La sclérose en plaques : la maladie orpheline au Maroc

La SEP (la sclérose en plaques) est considérée comme une maladie auto-immune, provoquée par une attaque du système immunitaire sur le système nerveux central, qui endommage la myéline ou couche protectrice des nerfs. Il existe quatre formes cliniques : récurrente-rémittente, primaire, secondairement progressive et progressive récurrente. 85 % des patients sont atteints de SEP récurrente-rémittente.

Elle est souvent invalidante touchant particulièrement les jeunes adultes entre 20 et 40 ans avec une prédominance chez les femmes.

Au Maroc, pays qui fait partie des contrées à fréquence modérée avec 6. 000 à 8. 000 personnes atteintes de la SEP, le taux de prévalence de la SEP est estimé à 20 cas pour 100. 000 habitants, tandis que dans certains pays de l'Europe du Nord, elle est de 120 cas pour 100. 000 habitants.

Actuellement, il n'y a pas de traitement contre la SEP, la communauté médicale dispose uniquement des corticoïdes et des immunoglobulines pour contrecarrer les poussées aiguës. Alors que pour le traitement de fond, qui permet de réduire la fréquence des poussées et de ralentir la progression de l’handicap, on trouve les interférons, les anticorps monoclonaux et les immunosuppresseurs, qui restent très coûteux. Le coût varie de 12 000 à 25 000 DH par mois.

Les causes restent inconnues. Des théories évoquent des facteurs génétiques et environnementaux comme les infections1,2. Sa prévalence montre d'importantes disparités géographiques, les estimations variant selon les zones entre moins de 20 et 100 pour 100 000 habitants3. Elle a été décrite pour la première fois en 1868 par Jean-Martin Charcot4,

La SEP est en nette progression probablement pour des raisons écologiques, elle est fréquente dans les pays à climat tempéré.