Mr Moulay Hafid se presse d'acheter les cliniques prestigieuses du Maroc

  • 01 fév 2015

  • Par : pharmapresse

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Après l'acquisition en mars 2011 du cite de fabrication de la société GSK Maroc, filiale du groupe international Glaxosmithkline, l'autorisation de la vente de l’albumine, ce dérivé du sang, dont il est devenu via son enseigne Saham Pharma le marchand exclusif alors que ce produit était longtemps un monopole du centre national de transfusion sanguine (CNTS) et après la création de 5 filiales en 2014 ( Spring Park, Coral Park, Cristal Park, Ivory Park, et Wood Park)qui sont toutes destinées à des activités médicales, notamment la construction, l’acquisition et l’exploitation de complexes médico-hôteliers, l'importation, l'acquisition, la location; la vente de matériel et d'équipements en relation avec le secteur de la santé, après tout cela, les ambitions et les envies particulières de Mr Moulay Hafid, patron du groupe Saham et ministre du commerce, de l’industrie, de l’investissement et de l’économie numérique (ministre RNI : rassemblement national des indépendants), pour le secteur de la santé au Maroc ne s'arrêtent pas là, le revoilà qui s’apprête à monopoliser un autre secteur convoité: les cliniques privées. c’est désormais chose sûre et même confirmée par les responsables selon les médias : Le groupe Saham est en train de finaliser le rachat de plusieurs cliniques de Casablanca et d’autres villes en vue du Maroc : les cliniques Badr, Zerktouni et l’Hermitage ayant une bonne position géographique et d'autres cliniques prestigieuses de Rabat, Marrakech et Fès et les autres cliniques les plus en vue dans les moyennes villes ainsi les centres de radiologie réputés du pays.

Selon Saâd Bendidi, patron de Saham par intérim après la nomination ministérielle de Mr Moulay Hafid Elalamy dans le gouvernement Benkirane Bis, selon lui , Saham n’a pas seulement l’intention d’acheter des cliniques existantes, il procède aussi à la construction de nouvelles unités. C’est le cas, notamment, d’une nouvelle clinique à Marrakech, dont l’ouverture est prévue pour 2015. Saham a aussi construit un centre d’imagerie et de diagnostic médical à Rabat.

Une offensive sans précédent dans le secteur de la santé :

Pour bon nombre de professionnels de la santé, le groupe Saham mène une offensive sans précédent dans le secteur !!

Pour l’acquisition de la clinique Ghandi, par exemple, Saham a eu recours à un montage ingénieux où il n’apparait nulle part. Comme la loi, en l’état actuel des choses, permet aux seuls praticiens de posséder des établissements de soins privés, la transaction a été conclue par un médecin ancien directeur régional de la santé à Casablanca et ex. directeur central de l’épidémiologie et de la lutte contre les maladies, Docteur Omar El Menzhi, retraité du service public, une transaction qui coûte cher : 50 millions de DH mais personne n'a cru sérieusement surtout que l’acheteur, compte tenu de son statut, retraité du ministère de la santé ,est connu pour être incapable d’aligner une telle somme,il n’est qu’une façade, derrière laquelle se cache un ministre du gouvernement Benkiran.

En fait, Docteur Omar El Menzhi, a donc créé avec Saham Santé, une filiale créée pour l’occasion par le groupe pour acheter la clinique Gandhi. L’information avait déjà été révélée par des médias, selon Saad Bendidi, "Nous avons acquis les murs et les équipements de la clinique Gandhi, à travers une société professionnelle, filiale de notre pôle santé, selon lui, "la transaction est tout à fait plausible juridiquement, puisqu’en acquérant un local, un investisseur peut y installer l’activité qu’il souhaite". Cela veut dire que le docteur Omar El Menzhi’il n’est « que le directeur de ladite clinique et non pas son propriétaire, Saham a donc trouvé une faille dans la loi pour acquérir les murs et l’équipement de la clinique.

Pourquoi Saham s'est-il empressé d'acheter les cliniques?

Après avoir détourné la loi relative à l’exercice de la médecine, le patron du groupe Saham voulait à tout prix acquérir le maximum de clinique et autres centres de soins avant la promulgation prévue de la loi sur la carte sanitaire. L'objectif est, bien entendu, pour anticiper l’entrée en vigueur prochaine de la nouvelle loi

L’objectif de la carte sanitaire est de corriger les déséquilibres chroniques actuels et de répondre de manière optimale aux besoins de la population en prestations sanitaires tout en harmonisant la répartition spatiale et géographique des ressources (le gros des établissements et de l’infrastructure sanitaire privés est concentré sur l’axe Casa-Rabat, Marrakech, Agadir, Tanger et Fès. Les zones du Maroc profond, continuent, elles, à subir une ségrégation profonde et scandaleuse dans le domaine de la santé), or le groupe Saham s'empresse de faire une OPA sur les bonnes cliniques déjà existantes car la future carte sanitaire est de ne plus donner d’autorisations pour la création de lits supplémentaires et de nouveaux centres d’examens dans les grandes villes jugées saturées comme Casablanca et Rabat. du coup, les places dans les cliniques, ainsi limitées et non extensibles, seront très chères avec des tarifs qui risquent fortement de monter en flèche .

D’autres groupes sont intéressés par les cliniques privées:

Outre le groupe Saham, d’autres holdings marocaines possédant des filières d’assurances sont aussi intéressées par l’investissement dans la santé privée. Il s’agit du groupe Finance.Com, présidé par Othman Benjelloun; le groupe Holmarcom, de Mohamed Hassan Bensaleh, et le groupe Attijariwafa Bank. Ces trois derniers groupes, qui disposent d’une force de frappe considérable, préparent leurs business plan dans ce secteur, mais tous attendent la visibilité réglementaire qui sera prochainement introduite par l’adoption du nouveau projet de loi.