Cinq cliniques privées menacées de fermeture à Rabat

  • 01 fév 2015

  • Par : pharmapresse

  • Tags :

Selon des sources du ministère de la santé, cinq sociétés à Rabat qui gèrent des cliniques privées sont menacées par le recours des autorités compétentes à appliquer la loi en vigueur à leur encontre. Ces sociétés sont confrontées à la menace de retrait d'autorisation si elles ne règlent pas leurs relations d'ordre juridique avec l'État.

En effet, les gérants de ces sociétés des cliniques privées ne procèdent pas à la mise à jour et à la déclaration de ses actionnaires malgré le changement dans le nom et le nombre de ses actionnaires en raison de crainte de compromettre les gains réalisés et pour ne pas perdre leurs acquis.

Selon les mêmes sources, les menace de retrait d'autorisation sont bien réelles après l'entrée de Driss Dahak, secrétaire général du gouvernement sur la ligne pour l'application de la loi en vigueur, selon des sources médicales , ce dernier a envoyé une lettre, par le biais de la direction des professions organisées, à l'une des cliniques privées dans le centre de la capitale, exigeant son engagement ferme à la loi à cet égard.

D'autre part, une source du ministère de la santé a révélé que M. EL Hossein El Ouardi possède un dossier complet contre la clinique en question et surtout le différent qui oppose les différents actionnaires de ladite clinique notamment la gestion de l'argent et les biens immobiliers. Selon le ministre la seule solution pour ces sociétés est de se soumettre à la loi en vigueur en attendant la promulgation de la loi n°131-13 relatif à l’organisation de la pratique de la médecine au Maroc. Il est à noter que ce projet de texte de la loi n°131-13 relatif à l’organisation de la pratique de la médecine au Maroc ( qui est adopté le mercredi 3 décembre par les membres de la chambre des représentants Malgré les protestations de plusieurs ONG et syndicats professionnels )dont l’une des mesures principales est l’ouverture des capitaux des cliniques aux investisseurs privés a suscité la polémique. La commercialisation de la santé et l’augmentation des tarifs des soins sont parmi les principales raisons du rejet de ce projet de loi par les différents syndicats et associations, d’après les résultats des études internationales qui ont été faites dans les pays qui ont précédé le Maroc dans l’ouverture des capitaux des cliniques aux investisseurs, l’impact immédiat de cette expérience était l’augmentation du prix des actes médicaux et des soins de santé. Affaire à suivre..