Asthme

Asthme

Asthme

L'asthme est une maladie caractérisée par une inflammation plus ou moins grave des voies respiratoires, et surtout des bronches et des bronchioles (voir schéma). Elle se traduit par unedifficulté à respirer, un essoufflement, une respiration sifflante ou une sensation d’oppression dans la poitrine. L’asthme est une maladie chronique, qui se manifeste le plus souvent par des crisesentrecoupées de périodes où la respiration est normale. Chez certaines personnes, cependant, l’asthme induit une gêne respiratoire permanente, qui interfère avec les activités quotidiennes. L’asthme est souvent lié à une réaction anormale des voies aériennes à divers stimuli (desallergènes dans l’air, de la fumée, etc.).

Épidémiologie

 

Selon l'OMS, près de 300 millions de personnes souffrent d'asthme dans le monde. En France, une enquête nationale réalisée par la Caisse nationale d'assurance maladie(Cnam) pendant l'année 2007 sur tous les patients de 5 à 44 ans traités pour un asthme, retrouvait que 900 000 personnes bénéficiaient d'un traitement régulier, avec trois prescriptions ou plus de médicaments antiasthmatiques. Sur ces 900 000 patients, 27 %, la plupart, dans la tranche des 20-29 ans, avaient un asthme insuffisamment contrôlé, nécessitant au moins quatre fois par an de recourir à un médicament destiné uniquement à traiter la crise4. En France, il y a environ 15 000 hospitalisations par an pour une crise d'asthme, et 1 000 décès4.

Qu'est-ce qui déclenche les symptômes de l'asthme?

Plusieurs éléments peuvent déclencher les symptômes de l'asthme. Chaque personne atteinte d'asthme possède son propre ensemble d'inducteurs d'asthme et de déclencheurs d'asthme.

Inducteurs d'asthme: Si vous respirez un élément auquel vous êtes allergique, comme de la poussière ou du pollen, ou si vous avez une infection virale, p. ex. le rhume ou la grippe, vos voies respiratoires peuvent présenter une inflammation (rouges et enflées).

Déclencheurs d'asthme: Si vous respirez un élément qui déclenche vos symptômes d'asthme, comme de l'air froid ou de la fumée, ou si vous faites de l'exercice physique, les muscles qui entourent vos voies respiratoires peuvent se contracter et se resserrer étroitement, ce qui laisse moins d'espace pour la circulation d'air.

Il est important pour chaque personne atteinte d'asthme de connaître ses déclencheurs et ses inducteurs de symptômes afin de les éviter.

Les principaux causes de l'asthme

> les allergènes (pollen, acariens...), (voir également notre page sur les allergies)

> les irritants chimiques (toxiques) ou polluants, en particulier des substances et particules inhalées, selon l'OMS ce serait le principal facteur de risque pour le développement de l'asthme, la fumée de cigarette  

> l'effort (course à pied, sport,...) en combinaison par exemple avec le froid

> les facteurs génétiques (héréditaires)

> des facteurs émotionnels (notamment la peur de faire une crise) et le stress

> les refroidissements et la grippe 

> les médicaments (par exemple les AINS : acide acétylsalicylique), voir la rubrique ci-dessous sur les médicaments et l'asthme

> l'air froid, on sait qu'en hiver les crises d'asthme sont plus intenses

> selon une étude parue fin 2008, les enfants nés par césarienne ont davantage de risques d'avoir de l'asthme que ceux nés par voie vaginale [source ATS, décembre 2008].

> selon une autre étude parue en mars 2009, les enfants qui regardent beaucoup la télévision ont davantage de risques d'avoir de l'asthme, il semble que la sédentarité et le manque d'exercice physique influent sur le développement respiratoire, comme par ailleurs la pollution.

> certains aliments comme les cacahuètes

> un temps très humide (humidité de l’air très élevée)

> certains parfums ou déodorants

> des brûlures d’estomac et notamment le reflux gastro-oesophagien (RGO), cela pourrait aggraver les symptômes de l’asthme

> des agents conservateurs comme les sulfites

> des allergies aux animaux domestiques (chats, etc.)

> la poussière

> le cycle menstruel

> de nombreuses maladies respiratoires infectieuses pendant l’enfance

 différents types d'asthme

L'asthme d'effort

L'asthme d'effort comme son nom l'indique est causé par l'effort. Les symptômes surviennent suite à un exercice physique conséquent, généralement cinq à dix minutes après l'arrêt de l'effort, ces symptômes s'arrêtent spontanément trente à soixante minutes après leurs débuts. Ces symptômes sont favorisés par un temps froid et sec et quand l'effort effectué est un effort d'endurance

 L'asthme allergique 

L'asthme allergique est une maladie qui est due à une inflammation des bronches. Cette inflammation est causée par l'inhalation d'un allergène. Cette allergie se révèle généralement avant l'age de vingt ans. L'inflammation résulte du conflit d'une hyper-réactivité bronchique et d'un allergène. Il existe différents types d'allergènes :

            -les pneummallergènes sont les allergènes inspirés par voies respiratoires. Ses allergènes sont répertoriés en deux catégories : les allergènes perannuels qui sont présents toute l'année, comme les acariens de la poussière de la maison, les allergènes animaliers tels que les poils de chat. L'autre catégorie prend en compte les allergènes présent  qu'une partie de l'année, ce sont les allergènes saisonniers. Elle répertorie les pollens (les pollens de graminées, les pollens de bouleau en sont quelques exemples) 

            -les terophallergènes sont les allergènes provenant des aliments. Ils sont surtout responsable de l'asthme infantile.

L'asthme chronique

   L'asthme est habituellement présent depuis l'enfance du malade, les premiers symptômes sont des crises d'asthmes banales ou des bronches sifflantes, il devient chronique lorsqu'il n'y plus d’éléments déclencheurs spécifiques. Les crises d'asthmes deviennent aléatoires.

L’inflammation des bronches est lente. Au début l'asthme peut passer inaperçue car le malade s'accommode à cette inflammation mais la gène finit par devenir trop importante et peut aller jusqu’à l’insuffisance respiratoire.

Il existe plusieurs hypothèses sur les causes de l’asthme chronique, la plus répandue est que cette asthme est causé par le système immunitaire du patient qui s'attaque à ses bronches.

Ces crises peuvent être plus ou moins fréquentes si les symptômes surviennent moins d'une fois par semaine et les symptômes nocturnes moins de deux fois par mois et avec des fonctions pulmonaires normale entre les crises alors c'est un asthme chronique intermittent. On peut aussi souffrir d'asthme chronique léger persistant lorsque les symptômes surviennent au moins une fois par semaine et les symptômes nocturne au moins deux fois par mois. Si les symptômes sont quotidien et surviennent la nuit au moins une fois par semaine alors c'est un asthme chronique modéré persistant. Si les crises sont quotidiennes avec des symptômes survenant souvent la nuit alors c'est un asthme chronique grave persistant.

Dignostic

Diagnostic

Le médecin prendra les mesures suivantes pour diagnostiquer l'asthme:

Antécédents médicaux détaillés. Votre médecin vous posera des questions précises sur les antécédents médicaux des membres de votre famille, sur vos problèmes de respiration et sur d'autres symptômes personnels.

Examen physique. Votre médecin écoutera vos poumons à l'aide d'un stéthoscope; il examinera vos voies nasales, etc.

Analyse spirométrique de votre respiration. La spirométrie est un test rapide et simple qui sert à mesurer le volume pulmonaire et les débits respiratoires. Ce test peut être effectué en milieu hospitalier ou en clinique. Le médecin vous demandera de souffler le plus fort et le plus longtemps possible dans un tube relié à un petit appareil qui affiche le nombre de litres d'air expiré et la rapidité d'expiration. Étant donné que la spirométrie demande une certaine coordination, ce test n'est pas effectué chez les enfants âgés de moins de 5 ans.

En plus, votre médecin peut demander les analyses suivantes:

  • Radiographie pulmonaire
  • Analyses en laboratoire d'échantillons sanguins et d'expectorations (mucosités)
  • Tests allergiques : votre médecin peut vous demander de consulter un allergologue qui effectuera des tests précis d'allergies, et qui vous interrogera sur vos symptômes et la date de leur apparition. Les allergologues utilisent habituellement un test de la piqûre épidermique. Ce test peut aider à déterminer les allergies qui aggravent vos symptômes d'asthme.
  • Test de provocation : ces tests, effectués en milieu hospitalier, aident le médecin à déterminer l'ampleur de la fibrillation de vos muscles pulmonaires ou de l'hyperréactivité de vos voies respiratoires.

Essais de médicaments contre l'asthme : votre médecin peut vous demander d'essayer des médicaments contre l'asthme; il pourra alors confirmer le diagnostic d'asthme, si ces médicaments éliminent vos symptômes.

À l'aide d'un bon diagnostic, votre médecin et les membres de l'équipe de fournisseurs de soins contre l'asthme peuvent vous aider à gérer votre condition.

Traitement

Le traitement de l’asthme est généralement un traitement régulier, même entre les crises. Le traitement stabilise l’asthme mais ne soigne pas définitivement. Les médicaments permettent une meilleure respiration en agrandissant l’ouverture des bronches et en diminuant l’inflammation. Ces médicaments agissent rapidement par inhalation et présentent peu d’effets indésirables.

Bien que les traitements soient efficaces, 60% des asthmatiques ne réussissent pas à maîtriser leurs symptômes. Les raisons principales proviennent d’une mauvaise compréhension de cette pathologie, de l’angoisse concernant les effets secondaires, et de l’oubli de prendre ses médicaments. Pourtant, les effets secondaires possibles des traitements par inhalation sont infimes par rapport aux risques des crises d’asthme graves et fréquentes.

Chaque inhalateur possède son mode de fonctionnement :

Aérosol doseur :  bien remuer l’aérosol et le positionner verticalement. Vider lentement les poumons, inspirer doucement et profondément par la bouche en déclenchant l’aérosol dès le début de la première inspiration. Retenir ensuite sa respiration durant 5 à 10 secondes, puis expirer doucement.

Inhalateur de poudre sèche : Plus simple d‘utilisation, il ne nécessite pas une coordination inspiration/déclenchement. Il suffit d’inspirer vite et très fort, bloquer sa respiration pendant 10 secondes et expirer à l’extérieur de l’inhalateur.

Chambre d’inhalation : Elle s’emploie avec un aérosol doseur chez les enfants de moins de 8 ans et les personnes âgées. Pour les jeunes enfants, un masque est maintenu sur le visage durant l’inhalation pendant minimum six respirations calmes.

Médicaments pour le traitement de l’asthme

Il existe deux catégories de médicaments :

- médicaments en cas de crise : ils soulagent immédiatement, mais ne calment pas l’inflammation des bronches.

- le traitement de fond doit être pris quotidiennement, même si il n’y a pas de gêne respiratoire, à partir du moment où l’asthme est modéré et perdure. Si cette régularité n‘est pas respectée, il y a augmentation de la fréquence et de la gravité des crises.

Le traitement de crise de l’asthme (ou de secours)

Les médicaments de crise sont essentiellement les bronchodilatateurs à action rapide ou agonistes-bêta2. On les emploie juste pour atténuer les symptômes lors de crise (toux, resserrement thoracique, respiration sifflante, essoufflement) ou précédent un exercice physique. Si l’asthme est faible et irrégulier, le traitement de crise est parfaitement adapté.

Mode d’administration : inhalation et élargissent les voies respiratoires quasi immédiatement. Ils ne provoquent habituellement pas d'effets indésirables. En cas de dose excessive, ils peuvent engendrer des tremblements, de la nervosité et une accélération du rythme cardiaque.

Le bromure d'ipratropium en inhalation est rarement utilisé. Il s'agit d'un anticholinergique qui va provoquer la contraction du muscle des voies respiratoires. Moins performant, on l’utilise de temps en temps en cas d’intolérance aux agonistes-bêta2.

Les médicaments de fond de l‘asthme (ou traitement de contrôle)

Les médicaments de fond n’atténue pas instantanément les symptômes. Ils sont efficaces sur le long terme pour diminuer l’inflammation et la fréquence des crises.

Corticostéroïdes

Ils permettent entre autres d’atténuer l'inflammation des voies respiratoires et la production de mucus. Ils sont souvent pris quotidiennement par petites doses en inhalation. Ils peuvent également être pris sous forme de comprimés en cas d’asthme grave. L'inhalation a l’avantage de permettre des quantités bien plus faibles et donc moins d'effets indésirables. Cette catégorie de médicaments est la plus efficace pour stabiliser l’asthme.

Effets indésirables : 
En inhalation et avec des quantités raisonnables, les corticostéroïdes présentent peu d’effets indésirables, même sur le long terme. L’enrouement de la voix et le muguet sont les effets secondaires les plus courants. 
Les corticostéroïdes en comprimés sont utilisés uniquement en cas d’asthmegrave, et inefficacité aux autres traitements. Les effets indésirables sont plus importants sur une longue période : os fragilisés, hypertension, cataracte, etc.

Bronchodilatateurs à action lente 

Il sont utilisés lorsque les corticostéroïdes en inhalation ne sont pas assez suffisants pour contrôler les symptômes. Cette catégorie comprend des agonistes-bêta2 à action lente qui sont combinés avec un corticostéroïde.

Antileucotriènes

Per os (par voie orale), ils atténuent l'inflammation. Ils peuvent être employés seuls ou combinés avec des corticostéroïdes en inhalation. Leur emploi est souvent réservé aux patients dont l'asthme n'est pas contrôlé par les corticostéroïdes inhalés, pour ceux qui utilisent mal leur aérosol doseur, qui ont peur de prendre des stéroïdes ou qui ne respectent pas leur traitement. Ils sont également employés pour se parer d’un asthme à l'effort.

Théophylline

C’est un bronchodilatateur qui détend les muscles des voies respiratoires. Elle est très peu employée car elle provoque plusieurs effets secondaires : troubles digestifs, carence en vitamine B6. La théophyline peut être utilisée pour un asthme grave et peu contrôlable.

Anti-immunoglobuline E

Cette catégorie de médicaments soigne l’asthme allergique chez les patients dont l’asthme est difficile à stabiliser. Il se présente sous forme d’injections en sous-cutanées, une ou deux fois par mois. 
Si il est pris de manière irrégulière, l’inflammation des bronches durera et vous serez plus fragile aux crises d'asthme.

 

Source : Revue des Maladies de A à Z 

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