Alzheimer : Ascension de trois Marocains au sommet de Kilimandjaro

  • 01 déc 2014

  • Par : pharmapresse

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Touchés par le combat de l'Association marocaine Alzheimer et maladies apparentées (Amama) et pour réunir des fonds pour soutenir la construction du premier centre d’accueil pour Alzheimer», Fatima Ez-Zahra Aabik, son mari Hassan Alaoui et leur amie Saïda Bouhmidi ont atteint le sommet du Kilimandjaro . Ces trois amis, ingénieurs de formation, ont grimpé les 5.895 mètres en soutien aux malades d’Alzheimer. Ils ont appelé leur challenge «l’ascension contre l’oubli».

Par cette "Ascension " , ce combat sans armes, les trois compatriotes espèrent sensibiliser les Marocains à cette cause et lever les fonds nécessaires pour aider les personnes atteintes d’Alzheimer et leurs proches.

Le fait de porter une cause au plus haut sommet de l’Afrique n’a pas d'équivalent. «Quand on a dépassé les 5.000 m, je me suis posé la question du retour, mais en contrepartie, je ne savais pas comment expliquer cette décision à ma fille que j'ai laissée pendant 15 jours, pour la première fois de ma vie, aux personnes qui portent espoir en cette ascension , déclare Saïda Bouhmidi avec une grande émotion.

A noter que le Maroc compte 90.000 personnes atteintes de cette maladie et pas un seul centre de prise en charge. Vu l’absence flagrante de structures d’accueil, les parents et les proches des malades vivent une détresse insoutenable.

Le Kilimandjaro ou Kilimanjaro est une montagne située dans le Nord-Est de la Tanzanie et composée de trois volcans éteints : le Shira à l'ouest, culminant à 3 962 mètres d'altitude, le Mawenzi à l'est, s'élevant à 5 149 mètres d'altitude, et le Kibo, le plus récent géologiquement, situé entre les deux autres et dont le pic Uhuru à 5 891,8 mètres d'altitude constitue le point culminant de l'Afrique. Outre cette caractéristique, le Kilimandjaro est connu pour sa calotte glaciaire sommitale en phase de retrait accéléré depuis le début du xxe siècle et qui devrait disparaître totalement d'ici 2020 à 2050. La baisse des précipitations neigeuses qui en est responsable est souvent attribuée au réchauffement climatique mais la déforestation est également un facteur majeur. Ainsi, malgré la création du parc national en 1973 et alors même qu'elle joue un rôle essentiel dans la régulation bioclimatique du cycle de l'eau, la ceinture forestière continue à se resserrer. En effet, la montagne est notamment le berceau des pasteurs maasaï au nord et à l'ouest qui ont besoin de prairies d'altitude pour faire paître leurs troupeaux et des cultivateurs wachagga au sud et à l'est qui cultivent des parcelles toujours plus étendues sur les piémonts, malgré une prise de conscience depuis le début du xxie siècle.