Le laboratoire ROCHE : Avis aux professionnels de santé

  • 14 sep 2018

  • Par : Pharmapresse

  • Tags : sante, ANSM

En accord avec l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), le laboratoire ROCHE commercialisant les spécialités Zelboraf® et Cotellic® souhaite vous informer des éléments suivants :

Résumé

  • Le risque d’atteintes ophtalmiques est un risque identifié du vemurafenib incluant des uvéites (fréquent), des  occlusions de la veine de la rétine (peu fréquent) et du cobimetinib incluant des rétinopathies séreuses (très  fréquent), vision trouble (très fréquent) et des déficiences visuelles (fréquent). Ce risque d’atteintes ophtalmiques est  mentionné dans le Résumé des Caractéristiques du Produit (RCP) de chaque spécialité.
  • Les RCP indiquent également que les patients doivent être surveillés de manière régulière afin de détecter  l’apparition ou l’aggravation de symptômes de troubles visuels ou l’aggravation de troubles visuels préexistants.
  •  Lors d’une enquête nationale de pharmacovigilance sur le profil général de sécurité du vemurafenib et du  cobimetinib, des retards au diagnostic et/ou à la prise en charge ont été rapportés dans certains cas, ayant une  incidence sur le pronostic visuel du patient. Cette lettre a pour but de renforcer l’information afin d’améliorer le suivi  et la prise en charge des patients atteints de troubles oculaires liés au vemurafenib et au cobimetinib.
  •  A l’interrogatoire, chez des patients traités par vemurafenib (avec ou sans cobimetinib), la iatrogénie  médicamenteuse doit être évoquée devant des symptômes évoquant le diagnostic d’uvéite, d’occlusion veineuse  de la rétine ou de rétinopathie. Les patients traités par ces molécules doivent être informés qu’un examen  ophtalmologique approfondi doit être réalisé rapidement en cas de survenue d’un trouble de la vision (diminution de la vision centrale, vision floue ou perte de l’acuité visuelle) ou d’un œil rouge ou douloureux, afin d’assurer une  prise en charge rapide et adaptée pour prévenir le risque de complications. Une adaptation du traitement  (réduction de dose, interruption voire arrêt de traitement) devra être alors discutée avec l’oncologue ou le  dermatologue spécialiste en oncologie qui suit le patient, en fonction de la symptomatologie des troubles visuels  observés et de l’état clinique du patient.