Les médecins du secteur public : une série de grèves nationales

Un mois après sa première réunion avec M. Anass DOUKKALI, nouveau ministre de la Santé, le syndicat indépendant des médecins du secteur public (SIMSP) appelle à une série de grèves nationales dans les hôpitaux le 8 mars, le 20 mars, le 4 avril et le 26 avril avec des sit-in régionaux organisés les mêmes jours. Le SIMSP appelle aussi à poursuivre la "grève de cachets", et le port de brassard noir 509 (mention à l'indice salarial 509).

La principale réclamation des médecins : Équivalence du doctorat en médecine avec le doctorat national, et être payé selon l’indice salarial 509 soit près de 15.000 dirhams mensuels. Les lauréats ne sont actuellement payés que selon l’indice 336 au même titre qu’un étudiant détenteur d’un master, soit 8600 dirhams de revenus mensuels. Le syndicat revendique aussi de rajouter deux grades au-dessus du hors échelle. Ils réclament aussi l'application des accords du 21 décembre 2015, en vertu desquels le ministère de la Santé s'était engagé pour améliorer les conditions financières des professionnels du secteur en augmentant notamment les salaires et les indemnités

Le nouveau ministère qui remplacera Houssein Louardi devra faire face à de nombreux défis, à savoir le manque de personnel médical, l’accès aux soins ainsi que le  manque d’infrastructures sanitaires et  la qualité des structures sanitaires.

Selon les derniers chiffres du ministère de la santé qui datent de 2017, le Maroc compte 25.000 médecins (secteurs public et privé), soit 7,3 médecins pour 10.000 habitants. Ces chiffres montrent que le Maroc est loin de répondre au standard de l’OMS fixé à 1 médecin pour 650 habitants.