Descente aux enfers de Teva, la star des médicaments génériques.

Selon la presse économique, le numéro un mondial des génériques Teva s’apprête à licencier 25 % de ses 6 860 salariés en Israël ainsi que plus de 10 % de ses 10 000 employés aux Etats-Unis. Des suppressions de postes seraient également prévues en Europe, où le laboratoire pharmaceutique emploie plus de 24 000 personnes. L'action de TEVA  à Wall Street et à la Bourse de Tel-Aviv a dégringolé de 44 % en six jours. Résultat : Entre le 2 et le 8 août, la capitalisation boursière de Teva est passée de 31,75 milliards de dollars à 18,89 milliards de dollars. Un coup dur pour cette firme qui faisait la fierté d'Israël.

La chute en bourse de ce laboratoire israélien a commencé après le feu vert donné, le mois d’octobre dernier,  par l'Agence américain à un générique de la Copaxone, un traitement qui génère plus de 4 milliards de dollars conçue par le laboratoire Mylan. Les ventes de la Copaxone ont beaucoup souffert car ce médicament contre la sclérose en plaques a rapporté 4,2 milliards de dollars (3,6 milliards d'euros) en 2016 à Teva, ce qui représente pas moins de 19% de ses revenus.

La direction de TEVA explique ses contre-performances par le lancement plus rapide que prévu du concurrent générique du Copaxone qui représente 20 % des ventes du laboraatoire.

Il est à noter qu’en mois d'août dernier, le groupe avait annoncé la fermeture ou la cession de six usines cette année et neuf en 2018, et la réduction d’ici la fin 2017 d’environ 7 000 postes. Les analystes avaient cependant estimé que ces mesures de restructuration seraient insuffisantes pour compenser les pressions de la concurrence dans le domaine des médicaments génériques.