Le centre « Injab » est menacé de fermeture par le ministère de la santé.

  • 01 Jan 2016

  • Par : pharmapresse

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Apparemment, le centre socio-médical « Injab » est dans la ligne de mire du ministère de la santé. Ce centre qui vient d'ouvrir, la semaine dernière, a reçu la visite des inspecteurs du ministère de la santé sans même prévenir les responsables.

Cette inspection surprise inquiète Dr LahnaLahnaLahnaLahna. Elle n'est pas fortuite car, l'idée du projet dérange, selon lui. Les inspecteurs ont une mauvaise intention sur l'objectif et auraient des doutes sur la finalité du centre.

Dr Lahna raconte toute une histoire à propos de ce centre, « on m'a intimé de retirer le mot centre et sur l'action médico-social, me demandant également de retirer le mot social. Comme si la médecine n'était pas une discipline sociale, les agents du ministère craignent que le centre mette en difficulté les médecins généralistes établis dans le quartier de Farah Salam, qui pourraient voir les riverains déserter leurs cabinets ».

Selon HuffPost, ni le ministère de la Santé ni le Conseil de l'ordre des médecins n'a reçu une demande d'autorisation pour l'ouverture de ce centre. Il s'agit d'un exercice illégal de la profession. D'autant que cela favorise aussi la concurrence déloyale vis-à-vis des médecins et hôpitaux qui payent des impôts.

Par ailleurs, le ministre de la Santé, Houcine El Ouardi, a affirmé qu'il n'a rien contre l'ouverture de ce centre sur le principe, à condition que cela se fasse dans la légalité et conformément à certaines normes, notamment techniques et logistiques.

Ce centre dédié à la santé reproductive est destiné aux réfugiés syriens, aux africains sub-sahariens et aux démunis marocains.  Ce projet à but non lucratif, est le fruit d'un partenariat entre l'association Yalla et  Dr ZouhairZouhair  Lahna, médecin humanitaire. Il est soutenu par un consortium d'associations et de bénévoles. Il s'appuie sur une équipe permanente adossée à un réseau de correspondants bénévoles dans toutes les spécialités pour garantir la qualité et la continuité de la prise en charge des patients démunis et déracinés.