la loi pour protéger leur profession .

Après la radiation par le conseil régional sud de l'ordre des médecins dentistes du Maroc d'un des leurs à cause de sa collaboration avec des personnes qui exercent illégalement le métier de chirurgien-dentiste et la circulaire du ministère de la santé pour contrôler et rationaliser les produits anesthésiques afin de barrer la route aux faux professionnels en particulier "les charlatans dentistes", une démarches envers tous ses membres en appliquant des mesures disciplinaires sévères envers toutes celles et tous ceux qui favoriseraient et soutiendraient d’une manière ou d’une autre l'exercice de ces charlatans.

voilà le ministère de l'intérieure et de la justice qui se réveillent enfin et s'impliquent en collaboration avec les professionnels de la santé afin de barrer la route à toute personne qui exerce illégalement le métier de chirurgien-dentiste.

En effet une vaste campagne d'assainissement a été lancée,ces derniers jours par les services du ministère de l'intérieur contre l'exercice illégale du métier de chirurgien-dentiste .Selon les syndicats des médecins dentistes , plus de 100 personnes qui exercent illégalement le métier de chirurgien-dentiste seraient traduits devant la justice, 40 à Casablanca, 26 personnes à Fès et le reste sont de Salé, Taza et Tétouan .

Selon les dernières estimations, les illégaux déguisés en “mécaniciens dentistes”, “charlatans” ou “clandestins”, sont au nombre de 40.000 environ, 10 fois plus nombreux que les médecins dentistes autorisés .

Plusieurs études et thèses ont été réalisées par les facultés de médecine dentaire de Casablanca et de Rabat sur l’exercice illégal de la médecine dentaire.

Une étude réalisée en 2012/2013 a concerné plus de 1 400 personnes interviewées dans 17 villes , Casablanca, Safi, Béni Mellal, Tiznit, Agadir, Essaouira, Tanger, Salé, Nador, El Jadida, Marrakech…. Il en ressort que :

• 56% sont des mécaniciens dentaires,

• 27% des prothésistes,

• 10% des arracheurs de dents ambulants

• 7% des barbiers. • 50% n’est pas consciente du risque de transmission de maladies infectieuses.

• Dans 80% des cas, les personnes qui ont eu des complications des soins dentaires n’ont pas dénoncé le charlatan. Pour la répartition selon le niveau d’études :

• 28% des interviewées sont analphabètes,

• niveau lycée (26%),

• collège (23%),

• primaire (17%) et

• niveau bac (6%).

Dans 30% des cas, la période écoulée entre la survenue de la complication et la consultation chez le médecin dentiste est d’une semaine. Le praticien illégal ne réalise aucun interrogatoire avant l’intervention dans 87% des cas.

Enfin, ils sont 38% à avoir reçu une prescription pour un anti-inflammatoire après l’extraction par un charlatan, 24% des antalgiques, 19% des antibiotiques et 19% aussi des bains de bouche.