La première transplantation de tête aura-elle lieu en décembre 2017 ?

Une équipe de chirurgiens se prépare à réaliser la première transplantation de tête en décembre 2017 ! 

Sergio Canavero a en effet annoncé le 27 avril qu'il allait réaliser cette greffe de tête en Chine fin 2017, avec une équipe dirigée par le chirurgien chinois Xiaoping Ren. Celui-ci a notamment participé à la première greffe de main aux Etats-Unis.

Il a annoncé avoir trouvé un volontaire pour cette transplantation de tête humaine. Il s’agit d’un homme atteint de tétraplégie. La tête du patient sera transplantée sur le corps d’un donneur. L’idée est d’obtenir au final un patient avec une tête reconnectée à un corps fonctionnel. Le neurochirurgien a annoncé sur son site que l’expérience aura lien en décembre 2017.

Les recherches de cette équipe, parues mercredi 14 juin dans la revue scientifique CNS Neuroscience et Therapeutics, ne mentionnent pas le terme de transplantation de tête. Mais reconnecter la moelle épinière avec succès, tout en s'assurant du bon fonctionnement neurologique du "patient", est l’un des nombreux obstacles à surmonter. L'opération a réussi dans 14 cas sur 15, selon le compte-rendu d’étude. "Dans les 36 heures qui ont suivi l'intervention l'encéphalogramme et l'électrocardiogramme étaient normaux. Il n'y a pas eu non plus de nécrose des tissus ni d'anomalie vasculaire post-opératoire.

Les chirurgiens ont sectionné les moelles épinières de ces 15 rats. Neuf d’entre eux ont été soignés grâce à la technique mise au point par Canavero. L’équipe a utilisé un polyéthylène glycol (PEG), un polymère favorisant la réparation des membranes nerveuses dans la moelle épinière, pour raccorder les deux sections de moelle épinière, ainsi qu’une solution saline refroidie pour stopper les saignements. Ils ont administré des antibiotiques aux rats pendant trois jours après l’opération. Résultat, un seul rat n’a pas survécu, les autres ont vécu pendant un mois après l’opération. Au 28e jour, les rats traités avec le PEG avaient recouvré leurs fonctions motrices ainsi que leur faculté de marcher. Deux d’entre eux étaient dans un état décrit par les scientifiques comme tout à fait normal.

Mais ce projet est critiqué par la communauté scientifique, à la fois sur le plan éthique et technique. On lui a notamment reproché une absence de preuves et de résultats, sans lesquelles il est difficile d'imaginer la viabilité d'une telle greffe.

Source : Sciences et avenir