Le Maroc, l'un des pires pays arabes pour être mère!

  • 01 mai 2015

  • Par : pharmapresse

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Le nouveau rapport sur la situation des mères dans le monde publié lundi 4 mai et établi par l'ONG Save the children("Sauvez les enfants"), sur les 178 pays pris en considération dans le rapport, le Maroc est classé 125ème, loin derrière plusieurs pays notamment les pays du Maghreb, la Lybie: 50ème, la Tunisie : 59ème et l’Algérie:76ème.

Le Maroc est aussi l’un des pires pays arabes pour être mère : l’Arabie Saoudite (38ème), les Emirats Arabes Unis (47ème), le Bahreïn (49ème), le Qatar (55ème), le Koweït (60ème), Oman (63ème), la Turquie (65ème), le Liban (73ème), l’Iran (84ème), l’Irak (100ème), la Jordanie (100ème) ,la Syrie (111ème) et l’Egypte (116ème). 
La Norvège est le meilleur pays du monde pour être mère suivie de la Finlande, l'Islande, le Danemark , la Suède, les Pays-Bas, l'Espagne, l'Allemagne, l'Australie et la Belgique. La Somalie est le pire, selon ce rapport.
Les dix derniers du classement mondial sont des pays africains, comme la Sierra Leone (169e), la République centrafricaine et la République démocratique du Congo. 
La Lybie est le meilleur pays pour être mère en Afrique suivie de la Tunisie.
Plusieurs critères sont pris en compte pour établir ce classement : la santé maternelle, la mortalité infantile, l'éducation, le niveau de revenus et le statut des femmes en général et notamment leur participation à la vie politique du pays.
Au Maroc, le risque de décès pendant l’accouchement est de 1 sur 300, ce score est de 1 sur 2700 en Libye et de 1 sur 1000 en Tunisie. Mais malgré des progrès, au Maroc des iniquités persistent dans l’accès aux soins obstétricaux et néonatals entre milieux urbain/rural, entre régions et entre niveaux socio-économiques. Le ratio de mortalité maternelle en milieu rural est deux fois plus important qu’en milieu urbain (148 contre 73 décès pour 100000 naissances vivantes).
L'objectifs à l’horizon 2016 pour le ministère de la santé est de réduire la mortalité maternelle de 112 à 50 décès pour 100 000 naissances vivantes et la mortalité néonatale de 19 à 12 pour mille naissances vivantes. Le ministre de la santé, Houssein Louardi, va-t-il atteindre ses objectifs fin 2016 ?